Oh, pardonne moi cher lecteur pour cette interruption inopinée de fic ! Je vous jure que c'était indépendant de ma volonté, tout ça c'est la faute de l'université. En plus de ça, c'était un chapitre super dur à écrire, parce qu'il était crucial alors que je n'avais quasiment rien à mettre dedans. Un grand merci à Mélina Dasgessas, sans qui ce chapitre serait encore plus court.
Promis, j'irais me fouetter pour me faire pardonner (genre).
Et merci, merci beaucoup à tous ceux qui ont laissés des reviews ! Vous êtes vraiment supers. Bonne lecture.
Chapitre VIII
Innocente ?
David a tenu la promesse qu'il avait faite à Bill, mais le problème est venu d'ailleurs. Il a fallut deux jours pour que nos avocats prennent contact avec Terre Alpha, avec un dossier en béton, prêts à en découdre avec Anne T. La raison pour laquelle il ne faut pas aller chercher des noises à des rockeurs, ce n'est pas parce qu'ils vont vous casser la gueule, mais parce qu'ils vont vous coller leur armée d'avocats aux fesses.
Sauf que le travail de tout ces requins du barreau est tombé à l'eau, à notre grande consternation.
Anne T. était libre. Elle n'avait passé qu'une nuit en prison, et elle était ressortie. J'en suis resté comme deux ronds de flancs. Et puis il a fallut que je m'asseye, parce que je ne pouvais plus tenir debout. Et puis j'ai entendu la voix de Bill, assourdie de colère – il s'était arrêté de pleurer depuis qu'il prenait régulièrement les calmants du toubib.
« Et pourquoi elle est sortie de là ?
- Eh bien, euh… bafouilla un des avocats – un jeunot – avec l'air franchement gêné, visiblement les autorités ont considéré que le carnet retrouvé sur elle avec vos noms n'était pas une charge suffisante…
- C'est quoi cette histoire de carnet ? interrompit Gustav.
- Heu… Continua le jeune homme, le seul élément lié à l'enquête trouvé sur cette fille, c'est un carnet sur lequel il y avait vos noms… Et d'autres, dont des gamins disparus…
- Et ça… C'était pas suffisant, comme preuve ? »
J'ai rarement entendu un silence aussi assourdissant.
« Bordel mais qu'est-ce qui leur faut ? » cria tout à coup Bill en cognant nerveusement dans la table.
Personne ne répondit. Tous les responsables autour de nous, producteurs et avocats, étaient gênés.
« Je… Nous allons passer un coup de fil, repris le même jeune type. Demander des renseignements. Je vous promets qu'on ne laissera pas les choses se passer comme ça. »
Je me fendis d'un large soupir, totalement désemparé. Avant qu'on arrête Anne T., je m'étais quasiment résigné. J'avais renoncé, j'ai supposé que je ne saurais jamais rien. Et puis là, on avait la coupable sous les yeux, et… Et finalement, one ne revenait au point de départ – c'est-à-dire, nulle part. Atterré par cette constatation, je sortis, ne pouvant plus supporter l'atmosphère de consternation qui régnait dans la pièce.
On tournait tous les quatre en long, en large, en travers. Je vis soudainement Bill balancer un coup de poing dans le mur.
Juste avant de pousser un pathétique gémissement de douleur et de saisir nerveusement sa main : cet imbécile avait réussi à se faire mal.
« Je vais chercher de la pommade, » grommelai-je, histoire de faire quelque chose d'autre que ruminer.
Comme un zombie, je me traînai jusqu'à l'armoire à pharmacie, en revint quasiment en rampant et commençait à enduire de pommade la main de mon jumeau, laquelle bleuissait déjà. Je sentais son cerveau fonctionner à toute allure, et toutes ses questions apparaissait dans mon esprit au fur et à mesure que son regard se faisait plus insistant envers moi.
Pourquoi était-elle dehors ? Comment ? Et puis surtout, pourquoi nous avait-elle fait ça ? Qu'avait-elle contre nous ? Qu'avait-elle voulu nous faire ?
Je sais que c'était les questions qu'il voulait lui poser, si elle avait été là ; juste en face de nous, droit dans les yeux, on lui aurait posé la question. Et on lui en aurait collé une ou deux. Oui, je sais, taper une fille, c'est mal.
« Ca colle pas, lâcha soudain Georg.
- Ca c'est clair, lui répondis-je d'une voix rauque – la première fois que je parlais ce jour là. C'est vraiment pas logique de coffrer quelqu'un et de le relâcher aussi vite alors que sa culpabilité tombe sous le sens.
- Non, non, me contredit notre ami. C'est pas ça qui cloche. »
Il s'attira un regard torve de mon petit frère.
« Explique-toi, lui intima-t-il.
- Sérieux, je vois pas cette pauvre fille vous kidnapper. »
De concert, Bill et moi poussâmes un soupir d'exaspération, agrémenté d'un « c'est pas vrai » de la part de mon jumeau.
« T'es pas sérieux ? protestai-je.
- Georg a pas tort, moi aussi je trouve ça bizarre, renchérit Gustav. Y a vraiment quelque chose de bizarre, là-dedans.
- Le fait qu'on ait pu être enlevé et emmené sur une autre planète, c'est pas suffisamment bizarre pour toi ? répliquais-je en essayant de me concentrer sur la main de Bill et sur cette saloperie de pommade.
- Tu le trouvais clair, toi, cet abruti du FBI ? riposta notre batteur aussi sec.
- Bakers ? »
C'est en fronçant les sourcils que mon petit frère s'était remémoré le nom du flic. On échangea un regard durant une fraction de secondes, puis je répondis pour nous deux.
« Non.
- On est d'accord, approuva Georg. C'était un sale con.
- Il avait pas l'air net, et l'arrestation d'Anne T. n'avait pas l'air particulièrement réglo non plus. Sérieux, les jumeaux, on a pas toutes les cartes en mains. Et on est pas près de les avoir. »
Soudain, j'ai vu le regard de Bill s'illuminer – vous savez, un peu comme dans les BD quand les persos ont une ampoules au-dessus de la tête.
« Sauf…
- … Si on va interroger nous-mêmes cette Anne entre quatre z'yeux, » complétai-je.
On a quand même attendu que la tournée soit finie. On a rongé notre frein pendant toute une semaine, la dernière semaine de concert. A chaque fois qu'on regardait en direction de David, il faisait semblant de ne pas nous voir. Tant pis. On allait encore attendre un peu.
Le 22 mars, le lendemain du dernier concert, à la première heure, nous avions prévu un rassemblement du tonnerre.
« David, Peter, annonça Bill en articulant parfaitement, nous allons sur Terre Alpha. »
Puis se tournant vers les avocats, il ajouta :
« Je compte sur vous pour nous obtenir des autorisations. Et vite. Nous devons faire l'aller et le retour avant notre concert au Parc des Princes.
- Bill… commença Jost.
- On ne reviendra pas dessus, le soutint Gustav. On a décidé qu'on irait là-bas parler à la police, et si possible, parler à cette fille pour tirer deux ou trois points au clair. »
Que Gustav soutienne nos exigences ne faisait pas les affaires de David : il était, avec Georg, la moitié raisonnable du groupe. Quelque chose que moi, Bill ou les deux exigions, pouvait être sans difficulté être requalifié en caprice. Quand les deux autres s'en mêlait, c'était tout de suite plus compliqué.
« Mais vous ne vous rendez pas compte ! s'écria notre producteur. Ce genre de procédures peut prendre des mois ! Et c'est tellement dangereux ! »
Je me levai d'un bond, bouillant de colère et résolu à apporter mon propre assentiment à notre demande collective.
« Puisqu'on vous dit que… »
Mais je n'ai pas eu le temps de dire grand-chose, parce qu'il y eut un grand bruit derrière moi, et je senti des projectiles frapper l'arrière de mes jambes. Je me retournai… Pour constater que je n'avais plus de chaise.
Elle était tombée en miette. Je ne sais pas si c'est ça qui a cloué le bec à David.
Six jours plus tard, nous avions l'autorisation dans les mains. Certes, il nous avait fallu donner nos empreintes digitales, nos empreintes rétiniennes, un millier de photos où nous tirions la tronche, mais on nous avait donner le droit de passer. Il avait été décidé que seul Saki pourrait nous accompagner ; nous avions confiance en lui, et il était quand même suffisamment imposant pour faire fuir un certain nombre de personnes mal intentionnées.
« Tu crois que ça va servir à quelque chose ? »
C'était Bill.
« T'as des doutes, maintenant ?
- J'en ai toujours eu. »
Nous nous sommes regardés dans les yeux.
« Maintenant, ça ne nous coûte plus rien d'essayer. »
/Nicky/ Oh, fini, enfin !
/Théna/ Pas trop tôt, je commençais à m'ennuyer.
/Nicky/ T'auras le droit à ton chapitre, juré.
/Bill/ C'est le début des vraies emmerdes :'(
/Nicky/ Pov' poussin, tu crois pas si bien dire. ;)
Une petite review, malgré mon retard ?
RaR:
Luc: Merci pour ta review, ô mon unique lecteur masculin! J'espère que tu me pardonnes pour mon retard... Enfin si tu repasses dans le coin, n'hésite pas à me laisser un mot à nouveau! :) Bises
Maria: Oh, mea maxima culpa, le dernier chapitre est si ancien que je ne me souviens plus si je t'ai déjà répondu par mail... Pardon, pardon. Je te remercie de ta review, c'était vraiment gentil de me soutenir. Je t'embrasse!
