A force de radoter, je me sens comme une petite vieille mais je rappelle le rating ! Ce qui va suivre n'est pas pour les nenfants ! x)
A chaque chapitre, ses remerciements alors merci encore à toutes celles qui me suivent avec autant de régularité. Je pense notamment à adelaide . australia et Tsuh.
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Quand on te dit "ange", tu penses... ?
CHAPITRE 10
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– C'est qui ce… Metatron ? s'enquit Adam en tordant ses doigts dans tous les sens.
– Le scribe de Dieu, répondit Castiel.
– Oui, ça j'ai capté, mais il est dangereux ?
Dean émit un petit rire.
– A coté d'Hannibal Lecter qui te sert de pote, c'est un… ange !
– Je ne sais pas qui est cet Hannibal mais je doute que Michael parvienne à le retrouver. Metatron a toujours su se cacher de nous, soupira Castiel.
Adam hocha vaguement la tête, soulagé. Il s'inquiétait peut-être un peu trop pour quelqu'un de presque invincible. Il ne faisait aucun doute que Michael pouvait réduire n'importe qui à l'état de bouffe pour cochons alors à moins que Metatron soit, en fait, Dieu, il n'y avait aucun risque pour que Michael n'ait ne serait-ce qu'une entaille.
Après ce qui semblait être une éternité à Adam mais qui ne représentait qu'une petite heure, Michael réapparut au bunker.
– Je ne l'ai pas trouvé. Il se terre probablement dans son trou avec des sceaux qui m'empêchent de le localiser.
Adam poussa un long soupir.
– Ne pars plus sans prévenir ! lui intima-t-il.
Sous l'impulsion des regards insistants et éloquents de ses frères, Adam baissa les yeux vers la table. Il se comportait vraiment comme une gonzesse, ces temps-ci. Il fallait qu'il se surveille s'il ne voulait pas recevoir quelques plaisanteries douteuses sur le lien qui l'unissait à Michael.
– Pourquoi ? l'interrogea Michael qui ne comprenait pas pourquoi Adam paraissait si agité.
– Parce que !
– Rétorqua Sally, furieuse contre Harry, ricana Dean.
Adam le gratifia d'un regard noir avant de foncer vers sa chambre, rouge de honte et de colère. Bon sang ! Il ne se reconnaissait plus ! Qu'est-ce qui lui prenait de péter un câble pour si peu. Il ne s'était jamais autant inquiété pour des futilités.
Il ne s'attendait à ce que Michael le suive mais lorsqu'il ouvrit la porte de sa chambre, il retrouva l'archange debout près du lit deux places. Il entra dans la pièce en refermant soigneusement la porte derrière lui.
– Qu'est-ce qui t'a pris de partir comme ça ? lui lança Adam, acide.
– J'ai toujours soupçonné qu'un jour Metatron pourrait mener une attaque contre le Paradis. J'ai donc voulu le tuer pour sa trahison, expliqua Michael, placide.
– Ce n'est pas une raison pour n'en faire qu'à ta tête et partir comme bon te semble ! Tu aurais pu te faire tuer !
– Le risque était inexistant, affirma Michael.
Adam serra les dents. Bien sûr, il était inexistant pour lui mais quand il a disparu sans lui laisser le temps de réagir, il ne savait pas que cela ne représentait aucun danger et au fond, c'est ça qui le frustrait. Michael avait beau être un individu dénué d'une liberté naturelle, Adam ne savait que trop qu'il ne lui demanderait pas son avis s'il lui prenait l'envie de se barrer au paradis ou pire encore, de mener une guerre contre ce Metatron.
Adam serra les mâchoires si forts, qu'il perçut ses dents grincer. Il fallait qu'il se fasse une raison. Il était devenu dépendant de Michael mais c'était incontestablement à sens unique. Il n'avait aucun droit d'exiger quelque chose de la part d'un archange. Un jour prochain, il allait s'en aller et probablement sans dire au revoir et à ce moment-là, il n'y a qu'à lui-même qu'il pourra reprocher quelque chose. Il ne devait pas s'accrocher comme ça. Comme si Michael était la seule personne qui comptait.
Adam contourna Michael et s'effondra sur le lit. Il ancra son regard au plafond jaunâtre en poussant un nouveau soupir.
– Je ne devrais pas m'emporter contre toi, murmura Adam. Tu ne me dois rien. Pas même des explications.
Michael se tourna vers lui et le regarda silencieusement. Il ne comprenait vraiment pas la réaction d'Adam. Il criait et l'instant d'après, il semblait calme. Presque trop. Ses sourcils étaient tordus d'une façon qui dérangea Michael.
Adam tourna la tête vers lui et le regarda avec un sourire triste.
– Tu vas partir, hein ?
– Comment ?
– Je veux dire, un jour. Tu vas partir, non ?
– Je ne vais pas rester ici éternellement.
– Et tu n'as aucune raison de rester, devina Adam.
Quelle vie pourrie ! Jusqu'à présent, il ne s'était jamais attaché à personne de la sorte, hormis à sa mère. Elle était la seule qui avait toujours compté pour lui et le voilà qui avait envie de supplier un ange de ne pas le laisser tomber. C'était grotesque ! Il se trouvait si pathétique qu'aucun héros de ces tragédies grecques qu'il avait étudiées au lycée ne pouvait l'égaler. Et comme si cela ne suffisait pas, il était stupide et presque mauvais. C'était un ange, bon sang ! Et de surcroît Michael, le dévoué soldat au service de Dieu, à jamais et pour toujours. Qu'est-ce qu'il pouvait espérer ? Qu'ils restent tous les deux dans le noir à parler de choses sans importances ?! Ils n'étaient plus dans la cage.
– Je… à vrai dire, je ne sais pas du tout ce que je dois faire. J'ai pensé qu'après avoir vu Castiel, je saurais ce que j'ai à faire mais ce n'est pas le cas.
– Tu dois fais ce que tu as envie de faire, lui conseilla Adam en se forçant à sourire.
– Je ne sais pas ce dont j'ai envie. Je ne devrais pas avoir à me poser la question. Je suis simplement censé suivre les ordres.
Adam se leva et se plaça devant Michael dont le regard froid arrivait à laisser transparaître sa peine. Il posa la main sur son épaule dans un geste amical et lui dit d'un ton doux :
– Tu as besoin de temps, c'est tout. Bientôt, tu sauras.
– Je voudrais déjà savoir, avoua l'ange.
Les sourcils d'Adam se déformèrent sur son front. Il n'avait pas envie de le voir comme ça. Il ne voulait pas comprendre à quel point cette situation était une torture pour Michael. Il préférait ne pas imaginer ce qui se passait dans son esprit en ce moment-même.
– J'ai une idée ! Et si on éteignait les lumières et qu'on s'asseyait par terre ? Tu réfléchirais peut-être plus tranquillement si nous étions dans le noir, comme dans la cage.
Michael hocha la tête trouvant que cela n'était pas une mauvaise idée. Adam s'exécuta et durant un long moment, ils restèrent dans le noir complet de la chambre d'Adam. Ils n'entendaient même pas les discussions des Winchester qui se trouvaient dans la bibliothèque probablement en train de discuter d'eux. Ils étaient comme seuls au monde. Adam soupira de plénitude. Sentir la présence de Michael à ses côtés, c'est tout ce qu'il demandait.
Soudainement, alors qu'il était tranquillement allongé sur le sol froid, Adam sentit une pression sur le haut de sa cuisse, tout près d'un endroit bien plus intime. Il ouvrit de grands yeux, sachant parfaitement que c'était Michael qui le touchait. Il aurait pu s'extirper rapidement de l'étreinte de l'ange en lui demandant dans la foulée ce qu'il pouvait bien foutre mais il en était incapable. Il était complètement pétrifié.
– Mi… Mi-Michael ! Qu'est-ce qui te prend te prend ?!
Les muscles tendus, il fixait l'obscurité comme si elle pouvait lui donner une traduction précise du geste de Michael mais seul un bruit de frottement lui répondit. Il sentait la chaleur de la paume de l'ange au travers de son jean. C'était particulièrement étrange ! Même pire…
– Comment ça ? lui demanda Michael d'un ton dénué d'émotion.
– M-m-mais dé-dégage ta main ! se récria Adam.
Ses muscles n'étaient pas les seuls à s'être tendus, il le sentait. Quand Michael retira enfin sa main, le jeune homme se crut enfin sorti de cette situation ridicule mais son corps en avait décidé autrement.
– Je ne savais pas que c'était toi, déclara Michael. Je n'y vois absolument rien, ici. Je n'ai pas l'habitude.
Sa voix était si proche qu'il sentait le souffle chaud de l'ange embrasser fatalement sa nuque. Cela suffit à Adam pour bondir sur ses pieds et sortir précipitamment de la chambre. Il s'engouffra dans la première pièce qu'il trouva et fort heureusement pour lui, c'était une salle de bain. Il ferma soigneusement le verrou et se laissa glisser contre la porte. Bordel, ses jambes flageolaient tellement qu'il n'était plus capable de tenir debout. Sans parler de son sang qui semblait bouillonner dans ses veines et de cette protubérance au niveau de son jean.
Qu'est-ce qui lui prenait au juste ? C'est vrai, c'était la première fois que Michael le touchait – si ce n'est pour le guérir – et, de surcroît à un endroit aussi… mal placé mais il n'y avait pas de quoi s'emballer. Ce n'était que Michael, putain ! Alors pourquoi était-il entré en érection de façon aussi soudaine ?!
– Putain de merde ! s'exclama Adam dont l'esprit dérangé prenait plaisir à se remémorer ce qui venait de se passer.
Sans attendre une minute de plus, Adam se leva et voulut tituber jusqu'à la douche quand subitement Michael apparut juste devant lui.
– Pourquoi es-tu parti aussi vite ? lui demanda-t-il, impassible.
Adam saisit vivement une serviette pour cacher son érection d'une façon bien peu subtile et hurla comme un demeuré :
– Ce n'est pas pour rien qu'on a inventé les verrous, putain ! Alors dégage Michael !
– Mais…
– DEGAGE !
Le seul fait de voir le visage de Michael avait affirmé la tumescence dans son caleçon. Impossible de l'ignorer et c'était la chose la plus gênante qu'il n'ait jamais vécue. Heureusement, Michael s'en alla bientôt et l'adolescent put enfin enlever ses vêtements à la hâte avant de se glisser sous une douche glaciale.
Il baissa les yeux vers son pénis qui peinait à retrouver son état normal. L'eau pourtant comparable à un bon bain dans l'océan arctique aurait dû le refroidir très rapidement mais il n'arrivait pas à s'enlever de la tête ce qui venait de se passer. Il appuya ses deux paumes contre la paroi en verre cristallin de la douche et poussa un long soupir.
– Ben, voilà autre chose… se désespéra-t-il.
Il était excité. Nom d'un chien ! Jamais il n'aurait cru ça possible parce qu'un mec l'a touché à un endroit où il n'aurait pas dû mettre les mains. Un mec qui n'en est même pas un, d'ailleurs. Même s'il avait été créé comme un être masculin, c'était un ange. Un ange sans lequel Adam avait bien du mal à s'imaginer, à l'heure actuelle. Mais un ange quand même. Comment pouvait-il fantasmer sur lui ?! Impossible ! Il ne pouvait pas en être venu là ! Il n'avait pas pu penser à ça !
– Quel pervers ! s'insulta-t-il.
Adam se gifla avec une force qu'il trouva trop contenue alors il réitéra son geste jusqu'à en avoir assez. Il laissa tomber sa tête en avant, exaspéré par lui-même. Il se dégoûtait vraiment. Fantasmer sur un ange, il n'en avait pas le droit. Et surtout pas sur Michael.
