Bouuh, pas de reviews pour le précédent chapitre ! Vous n'avez pas aimé ? Ou alors, je n'aurais pas dû supprimer le message d'excuse…Désolée ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture.
(1)La version Final Fantasy de « Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu… » une expression que j'affectionne particulièrement.
J'ouvris les yeux.
« Bon retour parmi nous. Me murmura Reno, en me serrant dans ses bras. »
J'étais revenue…J'étais revenue ici. C'était fini. Cette horrible expérience s'était finalement achevée.
Denzel, Reno, Yazoo…Ils sont tous là, en train de m'enlacer, de me murmurer de douces paroles. Je ne suis plus seule.
« Hem, à propos de ce qui s'est passé tout à l'heure....Commença Reno. »
Je haussai un sourcil. Qu'est-ce qu'il voulait dire ?
« Qu'est-ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? Demandai-je, intriguée. »
Les trois garçons sursautèrent, visiblement surpris. Puis Reno, d'une voix embarrassée, me répondit, d'une manière des plus suspectes :
« Rien. Il ne s'est rien passé. Je me demandais…comment tu allais. Ce qu'Iroha t'avait fait subir, voilà tout. Haha ! »
Je fis la moue, mais décidai de passer l'éponge. J'étais heureuse de les revoir, tous, je n'allais pas me formaliser pour si peu.
Je commençai à leur raconter tout ce dont je me souvenais, à commencer par ce qui s'était passé avec Lucrecia. Apparemment, ce nom ne leur disait pas plus quelque chose qu'à moi…Dommage. J'aurais aimé en savoir plus sur elle. Tout ce que je sais, et cela, je le gardais pour moi, c'est qu'elle était la mère de Sephiroth. Sephiroth, qu'il me faudrait bientôt ressusciter…Comment tout cela se passerait-il ? Les doutes commençaient à s'insinuer en moi, mais je ne pouvais revenir en arrière. J'avais fait une promesse, et je ne trahis jamais une promesse.
« Donc, en résumé, tu es redevenu un esprit, l'espace d'un instant ?
-Oui.
-Et tu as remis Masamune à sa propriétaire légitime ?
-Exact.
-Et tu t'es fait horriblement torturer par Iroha ?
-Où veux-tu en venir, Reno ? Demandai-je, intriguée.
-Nulle part. Je suis juste content, tellement content de te revoir. Tu es là, devant moi, en pleine forme…J'ai du mal à réaliser toutes les aventures que tu as dû traverser. On dirait un de ces romans qu'affectionnait tant Rude autrefois.
-Moi aussi, je suis heureuse de vous revoir. Tous. »
J'hésitai, un bref instant. Devais-je le dire, ou non ?
Je jetai un regard aux trois autres, Cloud, Kadaj et Loz, qui étaient encore sous l'emprise de la Mako, avant de déclarer :
« Je crois que je suis en mesure de délivrer ton petit frère, Yazoo. »
Celui-ci laissa échapper une exclamation.
« Comment ? Tu en es sûre ? Comment le sais-tu ? »
J'eus un sourire triste.
« J'ai beaucoup appris, ces derniers temps. J'ai beaucoup appris d'une amie qui m'est chère. »
*
Yuffie poussa un cri d'horreur, suivie par Lilee, Ray-Heena et Lucrecia. Un carnage…c'était un tel carnage.
« Il y a…Il y a des corps partout…Murmura Yuffie, horrifiée. »
Vincent se précipita à l'intérieur du village.
« Il faut chercher des survivants ! Ordonna-t-il.
-C'est inutile. »
Vincent se retourna vers la source de cette voix. Enma. Enma, le visage baigné de larmes, les yeux vides, tenant à peine debout.
« Ils sont morts…
-Tous ? Sont-ils tous morts ? S'écria Tifa en allant la soutenir. »
Enma secoua la tête.
« Luc…Luc a survécu.
-Luc ?
-Mon fils…Il est en vie. Mais… »
Tifa comprit soudain pourquoi Enma paraissait si détruite, malgré le fait que son fils ait survécu.
Celui-ci était immobile, au milieu de la place. Ses yeux étaient fixés sur un point invisible, son corps couvert de sang. Et dans sa main, dans sa main droite, un sabre, un sabre d'une infinie longueur, couvert de ce même sang.
« C'est…C'est lui qui…
-Bien sûr que non ! Cria Enma avec force. Il…il a juste essayé de les défendre… »
Enma se sépara de la poigne de Tifa, et s'écroula aux pieds de son fils.
« Lucas…S'il te plaît, regarde-moi. C'est moi. Ta mère. »
Le groupe finit alors par arriver, pour se retrouver plongé dans ce spectacle déchirant.
« Enma avait raison. Déclara Vincent. Il n'y a aucun autre survivant.
-Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Murmura Lucrecia. Qui est le monstre qui pourrait…
-C'est lui. »
Tous se tournèrent alors vers Ray-Heena.
« C'est ce Dieu. C'est lui qui les as tous tués.
-Tu en es sûre ? Demanda Nanaki, encore sous le choc.
-Malheureusement oui. Je reconnais sa manière d'agir. Lucas a de la chance, si je puis dire, d'être encore en vie…Dieu ne laisse jamais de témoins de ses massacres. »
Lilee, sans mot dire, s'approcha alors de l'enfant, et retira d'un coup de pied le sabre de la main de Lucas. Aussitôt, l'enfant parut reprendre des couleurs. Des larmes envahirent son visage, et il se jeta dans les bras de sa mère, sanglotant de toutes ses forces.
« Lilee…Comment… ?
-Notre maître, Tifa, ne s'est pas contenté de m'apprendre les arts martiaux. Je sais reconnaître un objet magique quand j'en vois un, grâce à lui. Et cet objet… »
Lilee frissonna, ses yeux écarquillés d'horreur.
« Cet objet est maléfique, tellement maléfique…Enma ! Comment vous l'êtes-vous procuré ? »
Celle-ci leva les yeux vers la petite fille, qui la toisait d'un air sévère, empreint d'une maturité qui n'aurait jamais dû se manifester.
« Ce sabre…c'est moi qui l'ai forgé.
-Pardon ?
-Désolée de ne pas en avoir parlé plus tôt, Lucrecia. Mais Masamune n'est pas le seul sabre doté d'une volonté propre, que notre famille ait forgé… »
D'un air peiné, elle s'empara du sabre, qui s'illumina d'une intense aura noire.
« Voici Murasama, forgé par une femme détruite par la perte de son mari.
-Cet objet…
-Il est profondément maléfique, comme tu le disais, Lilee. Il contient toutes les émotions négatives que j'ai pu ressentir à la mort de mon mari : Tristesse, haine, rancœur…Il n'y a rien de bon à tirer de cette arme, conçue pour tuer et non se défendre. »
Enma le leva au-dessus de sa tête, avant de le planter au sol. L'aura noir qui l'entourait disparut alors.
« Murasama n'avait qu'un seul dessein : celui de tuer Sephiroth. Telle était ce pourquoi il avait été conçu, à l'origine. Mais j'ai rapidement compris que ce sabre n'était pas comme Masamune. Au départ, j'étais heureuse d'avoir réussi à forger une arme dotée d'une âme, qui, qui plus est, m'avait choisie comme détentrice. Mais je me suis rendue compte que son contact me corrompait. Et, quand cette lame a failli tuer ma mère, aujourd'hui décédée de vieillesse, j'ai décidée de ne plus jamais la manier. Jamais. »
Enma serra alors son fils dans ses bras, avec force et regret.
« Je ne savais pas…que tu connaissais l'existence de ce sabre, Lucas. Tu n'aurais pas dû y toucher.
-Il est venu…Il nous a attaqué…Il a tué Grand-mère ! Et moi…moi, il allait me tuer…si je ne l'avais pas embroché avec Murasama… »
Ray-Heena sursauta.
« Tu…tu as blessé ce Dieu ?
-Le méchant ? Oui. J'ai même failli le tuer. »
Les yeux du petit garçon brillaient, mettant au défi la Sœur d'essayer de le détromper.
« Alors…Murasama pourrait… »
Elle se tourna alors vers Enma :
« Je ne devrais même pas vous demander ça, Enma…
-Je sais ce que vous voulez de moi. Même si vous ne m'aviez pas demandé, je l'aurais fait. »
Enma prit alors Murasama, avant de le ranger dans son fourreau, qu'elle attacha à son côté gauche.
« Je suis et reste la maîtresse de Murasama. Il est temps de nourrir ce sabre maléfique du sang qu'il désire. Je n'abandonnerai pas ce sabre avant qu'il n'ait tranché la gorge de ce foutu Dieu. Pour ma belle-mère, Kolyr. Pour mon mari. Pour Lucas. Et pour vous tous. Je le tuerai. C'est une promesse. »
*
Je repris mon souffle, tant bien que mal. Dire que je m'étais préparé à l'avance…et voilà que j'étais en retard à mon rendez-vous avec cet idiot de Rufus ! Je ne pouvais décemment le décevoir, me priver de sa relation avec lui, c'était me fermer bien des portes pour l'avenir. Et j'avais des projets que je ne pouvais décemment laisser tomber, sous aucun prétexte.
« Tu m'attendais, Rufus ? »
Celui-ci se retourna. Bon sang, ce que je pouvais haïr ce pauvre type ! Un bellâtre qui pensait avoir le contrôle sur ce qui l'entourait, et qui ne se rendait même pas compte qu'il n'était qu'une marionnette entre mes doigts. Comme eux tous…
Je ne pouvais pas l'aimer. Il n'était pas comme…
« Je t'attends depuis que notre rendez-vous a été fixé, ma belle Iroha. »
Il me prit la main, un air tendre affiché sur son visage. Un air feint, j'en suis convaincue. Je suis persuadée qu'il vient à peine de quitter une de ses maîtresses pour me rejoindre…
« Moi aussi. Je voulais tellement te revoir, Rufus. Mais, notre travail…C'est d'ailleurs celui-ci qui m'a empêché d'arriver à l'heure.
-L'attente n'est qu'une des nombreuses douceurs de l'amour. Que tu me fasses attendre ne me dérange pas, Iroha. »
Il s'approcha alors de moi, et commença à m'embrasser. Un baiser sans passion, presque par obligation. En ressentait-il un quelconque plaisir ? Je ne sais pas…Moi, en tout cas, je ne ressens rien. Peut-être de la frustration…
Ne commence pas à douter, ou tu risques de tout faire rater.
Oui. Après tout, Rufus était un élément essentiel dans mes plans. Je pouvais bien laisser mes sentiments de côté un instant…Cela n'avait pas d'importance.
« Où avez-vous prévu de m'emmener ce soir, Monsieur le Président ?
-Ça…Cela ne dépend que de toi, Lady Iroha. »
Ses lèvres se plaquèrent contre les miennes, tandis que ses mains commençaient à parcourir mon corps. Je retins les larmes de dégoût qui menaçaient de s'écouler, et murmurai, sur un ton faussement indigné :
« Si vite…La soirée n'a même pas encore commencée.
-Tu m'as manqué, Iroha. Je te veux, entière, pour fêter nos retrouvailles.
-Je ne demande que ça, Rufus. Je ne peux pas attendre plus. »
Prendre du plaisir…Etait-ce si difficile que cela ? Pourquoi n'arrivais-je pas à apprécier les caresses de Rufus ? Ses baisers sur mon corps, ses mains se plongeant là où nul autre n'était autorisé à aller…Tout cela était d'une douceur infinie, et la chaleur qui envahissait mon corps à ces instants n'était pas désagréable. Mais je n'avais pas réellement de plaisir. Mes cris d'excitation étaient feints, mes orgasmes également…Tout, tout était faux, dans cette relation.
A commencer par l'amour qui nous unissait.
Que dire de cette nuit, sinon qu'elle ne resterait nullement dans ma mémoire ?
Rufus devait être satisfait, cela se voyait comme un nez au milieu de la figure, inutile de préciser pourquoi. Et en cela, je le méprisais.
Ce type, incapable de douter de son charme, incapable de douter de sa propre stupidité, qui allait jusqu'à penser que moi, Iroha Tuhiva, Scientifique de la Shinra et Reine de l'Enfer qu'est la Cellule 666, je pourrais l'aimer…S'il pouvait savoir, seulement savoir, à quel point je le hais, à quel point je le méprise…
Le matin finit enfin par arriver. A mon grand dam, Rufus avait tenu que je pose un jour de congé, afin de passer la journée avec moi. Je le regrettais. J'aurais tellement voulu pouvoir expérimenter de nouvelles choses sur le cobaye XIV, le plus intéressant que la Shinra ne m'ait jamais fourni…
« Je suis si heureux de passer ces moments avec toi, Iroha. M'annonça-t-il, alors qu'il m'emmenait dans l'un des restaurants les plus chics d'Edge.
-Moi aussi, je suis heureuse.
-Vraiment ? Tu m'as l'air soucieuse, pourtant… »
Merde. Je ne pensais pas qu'il le remarquerait.
« Ce n'est rien, je t'assure.
-Iroha, si quelque chose t'embête, tu devrais m'en parler…
-Non, vraiment, je t'assure.
-Iroha… »
Je soupirai, avant qu'une idée ne vienne à renverser la situation à mon avantage.
« D'accord. Il y a quelque chose.
-Je peux sans doute t'aider.
-Je le crois aussi. C'est Rude.
-Rude ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? »
Je baissai la tête, faussement peinée.
« Il m'a menacé…Je crois qu'il m'en veut, que Reno ait pu être viré…Il pense que c'est de ma faute.
-Mais voyons, c'est moi qui ai pris cette décision ! Pourquoi t'en voudrait-il ?
-Je suis très proche de toi. Il a sans doute pensé que je t'influençais, d'une manière ou d'une autre…
-Mais c'est ridicule, voyons ! Je ne t'ai informé de l'attitude de Reno qu'après son renvoi. Comment aurais-tu pu… ? »
Idiot. Il ne se rendait même pas compte à quel point je l'avais manipulé.
« Je parlerais à Rude. Il ne s'approchera plus de toi.
-Merci, Rufus. J'avais peur…j'avais peur que mon travail s'en ressente, et que tu ne sois plus satisfaite de moi.
-Comment ne pourrais-je me satisfaire de toi ? Tu es la plus douée des scientifiques, et la plus gentille et belle des femmes. »
Mais bien sûr, Rufus. Et le Chocobo, il met le nougat dans le papier d'alu(1)…
« Si je t'ai amené ici, ce n'est pas seulement pour manger…J'ai…J'ai quelque chose à te dire. »
J'ai un mauvais pressentiment, soudain…Mais il ne continua pas sa phrase.
« J'attendrais la fin du repas pour te l'annoncer. »
Fais-moi mariner tant que tu veux, Rufus…Je m'en fiche complètement.
« Parlons d'autre chose. »
Dis-moi ce que tu as derrière la tête, bordel de merde !
Une sonnerie se fit entendre. Je m'excusais auprès de Rufus, puis décrochai.
« Quoi ? Oui, je suis en congé, aujourd'hui ! Non, vous ne travaillerez pas sur cette expérience sans moi. Non, je ne vous donne pas de congé, l'expérience XIV n'est pas la seule que nous traitons dans notre laboratoire. Mais allez-vous être capable de vous débrouiller sans moi pour vous aider ? Oui…Oui, c'est ça…Au revoir. »
Je raccrochai, furieuse d'être entourée de stupides incompétents.
« Le travail ?
-Oui. Ils ne peuvent pas se débrouiller sans moi, c'est dingue !
-C'est normal, tu es la plus indispensable des femmes. »
Je laissai échapper un gloussement made in Scarlet, avec qui j'avais autrefois travaillé. Ce qui lui est arrivé me laisse perplexe aujourd'hui encore…J'aurais presque envie d'en rire.
« Et toi, tu es le meilleur des amoureux, Rufus. Ainsi qu'un merveilleux président.
-Je n'ai pas vraiment assuré, l'année dernière…C'est Cloud qui en a tiré tout le mérite.
-Penses-tu…Tu as beaucoup aidé pour la fin des géostigmates, Rufus. Tu es quelqu'un de fantastique. »
Je le vis rosir sous le compliment. Ce Rufus Shinra, je ne l'aimais pas. Il n'avait rien à voir avec le froid Président que j'admirais autrefois…et que je méprise aujourd'hui.
Enfin, la fin du repas arriva. J'attendais avec impatience ce que cet imbécile pouvait bien me dire. Est-ce qu'il se serait enfin décidé à me confier la Présidence d'un des départements scientifiques ? Depuis le temps qu'il me le promettait…Pas que je le désire tellement, mais cela m'aiderait beaucoup pour mes projets.
« Voilà. Nous nous connaissons depuis des années…Et notre relation semble des plus stables. »
Parle pour toi…Mais, attends…Pourquoi il me parle de notre relation ? Oh là là, je n'aime pas ça du tout.
« Je pense que le moment est bien choisi pour savoir si… »
Les mots semblaient lui manquer. Pour ma part, c'était plutôt l'air, tant j'étais effrayée et impatiente qu'il lâche enfin sa fichue révélation.
« Que veux-tu me dire, Rufus ? Tu es bizarre… »
Il afficha un doux sourire, puis se contenta de claquer les doigts. Un serveur s'approcha, tenant dans ses bras un bouquet de roses. Rufus s'en empara, et s'agenouilla à mes pieds, me tendant le bouquet. Sur une de ces roses, il y avait, scintillante…
Je laissai échapper une exclamation.
« Veux-tu bien devenir Iroha Shinra, ma…ma femme ? »
Et merde.
J'espère que ce chapitre et ce qui s'y est déroulé vous aura plu. Le prochain devrait arriver dans la semaine prochaine…Bonne journée ! Et n'hésitez pas à reviewer…
