Chapitre Quatrième,

Où le silence est soudain de mise.

Aussi loin qu'on pouvait voir, le ciel était dégagé. S'étalant à perte de vue, d'où qu'on se positionne, du bleu. Pas le moindre nuage. Et pour finir, un vent qui allait constant dans leur sens. En un mot, les conditions météorologiques idéales pour piloter. A bord de l'Highwing, le travail des mécanos se limitait à patrouiller dans la salle des machines, à tour de rôle. Au cas où quelque chose péterait par le plus grand des hasards. Le capitaine avait donné l'ordre de décoller il y avait au grand maximum deux heures, et cartes de jeux, dés et tabacs étaient déjà sortis. D'autres profitaient simplement de quelques heures de repos, avant qu'une nouvelle connerie ne leur tombe sur le coin de la gueule. Dans la salle de réunion adjacente à la plateforme de pilotage, les membres d'Avalanche étaient avachis sur les banquettes. Certains finissaient péniblement une nuit trop courte, d'autres s'efforçaient de rester éveillés en attendant un café salvateur, et les derniers s'activaient mollement auprès des Chocobos embarqués. Autant dire que tous flemmardaient au possible.

En résumé, pour le Capitaine de l'aérostat, c'était une matinée chiante comme pas deux.

Ils avaient repris le vent pour un coin oublié au niveau des archipels entre Fort Condor et Mideel, où des évènements inquiétants auraient lieu depuis quelques semaines. Et de ce qu'ils avaient compris, ça puait comme fumier humide au soleil. Rien de surprenant à ce que les rumeurs fassent donc le tour des grandes villes à proximité. Aussi, lorsqu'ils avaient fait un arrêt ''week-end'' à Costa Del Sol, la veille, plusieurs touristes à la ronde – plus précisément, le premier péquenot croisé dans le premier bar venu – s'étaient pressés de leur étaler leur version des dernières nouvelles du monde, chacun y mettant son grain de sel.

Une matinée plus tard, l'équipe s'était rassemblée et concertée, faisant le tri des informations que chacun avaient glané. La version qui revenait le plus concernaient des disparations étranges, des corps retrouvés à moins d'un kilomètre du village dans un état de décomposition avancé, d'enfants témoins du passage dans les écuries d'un monstre haut comme deux hommes, et autres Chocobos dont les plumes étaient passées du noir au blanc et qui restaient recroquevillés au fond de la grange, terrorisés. Couvrant d'un regard général la troupe, Cloud prit sa décision : ils iraient voir d'eux-même ce qui se tramait.

'' Ah, non ! Non, je suis pas d'accord ! ''

'' Yuffie... ''

'' ...Cloud, je te jure que si on se fait pas un putain de week-end détente, je boude. ''

'' Tu joues trop avec Cid, il déteint sur toi. ''

'' &#ù*ø ! Mais je t'emmerde, Barret ! Bordel de $£# de &%§$ ! ''

'' Qu'est-ce que je disais... ''

'' Yuffie '', reprit Cloud, '' Je te promets qu'on reviendra la prochaine fois. Mais on est peut-être sur une piste concernant Sephiroth, alors... ''

'' ...ça va, j'ai compris, c'est bon... ''

Après ça, le reste de la journée s'était écoulé entre les ravitaillements, courses diverses et vérifications nécessaires pour l'aérostat. Pendant les derniers réglages, Yuffie fit un aller-retour au magasin général pour acheter des légumes aux Chocobos, Red XIII et Vincent firent un tour au magasin d'armes, tandis que Tifa et Aérith s'occupaient des divers éléments manquant à la survie de l'équipe, tels potions, tentes, queues de phoenix et autres matérias. 7530 Gils et une heure plus tard, l'Highwind quittait l'aéroport de la ville la plus touristique du monde, et Cid jurait dans sa barbe naissante qu'il valait mieux pour Sephiroth que cette histoire lui soit intimement liée, parce que ça le gavait sévèrement de faire des aller-retours pour ses miches.

A présent, au lendemain matin, l'odeur du café que Tifa servait aux larves encore endormies qui lui servaient de coéquipiers s'imposait difficilement dans la cabine de pilotage où il avait prit sa place habituelle. Il restait encore une bonne demi-douzaine d'heures de vol avant qu'ils n'arrivent à destination ; et Sephiroth n'occupait qu'une vague place dans la liste de ses préoccupations. Cid pressentait qu'ils allaient perdre leur temps dans un village de paumés pour rien, pour une simple putain de bestiole échappée de la forêt la plus proche qui faisait des siennes...

Sérieusement. Sephiroth qui perdrait son temps à terroriser des Chocobos ? Le faites pas rire...

Le pilote étouffa un profond soupir ennuyé et passa en pilotage automatique. Il s'étira dans un bâillement, et ses muscles fatigués protestèrent en grinçant. Il recula son siège de pilotage d'un bon mètre, s'y enfonçant plus profondément en grommelant, croisa les bras sur son torse, et envoya ses pieds se poser sur le tableau de bord, manquant de renverser la tasse vide qui y avait été oubliée. Dans un geste machinal, il leva la main à la paire de lunettes passée à la va-vite autour de son cou, et fronça les sourcils en n'y trouvant pas son paquet de clopes. Jetant un coup d'oeil à son environnement, il les trouva sur le bureau, hors d'atteinte, entre la large vitre et le rebord du cadran où trainait, tranquille, l'aiguille indiquant la vitesse actuelle de l'Highwind. Il poussa un lourd soupir et se passa les mains sur le visage, y étouffant une vague de jurons.

'' Ah, putain... ''

Sérieusement. Il avait fait quoi, à qui, quand et où pour qu'on l'emmerde comme ça de bon matin ? C'était trop demander, que les choses se fassent toutes seules ne serait-ce qu'une fois ?

Et non, il n'était pas trop feignasse pour se lever et chopper son paquet. Il se prenait juste assez la tête comme ça ces derniers temps pour qu'on ne vienne pas en plus l'emmerder derechef.

Il jeta un coup d'oeil rageur à la tasse qui s'étaient dangereusement rapprochée du bord, et qui contemplait à présent le vide d'un air inquiet.

" Et t'es pas foutue de faire du café toute seule, toi... "

Il se redressa en dépliant une jambe, attrapa son paquet du bout des doigts, puis se laissa lourdement retomber dans son siège. Il s'alluma une cigarette, et inspira longuement, les yeux fermés. Du pied, il recula la tasse qui faisait ses dernières prières, repoussant à plus tard l'inexorable chute du récipient.

Il rouvrit les yeux sur l'étendue du ciel qui lui faisait face, expirant sa fumée, perdu dans l'amertume qui lui était devenue journalière ces derniers temps. Quelque part, il s'y était attendu. Il aurait été naïf de croire que l'épisode de l'autre soir n'aurait pas de conséquences.

Une quinzaine de jours s'étaient déjà écoulés depuis, et le mort-vivant qui lui servait de coéquipier ne lui avait pas adressé la parole. Enfin, si. Disons plutôt qu'il ne lui parlait pas. Loin d'être un imbécile, il se comportait devant les autres comme si de rien n'était pour préserver l'illusion. Il passait autant de temps que d'habitude avec le pilote, partageait naturellement sa chambre lorsque leurs aventures leur imposait de dormir dans une auberge, et combattait à ses côtés avec la même complicité, la même évidence.

Et le pire, c'est que cette bande de gastéropodes aveugles n'y voyait que du feu !

Enfin, il était mal placé pour parler... depuis cette fameuse nuit, lui aussi réagissait différemment. Normalement, quand on lui parlait de son coéquipier, il haussait un sourcil interrogateur et attendait la suite. Ces derniers jours, sa réaction se limitait à un borborygme agacé, appuyé d'un ''quoi avec Vinc', putain de merde ?'' et soutenu de quelques objets volants, selon ce qui lui passait sous la main. Mais lui au moins avait une bonne excuse : Vincent le fuyait comme la peste, ça l'agaçait, donc il râlait, CQFD.

...ça et le fait que, normalement, quand on lui disait ''Vincent'', il pensait à l'anorexique de service dans sa cape carmine, et non à cheval sur lui, à moitié à poil et lui dévorant le cou.

Il ravala le flot de jurons qui lui venaient à l'esprit en tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, et refoula la vague d'images trop précises qui lui revenait en mémoire. Il jeta un coup d'oeil vers la salle de réunion. Seuls Aérith, Cloud et Red XIII y étaient encore, tous les trois visiblement en intense discussion. Il observa la magicienne un bref instant avant de revenir au tableau de pilotage, se remémorant une réflexion qu'elle lui avait fait, il n'y avait pas si longtemps. Un truc comme quoi, malgré son air bourru et son langage fleuri, il avait une ''incroyable capacité à mettre les gens à l'aise et développer des relations amicales''.

Après un instant, il étouffa un rire jaune, se passant les mains sur le visage, finissant son geste en frottant ses yeux fatigués derrière la paume de ses mains.

'' De bonnes relations, mon cul... ''

'' ...Tu sais Cid, pour quelqu'un qui arriverait à ce moment, t'entendre dire 'relation' et 'cul' dans la même phrase peut porter à confusion. ''

Le pilote se renfrogna dans son siège et tira une nouvelle cigarette de son paquet. Il avait senti venir la magicienne, (n'était pas né celui qui le surprendrait à bord de son propre vaisseau), et ne s'était donc pas étonné qu'on réponde à sa réflexion. Par contre, entendre Aérith prononcer le mot ''cul'' en y mettant de tels sous-entendus ne manqua pas de le surprendre. Passé l'étonnement, il releva la tête vers la jeune femme qui se tenait debout à sa gauche et lui adressa un regard réprobateur, l'air ennuyé.

'' T'avais qu'à toquer avant de rentrer. ''

Sur un sourire léger, la magicienne contempla un instant la vue du monde qui s'offrait à elle, puis se tourna vers l'homme. Lorsqu'il croisa à nouveau son regard, elle lui offrit un sourire amusé, ses bras délicats croisés sur sa poitrine.

'' Même irrité, tu te retiens de jurer en ma présence. ''

'' Parce que t'es une fille. ''

'' Tifa et Yuffie sont des filles, Cid...et ça ne t'empêche pas de le faire devant elles. ''

'' C'pas pareil. ''

La magicienne esquissa une grimace réprobatrice, puis répondit par un soupir mi-ennuyé, mi-amusé au pilote. C'était du Cid tout craché. Elle s'avança, s'arrêtant à hauteur de ses jambes encore appuyées sur le tableau de bord, et fit mine d'attendre. A l'air interrogateur de l'homme, elle désigna le siège à côté du sien du regard. Le pilote eut une mimique ennuyée, lui faisant signe de faire le tour. Sur un sourire, la jeune femme répondit qu'elle s'en voudrait de perdre une occasion de le déranger. Le pilote leva les yeux au ciel, puis ramena ses genoux à lui le temps de laisser la magicienne passer. Aérith se fraya un chemin jusqu'au siège du second en riant doucement.

La complicité qui s'était construite entre elle et le pilote lui plaisait autant qu'elle l'étonnait. Le capitaine de l'Highwind établissait une relation propre à chaque personne du groupe. La façon dont il jouait au grand frère avec Yuffie en était le meilleur exemple. Pour Aérith, il représentait à la fois un père et un confident. Elle aimait se tourner vers lui quand elle se sentait perdue, ou lorsque l'envie lui prenait de partager un thé avec un ami. Cid n'avait pas besoin de raisons pour accepter quelqu'un ou se lier aux autres. Il n'accordait certes pas sa confiance en claquant des doigts, mais il ne jugeait pas sans savoir pour autant. Il compensait tout ce qu'il se savait être naturel par un franc-parlé fleuri et un optimisme parfois inapproprié, et c'est ce qui le rendait attachant.

Un temps passa ainsi dans un silence confortable. Cid fit l'aller retour pour se servir du café, laissant Aérith seule dans la cabine. Lorsque le pilote se fut rassit, la magicienne reprit soudain la conversation, observant le ciel au loin, les mains oubliées sur ses genoux.

" Et Shera ? "

La réponse fusa immédiatement, cinglante. Dans la main de l'homme, la tasse sursauta comme Cid se redressait sur son siège, répandant du café sur plusieurs documents, plans et requêtes oubliés sur le tableau de bord.

" Ah merde, hein ! Ne m'parle pas de cette %$#& de godiche de Shera ! C'est définitivement différent ! "

"...Capitaine Cid Highwind, vous devenez et mauvais et blessant..."

Cid lui rendit un long moment son regard, interdit. En face, Aérith soutenait son regard avec sévérité, visiblement incrédule. Quand il lui répondit finalement, la tasse oubliée entre ses mains, la jeune femme s'étonna du sérieux de son ami.

" Franchement, Aérith. Tu crois que j'ai forcé Shera à quoi que ce soit ? Que je lui ai demandé d'aller vérifier ces putains de réserves d'oxygène à 40 secondes du lancement ? Ou dit de rester vivre avec moi après ça ? Je suis peut-être un vieux con, mais pas un pauvre connard. "

Stupéfaite, la magicienne resta silencieuse, ne sachant que répondre à l'ironie qui perçait dans la voix du pilote, et regrettant déjà sa remarque. Redressé dans son siège, une main en appui sur l'accoudoir, Cid soutenait son regard sans se défaire de son sérieux. Le ton qu'il avait employé était neutre, mais vibrant de regrets et d'amertume contenus, et l'air dépité qui marquait les traits de l'homme jurait sur son visage habituellement rieur. Avant qu'elle ne puisse réagir, il reprit :

" Shera a toujours décidé seule de ce qu'elle faisait. "

Il se détourna pour s'allumer une cigarette, et Aérith ne sut déchiffrer l'expression qui peignit ses traits lorsqu'il reprit la parole. Pour la première fois, elle voyait Cid comme un homme marqué par la vie et le temps, blessé par tant d'erreurs et de malchance, et non comme le pilote certes bourru mais séduisant, qui riait de bon coeur et affrontait la vie comme une vieille amante.

" Quelques jours après l'accident, je lui ai dit le fond de ma pensée. Je lui ai expliqué que je lui pardonnerai jamais de m'avoir poussé à choisir entre sa vie et l'espace. Qu'à chaque fois que je verrais sa tête, je me souviendrais qu'elle a foutu mes rêves et mes espoirs en l'air. Elle savait parfaitement que je ne pourrais jamais m'empêcher d'éprouver de la rancune à son sujet, ni me retenir de le lui envoyer à la gueule. Elle en a parfaitement conscience. Elle a décidé de rester quand même, c'est son choix. "

Aérith resta interdite après le monologue du pilote. Après un instant d'hésitation, elle se décida à poser la question qui la démangeait vraiment, bien que redoutant la réaction de son ami. (" Cid... Toi et Shera, vous êtes... quoi, au final ? "). Et fut surprise de le voir se radoucir, esquisser un sourire amer et vider sa tasse.

" Une vieille cicatrice. "

La jeune femme l'observa avec des yeux ronds, interdite. S'il l'avait remarqué, Cid n'en dit rien. Il se perdit plus longuement dans ses réflexions.

Il n'aurait pas su définir vraiment ce qu'il y avait entre lui et Shera. Possible qu'il l'ait aimé, d'une manière ou une autre. Avant le lancement raté. Après tout, il avait sacrifié sa propre vie pour sauver la sienne. Il avait assez tenu à elle pour s'arracher les ailes en plein vol. Mais s'il avait, il y a des années, éprouvé de l'amour pour elle, aujourd'hui il ne pouvait que l'aimer comme on aime ces vieilles blessures, celles qui ne guérissent jamais et feront toujours mal. Celles qui ont une histoire. Celles qu'on regrette. Celles avec lesquelles on finit par apprendre à vivre, et qui en deviennent nécessaires, parce qu'elles rappellent qu'on est en vie, malgré toutes les souffrances endurées.

Il ne voulait pas, ne voudrait jamais de Shera. Mais comme ces vieilles blessures, il ne pouvait pas la sortir de sa vie. Parce qu'elle en avait écrit une majeure partie.

" Je l'ai longtemps détestée. Puis le temps a passé, et j'ai fini par digérer. "

Cid jeta un coup d'oeil à la jeune femme assise dans le fauteuil du second, et répondit à son air surpris par un sourire amusé.

" Ne la prend pas en pitié, Aérith. Shera m'en a voulu, elle aussi. "

" Qu'est-ce qu'elle te reprochait ? "

" Je n'ai jamais accepté d'entendre ses raisons. J'ai toujours refusé de comprendre pourquoi elle avait fait ça. "

" Mais quelque part, c'est compréhensible, non ? Elle... "

" ...M'a empêché d'atteindre mon rêve, c'est vrai. Mais avant tout, elle a refusé que j'y laisse la vie. Elle a fait le même choix que moi, Aérith. Sauf qu'à la fin, elle a assumé. Moi, je l'ai rejetée de toutes mes forces. "

La magicienne finit par baisser les yeux, mal à l'aise face à la franchise du pilote. Elle ne savait que répondre, et lui fut reconnaissante lorsqu'il reprit la parole sans attendre une réponse de sa part.

" Après ça, on a continué à faire du surplace. On n'a jamais su dépasser le sentiment d'échec et aller de l'avant. A présent, on se blesse inutilement à cohabiter dans un monde assez vaste pour qu'on puisse ne plus jamais s'y croiser, juste parce que ça nous rassure. Je sais pas si c'est la douleur qui est devenue familière, ou si c'est le fait de se voir qui nous ramène à la réalité. "

Aérith resta un instant pensive. Présenté ainsi, il était difficile de ne pas y trouver du sens. Mais si les choses étaient si simples, si évidentes, comment expliquer le regret que le pilote exprimait à demi-mots ?

Un long moment passa avant qu'elle ne se redresse et aille poser avec douceur sa main sur l'épaule du pilote. L'homme releva le regard vers elle, encore perdu dans ses pensées.

" Tu sais, avec une Matéria Soin, peu importe la gravité de la blessure."

Cid esquissa un sourire amusé, et ouvrit la bouche pour répliquer que de telles blessures n'étaient pas assez physiques pour que Soin+ soit efficace, mais Aérith reprit sans lui laisser le temps de répondre.

" Toi et Shera, vous devriez vous libérer l'un l'autre. Vous avez perdu assez de temps, et il va falloir courir longtemps pour rattraper ceux qui ne se sont pas arrêtés. Mais vous n'êtes pas seuls pour autant. Il y a d'autres personnes qui peuvent, et veulent vous faire sentir en vie."

L'homme resta interdit aux sous-entendus de la magicienne, et fixa durant de longues minutes le panneau de bord. Finalement, il se redressa, récupérant sa tasse, et se détourna pour sortir de la cabine.

" On arrivera dans l'après-midi. Je vais prévenir les autres. "

Approuvant silencieusement comme l'homme se détournait, Aérith le regarda s'éloigner, amusée. Puis elle se rendit à son tour auprès des autres membres de l'équipe, se gardant bien de répondre franchement à Yuffie lorsque celle-ci lui demanda de quoi ils avaient parlé pendant si longtemps.