The «Dark legends Quileutes pack» Contest:

Peeping Tom

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stéphanie Meyer, seule l'histoire est créée par mes soins. Venez aussi découvrir le Forum Damn-Addict-Lemon à ce lien : damn-addict-lemon . forumgratuit . fr/ (enlever les espaces) sur lequel se feront les votes !

Perché sur un arbre à l'abri des regards indiscrets je profite du spectacle qui s'offre sous mes yeux. A travers une fenêtre embuée, la silhouette nue d'une jeune femme se dessine. Je la contemple avec délectation comme tous les soirs depuis maintenant un mois… Depuis que j'ai découvert par hasard en escaladant cet arbre par défi qu'il donnait sur la salle de bain des Weber… et que leur charmante fille Angela prenait sa douche tout les soirs à dix-huit heures quarante cinq précise…

Vous pensez que je suis un être immoral d'entrer ainsi dans l'intimité de la jeune femme ? Vous avez raison et je l'assume. Je suis un voyeur.

La première fois je me suis sauvé alors que les premiers vêtements de la belle tombaient aux sols, pas assez vite il faut le croire … Quelques secondes ont suffit pour que mes yeux adolescent impriment la couleur de sa peau, les formes de ses courbes… Petit détail insignifiant que j'aurais pu voir dans un autre contexte : comme lors d'un des ces rares après-midi de soleil où les jeunes de Forks viennent se baigner sur notre plage mais qui me hanta jusque dans mes rêves.

Le lendemain, j'avais tenté de chasser ces images, en vain. Et j'ai bénis qu'aucun vampire ne soit à l'horizon m'obligeant à partager une ronde avec l'un de mes frères loup qui, à coup sûr, se serait moqué de moi. Ils ne peuvent pas comprendre, ceux qui ne sont pas imprégnés ne manquent pas de sollicitations en tous genres. Nombreuses sont les filles qui rêvent d'entrer dans leurs vies ou tout simplement dans leurs lits.

J'ai beau jouer les clowns ma timidité me gâche la vie. Les seules filles que j'ai osé aborder me considèrent comme leur meilleur ami et ne cessent de me demander des conseils pour séduire Paul, Jake, Embry et compagnie ou m'ont avoué qu'elles n'osent pas s'approcher à moins d'un kilomètre de moi de peur de subir les foudres de ma chère sœur et de son humeur massacrante.

Hélas, je ne suis qu'un mec aux hormones bouillonnantes, j'ai bien tenté de regarder un de ces films pornos qui pullulent sur internet, mais ces scénarios artificiels me donnent la nausée.

Angela : son image n'a cessé de me tourmenter toute la journée. J'en veux plus. La découvrir totalement, faire partie de son univers même à son insu. Alors le soir, tremblant de honte j'y retourne. Je grimpe sur l'arbre et profite du feuillage persistant du chêne pour m'y dissimuler. Puis je commence à prier pour que ce ne soit pas un autre membre de la famille, au lieu de mon obsession qui apparaisse dans mon champ de vision. Ma conscience, cet énervant criquet, me conjure de redescendre mais il est trop tard !

Réglée comme une horloge, la jeune femme vient de pénétrer dans la salle de bain. Elle porte une robe courte de couleur violette. Tenue qui lui va à ravir et qui met en valeur ses courbes délicates. Tout mes sens sont en alerte, le temps semble s'arrêter, mon souffle est court. Je n'ose bouger d'un millimètre de peur de signaler ma présence. J'attends, me languis de la perspective du show qui soulagera ma curiosité obscène.

Elle pose ses lunettes sur le rebord du lavabo avant de détacher ses cheveux. Il est toujours temps de faire marche arrière,me souffle mon cœur. Mais je ne l'écoute pas, trop hypnotisé par la jeune femme. La robe tombe sur le sol suivie de près par sa paire de collants. Je suis aux abois, mes souvenirs de la veille ne lui rendent pas justice. Elle est belle, je chéris son naturel.

Je retiens mon souffle alors que son soutien gorge rejoint la pile de tissus sur le carrelage. Mon cœur bat à cent à l'heure et mon sexe bondit dans mon caleçon. Je n'ai qu'une envie : la rejoindre. Je rêve d'englober dans mes mains ses envoûtantes petites poires, de caresser ses pointes fièrement dressées… Je n'ai pas le temps de pousser ma rêverie plus loin ! Ses doigts se faufilent au niveau de son boxer pour le faire descendre le long de ses fines jambes.

Elle est nue ! Offerte malgré elle à mon regard.

Je culpabilise un instant de profiter de sa vulnérabilité mais ce sentiment est bien vite transformé par l'excitation de l'interdit. Mon membre pulse à m'en faire mal. Ma vue s'embrume à la vision de son intimité protégée par un sombre triangle de fins poils. Je vais devenir fou, je dois user de toute ma volonté pour rester dans ma cachette. Je la désire et bien plus encore. Si je me suis offert le droit de percer ainsi le voile de son intimité, elle vient de faire de moi son esclave, son dévoué.

Je sais à présent qu'il me sera impossible de désirer une autre fille de cette manière. Elle est devenue le centre de mon univers, ma drogue.

Je la regarde me tourner le dos, admire ses fesses rebondies tandis qu'elle entre sous la douche. Je dois partir…

Je profite de cet instant pour fuir. J'entre dans une course folle pour éviter de regarder en arrière. Je sais que si j'étais resté je n'aurais pas pu résister à l'envie de la rejoindre. Et elle ne l'aurait pas compris, qui pourrait le comprendre ? Je ne suis pas sûr de connaître moi même les raisons qui me poussent à agir ainsi.

Mais je sais déjà que je serais au rendez vous les jours suivants. Bien caché parmi les feuilles de mon arbre.

Les jours se suivent et se ressemblent ou presque. Je me lève le matin avec qu'une seule idée en tête : accélérer le temps pour pouvoir m'adonner à ma petite séance de voyeurisme. Plus les journées passent plus j'ai du mal à trouver ça mal.

J'arrive même à cacher mon petit secret à mes frères et ça, je dois l'avouer, je n'en suis pas peu fier. Ma sœur me trouve encore plus enjoué qu'avant, ce qui, je le sais, l'agace considérablement. Je crois qu'elle aimerait que tout comme elle je passe ma vie à broyer du noir. Ou alors peut être a-t-elle compris qu'il y a une fille derrière tout ça et qu'elle cherche à me décourager ? Cela n'arrivera pas, je suis un éternel optimiste.

Enfin bref, je profite de chaque petit cadeau de l'existence. Bien sûr je ne pourrais jamais être totalement comblé : pas sans Elle. Combien de fois me suis-je avancé vers sa porte pour l'inviter à sortir avant de renoncer ? J'ai beau voir la vie du bon coté, je suis également réaliste. Si les autres m'ont rejeté pourquoi serait-elle différente ?

Toutefois je me pose de nombreuses questions depuis quelques jours. Je me demande si elle n'a pas réalisé qu'on l'observe ! Son comportement a changé, ses tenues aussi… Elle semble plus sexy et beaucoup plus sûre d'elle. De plus il n'est pas rare qu'elle jette un coup d'œil dans ma direction. Me voit-elle ? Où est le fruit de mon imagination ? J'ai également noté qu'elle prolonge ses rituels de beauté pour mon plus grand bonheur. Souvent j'imagine que ses mains sont les miennes lorsqu'elle masse sa peau de sa toute nouvelle crème hydratante au sensuel parfum d'Ylang… Je mets fin à ma rêverie, j'entends l'appel de mes frères. Impossible d'arriver en retard si je ne veux ne pas éveiller le doute dans l'esprit de mes camarades.

Hier, j'ai sauté un pas de plus dans ma folie. Je me suis introduit chez elle par une fenêtre laissée ouverte tandis que toute sa famille déjeunait dans le jardin. J'ai ressenti le besoin de posséder un objet qui me connecte à ma muse, quelque chose à chérir quand je ressentais le manque. J'ai choisi l'un de ses foulards. Elle en détient une telle collection qu'elle ne remarquerait sans doute pas son absence.

C'est devenu mon trésor et je le chéris d'autant plus qu'il est imprégné de son odeur. Je le considère désormais comme mon porte bonheur.

Hélas, ce substitut de trèfle à quatre feuilles ne m'a pas porté chance :

Je viens d'apprendre par Bella que ma déesse sort avec un certain Ben. Je ne sais pas vraiment comment le nom d'Angela est entré dans la conversation. Tout ce que je me souviens c'est de son prénom suivi de « rencart à quatre ». Je ne l'ai pas cru tout d'abord, il devait s'agir d'une erreur ou d'une autre personne !

Mais lorsque le soir même je ne la vis pas pénétrer dans la salle de bain à son heure habituelle, je dus me rendre à l'évidence. Elle est avec un autre ! C'est alors que je compris. Son changement d'attitude, son besoin de prendre soin d'elle, d'être attirante, sexy… C'était pour lui, pour le séduire !

J'ai mal, je me sens trahi alors que je sais que je n'ai aucun droit sur elle. Je voudrais crier : elle à moi, faire sortir la douleur. Mais je me tais, je reste tapi dans la pénombre. Une ombre : voila qui définit bien ce que je suis.

De mon poste d'observation, j'entends vrombir une vielle voiture. Elle est à son bord, mon flair me le souffle. Je sais qu'il ne se trompe pas, je reconnaîtrai sa fragrance n' importe où. Pas de doute cet engin est à lui. Où l'a-t-il emmenée, qu'ont-ils fait, l'a-t-il embrassée… touchée ? Ces questions me minent.

Ils descendent de la voiture main dans la main. Il la raccompagne jusqu'à la porte et l'embrasse. Elle rougit, semble gênée. Mon cœur se brise. Je tremble de rage. Comment ose t-il ? Ne voit-il pas qu'elle mérite mieux ?

Je la vois disparaître derrière sa porte après lui avoir adressé un dernier signe de la main. Nous sommes désormais seuls lui et moi. La fureur ne m'a pas quitté et mon loup se fait de plus en plus bruyant cherchant désespérément à sortir. Je lutte pour refréner mes envies de meurtre, je suis un protecteur.

Je ferme les yeux pour me calmer. Un, deux, trois. J'ai compté lentement. Il doit être parti, je peux les rouvrir. Mais non, l'imbécile a pris son temps il remonte tout juste, son véhicule démarre. Je ne me contrôle plus. Il faut que je le suive, pour lui faire passer l'envie de la revoir. Je saute de mon perchoir tandis que mon corps mute. Je ne suis que douleur, mes pensées sont confuses.

Je ne comprends que trop tard la venue de mon Alfa. Il m'oblige à rentrer chez moi, à me calmer. J'obéis, je n'ai pas d'autre choix. Qu'a-t-il lu dans ma tête? Je ne le sais pas. J'ai peur de le découvrir.

Arrivé chez moi je m'enferme dans ma chambre et monte le son de la musique à fond. Oublier je ne demande qu'à oublier. Je ne veux voir personne.

Je me réveille le lendemain couvert de sueur, ma nuit a été peuplée de cauchemars. J'ai l'impression d'étouffer, j'ai besoin d'air. Je sors de chez moi et pars à la plage et sur place je vois mes amis. Sam est avec eux, il m'observe mais ne dit rien, n'amorce aucun pas dans ma direction… Attendant sans doute que ce soit moi qui fasse le premier pas quand je serais prêt. A-t-il percé à jour mon secret ? Son attitude me rassure je ne pense pas qu'il a vraiment compris toute l'histoire.

Je lui fais un signe de la tête et passe mon chemin. Je n'ai pas envie de parler. Finalement je décide de rentrer.

Dans la boite aux lettres, une enveloppe m'attend. Ce que j'y découvre me glace le sang. Une photo de moi dans mon Chêne, le regard braqué vers la fenêtre des Weber. Sous l'image est inscrit : « Retournes-y et j'envoie les flics ! ». Bien entendu, seul un œil exercé serait capable de me reconnaître, mais cela n'a aucune importance. Quelqu'un sait ! Qui ? Sam ? Les Weber ? Ce Type ?...

Je tourne tel un lion en cage, regarde l'heure. Au diable l'avertissement : j'ai besoin de la contempler encore, de satisfaire mon addiction. Ma détermination est sans limites. Je prends encore plus de précautions qu'à mon habitude mais j'y retourne. J'escalade les branches de mon complice et attends : je suis en avance …

Des sirènes de police retentissent, c'est pour moi je le sais. Résigné, je descends de ma cachette, je n'aurais pas le droit à une dernière fois, à un dernier regard.

Alors que je me livre de moi même au chef Swan, la porte de la demeure d'Angela s'ouvre. C'est elle qui me regarde, m'épie. Les rôles sont étrangement inversés. Nos regards se croisent pour la première fois. Dans le sien, je peux lire l'incompréhension. Alors je lui murmure dans un souffle :

« Je reviendrai ».

FIN.