Hello tout le monde, le chapitre tant attendu est là. J'espère qu'ils vous plaira.

Silvermoon: Les phrases (voir mots) courtes sont mon style d'écriture. Je sais que j'ai un problème avec les point, j'en mets partout mais je me soigne.

D'ailleurs je vais essayer de rectifier mes chapitres (dont celui ci) et faire deux phrase en une. Parfois, je préfère laisser les phrases tel quelle, comme pour les dialogues par exemple. Je suis contente que ça te plaise toujours. Bisou

Enjoy it. Kiss. Aline.


Marche ou crève

Chapitre 9

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Midtown, New-York, USA.

J'envoie l'adresse à Maximoff et le code pour accéder à l'hôtel. Je passe à l'hôtel, ka chambre est simple. Un lit double, une armoire, un bureau, une télé. Je pose mon sac, je m'assois sur le lit. Je sors mes photos, les regarde encore. J'appelle la réception et commande de l'alcool. Je vais en avoir besoin tout au long de mon séjour dans la vie civile. La vie civile. Mon estomac gargouille, il est prêt de 19h et avec le décalage horaire, j'ai la dalle. Je pars directement à la pizzaria, au bout de la ville.

Après avoir manger, je rentre dans le bar d'à côté et bois un double. La chaleur du whisky me fait du bien, j'en bois un deuxième. Il faut que je bois, c'est comme s'il me fallait boire pour endurer la vie civile. Comme si sans l'alcool, je n'arrive pas à faire face à cette putain de vie dites "normal". Je suis au bar et je bois tranquillement mon deuxième verre. Mes pensées sont ailleurs, je pense qu'à l'Irak, qu'à mon unité, à Potts, à Maximoff. Je ne sais pas trop ce que j'attend de lui. Je ne sais même pas ce qu'il pense de moi. Je devrais pas entretenir une relation avec un de mes hommes. Je me l'étais interdis. Mais Maximoff... Je ne sais pas ce qu'il m'a fait mais je craque sur lui. Si encore ce serait physique sauf que là non. C'est plus subtile. Je ne sais pas ce qui m'attire chez lui. Je traîne au bar encore en tenue réglementaire..

Je reçois un message de Maximoff qui me dit qu'il est chez Wilson et qu'il va faire un détour à l'hôtel pour y déposer son sac. On se donne rendez-vous dans un bar. Je souris quand je vois l'adresse qu'il m'envoie. Le bar où je l'ai percuté. Je bois mon verre tranquillement, puis passe aux toilettes. Devant le miroir, je vois encore cet adjudant. Et cette fois c'est pire, car je serais encore un adjudant même dans la vie civile. Avec Maximoff...

Je passe un peu d'eau sur mon visage et je pars rejoindre le bar où l'on a rendez vous. Les mains dans les poches, la tête ailleurs, je rejoins le première classe Maximoff, le coeur battant.

Greenwich village, New York, USA

Je me retrouve en face du bar, je ne sais pas s'il est déjà là. Je ne sais pas si je dois considéré çà comme un rendez-vous, mais je me dis que c'est juste un de mes hommes. Juste un pot avec un collègue, c'est plus simple comme ça et ça me fait moins stresser. J'entre dans le bar, il n'est pas là. Je m'installe au comptoir et prend un double scotch. Ça fait un petit quart d'heure que je suis là lorsque je sens une mains se poser sur mon épaule.

- Bah alors mon adjudant on boit tout seul. Mon coeur s'emballe, je me retourne, il est en tenue lui aussi. Il s'assoit à côté de moi et commande la même chose. J'inspire un bon coup.

- Et Wilson? Il est content de revoir sa femme? Lui demande ai-je.

- Il est heureux, oui. Il a deux petites filles. Elles sont mignonne. Me répondit-il.

Le silence nous assaille, je ne sais plus quoi dire. Mon coeur reprends un rytme régulier. Normal. Le barman lui donne son verre. Il trinque avec moi. "Santé mon adjudant. "

- Santé Maximoff. Nos yeux se croisent, mon coeur s'emballe à nouveau.

- Vous vous souvenez de la première fois que l'on s'est vu ici? Me demande le bleu.

- À vrai dire je vous ai pas trop vu, sinon j'aurais évité de vous foncer dedans. Lui avoàe ai-je.

- Vous me vouvoyez à nouveau? Me dit Maximoff en me souriant.

- Vous aussi. Me défend ai-je

- On est deux glandu. Dit-il en riant. Son rire accentue son accent.

- Votre accent ressort encore plus lorsque vous riez. Dis-je en souriant bêtement face à ce jeune bleu.

- On se vouvoie encore? J'ai la double nationalité. Je suis Sokovien. Mon père est Sokovien, ma mère Américaine. Je vis au états unis depuis mes 15 ans. Et vous?

- Américain pur souche.

- Patriot. Me dit-il.

- On ne peux plus. Mon père était dans l'armée, mon grand père l'était aussi. Même mon frère.

- Votre frère? Il est affecté où? Me demande t-il anodinement.

- Il est décédé, comme mon père et mon grand père.

- Je suis désolé. Y'a longtemps?

- Trois ans maintenant. Et vous? Des frères et soeurs?

- Une jumelle. Wanda. Elle... Elle a du partir en Sokovie.

- Une jumelle... Le silence revient. La famille est un sujet tabou aussi bien pour lui que moi j'ai l'impression.

- Santé Hawkeye. Dit-il en trinquant à nouveau avec moi.

- Santé Quicksilver. Lui répondis-je avant de boire mon verre cul sec. On enchaine ensuite quelques verres. On se met à parler de l'unité, des missions. De Potts. On parle que de l'armée. Il fait allusion au séance de tir privée que j'ai eu avec lui. Au baiser en d'autre terme. Puis il me parle de son aveux.

- Vous vous souvenez de la mission reco? Me dit-il.

- Celle du bivouac? Celle où tu as bavé sur moi pense ai-je.

- Oui. J'attend la suite de la phrase mais apparemment il y en a pas. Il voulait simplement me faire rappeller qui me balancera pas je crois. On trinque une énième fois, je commence à être un peu déchiré, on a déjà but trois ou quatre verre plus ceux que j'avais déjà bu avant qu'il me rejoigne.

- La mission d'extraction de la famille... Dis-je en regardant le fond de mon verre.

- Potts?

- Ouais Potts... C'est là que ... Je relève les yeux sur lui. "C'est là où je t'ai reconnu. Ton regard était si triste, si désemparé. C'est à ce moment que je t'ai reconnu. T'avais le même regard triste et vide lorsque je t'ai percuté. Qu'est ce qu'il t'es arrivé Pietro ? Pourquoi tu avais ce regard? Pourquoi tu as atterri en Irak? Alors que tu n'es pas du tout prêt et formé pour ça.

- Je... Je vois son visage se crisper. Il a l'air tendu et paniqué.

- Pourquoi tu bois? Repris-je.

- Et toi? Me retourne t-il.

- Tu le sais pourquoi.

- Parce que la vie civile te fait peur? Pourquoi ça te fait peur? Me demande t-il.

- Je suis un militaire. Je suis né pour être militaire. J'ai été élevé pour être militaire, par un militaire.. J'ai vécu en caserne toute ma vie... Je bois le reste de mon verre puis reprend. "Je ne suis pas dans mon élément ici. Alors que toi tu n'es pas dans le tien en Irak. Raconte moi."

- Pas maintenant. Murmure t-il en baissant les yeux. Je pose ma main sur son épaule. Ma main est tremblante, j'ai peur de le blesser.

- Plus tard? Lui murmurai-je à l'oreille.

- Plus tard oui... en plus là... Je suis un peu stone. M'avoue t-il en souriant face à son verre.

- Moi je suis carrément mort. J'ai commencé un peu avant toi. Dis-je en faisant une grimace.

- On y va? Me demande Pietro.

- Ouais on y va. Je me lève, on se regarde et on rit car aucun de nous ne tenons sur nos jambes. On décide de rentrer à pied, pour decuver un peu et puis pour prolonger nos conversations aussi je pense. C'est bien là, la première fois où ne nous sommes pas sur le qui-vive. On est en repos. Personne ne viendra nous interrompre. On est libre. C'est bien la première fois que je me sens libre. Surtout dans la vie civile.

Midtown, New-York, USA

En arrivant dans le hall de l'hôtel nous sommes un peu plus frais que dans le bar. Je l'informe que j'ai commandé des bouteille. Je lui propose de continuer notre beuverie, je prend le prétexte que nous avons bien mériter de boire. En entrant dans la chambre, je vois son sac à côté du mien.

- T'as déposé tes affaires ici?

- Euh ouais pourquoi? Me dit-il en enlevant sa veste et en la jetant sur le lit. Rien qu'à penser qu'on est dans la même chambre, J'ai les mains moites, le coeur palpitant. Je bafouille devant lui. "Je.. J'ai pris deux chambres."

- C'était pas nécessaire. Me dit-il en s'allongeant maintenant sur le lit.

- Hum bon allez, je crois qu'on a mérité de boire. Dis-je en sortant la bouteille.

- Mon adjudant me fait plus la morale? Me demande t-il en se redressant.

- L'adjudant dit qu'on y a droit. Repondis-je en m'asseyant à terre et en ouvrant la bouteille.

Il me rejoint à terre, il s'assoit en tailleur. J'ai les jambes tendues l'une au dessus de l'autre. Je bois une longue gorgée et lui passe la bouteille. Les trentes premières minutes, on ne parle pas, on boit seulement. On boit pour oublier la guerre, les morts, la discipline. On boit. Et buvons encore. Puis Pietro entame la conversation. Sa voix tremble, il commence à être raide à nouveau.

- Tu m'as fais mal. Marmonne t-il.

- Pardon? Je tourne la tête vers lui, il a le regarde rivé au sol. Il relève la tête.

- Quand je me suis battu, tu m'as mis une droite.

- Désolé, j'étais énervé... C'est de ta faute aussi. Tu fais que des conneries. Dis-je en soufflant en regardant le plafond.

- Il emmerdait Ultron, c'est mon frère d'arme, je l'ai défendu. Dit-il simplement. Je le regarde à nouveau. Il a de nouveau les yeux rivés sur le sol.

- C'est bien de défendre ses frères mais c'est toi qui prend après. Il ne me regarde pas. Je remonte son visage. Ses yeux sont mis clos. Les miens aussi. "Ça me fait bizare de t'entendre dire ça. "Frère d'arme." Tu es un soldat maintenant. Tu es formé pour. Tu es bon soldat Pietro." Finis-je par dire.

- J'ai eu un bon instructeur. Dit-il en souriant. Je rougis et souris moi aussi.

- Tu es une tête brûlée par contre. Tu réfléchis pas assez avant d'y aller. Dis-je en secouant la tête d'exaspération.

- Je suis un hyper actif. Dit-il en roulant des yeux. Je ris. Il rit.

- Je l'ai vu! Et en même temps... Je prend une pause. On se calme. "En même temps, tu es sensible. Quand Potts..." J'avale ma salive difficilement. "Tu as complètement disjoncté. Je pensais que j'allais te perdre emotionnellement parlant. J'ai cru que tu barrerai à la première occasion."

- J'ai paniqué. C'était la première fois que je voyais un mort. Et j'ai eu peur. J'ai eu peur de mourir. Dit-il en baissant les yeux. Il a l'air de s'en vouloir de dire ça.

- C'est normal... D'avoir peur de mourir. Je pose ma main sur son épaule et la sers entre mes doigts. "Tout le monde à peur de mourir."

- Toi... T'as pas paniqué. Me dit-il en me regardant dans les yeux.

- Ça fait 25 ans que je vois des morts partout. Je me suis habitué. J'ai pas peur de mourir mais du coup je vois pas trop la valeur de la vie... Il me prend la bouteille des mains, il boit une gorgée. Je le regarde puis je reprend. "Je suis content que tu es réussi à surmonter ça."

- La guerre me fait peur. Dit-il en regardant ses doigts autour de la bouteille.

- Je te laisserai pas crever Pietro. Je te promets. Je te lacherais pas. Je regarde son visage, il est de profil, le regard sur la bouteille. Les yeux d'une telle tristesse.

- Pas comme Potts. Finit-il par dire. Sa phrase me blesse. J'inspire un bon coup et me lance. "Je voulais pas ce qu'il est arrivé. J'aurais préféré crever à sa place. " Dis-je pour me défendre.

- Tu te saurais sacrifié pour lui? Me demande Pietro sans lever les yeux.

- Peut être. Murmure ai-je.

- Et moi? Me demande t-il cette fois en me regardant droit dans les yeux.

- Sûrement. Finis-je par dire. "Allez envoie la bouteille. Bois pas tout ivrogne." Dis-je en riant. j'attrape la bouteille et bois une longue gorgée.

- C'est toi l'ivrogne. Me dit-il en donnant un coup de coude. Je manque de m'étouffer. Je lui rend son coup. Il pose sa tête sur mon épaule. Il me prend la bouteille des mains et boit une gorgée. Je lui reprend la bouteille. Je la pose sur le sol, ma main l'agrippe toujours. Ma tête repose sur le lit, il est assit en tailleur, sa tête sur mon épaule. On a l'air de deux ivrognes. On est complément déchiré. Je sais que je suis bourré. J'aurais jamais parlé autant à jeûn, quoique qu'avec Maximoff j'ai l'impression d'être assez à l'aise pour lui parler sans boire.

Je ferme les yeux, je repense à la guerre. A l'unité. Aux morts. À Kate. Puis à Maximoff et moi. On est pas deux ivrognes, non, juste deux militaires revenant d'Irak.


J'espère que ça vous plaît toujours, car cette fic est loin d'être fini. J'entame le chapitre 26. (Rassurez vous , ils sont petits.)

Énorme bisou du chat©