Chapitre 9
-Il devrait déjà être revenu... Murmure Octavia, le regard perdu dans les flammes du feu.
Je ne réponds pas parce que je ne saurais tout simplement pas quoi dire. Il m'avait assuré qu'il en aurait pour moins d'une semaine mais cela fait 8 jours et ce dépassement d'un jour suffit à inquiéter Octavia. Cela suffit à m'inquiéter. Charlotte se sert d'avantage contre moi. Je suis assise par terre autour du feu, à côté d'Octavia, Charlotte assise entre mes jambes, son dos reposant contre ma poitrine. Je la serre alors un peu plus fort en déposant un baiser dans ses cheveux. Elle n'a maintenant plus besoin d'une surveillance constante puisque sa vie n'est plus menacé mais, en tant que maman poule – comme elle se plaît à me surnommé -, je ne peux me résoudre à la laisser seule, la terre n'est pas un endroit pour une enfant. Pas quand on se sait observé, analysé, sous menace de mort...
-Tu crois que... ?, commence Octavia.
-Si tu finis cette question je te promet que je t'en colle une. Préviens-je.
Elle me regarde avec étonnement.
-Bellamy n'est pas mort. Réponds-je tout de même.
Elle s'apprête à ouvrir la bouche et je la coupe de nouveau :
-Comment je le sais ? Parce qu'il ne peut pas mourir, ok ? Il sait qu'on est là et qu'on l'attend toutes les trois.
Elle me sourit tendrement en posant sa tête sur mon épaule et je dépose ma tête sur la sienne.
-Tu es amoureuse de mon frère. Souffle-t-elle.
Je sais qu'elle sourit, cela s'entend dans sa voix et je ne peux m'empêcher de répondre :
-Oui.
3 jours plus tard
-Clarke !, s'exclame Octavia en entrant dans l'infirmerie (le vaisseau).
Je lève le regard sur elle, elle semble inquiète mais soulagée. Je ne comprend pas jusqu'à ce que Bellamy n'entre. Je soupire de soulagement avant de pâlir brusquement. Son tee-shirt blanc est couvert de sang au niveau de l'abdomen. Je me précipite sur lui et soulève son tee-shirt.
-Doucement princesse, il y a du monde. Plaisante-t-il.
Je ne peux me retenir de sourire légèrement mais lui lance un regard courroucé. Une large plaît, certainement à arme blanche, un poignard. Une sorte de pâte visqueuse a été étalé dessus. J'en attrape sur le bout de mon doigt et l'inspecte prudemment.
-Ça, c'est l'œuvre de mon nouveau pote. Informe-t-il.
Je le dévisage avec incompréhension.
-Longue histoire. Soupire-t-il.
-Tu me raconteras ça pendant que je te soigne.
-Octavia, va t'occuper de notre invité. Dit-il.
Celle-ci acquiesce mais semble hésiter à laisser son frère.
-Je m'occupe de lui. Affirmé-je.
Elle acquiesce de nouveau mais, cette fois, elle s'en va. J'aide Bellamy à s'asseoir sur la « table d'examen » et à enlever son tee-shirt.
-Ce n'est pas joli. Murmuré-je, en tentant de rester concentré sur la plaie.
-Ça aurait put être bien pire, ce mec à faillit m'éviscérer.
Je retiens de respirer alors il caresse tendrement ma joue.
-T'inquiète, il est mort.
Vachement rassurant... Je commence à nettoyer sa plaie, faisant le plus doucement possible alors qu'il se tend en grimaçant.
-Alors ? Qui est ce nouveau pote ?, demandé-je.
-Il s'appelle Lincoln. C'est un terrien.
Je me stoppe une seconde avant d'attraper du fil et une aiguille et de commencer à le recoudre.
-Pourquoi a-t-il décider de vous venir en aide ?
-Il ne trouve pas normale la façon dont ils nous traitent. Disons qu'il a pitié de nous et qu'il pense qu'il y a assez de place pour tout le monde pour coexister.
J'acquiesce.
-Il ne peut pas y retourner... Il nous a aidé donc... Si il y retourne ils vont le tuer. Si tu savais les pratiques qu'ils ont, ce sont des barbares, Clarke.
-Il va rester avec nous. Assuré-je pour l'apaiser.
-Tu crois ?
-Il vous a sauvé la vie, il mérite sa place parmi nous.
Il soupire de soulagement en avouant :
-J'avais peur de ta réaction.
-Il t'a ramené en vie, Bel, le reste je m'en fou.
Il attrape mon menton pour relever mon visage et capter mon regard. Il sourit en me dévisageant. Je fronce les sourcils :
-Quoi ?
-Tu as réfléchis depuis la dernière fois ?
-À quel propos ?, m'étonné-je.
-Tu disais que tu croyais être amoureuse de moi, tu en es sûr à présent ?
Je souris d'amusement :
-Tu crois vraiment que c'est le moment pour avoir cette conversation ?
-J'ai rêvé de cette conversation depuis que je suis partis.
-Eh bien, tu n'avais qu'à rester ici.
Il fronce les sourcils :
-Raven avait besoin d'aide...
-Ne te justifie pas, je te taquine. Assuré-je en souriant. Comment va Raven ?
-Tu change de sujet mais... soit. Elle va bien compte tenue de la situation.
-La situation ?
-Elle a été torturée.
Je me décompose.
-Pourquoi n'est-elle pas ici alors ?
-Ils... la soignaient à chaque fois qu'ils en avaient terminés.
Une larme roule sur ma joue et il la recueille de son pouce.
-Elle est là maintenant, en sécurité.
-On a perdu beaucoup de monde ?
Il grimace :
-Oui.
-Qui ?
-On était trop nombreux, Clarke, je ne sais pas... Je sais juste que nous étions partis à vingt-trois et que nous sommes rentrée à seize + Raven.
-On fera un débriefing.
Il acquiesce.
-Et Murphy ?, m'enquiers-je.
Il fronce les sourcils en me détaillant et répond :
-Il va bien.
Je soupire de soulagement et il continue de me fixer.
-Arrête. Murmuré-je.
-Quoi ?
-D'être jaloux.
Il sourit d'amusement.
-Tu sais que ce n'est qu'un ami.
-Un ami auquel tu tiens beaucoup.
-Un ami que j'ai supplié de te ramener en un seul morceau. Pas l'inverse.
Il arque un sourcil surprit :
-Tu lui a demandé ça ?
-Ouai. Soupiré-je.
Il se met à sourire comme un gamin.
-Arrête de sourire comme ça.
Il ne sourit que d'avantage.
Je suis en direction de la tente de Raven, quand une voix familière m'interpelle :
-Hey, Clarke !
Je me retourne pour voir Murphy approcher en trottinant. Je souris largement et quand il arrive à moi, il me sert légèrement dans ses bras.
-Contente de voir que tu es revenue en un seul morceau. Dis-je.
Il se détache de moi et me souris :
-Évidemment, je suis le meilleur.
-Mais bien sûr !
-Tu ne devrais pas te moquer, j'ai tenu ma promesse.
J'arque un sourcil et il explique :
-Bellamy est revenu en un seul morceau. Et en vie. Crois-moi, ce n'était pas une mission facile, ce mec est suicidaire à tout point de vue, que des décisions stupides et des actes irréfléchis, totalement impulsif.
Je souris d'amusement mais il continue sur sa lancé :
-Bon j'admets avoir eu un peu d'aide, ce terrien, Lincoln, m'a vraiment bien aidé à te le ramener mais bon, je me suis bien débrouillé quand même.
Mon sourire se ternit légèrement et je lui demande :
-Tu lui fais confiance ?
Il tique légèrement :
-Je ne sais pas. Je veux dire que sans lui on serait probablement tous mort mais il reste un terrien. Et la facilité avec laquelle il a trahit son camp... je ne sais pas, Clarke. Conclut-il.
-Bellamy ne jure que par lui. Admets-je. Tout à l'heure, pendant que je le soignais, il ne cessait pas de me parler de Lincoln, de tous ce qu'il avait fait etc... Ça m'inquiète beaucoup. Si ce terrien est vraiment plein de bonnes intentions, sans arrière pensée, alors crois-moi je serais la première à me jeter à son coup et à le remercier mais si...
Je m'arrête et Murphy conclut pour moi :
-Si on se fait avoir et qu'on le laisse s'introduire dans la vie du camp, c'est tout le monde que tu mets en danger.
J'acquiesce en me mordant la joue.
-C'est ta décision, Clarke. Enfin à toi et Bellamy. Peut-être que vous devriez en parler calmement, à tête reposé. Peut-être même que tu devrais parler à ce Lincoln toi-même pour te faire ta propre idée.
-Peut-être, oui. Acquiescé-je.
-Où allais-tu d'un pas si décidé ?
-Voir Raven. Ces douleur ont du se réveillé et... En réalité, elle m'a vraiment énormément manquée, j'ai juste besoin de voir qu'elle va bien.
Il acquiesce légèrement en disant simplement :
-Préviens-la avant d'entrée dans sa tente.
-Raven ? C'est Clarke, je peux entrer ?
-Oui, vas-y.
Sa voix me parvient faible et fatiguée et lorsque je rentre, je la découvre allongée sur son lit, exténuée.
-Comment tu te sens ?, m'enquiers-je.
-Comptes tenu de ces deux dernières semaines : plutôt bien.
Elle me sourit mais je ne parviens pas à en faire de même, j'ai les larmes aux yeux.
-J'avais juste besoin de te voir, savoir que tu étais vraiment là et... Vérifier tes blessures.
Elle me fait signe d'approcher et quand je m'assois à côté d'elle, elle se surélève pour me serrer dans ses bras. Je referme les miens autour d'elle mais ne la serre pas trop fort de peur de lui faire mal.
-Je suis tellement heureuse que tu sois rentrée. Murmuré-je.
-Moi aussi. Souffle-t-elle.
Ensuite, je vérifie toutes ses plaies une par une et je suis stupéfaite de voir qu'elles ont toutes été cautérisé, ça à du faire un mal de chien... mais rien n'est infecté, tout est en bonne voie et il n'y a rien de plus que je puisse faire. Ce que je lui dis, et elle me répond par un sourire fatigué.
-Où est Finn ?
-J'ai enfin réussit à me débarrasser de lui, je lui ai demandé d'aller me cueillir des fruits. Crois-moi, je l'aime mais si il continue à m'étouffer comme ça, je risque de devenir violente.
Je lui souris :
-Il était inquiet.
-Je sais. Je sais aussi ce qu'il t'a fait, Clarke.
-Je lui ai pardonné. Assuré-je.
-Pourquoi ?
-Je comprends pourquoi il l'a fait.
-Parce que tu l'aurais fais pour Bellamy. Comprend-elle.
-Est-ce aussi évident pour tout le monde ?, m'étonné-je, elle rit.
-Évidemment !
-Et toi, ne l'aurais-tu pas fais pour lui ?
-Je ne sais pas... Je ne sais vraiment pas. Je l'aime plus que tout, mais tu es une de mes meilleures amies et je serais incapable de te faire le moindre mal. Je pense que je t'en aurais parlé, à toi et Bellamy, pour que vous m'aidiez.
-C'était la décision la plus mature.
-C'était la seule bonne décision, Clarke. Voilà comment je vois les choses. Tranche-t-elle. S'il t'avait tué et qu'il serait venu me chercher... Mon Dieu, je crois que je l'aurais étranglée sur place.
Nous rions toutes les deux et je prend sa main dans la mienne :
-Ne sois pas trop dure avec lui, tu es là, je suis là et tout vas bien. Il t'aime plus que tout et parfois ça fait un peu perdre la tête.
-Je sais.
Je sais que vous me haïssez parce qu'il y a très peu de Bellarke mais attendez le chapitre suivant et vous me haïrez moins c'est promit.
Bisous bisous et à bientôt.
