Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue au jour sacré de la publication (mise à jour de ma crossover également!)

Encore merci à ma chère bêta Estellech qui me conseille et me donne son avis malgrè des emplois du temps pas faciles!

Je tiens à remercier mes chères revieweuses : RoxanedeBergerac, tentaculegirl67, sueprgirl971, cha9512, Jun O-Ren, Roman2005 et Estellech!

Je pense que je vais devoir revenir à une publication par semaine avec les cours, la salle de sport et des soirées qui n'arrêtent (j'en ai enchainé trois jusqu'à 4h du matin la je suis un peu sur les rotules) sans oublier mon copain et mon lapin! Je vais essayer de pas mal écrire ce week end mais je pense revenir à un rythme plus simple pour moi et comme ça vous ne serez jamais déçu ^^

Je vous laisse à ce chapitre et je suis sûre que vous aimerez la suite! (OH OUI)


Chapitre 10

Le baiser fut d'une lenteur si calculée, si maitrisée que je crus me trouver dans un rêve. La pièce tournait furieusement autour de moi, la danse de nos lèvres semblait scellée sans pouvoir se détacher un jour. La douceur dont elle faisait preuve n'était semblable à aucun autre baiser que j'avais déjà expérimenté. Peeta en premier, un baiser dont la seule vraie nature était de se rassurer et de trouver un peu de chaleur humaine dans ces atroces tueries. Puis Pyris, plus brute et plus sauvage, un besoin animal. Enfin Cato, je ne savais pas quoi penser de lui. Le premier vrai baiser qui m'avait fait envie et qui m'avait réellement excité d'un point de vue anatomique. Mais ce baiser là ... Ce baiser là me donnait juste toute la douceur, toute la mièvrerie que l'on appelait amour, cette délicatesse qui m'avait manqué toute ma vie. Ces lèvres suaves se détachèrent des miennes et je me raccrochais à son bras pour éviter d'avoir des hauts le cœur.

« Je crois qu'on va te passer de l'eau sur le visage, ma chérie. »

Elle se leva et je ne pus m'empêcher d'envier sa démarche si sensuelle, si féminine. Je l'enviais pour être si femme, je me sentais encore une simple fille d'un district pauvre, qui aimait la chasse et la nature. Un intrus dans ce monde de frivolité, d'attirance et de physiques sublimes.

Elle m'apporta un gant d'eau froide et me le passa doucement sur le visage. Le contact glacé me fit redescendre, mon crâne commençait à lancer mais ma vision se fit plus claire. Elle me tendit un verre d'eau et je le bus d'une traite. Je laissais échapper un soupir d'aise.

« Je vois que ça te fait du bien. Tu sais j'aurais voulu venir comme favorite mais je sais que tu n'apprécies pas les femmes. » Elle me regardait avec un petit regard nostalgique.

J'essayais de lui rendre un sourire timide, ne pouvant la contredire mais ne sachant pas vraiment quoi faire dans cette situation. Les bienfaits de l'alcool m'empêchant de m'enfuir pour une fois, je regardais droit dans les yeux mon problème.

« Je ne sais pas vraiment quoi vous dire ... » Dis-je d'une voix peu assuré.

« Tu n'as rien à dire, Katniss. Je voulais juste savoir comment tu embrasses et je ne suis pas déçue ... » Me dit-elle avec clin d'œil. Je rougis instantanément.

« Ne t'inquiètes pas, je ne le dirai à personne. » Je hochais la tête, mes pensées semblaient aux abonnées absentes, mon esprit était totalement vide d'appréhensions, de peurs. Pour une fois, ma méfiance légendaire semblait évanouie. Je comprenais de plus en plus Haymitch et son penchant pour la bouteille.

Comme pour nous rappeler à l'ordre, j'entendis des coups à la porte des toilettes.

« Les filles, nous vous attendons, le président va faire son discours ! » Lança Pyris à travers la porte.

Je me relevais, soudain alerte, mais la tête me tourna. Monica me retint par le coude et m'épongea le visage doucement.

« Voilà tu es magnifique ma belle. Prête pour le grand jeu ? » Je lui lançais un regard perdu.

Elle m'entraina à sa suite et Pyris nous attendait. Il me regarda bizarrement et me prit de force dans ses bras, lançant un regard noir à Monica. Elle sembla s'en amuser et émit un petit rire discret. Nous revenions rapidement à notre table et Cato ainsi qu'Haymitch me fixaient. J'avais peut être vraiment l'air malade. Je m'asseyais et prenait une cuillère du dessert pour avoir quelque chose dans le ventre. Je dévorais le gâteau à la fraise et Monica me lança un regard doux. Je sentis sa main se déposer sur ma cuisse et je cachais mon embarras en buvant une gorgée d'eau cette fois-ci dans le verre translucide.

Un tintement clair nous parvint et je vis alors un homme à la sempiternelle barbe blanche qui nous adressait un regard aigu. Le silence se fit presque aussitôt dans la salle. J'avalais difficilement ma dernière bouchée et reposais ma fourchette à dessert d'une main peu assurée. Pyris me la prit et me serra fort, nos mains liées sur la nappe de lin blanc. J'étais captivé par Snow.

« Mesdames et messieurs, bienvenue à ce gala de charité. Je suis heureux de présider cette soirée qui s'annonce sous les meilleurs auspices. »

Des applaudissements fusèrent de toutes parts et le président arbora un sourire, pas un sourire de convenance, heureux de cette soirée ou peut être un sourire ennuyé. Non, plutôt un sourire carnassier. Il avait une idée derrière la tête, j'en aurais mis ma main à couper. Je me massais le front en attendant que son discours arrive à la partie nous concernant, Cato et moi. Cette partie arriva bien trop vite à mon goût.

« Et maintenant, veuillez accueillir nos deux gagnants des soixante-quatorzièmes Hunger Games ! »

Une salve d'applaudissements se fit entendre, encore plus forte que la première. Des projecteurs se braquèrent sur nous. Je devais avoir une gueule des plus affligeantes, je décidais de prendre mon masque dans une main et de le plaquer sur mon visage. Je titubais autour de la table m'appuyant sur le dossier des sièges. Haymitch me murmura à mon passage.

« Tiens-toi droite, la poivrote. »

Je grognais une insulte et je reprenais un peu de confiance en moi. J'essayais de marcher d'un pas plus assuré et Cato me soutint par le bras en affichant un grand sourire tout en saluant la foule. J'essayais d'afficher un sourire simple sur mon visage alors que nous montions sur l'estrade. Une marche, puis la deuxième et enfin la dernière. Le pire était passé. Enfin, c'était ce que je pensais.

« Bien et maintenant que nos deux vainqueurs sont à mes côtés sur l'estrade, passons à la partie amusante de notre gala de charité ! Pour récolter des fonds qui seront précieux pour construire un nouveau parc pour les enfants du Capitole près du centre de chirurgie esthétique ! «

Des soupires et des exclamations excités me parvinrent. Vraiment ? Vraiment ? Je trouvais cela d'un ridicule affligeant mais il semblait qu'il fallait le prendre au dixième degré.

« Mais pour récolter ces fonds nous comptons sur vous et notre vente de charité de ce soir, assez spéciale ! » Dit il avec un clin d'œil pas du tout engageant.

Je regardais Cato et il me fit un sourire conspirateur. Je n'aimais pas ça du tout.

« Et oui, mesdames et messieurs. Nos deux magnifiques vainqueurs vous offriront leurs services pour les prochaines 24 heures à partir de minuit ! Alors nous attendons vos enchères et ne lésinez pas, ces deux là en valent la peine ! »

Je lançais un regard meurtrier à Pyris. Il me fit un petit sourire rassurant. Il devait être au courant mais ne voulait pas me faire stresser inutilement, il avait pleinement les ressources pour me sortir de ce pétrin. Je soupirais de soulagement.

Les enchères débutèrent alors. Des femmes hystériques, et de tout âge, se battaient comme des lionnes pour avoir les faveurs de Cato, dont celles qui l'accompagnaient. Monsieur fanfaronna sur la scène, prenant des poses suggestives. Pour ma part, je restais bien plantée à ma place, la main sur la hanche et l'autre tenant mon masque le plus droit possible. Les hommes faisaient des offres de plus en plus astronomiques pour ma compagnie. La tête commençait à me tourner et Pyris continuait de surenchérir calmement. Les juges commencèrent à voir les offres diminuaient et quand ils furent prêt à abattre le marteau marquant la décision, Monica se leva et de sa voix douce comme un ange s'écria :

« J'offre ma demeure de chasse pour ces deux tributs. »

Tout le monde resta sous le choc. Elle offrait ... Une maison ?

Les juges se regardèrent incrédules et se retournèrent vers Snow. Il souleva un sourcil, pas habitué à être surpris, on dirait.

« Mademoiselle Adalbaud, êtes vous sûre de l'enchère mise en jeu ? Nous connaissons tous votre famille mais cette enchère dépasse toutes celles proposées ce soir et de loin. »

Elle fit un sourire dont elle seule avait le secret à l'assemblée et déclara de sa voix chantante :

« Nous avons déjà trop de demeures. Je serais plus qu'heureuse de les offrir au Capitole. »

Cato semblait soucieux et moi je commençais à me demander à quoi tout ceci rimait. Je lançais un coup d'œil à Pyris et dire qu'il était furieux était un euphémisme. Snow donna un léger hochement dans la direction des Juges et le coup de marteau retentit dans une salle encore sous le coup de la surprise.

« La compagnie des deux vainqueurs des soixante-quatorze Hunger Games est attribuée à mademoiselle Monica Adalbaud ! »

Des applaudissements retentirent encore alors qu'on nous poussait discrètement de la scène. Je marchais comme si mes pieds étaient faits de coton. Je pensais que cette soirée avait été beaucoup trop riche en émotion et je n'en voyais pas le bout. Monica nous attendait les bras ouvert.

« Maintenant, il va être temps de me suivre ! Je n'ai pas cédé une de mes demeures pour rien. » Me dit-elle avec un clin d'œil.

Je n'arrivais pas à avoir peur en sa présence, elle me calmait instantanément. Pyris apparut à ses côtés, les yeux furibonds et commença à lui lancer des paroles sur un ton véhément et surtout assez faible pour que seuls nous quatre puissions l'entendre.

« Tu joues à quoi Monica ? Je croyais t'avoir dit de rester en dehors de tout ça. »

« Oh arrêtes de faire le rabat joie, je vais te prouver que j'avais raison et puis c'est tout. »

« Tu es une tête de mule, bon dieu. Arrête de faire des plans foireux et pour une fois écoute-nous. Ca ne durera que vingt quatre heures, après Katniss reviendra avec moi. »

Elle haussa les épaules. « On verra ça. »

« Oh mais c'est tout vu ! » Dit-il plus hargneusement.

Cato se pencha à mon oreille. « On dirait que derrière n'amajestueusetager... S'il savait ce qu'il s'était passé tout à l'heure. Tu es toujours sans culotte, chérie ? »

Je lui envoyais un violent coup de coude dans les côtes et il laissa échapper un juron sous la douleur. Monica et Pyris se retournèrent vers nous. Ce dernier me prit par le bras et m'entraina à l'écart. Monica lui lança de revenir dans cinq minutes, une limousine nous attendait.

Il s'arrêta dans une alcôve du hall principal derrière une majestueuse plante verte.

« Ecoute Katniss il ne t'arrivera rien. Par contre, je veux que tu me promettes une chose. »

Je hochais la tête, je devais avoir l'air d'une abrutie finie mais mon cerveau avait clairement décidé de faire grève. Ce monde du Capitole était beaucoup plus bizarre qu'il n'y paraissait et j'avais l'impression d'être devenue un autre personne en à peine trois heures.

« Bien. Je veux être sûr que tu ne feras rien avec Cato. Enfin, rien ... Je veux juste que tu me gardes ta virginité, je n'ai même pas pu profiter de toi ce soir. »

« Par ... Pardon ? » je restais choquée par sa demande. Il voulait juste le trophée, peu importe la course. Si je passais entre les mains de Cato, il s'en fichait. Je fus légèrement piquée au vif.

« Je pense que tu as compris. »

« Oui j'ai très bien compris mais si je peux faire ce que je veux avec Cato, pourquoi pas aller jusqu'au bout ? Ca n'a pas l'air de te- »

Je fus alors plaquée contre le mur et mes iris rencontrèrent celle de mon favori, totalement noircies. Il captura mes lèvres avec le même empressement qu'hier soir. Je lui rendis, sans avoir les mains sur son cou. Je ressentais la façon dont il tenait à moi. Une façon contradictoire, perverse sur les bords, une façon malsaine même. Mais allais-je être difficile sur les rapports humains ? Je n'étais pas vraiment spécialiste et les gens essayaient toujours de m'utiliser à mon avantage. Pourquoi ne pas en profiter ? Etait ce un crime ?

Il approfondit le baiser et je le laissais faire. Nos souffles devinrent plus courts et le mur derrière moi me faisait mal à force d'être plaquée contre. Il poussait de légers grognements, il semblait bien plus excité que moi, j'étais surtout fatiguée de cette soirée. Il quitta mes lèvres et s'attaqua à mon cou. Une sensation de succion et une douleur vive me fit pousser une exclamation de douleur. Il mit sa main sur ma bouche et se remit face à moi.

« Pour que tu n'oublies pas que tu m'appartiens. » Il avait dit ça sur un ton si autoritaire et sans appel qu'un frisson me parcourut l'échine. Il replaça une mèche de cheveux et je sursautais à son contact. Il sembla surpris.

« Tu sais Katniss je ne te veux pas de mal, mais si tu savais … Depuis le début des Jeux, je te regarde et je ne peux détacher mes yeux de toi. Je ne veux pas que quelqu'un me vole ce qui m'appartient et auquel je tiens le plus. Katniss- »

« Ah c'est là que vous vous cachez ! Allez lâche la Pyris ! C'est mon tour de profiter de nos grands gagnants ! » Monica me tira par le bras pour me mettre à ces côtés. J'avais la vilaine impression d'être une poupée de chiffon. Cato lança un regard suffisant à Pyris et ils se jaugèrent de long instants.

Monica frappa dans ses mains et nous pressa pour ne pas être en retard. Mon dieu, une autre Effie, le virus se propageait. Pyris plaqua ses lèvres brièvement mais de manière possessive sur les miennes et me laissa partir à regret.

« On reprendra notre conversation demain, Katniss. Sois prudente. »

« Toi aussi. » fut la seule chose que j'arrivais à répondre avant de me faire projeter dans une limousine avec Cato.

La voiture démarra en trombe et Monica nous regarda tour à tour avec un regard complice. Cato ne semblait pas vraiment savoir ce qu'il se passait non plus mais j'avais appris à me méfier de lui dans l'arène. C'était un stratège né.

« Où allons-nous ? » Réussis-je à articuler, seuls trois mots qui sortaient du chaos qui emplissait ma tête à ce moment précis.

« Dans un endroit délicieux. Dans une de mes propriétés se tient une fête plus que privée. Nous allons la rejoindre. Et elle continuera durant vingt-quatre heures. Vous allez adorer. »

Pour l'instant, tout ce que voulait faire mon corps s'était s'allonger et se reposer.

« Pourrons-nous dormir avant ? »

« Pas besoin ma chérie » Dit-elle en sortant deux petites pilules roses. « Cela vous mettra d'aplomb pour les prochaines vingt-quatre heures. Vous dormirez plus tard. Pas d'effets secondaires, ça a été mis au point ici dans les laboratoires du Capitole. Ils peuvent faire des merveilles quand ils veulent ... »

Je ne relevais pas la pique faite à sa propre ville, personne pour nous entendre de toute façon. Je restais néanmoins perplexe devant les pilules.

« Pourquoi deux ? Tu comptes dormir ? »

Elle rit. « Je ne fais que vous déposer, je compte bien vous laisser vingt-quatre juste tous les deux, mes chéris. »

Et sur ce, son rire voluptueux s'enfonça dans la nuit alors que la voiture fonçait et que les lumières de la ville se faisaient plus rares. Nous nous enfoncions dans une sorte de forêt et je pouvais apercevoir la lune. Et je me demandais bien ce qui allait se passer durant les heures à suivre.


J'attends vos reviews avec impatience ;)