Bonjour tout le monde! Nous sommes terriblement désolées de cette impardonnable attente mais on a été très occupées et quoi qu'on en dise, en vacances on pense à autre chose que ses devoirs sur internet ^^
Bref, voici le chapitre 10 enfin, en espérant qu'il vous plaise, je sais que je vous ai fait languir, fans de Sirius, mais je me rattraperai promis!
Bonne lecture!
Résumé des épisodes précédents..: C'est la fin de la première année, Harry est retourné chez les Dursley en grande pompe, et il vient de rencontrer... Sirius!
Chapitre dix
Sirius se figea.
"Je t'en prie, Padfoot, ne réagit pas comme ça. Ça va être une réunion de famille plutôt ennuyeuse si l'un de nous prétend être un chien errant tout le long," lui dit Harry, les bras croisés.
Sirius reprit rapidement sa forme humaine. Il avait l'air plus en forme que ce dont Harry se rappelait, probablement parce qu'il s'était échappé plus tôt et qu'il avait eu trois ans de liberté en plus avant de retourner dans le passé. "Réunion de famille?" interrogea-t-il avec prudence. "Qu'est-ce que tu entends par là? Harry Potter ne peut pas se souvenir de moi; je ne l'ai pas vu depuis qu'il était bébé. Qui es-tu?"
Harry sourit. "Harry Potter. Mais tu te trompes. Tu ne m'as pas vu depuis que tu as trébuché à travers du Voile de la Mort."
"Je n'ai pas trébuché!" protesta Sirius avec indignation. "Bellatrix m'a jeté un sort, et même si j'admets que j'aurai dû faire un peu plus attention, ça aurait pu arriver à n'importe qui, et...Attend. Comment est-ce que tu sais-?"
"Et toi?" contra Harry.
"J'étais là."
"Et moi aussi," lui dit Harry.
"Tu as traversé le Voile, toi aussi? Pourquoi, est-ce que tu voulais me ramener ou quoi? J'aurais pensé que Moony aurait eu l'intelligence de te retenir. Il était debout juste là. C'est hautement irresponsable, surtout de sa part..." Sirius se tût.
Harry renifla. "Je ne pense pas que tu sois le mieux placé pour faire la leçon quand il s'agit d'agir avec responsabilité, mais pour l'anecdote, il l'a fait. Non, j'ai traversé le Voile plus tard."
"Combien de temps plus tard?" demanda Sirius.
Harry haussa les épaules "Plus ou moins huit ans."
Les yeux de Sirius s'écarquillèrent comiquement. "Huit ans? Ça te fait quoi? Vingt-trois ans?"
Harry approuva. "Mentalement, oui, même si physiquement, bien sûr, je suis plus proche de douze."
"Que s'est-il passé? Est-ce que tu as battu Voldemort? Pourquoi es-tu revenu? Est-ce tout le monde est mort? Dis moi tout," demanda Sirius.
"Et bien, hmm, Dumbledore a demandé à Snape de l'assister dans son suicide à la fin de la sixième année mais ne s'est pas fatigué à le dire a quiconque donc nous avons tous cru que c'était un Mangemort jusqu'après sa mort tout à la fin de ce qui aurait dû être ma septième année si Voldemort n'avait pas pris le Ministère environ un mois avant le début des cours. J'ai passé la plupart de l'année en camping de l'enfer, une myriade de gens sont morts, dont Remus, Tonks, et Fred, et j'ai tué Voldemort après qu'il m'ait tué. Oh, et Remus et Tonks se sont mariés."
"... Qu'est-ce que c'était cette dernière partie?" interrogea Sirius.
"Remus et Tonk se sont mariés?" répéta innocemment Harry.
"Non l'autre dernière partie. Celle à propos de Voldemort te tuant," clarifia Sirius.
"Oh, et bien il m'a tué et j'ai eu une super discussion avec l'âme de Dumbledore qui m'a informé que ce n'était pas parce que j'imaginais des choses qu'elles devaient ne pas être réelles et après j'ai re-vécu."
Sirius le fixa.
"Et attend le mieux," Harry sourit de toutes ses dents. "Apparemment je n'ai survécu que grâce au pouvoir de l'amour."
Sirius grogna. "Pour info, quand tu racontes ça à d'autres gens, essaie de sortir une explication qui casse un peu plus la baraque."
"Qui te dit que je vais en parler à d'autres?"
"Mais si tu ne dit pas aux gens que tu viens du futur, comment peuvent-ils se préparer?" demanda Sirius judicieusement.
"Pourquoi auraient-ils besoin d'être prêts? Les choses se sont passés plutôt bien la dernière fois, j'ai épousé Ginny Weasley qui était enceinte de mon enfant quand je suis parti et Ron et Hermione se sont mariés. Donc, vraiment, à part la mort de Fred c'est une famille Weasley très heureuse que j'ai laissé. Molly était ravie, je peux te le dire."
"J'imagine," remarqua Sirius sarcastiquement.
"En plus, si j'arrive à détruire tous les Horcruxes avant que Voldemort ne renaisse, alors je n'aurais qu'à attendre qu'il utilise mon sang pour se créer un nouveau corps, le laisser me tuer pour se débarrasser du dernier Horcruxe, revenir à la vie et le tuer."
"Ça à l'air tellement facile quand tu le dis comme ça," murmura Sirius.
"J'ai trois ans d'avance, ça marchera. Tu m'aideras à éliminer les Horcruxes?" s'enquit Harry.
"Tu as vraiment besoin de demander?" répondit Sirius. "Quoique, je ne suis pas sûr de savoir comment détruire un Horcruxe à part le Baiser du Détraqueur, le venin de Basilic et le Feudeymon."
"Le Baiser d'un Détraqueur? Et comment est-ce que tu sais tout ça d'ailleurs? C'est sensé être très très noir comme magie," répéta Harry, confus.
Sirius approuva. "Oh oui, les Horcruxes sont une partie de l'âme d'un sorcier et donc le Baiser du Détraqueur peut le détruire. Et je t'en prie Harry, je suis un Black. Mon savoir sur les Horcruxes n'est qu'un des divers bénéfices que j'ai retiré en grandissant dans l'une des plus sombres familles de Grande Bretagne."
"J'imagine. Hey, est-ce que tu maitrises le Feudeymon?" interrogea Harry.
"J'ai jamais essayé mais apparemment avec un peu d'entrainement, n'importe quel sorcier moyennement puissant peut le contrôler sans trop de problème," répondit Sirius.
"Alors, tu penses que tu peux commencer à apprendre? Je le ferais bien mais ma baguette est contrôlée comme je suis toujours un mineur techniquement, et je veux me débarrasser de ça le plus vite possible. Essaie de le maitriser avant la fin de l'été. Et Sirius, quoi que tu fasses, ne dis jamais à personne qui je suis réellement," dit Harry sérieusement.
"Pourquoi? Tu n'as pas confiance en tes amis?" s'enquit Sirius.
"Ce n'est pas une question de confiance, Sirius. C'est juste que si je commence à en parler aux gens alors il vont tous agir comme si 'Harry tu es un adulte et tu devrais vraiment commencer à te comporter comme tel. En plus Snape est un héros, tu devrais vraiment arrêter de l'agacer' et je peux te dire que je me suis vraiment bien amusé l'année dernière. Je veux m'éclater cette année et toutes les années jusqu'à la fin de ma vie. Une fois que j'aurais dit que je suis plus vieux que j'en ai l'air, la joie va se barrer à tire d'aile et j'aurais à gérer des responsabilités," Harry fronça son nez à cette idée. "En plus, après les gens vont me harceler à propos de leur futur et est ce que tu crois vraiment que Remus et Tonks, Ginny et moi, Ron et Hermione ou Bill et Fleur se mettront encore ensemble s'il connaissent leur futur? Merlin seul le sait. En plus, Hannah est très timide actuellement, et Neville ne l'est plus, si je leur dit quoi que ce soit sur leur futur, je pourrais le détruire. Nan, le mieux que je puisse faire est laisser l'histoire se poursuivre naturellement. Ou aussi naturellement que possible, tout en faisant ce que je veux," amenda Harry.
Sirius renifla. "Ouais c'est plutôt ça. Mais pendant qu'on est sur le sujet de faire ce qu'on veut, comment est-ce qu'on va prouver mon innocence? J'aimerais que le plus tôt soit le mieux, personnellement, même si je me suis bien amusé en Espagne l'année passée."
"Oh, alors tu es vraiment allé à Majorque? Et bien je pense que dès que je serais chez les Weasley, je vais faire d'une pierre deux coup: j'attraperai Wormtail et le premier Horcruxe de Voldemort. Tu pourras attendre deux mois environ, le temps qu'on aille sur le Chemin de Traverse pour les courses de la rentrée?"
Sirius le regarda droit dans les yeux. "J'ai attendu quinze ans pour prouver mon innocence. Je pense que je peux attendre encore un peu."
Le mois et demi suivant passa incroyablement doucement selon Harry. Il avait reçu des lettres, ce qui était plutôt cool, mais voulait reporter son voyage chez les Wealsey jusqu'après son anniversaire pour deux raisons. Tout d'abord, il voulait rencontrer Dobby à nouveau. Ensuite, il lui serait beaucoup plus difficile de voir Sirius sous les yeux vigilants de Molly Weasley. Ce n'était qu'il ne l'aimait pas, vraiment il l'adorait, c'était simplement qu'elle avait tendance à étouffer tout le monde avec son amour et cela faisait longtemps que l'envie d'une mère lui était passé.
Il s'ennuyait tellement qu'il prit vraiment le temps de poursuivre ses réflexions sur le vague plan envisagé l'année précédente concernant ses relations avec ce qui lui servait de famille. Et, à sa grande surprise, cela sembla marcher. Il s'était de lui-même porté volontaire pour aider sa tante au jardin et lui fit part de certaines astuces de Neville concernant le repiquage, ce qui leur permit de passer plus de temps ensemble et fit admettre à contrecœur à sa tante qu'il gagnait son droit d'être là. Elle ne voulu rien admettre de plus, mais il remarqua un changement dans sa façon de le traiter. Quant à Dudley, ça avait été encore plus facile. Il lui avait proposé de jouer avec lui quand ses amis étaient occupés et Dudley avait été bien trop ravi de trouver une deuxième personne pour jouer sur son ordinateur qu'il ne voulait pas prendre le risque d'énerver Harry et de retourner aux jeux en solo. Il doutait fortement que sa famille l'aime plus, mais au moins il y avait moins d'hostilité dans ses rapports avec eux. Son oncle Vernon, sans aucun doute toujours enragé par la scène qu'il lui avait faite à la gare l'année d'avant, grognait a chaque fois que Harry se trouvait dans la même pièce que lui, comme s'il n'avait pas confiance en lui-même pour faire quoique ce soit d'autre.
Ses amis l'occupèrent aussi avec leurs lettres. Harry essayait de convaincre Hermione que Lockart était un imposteur, Tonks de l'aider à forcer le coffre fort de Bellatrix, Ron qu'être répartit chez les Serpentards n'était pas une indication de la malveillance d'un sorcier, Ginny qu'il n'était pas une sorte de Dieu, Neville qu'il devrait continuer à montrer qui il était vraiment même s'il était de retour dans sa famille, Cédric de venir jouer au Quidditch avec lui une fois qu'il serait chez les Weasley (vu qu'ils vivaient très près de chez eux), Draco que connaitre des détails sur lui qu'il n'était pas sensé connaitre (prétendument via sa cicatrice) n'était pas la même chose que l'espionner, Percy de sortir de sa chambre plus souvent que pour les repas, et les jumeaux d' 'apprendre' à Ginny à monter sur un balai. A cause de sa persistance et de son ennui, ces buts furent finalement peu à peu atteint, même si Ron voulait toujours des preuves, Hermione un autographe, et Tonks plus de détails. Harry était plus ou moins sûr que Ginny redeviendrait une fan rougissante dès qu'elle le verrait, mais elle avait réussi à converser normalement avec lui dans leur échange épistolaire. C'était vraiment une bonne chose qu'Hedwige appréciait cette surcharge de travail, songeait Harry, parce qu'elle n'était presque jamais chez les Dursley, ce qui aidait vraiment à faciliter ses relations sur ce front.
Le soir du dîner d'affaires des Dursley, qui était aussi celui de l'anniversaire d'Harry, mais ils s'en fichaient un peu, celui-ci allait être très occupé. La première chose qu'il avait besoin de faire était de s'assurer qu'il n'était pas dans la maison lorsque Dobby déciderait de se montrer. Effectivement, à huit heure pile, Dobby apparut devant Harry. Heureusement, ce dernier était assis sur un banc du parc, Sirius sous sa forme de chien dormant à ses pieds.
"Ah, Dobby, je me demandais si tu allais venir tout compte fait," l'accueillit Harry chaleureusement. "Je t'en prie, assied-toi. Comment va Draco? On ne peut pas vraiment dire à travers les lettres."
Dobby, qui avait été sur le point d'éclater en sanglots du fait qu'Harry, non seulement connaissait son nom, mais lui avait aussi demandé de s'asseoir avec lui comme un égal, réalisa brusquement ce que le sorcier lui avait dit d'autre.
"D-Draco?"
"Oui, tu sais, Draco Malfoy. L'héritier de la famille que tu sers. Comment va-t-il?"
"Comment Harry Potter sait-il que-?" commença Dobby.
"J'ai une cicatrice magique," dit Harry simplement.
"Ah oui, Dobby a entendu Maître Draco se plaindre fortement de cela," admit Dobby. "Mais Dobby ne le croyait pas."
"Comment aurais-je su autrement que je devais demander à Draco de t'ordonner de ne pas voler mon courrier?" demanda Harry avec rhétorique.
Dobby acquiesça; judicieuse remarque.
"Je ne pense pas que tu doives t'auto-punir pour être venu me voir, mais dans tous les cas, laisse-moi t'éviter d'autres raisons de t'infliger des souffrances en te disant que je sais déjà que M. Malfoy a l'intention de donner à Ginny Weasley le journal intime de Tom Riddle qui ouvrira la Chambre des Secrets et déchaînera un Basilic sur Poudlard. Je peux même te promettre d'avoir toujours avec moi un miroir et que je ne ferais rien de stupide, mais je ne promettrai pas de ne pas retourner à Poudlard. Si tu utilises la magie et déguise ta signature magique en la mienne pour que le Ministère m'envoie un fichu hibou même si je n'ai rien fait, ma famille commencera à me traiter de la manière dont les Malfoy te traitent et ça ne m'arrêtera quand même pas vu que mes amis viendront me libérer,' expliqua Harry calmement. "Bien que j'apprécie le sentiment."
Soudain, ils entendirent un faible pop, comme si quelqu'un avait transplané dans les bois autour du parc.
"Eh bien, ça m'ennuie de couper court à cette discussion, mais on dirait que mon rendez-vous suivant est arrivé. Hm, elle est en avance..." murmura Harry. "Donc, sauf si tu veux encore plus de témoins, je te suggère d'y aller. Ça m'a fait vraiment plaisir de te connaitre!" termina Harry joyeusement tandis que Dobby lui jetait un regard dépité et transplanait ailleurs.
"J'espère que tu sais ce que tu fais, Harry," dit Tonks en s'avançant vers lui. "Parce qu'on pourrait avoir des ennuis énormes pour ça."
"Je sais, mais c'est très important. C'est le seul moyen de s'assurer que Voldemort meurt vraiment. Je veux dire, qu'il volète ici et là et possède notre professeur de Défense contre les Forces du Mal était suffisant. Imagine qu'il puisse retrouver un corps..."
Tonks frissonna. "Okay, mais n'oublie pas que tu m'en dois une." Elle attrapa la main d'Harry pour transplaner et remarqua qu'il se tenait à un chien. "C'est quoi le truc avec le chien?"
"C'est mon parrain," expliqua Harry.
"Tes parents ont nommé un chien pour être ton parrain?" interrogea Tonks avec scepticisme.
"Ben, mon père l'a fait en tout cas. Mais bon, n'oublie pas que mon père et ses amis sont les héros de Fred et Georges."
"Barjos, tous autant que vous êtes..." murmura-t-elle en les faisant transplaner sur le chemin de Traverse. Comme il faisait nuit, il n'y avait pas grand monde, même si Harry suspectait que le Chaudron Baveur devait être bien rempli; vu qu'il l'était habituellement tous les jours après cinq heures.
Tonks, Sirius et Harry prirent le chemin de Gringotts. Une fois entrés, Tonks prit l'apparence de Bellatrix Lestrange. Les gobelins se fichaient un peu qu'elle soit supposée être à Azkaban ou qu'elle était condamnée pour meurtre car les histoires des sorciers ne les intéressaient en aucun cas. Quand Tonks raconta qu'elle avait perdu sa clé, les gobelins firent simplement un test sanguin qu'elle réussit, étant une proche parente de Bella, et les gobelins lui firent obligeamment une nouvelle clé. Comme Bellatrix était à Azkaban et par conséquent légalement morte, comme l'était le Chef de la Famille Black, Sirius, Tonks aurait pu tout aussi bien réclamer le coffre pour elle-même, mais Harry craignait que ce faisant elle ne devienne une cible privilégiée alors qu'elle n'avait même pas commencé son entraînement d'Auror.
Lorsqu'ils ouvrirent le coffre de Bellatrix, Harry attrapa la coupe de Poufsouffle et Tonks décida de le décharger d'un peu de son contenu en or et en objets patrimoniaux de la famille Black qui avait fait parti de la dot de Bellatrix, dont elle savait que sa mère apprécierait la valeur plus que sa chère "détraquée et enfermée" de Tantine. Quoiqu'elle ne sache pas encore comment elle allait en expliquer la possession... Bah, elle pourrait toujours accuser Harry. Il aurait probablement des explications plus convaincantes de toute façon.
Immédiatement après avoir quitté Gringotts, Tonks déposa Harry et Sirius chez les Weasley. Apparemment Neville était resté avec eux en juin et Hermione une partie de juillet donc il ne manquait plus que lui. Pour son grand plaisir, Percy était en bas jouant aux échecs avec Ron. Il avait environ une heure d'avance sur son heure prévue d'arrivée, mais c'était vraiment pas prévu, et qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire en attendant dix heures? Ginny devint rouge pivoine lorsqu'elle le vit et eut l'air de vouloir prendre ses jambes à son cou, mais se retint. Il y avait déjà du mieux. Maintenant, il fallait juste que ça continue...
Deux semaines après son arrivée, il fut temps d'aller sur le Chemin de Traverse. Harry était incroyablement angoissé et espérait qu'il n'avait ni ne ferait rien qui changerait les évènements et ferait que Lucius refile le journal à quelqu'un d'autre. Il devait admettre qu'il s'était très bien habitué à connaitre le futur et qu'il détesterait avoir à perdre cette capacité avant que ce soit absolument nécessaire.
Il s'était bien amusé jusqu'à présent. Il avait annoncé que Sirius était son nouvel animal de compagnie Padfoot et Sirius adorait suivre les jumeaux de partout et les regarder inventer de nouvelles blagues. Il avait fait un point d'honneur à parler à Ginny à chaque fois qu'ils se trouvaient dans la même pièce et bien que cela fut toujours difficile, elle était parvenue à dépasser le stade des réponses monosyllabiques au profit de courtes phrases. Harry avait peut-être aussi suggéré accidentellement aux jumeaux que Percy passait beaucoup trop de temps tout seul cet été comparé aux étés précédents parce qu'il avait peut-être une petite amie et les jumeaux, tout retournés, n'arrêtaient pas d'insister pour que Percy passe du temps avec eux, en espérant qu'il révèle l'identité de sa copine mystère. Et si Harry ne le connaissait pas mieux, il aurait juré que Percy s'amusait beaucoup à rendre les jumeaux fous en répondant énigmatiquement à leurs questions.
Apparemment les jumeaux avaient relevé le défi qu'il leur avait lancé d'apprendre à Ginny à voler (vu qu'ils n'étaient pas au courant qu'elle montait déjà depuis quelques temps) et avaient été agréablement surpris de découvrir qu'elle surpassait des gens ayant le double de son âge (bon personne qui savait voler, bien sûr, mais faut dire qu'elle s'était entrainée toute seule). Cédric était venu leur rendre visite trois fois déjà et ils s'étaient beaucoup amusés à jouer à trois contre trois (et Percy, évidemment, en avait profité que les jumeaux étaient occupés pour fuir dans sa chambre et... étudier). Même s'il n'avait pas vraiment connu Cédric avant qu'ils ne soient tous deux Champions de Poudlard, Harry réalisa qu'il appréciait vraiment sa compagnie et décida de tout faire pour le garder en vie cette fois.
Une fois qu'ils furent arrivés sur le Chemin de Traverse, Harry réussit à convaincre ses amis de se rendre tout d'abord chez l'Apothicaire pour qu'il récupère sa commande d'Essence de Mandragore. D'accord, peut-être que trois douzaines était excessif, mais s'il y avait bien une chose que Hermione lui avait appris, c'était qu'il n'y avait aucun mal à être bien préparé. Ron, Hermione et Neville (qui s'était arrangé pour y aller avec les Weasley quand il était chez eux cet été) le regardèrent bizarrement, mais le seul commentaire d'Harry fut que sa cicatrice pensait que c'était une bonne idée. Il se demanda un instant combien de temps cela prendrait avant que les gens ne le croient définitivement cinglé s'il continuait à utiliser cette excuse pour expliquer ses connaissances du futur.
Enfin, le Trio plus Neville prirent le chemin de Fleury et Bott. Harry suggéra avec diplomatie que les Weasley n'achètent que deux séries de livres comme ça ils pourraient les partager entre eux, et Mme Weasley, quoi qu'un peu embarrassée, trouva que c'était une bonne idée.
Soudain, le photographe de Lockhart bouscula sans ménagement Ron. "Pousse toi de là, toi," gronda-t-il. "C'est pour la Gazette du Sorcier."
"Génial," murmura Ron.
Lockhart leva la tête et regarda Ron. Malheureusement, Harry se tenait juste à côté de lui. Il bondit sur ses pieds et s'époumona, "Serait-ce Harry Potter?"
"Où ça?" Harry regarda dans tous les sens, comme s'il se cherchait lui-même.
"Tu n'es pas Harry?" demanda Gilderoy, confus.
"Non," répondit Harry joyeusement.
"Mais...Je...ta cicatrice..." protesta Lockhart.
"Un malheureux accident de cuisine," vint la réponse de Harry, réitérant son histoire de l'année passée.
"Alors qui es-tu?" interrogea Lockhart.
"Draco Malfoy."
"Oh, très bien, laisse moi t'offrir un set de livres gratuits pour me faire pardonner de cette malheureuse confusion," termina Lockhart en lui tendant les livres. Il reporta ensuite son attention vers ses fans adorés.
"Tiens," dit Harry en mettant les livres dans le chaudron de Ginny. "Maintenant il ne reste plus qu'une série à acheter."
"Et tes livres à toi, Harry?" s'enquit Hermione.
"Je n'avais pas l'intention de les acheter, Hermione."
"Mais...alors comment espères-tu apprendre quoi que ce soit?" répliqua-t-elle.
Harry renifla. "Je t'en prie, c'est pas comme si j'allais apprendre quoi que ce soit de toute manière. C'est un imposteur tu te rappelles?"
Hermione hocha la tête à contrecœur. Il avait fallut du temps pour la convaincre qu'en réalité Maître Oubliette n'était pas un génie.
"Harry, pourquoi lui as-tu dit que tu étais-" commença Mme Weasley.
"C'ETAIT TOI!" la voix de Draco Malfoy retentit derrière lui.
"Oui, Draco?" s'enquit Harry poliment.
"C'est toi qui a commencé cette rumeur l'année dernière, n'est-ce pas?" interrogea Draco. "Celle selon laquelle je serais le fils naturel de Snape."
"Techniquement, c'est Fred et George qui l'ont commencé," souligna Harry. "Mais oui, j'y ai ajouté ma touche personnelle. Pour être franc, à ce moment là nous n'étions pas réellement amis."
"Mais tu viens juste de la répéter publiquement encore une fois. C'est quoi ton excuse cette fois?"
"Je..." Harry referma la bouche brusquement. "Je n'en ai pas. Désolé."
Draco roula des yeux. "Et après ça, je me suis donné la peine d'ordonner à Dobby de ne pas voler tes lettres..."
"Oh s'il te plait, ça n'a pas du te prendre plus de deux minutes," rétorqua Harry. "Mais j'apprécie le sentiment quand même."
"Alors, comment as-tu réussi à survivre à ton été avec les Moldus? Je veux dire, j'imagine que ça doit être encore pire qu'un été avec les Weasley," dit Draco.
"Eh bien, ma tante et mon cousin ont l'air de moins me détester que d'habitude cette année, mais mon oncle avait l'air de voir m'étrangler à chaque fois qu'il m'approchait," répondit Harry.
"Super," dit Draco sarcastiquement. "Rappelle moi pourquoi tu penses que les Moldus valent le coup déjà?"
"Parce que ma famille me traite exactement comme les fanatiques Sang-Purs traitent les Moldus?" suggéra-t-il.
"Sans la tentative de meurtre?"
"Ron, vite, votre mère est distraite par Lockhart, fichons le camp d'ici," intervint M. Weasley tandis que les jumeaux et lui traçaient leur chemin pour les rejoindre.
"Tiens, tiens, tiens - Arthur Weasley," commença Lucius de sa voix trainante.
Harry leva les yeux au ciel. Seigneur, c'était une rencontre fortuite dans une librairie bondée, pas un épic face à face dans le Far West.
"Lucius," salua Arthur, essayant à peine d'être poli.
"Très occupé au Ministère ces temps-ci j'ai entendu. Toutes ces descentes... J'espère qu'ils vous paient les heures supplémentaires?" Il avança la main vers le chaudron de Ginny et en sortit un exemplaire flambant neuf du Guide du Débutant en Métamorphose (Harry avait insisté pour payer leurs fournitures scolaires étant donné qu'il logeait chez eux pendant un mois. Arthur et Molly n'avaient accepté qu'à contrecœur après qu'il les ait menacé de leur offrir à tous des Nimbus 2001 à la place. Qui aurait crû que la meilleure façon de combattre l'aversion à la charité était d'offrir encore plus de charité?). "Apparemment oui. C'est triste de voir que vous êtes tellement à la recherche d'argent que vous devenez une honte au nom de sorcier pour quelques Gallions de plus."
"Nous avons une vision différente de ce qu'est une honte au nom de sorcier, Malfoy," répliqua Arthur.
"Clairement," dit Lucius, ses yeux s'égarant vers les Granger. "La compagnie-"
"Personnellement, un sorcier de plus de quinze ans qui ne sait pas invoquer un expelliarmus sans lâcher sa baguette est ma définition d'une honte au nom de sorcier," intervint Harry.
"Ou quelqu'un qui ne sait pas voler sur un balai sans tomber," ajouta Draco.
"Ou quelqu'un qui n'aime pas le Quidditch," contribua Ron.
Cela mit définitivement fin à la tension entre les deux hommes et les Malfoy partirent sans incident. Enfin, presque. En examinant de plus près, Harry vit Lucius insérer furtivement le journal dans le manuel de Ginny. Dommage que la bagarre ait été évitée, même si c'était grâce ou à cause de lui, car il avait prévu de parier à Draco et aux jumeaux que Hagrid allait gagner le combat entre leurs pères. Crotte.
Quand Harry et les Weasley revinrent au Terrier (après avoir salué les Granger, qui repartaient du côté moldu de Londres, et Neville qui partit par cheminette), tout le monde rangea ses affaires dans sa chambre et Ron défia immédiatement Harry aux échecs. Comme Harry avait accepté à chaque fois que Ron lui avait demandé auparavant (suivant sa théorie comme quoi plus Ron le battait aux échecs, plus vite son complexe d'infériorité envers lui diminuerait), il ne trouva pas de raison valable pour refuser de jouer et monter dans les chambres à la place, et donc il fut obligé de jouer.
Il n'avait pas vraiment le cœur à ça, par contre, et il joua encore moins bien que d'habitude. A la minute où il perdit, il vola pratiquement dans les escaliers jusqu'à la chambre de Ginny. Il ouvrit brutalement son livre de métamorphose. Rien. Il vérifia le reste de ses fournitures scolaires. Rien. Il passa le reste de l'après-midi à regarder dans toute la maison. Toujours rien.
A la nuit tombée, il avait du se rendre à la terrible évidence. Le journal avait disparu. Avec Wormtail.
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