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Chapitre X.
Callie restait bouche-bée. Le café qu'elle venait de lâcher coulait au sol. Ses mains s'étaient mises à trembler et son regard était fixe, bloqué sur son père qui se tenait là, debout, au chevet de sa mère, leurs mains l'une dans l'autre.
- Callie, que fais-tu ici ?
- Je suis... Venue voir maman. Répondit-elle en bégayant.
- Comment savais-tu qu'elle était à l'hôpital ?
Callie eut un long moment d'hésitation avant de tourner la tête vers sa mère qui l'encourageait à dire la vérité.
- Je... Nous avons repris contact il y a un petit moment.
- Et tu ne m'as rien dit ?
- Non.
- Je peux savoir pourquoi ?
- Tu le sais très bien !
Carlos avait baissé la tête mais la releva aussitôt.
- Je pensais que tu avais un peu plus confiance en moi.
- Tu m'as rejeté, et tu voudrais que je te fasses confiance ?!
- Oui, enfin, j'ai su t'accepter quand même !
La conversation prenait une tournure assez négative. Plus ils parlaient, plus les protagonistes de cette discussion élevaient la voix. Alors, pour ma mère de Callie qui commençait à se sentir mal, s'en fut trop.
- C'est bon, stop maintenant ! Hurla-t-elle.
Tous deux se turent.
- Vous avez l'intention de parler de cette histoire encore combien de temps ? D'accord, Carlos a eu tort de te virer de la maison, comme ça, mais il est revenu, il a compris ce que tu étais !
- Oui, mais toi tu l'as compris tout de suite. Renchérit Callie.
- Ecoute Callie, maintenant, tout ça est terminé, nous sommes là, tous les trois, réunis. C'est l'essentiel.
Malgré ces paroles, Callie et Carlos étaient toujours froids l'un envers l'autre. Pourtant, ils firent attention à leur comportement pour le plaisir de la mère de Callie.
Une vingtaine de minutes plus tard, une infirmière entra dans la chambre pour vérifier la tension de la patiente. 14,2. Un peu élevée, mais rien de bien alarmant. Pendant ce court temps, Callie se retourna et vit Arizona, appuyée contre le mur, attendant calmement. La latina se dirigea vers elle, plaça un bras à côté de sa tête.
- Je suis désolée pour tout ça.
- Tu n'as pas à l'être. Mais, j'aurais du partir, ce ne sont pas mes affaires, ça ne me regarde pas.
- Non, ne t'inquiète pas.
Callie fixait Arizona dans ses grands et magnifiques yeux bleus avant de lui sourire. À cet instant, elle n'avait qu'une envie : L'embrasser. Mais c'était la chose ne pas faire dans un tel moment. Elle décida donc de se reculer et de s'asseoir sur le bord du lit, afin de pouvoir voir tout le monde. L'infirmière partit, annonçant qu'elle reviendrai rapidement.
Un silence s'installa, mais il fut rapidement coupé par Callie, qui intervint.
- Maman, je vais te laisser. J'ai promis à Arizona qu'on irait faire les magasins ensemble...
- Oui, vas-y, il n'y a aucun soucis.
- D'accord. Je reviendrai te voir demain, promis.
- Merci ma chérie.
Elle se leva, embrassa sa mère, salua son père plutôt sèchement, et sortit de la chambre, suivit par Arizona qui avait prit le temps de bien dire au revoir.
En arrivant près des ascenseurs, Callie appuya sa tête contre le mur, et sentit une main sur son épaule. Celle de la jolie blonde qui l'accompagnait depuis le début de cette journée.
- Ne t'en fais pas, ça ira mieux. Tu verras. En attendant, je suis là.
- Merci...
Elle se retourna et tomba dans ses bras, pratiquement en pleurs. Arizona décida de tirer son amie vers un banc qui était posé afin de la consoler. Callie se laissa faire, elle se sentait tellement bien dans les bras de cette femme. Rien que sa présence avait réussi à lui faire du bien.
Elles restèrent positionnées ainsi de longues minutes, jusqu'à ce que Callie se relève et prenne la main d'Arizona, lui demandant de retourner à l'hôtel.
Une fois arrivées, elles s'installèrent sur le lit, toujours dans le silence le plus total. Et puis, tout à coup, Callie parla.
- Je suis désolée que tu ai participé à cette conversation...
- Non, ne le sois pas.
- Si... Tu as d'autres problèmes en ce moment, et au lieu d'essayer de te les faire oublier, je ne t'en fais que connaître d'autres.
- Mais, ne dis pas ça. Tu as le droit d'avoir des soucis toi aussi. Et puis, tu es là pour moi, alors je suis là pour toi aussi.
Callie souffla légèrement, son regard perdu dans l'océan qu'était les yeux de sa voisine. Et puis, doucement, elle s'approcha d'elle, et l'embrassa. Ce baiser, Arizona ne l'arrêta pas. Elle se demandait si elle avait tort ou raison, mais peut importe, pour l'instant, elle voulait profiter de ce moment. À sa grande surprise, Calliope ne s'arrêta que pour reprendre son souffle et pour l'embrasser de plus belle. Pour Arizona, tout était confus, elle ne savait plus quoi faire, et elle se demandait si ce baiser n'était pas simplement la tristesse de son amie. Pour se remettre les idées au clair, elle stoppa ce moment. Callie avait cessé de pleurer et semblait dans un état normal. Arizona, qui avait toujours l'esprit brouillé par ce qu'il venait de se passer, décida de mettre les choses au clair.
- Calliope, qu'est-ce-que ça signifie ?
- De quoi ?
- Ces baisers, cette affection...
- Je croyais que tu aimais ça...
- Je n'ai pas dis que je n'aimais pas. Mais, simplement, j'ai besoin de savoir ce que tu ressens pour moi. J'ai besoin de savoir si tes sentiments sont bels et bien réels, ou si c'est juste comme ça.
Callie attendit, un instant confuse.
- Calliope, j'ai besoin de savoir... S'il te plaît...
En guise de réponse, la latina embrassa la jolie blonde, langoureusement.
- Et ça, ça te vas comme réponse ?
- Euh... Je crois, oui.
- Arizona, je t'aime. Je n'aurais jamais pensé que j'aurais pu tomber amoureuse d'une femme aussi merveilleuse que toi, et pourtant, si. Et malgré notre statut d'origine, j'ai bien l'intention de te garder.
Arizona ne savait plus quoi dire, alors, elle souri et embrassa Callie, passionnément.
La soirée arriva, calmement, et les deux jeunes femmes s'étaient allongées dans le lit, enlacées. Et puis, le téléphone de Callie sonna. Elle décrocha.
- Oui, maman. Oui, je comprends. Je viendrai te voir demain, ne t'inquiète pas. Bisous.
Et elle raccrocha.
- Demain, je ferai un petit saut à l'hôpital. Il y aura mon père donc voilà...
- D'accord.
- Ca te dérange de venir avec moi ?
- Non, pas du tout.
- D'accord, merci.
Elles s'endormirent ainsi, l'une dans les bras de l'autre.
[...]
Le lendemain matin, c'est Callie, qui, étonnement, se réveilla la première. Arizona avait sa main posée sur son ventre, et elle était toujours endormie. Callie l'a trouvait merveilleusement belle. Elle la regarda dormir ainsi de longues minutes. Et puis, la belle blonde commença à se réveiller, doucement. Elle s'allongea peu peu sur le ventre, puis ouvrit les yeux et se tourna vers la latina.
- Bonjour Calliope.
- Bonjour. Répondit Callie en souriant.
- Ça fait longtemps que tu es réveillée ?
- Une vingtaine de minutes.
Arizona dévisagea Callie avec étonnement.
- J'aime beaucoup te regarder dormir. Avoua-t-elle.
Arizona trouva cette révélation adorable.
Les deux jeunes femmes continuèrent de parler pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'Arizona se leva pour aller se laver. Et puis, se fut le tour de Callie.
Une fois, prêtes, Callie regarda l'heure plutôt tardive, 12h30. Elles allèrent au service restaurant de l'hôtel pour pouvoir prendre un bon repas avant de prendre la route de l'hôpital. Pendant ce repas, aucune des deux ne parlait, malgré les quelques coups d'oeil rapides l'une envers l'autre. Evidemment, Callie fit attention au repas d'Arizona qui devait toujours être suivi.
Une fois ce repas fini, elles prirent la route de l'hôpital. En arrivant, elle firent le même chemin que la veille, en montant au deuxième étage du bâtiment A. En arrivant dans la chambre, Carlos était déjà là, assis sur un fauteuil. La mère de Callie paraissait en moins bonne forme que la veille, c'est donc pour cela que Callie accourut à son lit. Elle lui prit la main.
- Maman...
- Bonjour Callie. Ça va ?
- Oui moi ça va et toi ?
- Ça peut aller.
- Le médecin est passé te voir ?
- Oui ce matin.
- Et, il a dit quoi ?
- Rien de bien important, à part qu'il me faudrait du temps pour récupérer.
Callie n'était pas vraiment rassurée, mais elle faisait confiance au médecin.
- Callie, je peux te parler. En privé ? Demanda Carlos.
- Oui, bien sûr.
Ils sortirent de la chambre et marchèrent jusqu'au couloir.
- Je voulais m'excuser. Encore une fois. Je n'ai pas été un bon père. Un bon père accepte sa fille telle qu'elle est et n'attend pas plusieurs années avant de le faire. Un bon père aide sa fille à reprendre contact avec sa mère gravement malade. Encore une fois, je suis désolé... Vraiment.
Callie était surprise de l'intervention de son père. Mais pourtant, elle lui en voulait. Elle avait encore beaucoup de haine envers lui.
- Tu sais que je t'en veux encore ?
- Oui, je le sais...
- Malgré tout, je suis quand même capable de faire un effort. On va améliorer notre relation. Mais, je tiens à te prévenir que je le fais en grande partie grâce à maman.
Carlos n'avait qu'une envie, prendre sa fille dans ses bras, mais il ne le fit pas, de peur d'être trop rapide.
[...]
Pendant ce même temps, dans la chambre de Laura, la tension était beaucoup plus apaisée. Arizona et Laura s'entendaient merveilleusement bien et les deux femmes avaient réussir à rire, malgré la faiblesse de la mère de Callie. Après avoir parlé d'une multitude de sujets différents, Laura prit un ton mi-sérieux, mi-enjoué.
- Arizona, qui êtes-vous ?
- Comment ça, je suis Arizona Robbins !
- Oui, je le sais bien. Mais, passer tout un week-end avec ma fille, l'accompagner voir sa vieille mère... Comment se fait-il que vous sembliez si proches ?
- Callie est une bonne amie, très gentille. Je me dois de rester avec elle.
- Comment vous êtes-vous rencontrées ?
- En vérité, c'est mon médecin. Je suis malade, et c'est elle, le médecin qui me suit. Et, au fur et à mesure, on est devenues amies.
- Oui, je me doute bien que ce week-end n'est pas une sortie médicale, n'est-ce-pas ?
- Non, vous avez raison.
- Arizona. Vous êtes quelqu'un de vraiment formidable, et je vous souhaite tout le bonheur du monde. Vous serez heureuses.
Arizona, ne comprenant pas la phrase de Laura, elle appuya son regard pour qu'elle lui en dise plus.
- Vous savez, toutes les mères ont un sixième sens. Et moi, je sais que vous aimez ma fille. Et qu'elle vous aime aussi.
Arizona était toujours muette, mais elle savait que sa toute nouvelle relation avec Callie venait d'être découverte.
- Carlos ne sera pas mis au courant. Vous pouvez être tranquille. Callie trouvera le bon moment pour lui en parler.
La jolie blonde fut rassurée et sourit. Juste à ce moment-là, Carlos et Callie entrèrent dans la chambre. Carlos souriait, et Callie semblait plus heureuse que la veille. Beaucoup de choses semblait s'être arrangées.
17 heures arriva et ce fut le temps pour Callie et Arizona de repartir. Callie promit à sa mère de venir la voir très rapidement. Elle lui fit une bise, ainsi qu'à son père. Laura souriait, et son moral allait mieux.
Les deux jeunes femmes passèrent une dernière fois à l'hôtel pour récupérer leurs affaires et les déposer dans la voiture. Aussitôt fait, elle repartirent.
Pendant le trajet, Arizona avait fait part à Callie de ce dont elles avaient parlées, elle et Laura.
Callie arriva devant la maison d'Arizona. Ses parents n'étaient pas sur la terrasse mais la porte d'entrée était ouverte ce qui permit de conclure qu'ils étaient à l'intérieur.
- Voilà... Tu es arrivée.
- Merci. Et, merci pour ce week-end.
- Non. Ce week-end était pourri. Je t'en dois un.
Elle riaient.
- Bon... Aller, vas-y. Ne fais pas trop attendre tes parents. Sourit Callie.
- Oui...
En guise d'au revoir, Arizona pencha sa tête vers sa compagne et l'embrassa. Ce baiser, aucune des deux ne voulait l'arrêter. Elles étaient tellement bien l'une avec l'autre. Callie, qui avait pris sa voisine par la taille, arrêta ce moment à contre-coeur. Arizona caressa son visage, avant de lui dire :
- C'est de cette façon que je dis au revoir à ma petite-amie.
L'emploi de ce mot avait rendue Callie plus qu'heureuse. Elle sourit donc à sa nouvelle petite-amie.
- On se revoit bientôt ?
- Oui, je te promets que oui. J'essaierai de passer te voir dans la semaine.
- D'accord, ça marche.
Arizona fit un rapide baiser à Callie avant de sortir de la voiture et de rentrer chez elle.
Quant à Callie, elle rentra chez elle, où son père n'était évidemment pas.
Voilà un nouveau chapitre, n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez ! :)
