Bonjour/soir. ^.^ Voici le chapitre de cette semaine ! :D Il est un peu court, mais c'est le chapitre de transition vers la partie "mon dieu stiles pourquoi". Enfin vous verrez.
Merci à ma bêta pour ses belles corrections, pleins de bisous à toi *coeurs* Et un gros calin à celles/ceux qui prennent le temps de me laisser un commentaire, ça me fait vraiment plaisir, et ça me motive pour continuer à la traduire. *coeurs* bonne lecture ^.^
Mikawaii-chan: Aaaaah excuse moi, j'ai oublié de répondre à ta review du chapitre 8 my bad. :( En effet, on est tous d'accord pour dire que derek a été horrible sur ce coup, mais il a quand même des arguments pour être exécrable comme ça. :P Et pour un stiles bien sage chez lui... Et bah tu vas voir que c'est encore raté. XD Bonne lecture *coeur*
Chapitre 10
A vingt-deux heures trente Stiles décida d'être le parfait gentleman et raccompagna Lydia chez elle. Après tout ce qu'elle avait fait pour lui – même si ça n'avait servi à rien pour localiser Kate – c'était le minimum qu'il pouvait faire.
Ils descendirent les escaliers en parlant du cours d'histoire. Maintenant que le Sheriff Stilinski était au courant de tout le surnaturel de la ville ils devaient être plus prudents au moment d'utiliser certains mots. Et ce n'était pas que Stiles pensait qu'avant il était stupide, c'était loin d'être le cas – il avait gagné le poste de Sheriff à main levée, et celui qui dirait le contraire était un idiot – mais maintenant des mots d'apparence normaux comme "sentir" ou "pleine lune" réussissaient qu'automatiquement s'allument tous les signaux d'alarme du plus vieux des Stilinski.
Dans le fond, Stiles haïssait de devoir continuer à lui mentir. Encore plus quand, comme il l'avait démontré, son aide était venu à point nommé à l'heure d'entrer dans certains endroits sans avoir à enfreindre une moyenne de cinq lois par minute. Mais il y avait quelque chose qui n'arrivait pas à tranquilliser Stiles, et qui lui disait que c'était mieux qu'il ne le sache pas pour le moment. Parce qu'aussitôt qu'il le ferait, comme bon Sheriff qu'il était, il s'impliquerait sans penser aux risques.
Il avait déjà sa veste de passée et la porte de la maison ouverte quand John Stilinski s'approcha des deux adolescents. Il portait une paire de jeans et un pull se sport assez vieux, mais qui paressaient presque neufs du peu de fois qu'il les avait mis en comparaison de son uniforme.
« Vous vous en allez déjà ? » Demanda-t-il en consultant sa montre. « Aujourd'hui nous sommes samedi.
_ Je ramène Lydia chez elle. Je ne serais pas long.
_ D'accord. » Il hocha la tête, pas très sûr, avant de poser une main sur l'épaule de son fils. « Je peux parler avec toi un moment ? »
Le garçon observa son père d'un air surpris avant de regarder Lydia, sans savoir quoi faire. Elle se contenta de lever les yeux au ciel, commenter qu'elle l'attendait dans la jeep et dit au revoir au Sheriff.
Quand ils furent seuls, au cas où, Stiles ferma la porte. Dans la maison où vivaient le Sheriff du village, et l'ami de tous les loups-garous, coyote-garou et Banshee de Beacon Hills, personne ne savait quel sujet pourrait sortir au détour d'une conversation. Ainsi le mieux était de laisser les portes fermées… Toujours.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? »
Le Sheriff se frotta les cheveux avant de répondre. C'était un geste qu'il faisait quand il était nerveux, et qui avait déteint sur Stiles, au point qu'ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau quand ils le faisaient.
« Ca… Tu vois beaucoup à Lydia ses derniers temps, non ?
_ Comme d'habitude. C'est une amie ?
_ Ce n'était pas aussi la fille qui te plaisait ?
_ Ehh. Si. Mais ça c'était il y a longtemps.
_ Un an ce n'est pas beaucoup.
_ Dans cette ville si.
_ Touché*. » Il sourit légèrement. Il n'y avait pas si longtemps, quand il venait de découvrir qu'il ne savait pas la moitié de ce qu'il se passait dans la ville malgré le fait qu'il soit le Sheriff, il ne lui aurait pas semblé drôle que son fils fasse des plaisanteries aux dépends du surnaturel qui l'entourait. Mais après les derniers événements, il se réjouissait énormément que son fils soit celui de toujours : un jeune homme capable de rire d'absolument tout. « Alors… Il n'y a rien entre vous ?
_ Non. Elle m'aide seulement à faire un travail.
_ Oh… D'accord.
_ Qu'est-ce qu'il se passe papa ? » Il fit un grand mouvement de bras, un peu nerveux. « Pourquoi ce "d'accord" n'a pas vraiment sonné comme un "d'accord" ?
_ J'étais en train de penser à Derek… » Il fit une pause en voyant que son fils le regardait comme s'il venait de dire une bêtise… Et peut-être que c'était le cas. « Ca fait un moment que je ne l'ai pas vu dans les parages… Et vous paraissiez vous être assez rapprochés pour être amis.
_ Et ça c'est mal ? » Demanda-t-il, sans avoir la moindre petite idée de ce à quoi était en train de penser son père.
« Non. Bien sûr que non. C'est plus… » Il sourit timidement alors qu'il haussait les épaules. « Je suis content que lui aussi paraisse "s'entendre" très bien avec toi.
_ Oui, bien… Attend, quoi !
_ Quoi.
_ D'où ça sort ça ? » Demanda-t-il d'une voix un peu plus haute perchée.
« Eh bien… Il te plait à toi, non ? »
Et peut-être que Stiles était très bon à l'heure d'inventer des histoires et mentir à son père… Mais pas quand il était en train de lui poser cette question aussi directe qui ne sortait de nulle part, et les yeux fixés sur lui.
« Ouuuui. Mais comment tu le savais ? »
L'adulte leva les yeux au ciel. Il y avait des fois où il continuait de se demander comment c'était possible que son fils, qui était si intelligent pour certaines choses, puisse être le plus stupide du village pour d'autres.
« Tu as mis son nom sur la figure du roi, fils. Ce n'est pas comme si c'était très difficile à supposer.
_ Génial ! » Le garçon leva les mains, vexé et un peu énervé. « Pourquoi je suis aussi évident pour tout le monde à part pour celui qui m'intéresse ! Vous êtes seulement en train de réussir que Derek paresse être idiot parce que c'est le seul qui ne le savait pas. »
Le Sheriff s'abstint de lui rappeler que par le passé il était le seul qui ne savait pas pour les loups-garous, ce qui le convertissait en l'idiot numéro un de Beacon Hills. Mais c'était mieux de le laisser pour une autre occasion.
« Et maintenant il le sait ?
_ Oui. » Il se lécha lèvres. « Mais peu importe.
_ Ah et pourquoi ?
_ Parce que j'ai fait une erreur et… » Il baissa un peu le regard. « Et Derek n'est pas de ceux qui donnent une seconde chance.
_ Il sait combien tu l'as aidé. » Essaya-t-il de lui remonter le moral. « Je suis sûr que tôt ou tard il se rendra compte que ça ne mérite pas la peine que vous soyez fâchés.
_ Ce n'est pas simplement être fâché c'est… » Il soupira. « C'est plus compliqué.
_ Et qu'est-ce qui ne l'est pas dans la vie ?
_ Oui. Je suppose… Hey. » Il montra la porte. « Je dois emmener Lydia et…
_ Oui. Bien sûr bien sûr. Soit le parfait gentleman. » Il sourit.
« Toujours. » Il lui rendit son sourire en ouvrant la porte. Mais avant qu'il ne puisse sortir, son père posa une main sur son épaule.
« Et ne te préoccupe pas autant pour Derek. Je suis sûr que tu vas finir par penser à quelque chose pour qu'il te pardonne. »
Stiles hocha la tête, gardant son sourire, mais qui s'effaça quand il ferma la porte et qu'il se dirigea vers la voiture.
« Je suis en train de travailler là-dessus… » Se dit-il à lui-même, dans un murmure.
Il ne retourna pas chez lui après avoir déposé Lydia.
Il n'avait aucun doute sur le fait que son père serait en train de l'attendre, prêt à poursuivre la discussion là où ils l'avaient laissé. Peut-être que tout indiquait que la conversation avait déjà était tranchée, et qu'ils avaient déjà abordés tous les sujets, mais cela ne fonctionnait pas avec le Sheriff Stilinski. Et encore moins quand celui-ci venait de comprendre… Correction : encore moins quand celui-ci avait eu la bonne idée d'aller dire à son fils qu'il connaissait ses sentiments à l'égard de l'ex-Alpha.
Si l'occasion avait été autre, Stiles se serait sentit soulagé de ne pas passer par le moment critique de la "conversation". Celle où il devrait dire que non seulement les garçons lui plaisaient – même si cette partie ne l'angoissait pas vraiment, parce qu'il savait que son père était un homme du XXIème siècle – mais par-dessus tout qu'il était intéressé par un certain garçon qui, plus qu'un garçon, était un homme plus vieux de quelques années.
Mais apparemment ça non plus n'était pas un problème pour son père, parce qu'au lieu de lui sortir les typiques "à quoi tu penses, il est beaucoup plus vieux que toi" ou "c'est un loup-garou que j'ai mis en cellule plusieurs fois, pour l'amour de Dieu" la seule chose qu'il demandait était où était Derek… Comme s'il s'inquiétait qu'il laisse Derek pour montrer un regain d'intérêt envers Lydia.
Cette idée, et surtout le fait que ce soit son père qui l'ait dit, était autant absurde que divertissante et terrifiante. Mais alors il se souvint qu'ils étaient à Beacon Hills et que son père était le Sheriff, tandis que lui avait été l'ancien hôte du Nogitsune alors "absurde" n'était pas non plus le terme le plus adéquat… A s'ajoutait à cela la putain de blague, qui était découvrir que son père aurait accepté son hypothétique relation avec Derek pile quand il venait de comprendre que cette "relation" n'aurait jamais de chance d'aboutir…
Non. Amusant n'était pas non plus l'expression appropriée.
Pour toutes ces raisons, il préféra ne pas retourner chez lui et rester assis dans sa jeep, garé dans il ne savait quelle rue au milieu du village. Profiter du fait d'être seul pour se lamenter de sa chance de merde et de l'enflure qu'était le karma. Mais il était persuadé que sa malchance avec Derek, qu'il avait terminé d'éloigner de lui quand enfin les choses semblaient avancer entre eux, était le fruit d'un destin cruel qui ne voulait pas qu'il soit heureux après tout le mal qu'il avait causé.
Et dans le fond il avait raison Monsieur le Destin, alors il ne pouvait pas non plus se plaindre beaucoup.
Ses pensées se virent interrompues quand il entendit un miaulement plaintif. Il revint au présent et regarder par toutes les fenêtres, essayant de trouver d'où lui était parvenu le bruit. Il était dans l'une des rues près du lycée, qui à ces heures était complètement déserte.
Il entendit à nouveau le miaulement, et il n'eut plus aucun doute sur sa provenance : un des nombreux chats qui arrivaient de nuit et qui montaient sur les couvercles des poubelles pour voler les restes de la cantine… Pour finir attrapé dans lesdites poubelles.
« Pour cette raison que j'avais un serpent moi… » Murmura Stiles alors qu'il sortait de la voiture. Il ouvrit le coffre et prit la lampe torche, parce que la lumière laissait vraiment à désirer.
Il s'approcha de la poubelle qui remuait et qui continuait de laisser échapper des miaulements plaintifs.
« J'arrive, j'arrive. » Essaya-t-il de le calmer. « Mais si tu me griffes je te jure que… »
Le chat ne le griffa pas.
Malgré le fait qu'il soit totalement terrorisé, en se libérant il ne fit rien d'autre que fuir. Sautant presque par-dessus Stiles, il prit une ligne droite jusqu'au bout de la rue, et cinq secondes après il avait déjà disparu au détour d'une maison.
« De rien, hein ! » Cria Stiles à la rue déserte, et il laissa tomber le couvercle de la poubelle.
En se retournant pour retourner à sa jeep, il se retrouva face à une figure humaine.
Le visage ouvrit les yeux, laissant apparaître deux orbites d'un vert intense.
Ce qu'il vit ensuite furent quatre crocs incroyablement longs.
« Bonjour, Stiles. » Dit Kate. « Je crois que nous n'avons toujours pas été formellement présentés. »
Après cela, il n'y eut plus que l'obscurité.
* en français dans le texte.
et voilà ! J'espère que ça vous a plu. :P les chapitres qui suivent celui ci marqueront le grand retour de Kate. :P et je tiens à dire que c'est en grande partie à cause de cette Kate que j'ai traduit cette fic donc... J'espère que vous allez l'aimer comme moi. Pleins de bisous. :*
