Hey !
Désolée encore une fois de ce retard. J'avais énormément de travail, j'étais malade et fatiguée. Mais là c'est les vacances !! J'essairais de poster au moins trois fois pendant ces vacances. Là ce chapitre est assez long, 16 pages donc ça m'a pris pas mal de temps.
Je remercie beaucoup beaucoup pour leurs reviews : Endless77, Eliane62, corny59, Audrey, Zachitoya et Likyboy's. Merci de me lire et de prendre le temps d'un petit message, merci aux lecteurs aussi qui me lisent, je vous encourage vraiment à laisser un petit mot ; c'est après tout le seul salaire de l'auteur.
Réponse spéciale à Audrey : FRIENDS !! Nan mais trop, c'est la meilleure série du monde. Perso, j'ai déjà tout regardé au moins cinq fois, certains épisodes je les ai vu des dizaines de fois. Il me manque la saison 3 encore en DVD ^^. Je suis particulièrement fan des quatre premières saisons en ce moment. J'adore Phoebe, Chandler et Joey parce que ce sont les plus marrants et les plus originaux ^^ mais Ross est un acteur trop trop drôle dans ses réactions, et pour moi la meilleure actrice est Rachel, je suis vraiment émerveillée par son jeu parfois (à part dans le 2e épisode de la saison 5 où elle annonce à Ross qu'elle est toujours amoureuse de lui alors que lui est marié à Emily et qu'elle éclate de rire, je trouve ça vraiment vraiment mal fait). Et toi alors, parle-moi de ton monde de Friends XD. Mais tu savais qu'en France, les épisodes avaient été raccourcis ?! De quelques minutes. Tu vas sur des sites américains, les épisodes sont plus longs, quelques scènes sont rajoutées. Enfin bref hum hum faut pas me laisser parler de Friends, ça peut durer des heures ^^. Désolée d'avoir traîner pour ce chapitre là, je suis contente que celui d'avant t'ai plus et merci pour ta review. Je pensais avoir vraiment raté la scène "hot" entre Lily et James, donc merci de me dire ça ! Il se passe pas grand chose côté James Lily ici, mais il y a une scène dans le chap d'après... Mmmmmhh lol allez pas de spoiler. J'espère que ce chap là te plaira.
Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas à moi mais à JKR, et elle refuse encore d'admettre que c'est moi qui, inconsciemment et par télépathie (et surtout alors que je n'étais toujours pas née XD), lui ait donné toute l'idée, je te jure, c'est les anglais ça, impossible de leur faire confiance ^^. Le titre du chapitre est une chanson de... U2 yeah !!! Quelle surprise !
Sur ce, Bonne lecture.
Rappel des OC (parce que ça fait longtemps et que c'est utile de rafraîchir la mémoire de temps en temps) :
Lyra Carlson : cinquième année à Gryffondor, meilleure amie de Lily (et de Liana), brune aux yeux gris, violoncelliste. Bilingue russe car a vécu en Russie pendant neuf ans. Présentement très intéressée par le mystère qui entoure les nouveaux professeurs.
Liana Harper : cinquième année à Gryffondor, meilleure amie de Lily (et de Lyra), blonde aux yeux bleus-verts, pianiste. Amoureuse secrètement de Sirius Black pendant des années, amie de James et Sirius depuis la première. A été sous influence régulière de marijuana en quatrième année et a essayé quelques fois la cocaïne. Passionnée d'histoire et de langue, elle apprend le russe avec Lyra.
Kay Stevenson : sixième année à Gryffondor, yeux verts mais le reste de son aspect est changeant. Décrite comme "superficielle, emmerdeuse de première, imbue d'elle même, dépourvue de tact et de sentiments, Miss Ragots n°1 avec beaucoup d'influence dans tout Poudlard". Petite-amie de Sirius depuis la rentrée de Septembre (avec une pause d'un mois). Surtout à cause d'elle que Liana a commencé à se droguer. Elles sont en froid aujourd'hui depuis qu'elle sort avec Sirius et surtout depuis que Liana sait qu'elle a essayé de séduire son père pendant l'été qu'elle a en partie passé chez les Harper.
Nicole Wheeler : cinquième année à Gryffondor, yeux noirs, cheveux et peau chocolats. Préfète de Gryffondor avec Remus. Elève sérieuse, une des première de la classe, populaire, jolie, a beaucoup de succès à Poudlard et compte beaucoup de petits-amis. Amie de Lily et des autres car partageant leur dortoir. A un léger faible sur Remus depuis la première mais n'a jamais songé à sortir avec lui sérieusement, jusqu'à sa relation avec Dylan, son petit faible devient plus important.
Mei Ming Yue Zhao : cinquième année à Gryffondor, chinoise, yeux noirs bridés, longs cheveux noirs. Elève moyenne. Amie de Lily et des autres car partageant leur dortoir.
Mary MacDonald : ne fait pas partie des OC parce que inventée par JK Rowling, mais bon. Cinquième année à Gryffondor, blonde-châtain et yeux marrons. Elève sérieuse mais pas excellente, grande lectrice. Amie de Lily et des autres car partageant leur dortoir. Est sortie avec Remus pendant la 4e.
Dylan Wash-Gorgman : cinquième année à Serdaigle, petite-amie de Remus Lupin depuis la fin de la quatrième, blonde aux yeux bleus. Est en cours de Rune avec Remus, Lyra et Liana.
Tyler Hilton : sixième année à Gryffondor, petit-ami non officiel de Lily depuis fin septembre. Attrapeur dans l'équipe de Quidditch. Bourreau des coeurs depuis environ un an, mais n'est pas exclusif avec ses copines.
Luke Donovitz : cinquième année à Poufsouffle, cavalier de Lyra au bal de Noël.
Lyndon Lovitz : nouveau professeur de défenses contre les forces du mal. Caractère assez intriguant, Lyra s'est jurée de découvrir son secret.
Prisca Blunt : nouveau professeur de Botanique, remplace Chourave pour un an seulement. A été surprise dans le train en septembre par Remus et Nicole a se disputer violemment avec Lovitz, on ne sait pas pourquoi.
Jon Goldblum : nouveau prof de Soins aux créatures magiques, remplace Brûlopot pour un an seulement. Très séduisant, pas mal de filles sont folles de lui. A invité Blunt au bal de Noël.
Alan Bentley : nouveau prof de Divination, remplace Mercer pour un an seulement. Très bizarre, Liana sèche souvent ses cours parce qu'il ne cesse de lui prédire des trucs impossibles.
Leave it behind
9. A sort of homecoming
C'était horrible. Assister à ça était une véritable torture. Principalement parce que je me sentais impuissant. J'avais toujours cru que la magie pouvait tout réglé, mais pour ce cas précis, c'était impossible. Et terriblement injuste.
Au début, je débordais de rage, à cause de la trahison. J'étais si aveuglé par ma colère que j'avais l'impression que leurs yeux me hurlaient « Tiens, ça fait des mois qu'on te ment, et pourtant, on te l'annonce quand même, cette vérité qui va complètement bouleverser ta vie, d'une telle manière que tout ce que tu voudras après, c'est mourir »
J'ai voulu mourir.
Le plus ironique, le plus dégueulasse, était qu'à peine quelques mois plus tard, j'allais ressentir la même chose, quelque chose qui allait me faire presque aussi mal. Mon meilleur ami me trahira, j'assisterai en direct à ma monstruosité dirigée contre notre pire ennemi. Cette nuit de pleine lune printanière me hantera, comme ce jour de décembre m'obsédera toute ma vie.
J'ai eu beaucoup de mal à pardonner, aussi bien à mes parents qu'à Sirius.
Si Lyra avait la flemme de se lever, elle observait en revanche la pièce avec soin, curiosité et admiration. Jamais auparavant elle n'avait entendu parler de cette Salle sur Demande. Une fois, alors qu'elle se remplissait la panse de glace au chocolat aux cuisines, elle avait entendu les elfes de maison parler d'un endroit qui s'appelait « la Pièce Va-et-Vient », et à priori il s'agissait de la même chambre.
Etait-ce une chambre, un placard, une salle de bal ? Rien de tout cela. La pièce se trouvait au septième étage en face de la tapisserie de Barnabas le Follet. Il n'y avait pas vraiment d'entrée ; il fallait passer trois fois devant le mur face à la tapisserie en pensant à ce ce qu'on désire - une chambre, des toilettes, une pièce remplie de Chocogrenouilles - et là, une porte apparaît, on l'ouvre, et c'est exactement ce qu'on a voulu.
Dingue, quand même, une pièce capable de satisfaire vos moindre désirs... Lyra soupira de bien-être, se redressa dans le lit et passa ses bras derrière sa tête, admirant la luxueuse chambre. D'ailleurs, même quand on est à l'intérieur de cette fameuse salle, il suffit de penser à un objet qui vous manque, et il apparaît. La jeune fille baissa les yeux sur ses seins nus qui dépassaient de la couverture, songeant que sa nudité aurait peut-être besoin d'être recouverte, et 'pop', une robe de chambre blanche comme la neige apparut sur un fauteuil.
Avec un léger sourire, elle se leva, frissonna quand ses pieds nus se posèrent sur le parquet et se dépêcha de se vêtir de la robe en laine moelleuse. Elle s'étira longuement en continuant de contempler la pièce pensivement. Elle était persuadée que très peu de personne connaissait l'existence de cette pièce. Peut-être que même les Maraudeurs l'ignoraient.
Elle fit un tour complet sur elle-même et ses yeux se reposèrent sur le lit qu'elle venait de quitter. Un sourire radieux s'installa sur ses lèvres tandis qu'elle s'affalait sur un fauteuil sans détourner le regard. Une tête, un bras et la moitié d'un torse dépassaient de la couverture, le bruit d'une respiration lourde venait jusqu'à elle.
Lyra se gratta la tête en repensant à cette nuit. Elle avait couché avec son cavalier du bal de Noël, qui avait lieu juste la veille. Luke Donovitz. Mec mignon qui l'attirait beaucoup physiquement, bon cavalier, bon danseur... bon coup, pensa-t-elle avec un sourire amusé.
Luke reposait paisiblement, les mèches de cheveux sur ses yeux fermés. La veille au soir, tout s'était déroulé de façon très naturelle. Ils avaient dansé, bu, ri, parlé de l'école, des profs, de leurs amis, de pleins de choses... Ils étaient partis faire un tour dans le château, main dans la main. Il avait fait le premier pas en l'embrassant, et environ vers minuit il lui avait demandé avec un air mystérieux qu'elle trouvait sérieusement craquant si elle connaissait un des plus grands secrets de Poudlard.
Il l'avait emmené dans la Salle sur Demande, lui avait fait découvrir toutes les merveilles dont cette pièce était capable, lui avait raconté les nombreuses fois où il y était allé. Si elle se souvenait bien, elle avait même fait une blague pourrie en l'appelant « Lucky Luke » ; heureusement pour elle, il avait trouvé ça mignon. Puis ils avaient recommencé à s'embrasser, et une chose en entraînant une autre, ils s'étaient retrouvés en sous-vêtements sous la couette.
En y repensant, c'était sûrement Lily, qui avait soudainement commencé à avoir des relations sexuelles l'année dernière, qui l'avait influencée. Il était vrai que depuis le premier rapport sexuel de sa meilleure amie, Lyra y avait pensé. Elle avait réalisé que le sexe pouvait être bien plus qu'une première fois désastreuse.
Elle, elle avait perdu sa virginité l'été de ses treize ans, à une fête où elle ne connaissait personne. Pour la première fois, elle avait bu et fumé de l'herbe et ne contrôlait plus rien ; un type trois ans plus âgé s'était approché d'elle, ils s'étaient découverts des atomes crochus, et ça s'était terminé par son dépucelage, dont elle n'avait presque aucun souvenir.
Alors qu'avec Luke... Ça avait été vraiment bon. Agréable, très bien en fait. Elle se rappelait de tout avec délice, de ses baisers, de ses caresses, de leur plaisir partagé. Elle se souvenait de sa bouche sur ses seins, de la texture de ses cheveux, de ses mains sur ses reins, de sa peau, de ses lèvres, de l'étincelle qui brillait dans son regard. Elle se rappelait de la sensation de ses doigts en elle, de lui allant et venant en elle.
C'était comme une deuxième première fois pour elle, une qu'elle avait vraiment vécu. Dans son esprit, cette expérience effaçait la première, elle avait enfin un autre vécu en matière de sexe, et étrangement, rien ne pouvait lui faire plus plaisir.
Son menton reposait sur sa main, Lyra ne se rendait pas compte qu'elle dévorait littéralement Luke des yeux en passant lentement le bout de ses doigts sur ses lèvres. Elle aurait presque envie de le refaire, mais elle ne recommencerait certainement pas avant un bout de temps. Il n'y avait rien entre Donovitz et elle. C'était peut-être horrible de dire ça, mais elle avait eu ce qu'elle voulait de lui - bien qu'elle n'ait rien calculé plus tôt, d'ailleurs elle ne savait même pas ce qu'elle voulait de lui avant de l'avoir eu - et elle ne voulait plus rien d'autre que chérir ces supers souvenirs.
S'il revenait lui parler, elle essairait de lui faire comprendre avec diplomatie qu'elle n'était plus intéressée par lui mais qu'ils pouvaient rester amis... Un truc du genre. Elle demanderait conseil à Nicole.
Lyra était quand même incapable d'arrêter de sourire. Elle avait vraiment passé une super nuit. Elle décida soudainement de se ressaisir et se leva, cherchant ses vêtements du regard. Elle jeta un dernier coup d'oeil à son amant d'un soir, et commença à préparer sa journée dans sa tête.
Elle allait s'habiller, prendre son petit-déjeuner, préparer sa valise pour les vacances, et ne pas à penser à Luke Donovitz. Ou alors... elle allait seulement s'habiller, prendre son petit-déjeuner et préparer sa valise pour les vacances.
Après un dernier signe de la main à Peter, Remus examina une nouvelle fois le quai 9 ¾ en long et en large. Soudain, il se traita mentalement d'idiot. Il avait oublié de prévenir ses parents que le voyage en Poudlard Express avait été avancé d'un jour, pas étonnant que ni son père ni sa mère ne soit là pour l'accueillir à King Cross. Soupirant de lassitude, il empoigna sa valise et passa la barrière qui le ramenait chez les moldus.
Il traversa le Londres moldu jusqu'au Chaudron Baveur et rentra chez lui par cheminée. Remus fut surpris de découvrir sa maison vide, alors qu'un samedi, ses deux parents étaient censés être chez eux. Il préféra attendre leur retour plutôt que d'essayer de les retrouver et défit ses bagages pendant ce temps.
Remus n'entendit la cheminée crépiter qu'une heure plus tard alors qu'il finissait déjà le livre que Sirius lui avait offert pour Noël. « Salut papa » lâcha-t-il avec un sourire en s'étirant sur le canapé. Noé Lupin sursauta quand il l'entendit et Remus rit.
- Désolé de pas vous avoir prévenu, j'ai oublié de vous dire qu'on partait plus demain mais aujourd'hui...
Il vit son père froncer les sourcils puis cligner plusieurs fois les yeux, se les frotter d'un air fatigué, mais il ne répondit pas et posa son manteau sur une chaise « Papa ? Un problème ? » Remus ne comprenait pas du tout l'attitude de son père, lui toujours ravi de le revoir et de passer du temps avec lui alors qu'il ne l'avait pas vu depuis plusieurs semaines.
- Non, c'est bon » Son père lui adressa son premier sourire de la journée, un sourire las « J'ai juste un peu du mal à me déconnecter de... cette journée.
Remus hocha la tête, comprenant que son père n'ait pas trop envie d'en parler « Elle est où, maman ? » demanda-t-il alors. Noé se racla la gorge et cligna plusieurs fois rapidement des yeux. La gorge du lycanthrope se serra. Peut-être était-ce à cause de ses « super-pouvoirs » ou parce qu'il connaissait trop bien ses parents, mais il avait un mauvais pressentiment.
Les traits de son père changèrent de manière imperceptible, et le jeune homme sut qu'il venait de prendre une décision déterminante. « Je vais t'amener à elle » Remus choisit tout de suite la solution de repli « Elle préférerait pas plutôt venir à moi ? » Une ombre de sourire passa sur le visage de l'adulte.
- Elle en est incapable, désolée.
Remus voulut se ressaisir et il accepta silencieusement. Son père lui prit la main, ce qu'il n'avait plus fait depuis sa rentrée à Poudlard, et il ressentit l'impression de passer dans un tube de caoutchouc, caractéristique du transplanage.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, c'était comme si un boxeur de haute catégorie lui avait envoyé de toutes ses forces son poing dans l'estomac.
Un hôpital. Son père l'avait fait transplané devant un hôpital moldu. Ce qui ne voulait dire qu'une seule chose...
Noé ne le regardait pas, il fuyait même carrément son regard, mais il passa quand même sa main dans le cou de son fils pour lui caresser la nuque. Simple geste affectif, mais celui-ci tressaillit. Il voulait Dylan, il la voulait auprès de lui, un besoin urgent qu'elle soit là pour le soutenir le prit. Il laissa son père le transporter dans l'hôpital londonien, il prit l'ascenseur, les escaliers et encore l'ascenseur, et il s'arrêta devant une porte blanche.
Tout est toujours blanc, dans un hôpital. N'est-ce pas la preuve vivante qui démontre la stupidité des gens à vouloir toujours séparer le blanc du noir, les méchants des gentils, le bien du mal ? Que le manichéen n'existe que dans les rêves les plus fous ? Un hôpital est entièrement blanc. Et dans les hôpitaux, on meurt. Un hôpital est souvent synonyme de tristesse et de malheur, de souffrance et d'abattement. N'est-ce pas ironique...
Remus secoua la tête pour s'empêcher de réfléchir à des trucs que lui-même ne comprenait pas. Le numéro sur la porte était le 137. Le 13 est un numéro qui porte malheur, mais le 7 est souvent considéré comme un porte bonheur... Etait-ce un quelconque signe ?
De nouveau, il essaya de se vider l'esprit. Il faisait ça, souvent, quand il paniquait, se laisser submergé par des pensées qui n'avait rien à voir avec la situation qui le rendait anxieux comme ça. Une sorte d'échappatoire.
Quand son père actionna la poignée, il bloqua sa respiration et décida d'attendre de voir ce qu'il verrait pour la relâcher. Mais ce qu'il vit le fit s'étouffer dans son propre souffle et son père dut lui taper dans le dos.
Sa toux réveilla sa mère. Joan Newley, épouse Lupin. La femme qui l'avait porté pendant neufs mois, qui l'avait enfanté, dont il tenait la couleur des yeux, des cheveux, et aussi son deuxième prénom. Ce qui était marrant, c'était que sa mère s'appelait Joan et lui Remus John, et que la mère de James s'appelait Christa et le deuxième prénom de James était Christian ; un petit truc qu'ils avaient, en quelque sorte, en commun et qui les avait amusé quand ils l'avaient remarqué - ok, il fallait vraiment qu'il arrête de faire ça. Remus s'obligea à se concentrer sur le moment présent, parce que c'était grave et sérieux.
Sa mère était allongée dans un lit aux draps blancs, dans lequel elle paraissait toute petite, toute pâle, et encore plus malade qu'elle ne devait l'être, essaya de se rassurer Remus. Elle avait une perfusion dans le bras gauche, son index était coincé dans un clapet d'où sortait un fil relié à une machine qui faisait des bips en continu. Pendand des mois, ces bips allaient hanter plusieurs de ses cauchemars.
Elle portait un foulard autour du crâne, parce qu'apparemment elle était chauve. En observant avec attention, Remus remarqua qu'elle n'avait plus de sourcils, ni de cils. Ses yeux étaient un peu injectés de sang, elle semblait ne plus avoir de lèvres tant elles étaient pâles. L'enfant à l'intérieur de lui eut peur de cette espèce de Détraqueur terrifiant qui se prenait pour sa maman, cette douce, belle, aimante et protectrice femme.
Sa mère avait un cancer.
Avant même que ses parents ne lui déballent la vérité, Remus avait deviné. Tout le monde pensait qu'il avait oublié, mais il se souvenait très bien que sa grand-mère était morte d'un cancer du sein alors qu'il avait quatre ans. Il avait en tout et pour tout deux souvenirs de son aïeule : elle, aux fourneaux, se penchant vers lui pour lui offrir une cuillière à soupe de son ragoût, éclatant de rire quand il avait refusé avec une grimace. Le second souvenir était la caresse de sa main sèche et ridée sur sa joue d'enfant tandis que, surpris et indécis, il contemplait la vieille femme allongée dans un lit d'hôpital avec un foulard sur la tête et le même air sur le visage que possédait sa mère à l'instant présent.
- Mon chéri, je sais que c'est dur d'entendre ça, comme ça » La voix de sa mère se coupa toute seule quand elle le vit s'approcher de lui. Le visage de son fils n'exprimait pas grand chose, mais il essayait de la regarder avec un air rassurant et il se força à sourire en espérant qu'il ne s'en tirait pas trop mal dans cette comédie.
Il s'assit sur le bord de son lit et, en évitant son regard, il prit sa main dans la sienne et serra fort leurs doigts entrelacés. Remus essaya d'oublier la douleur aiguë qui lui transperça le ventre et jeta un rapide coup d'oeil sur son visage. Il crut qu'il allait rendre son déjeuner en remarquant ses yeux qui brillaient de larmes d'émotions.
Il décida d'ignorer sa mère et il posa un regard vide sur son père.
- Pourquoi tu ne l'as pas faite soigner à Sainte-Mangouste ? Y'a ces éléctrochocs, là... » Ses sourcils se froncèrent alors qu'il essayait de se rappeler de ce que Mallory lui avait raconté.
Mallory Elions était Guérisseuse à Sainte-Mangouste. Elle avait beaucoup de spécialités, entre autre soins aux créatures magiques et pédo-psychiatrie ; il la connaissait depuis sa morsure, et elle était à la fois son médecin, sa psy et son amie. Mr et Mrs Lupin la considéraient en quelque sorte comme sa marraine. Elle lui avait une fois parlé de médicomages qui s'intéressaient à l'effet de la médecine magique sur les moldus, et plusieurs traitements avaient été crées afin de guérir certaines maladies moldues qui restaient incurables pour eux.
Remus savait qu'il existait un moyen chez les sorciers de guérir une moldue d'un cancer du foie. Pourquoi pas ?
Il vit ses parents échanger un regard. Le genre de regard plein de sens, de sous-entendus, de paroles non dites. De paroles qu'ils ne voulaient pas lui dire. Le genre de regard qui lui donnait la nausée. Sans aucune douceur, il lâcha la main de sa mère et se leva prestemment. Il partit dans la salle de bains incorporée à la chambre d'hôpital, vida le seul verre présent de sa brosse à dent et le remplit d'eau du robinet.
Essayant de calmer les tremblements de son corps, il retourna dans la chambre, s'appuya au cadre de la porte et porta son verre à sa bouche. Remus sonda ses parents du regard en attendant une réponse.
- On a essayé, Remus, expliqua son père. Mais c'était trop tard.
Il haussa les sourcils, incapable de parler.
- Le... cancer était déjà trop étendu.
- Stade terminal, hein ? » S'il était capable de retrouver la parole pour dire une telle connerie sur un ton pareil, aussi désinvolte, il aurait mieux valu qu'il se taise. Remus garda son regard rivé sur son père et ignora toujours sa mère.
Il posa son verre sur la table de nuit et s'adossa contre le mur « Ça fait longtemps que ça dure ? » Un autre regard entre ses parents qu'il n'aimait pas. Ses parents le faisaient vraiment vomir.
- De quoi ?
Ses yeux se dardèrent sur sa mère, presque avec un air méchant « Toi » cracha-t-il « Tu es malade depuis longtemps ? » Remus était à peine conscient qu'il agissait comme un parfait con. La vérité, c'était qu'il était furieux.
Peut-être qu'il aurait été préférable qu'il s'enfuit, qu'il claque la porte et se calme en faisant le tour de l'hôpital, peut-être même qu'il fugue pendant deux-trois jours chez Peter, chez Dylan ou chez James. Mais il ne voulait pas fuir. Il n'avait jamais fuit, jamais - pas pour des choses importantes en tout cas - il n'allait pas commencer maintenant. Comme d'habitude, il prendrait les choses en pleine face, il les confronterait, il les affronterait.
- Un tout petit peu plus d'un an, dit sa mère d'une petite voix.
N'empêche que, sans le vouloir, il fuit quand même d'une certaine manière. Il resta concentré sur la trahison de ses parents, et pas sur le plus important : la vie de sa mère. « Un... un AN ! » s'écria Remus, faisant trembler les vitres.
Un tel accès de rage, une telle bouffée de colère qui incendiait ses veines, ça ne lui arrivait pas souvent.
- Un an et vous ne me le dites que maintenant ? vociféra-t-il. Vous vous foutez de moi, bordel ?! On est une famille, oui ou merde ! On est pas censé, je sais pas moi, se dire des trucs, se soutenir les uns les autres ? Vous me laissez raconter dans mes stupides lettres que j'ai une stupide petite-amie et que mes stupides amis vont bien, mais vous ne semblez pas trouver important de me dire que ma mère a un stupide cancer ?
De nouveau, les yeux de sa mère se remplirent de larme. Bah voyons, pensa Remus en levant mentalement les yeux au ciel, qu'elle essaye de se déculpabiliser « Remus, on ne voulait pas...
- Pas quoi, coupa-t-il, hein ? Pas quoi ?! M'inquiéter ? Me rendre triste ? Si je n'étais pas revenu un jour plus tôt, vous auriez attendu qu'elle crève avant de me le dire ?! Est-ce que ça aurait arrangé les choses ?
Dans quelques minutes, Remus allait se rendre compte que ses paroles et son comportement étaient horribles. Mais là, il était tellement aveuglé par la rage que... Il ferma les yeux et s'ordonna de se calmer.
C'était dans ce genre de moment où, tout ce qu'il voulait, était de laisser sortir le loup-garou enfoui en lui. La bête tapie et frustrée, le monstre assoifé de sang, l'être noir qui voulait se déchaîner. Dans ce genre de moment, une sorte de communion entre l'humain et le loup se faisait, parce que tous deux ressentaient à peu près la même chose : le besoin de se défouler et la haine du monde entier.
Il frappa violemment le mur derrière lui - et encore, il n'avait pas mis toute sa force - et un morceau de plâtre s'en décolla. La pièce entière trembla, et il était évident pour tout le monde que son coup de pied n'en était pas la cause. C'était sa magie, sa simple magie pas seulement humaine, qui tremblait de colère avec lui, et qui faisait trembler les vitres.
Dans les prunelles marrons et ambres de son fils, Noé Lupin vit avec frayeur une lueur d'or liquide briller.
Les yeux clos, Liana remuait sa tête au rythme des notes de guitare et des coups secs de la batterie. Elle était allongée dans son canapé qu'elle n'avait jamais trouvé aussi moelleux et confortable et avait allumé sa télévision, un des plusieurs appareils moldus dont sa maison disposait. Elle était tombée sur une chaîne publique qui diffusait parfois des morceaux de musique pour les faire connaître au monde entier.
Liana ne connaissait pas du tout la chanson qui passait actuellement, mais elle l'adorait. Si tranquille, puis qui montait en crescendo et qui s'accélérait... Et puis, les paroles étaient vraiment bien. Bien sûr, elle était un poil trop défoncée pour tout comprendre, mais rien que la première phrase, elle avait complètement accroché. Peut-être bien parce qu'elle venait de fumer un joint et de prendre un rail de coke - son premier depuis plusieurs semaines, ou bien jours - et que la chanson en question était « Heroin » des Velvet Underground...
'Cause it makes me feel like I'm a man
When I put a spike into my vein
'Mais carrément', avait-elle pensé, complètement d'accord avec ces paroles. Son engouement pour cette chanson s'était fait plus bruyant au fur et à mesure des paroles et elle attira du coup l'attention de Valery, sa jeune soeur.
Heroin, it's my wife and it's my life
En y repensant, depuis qu'elle avait commencé à prendre de la drogue, Liana s'était toujours dit que la prochaine étape, c'était l'héroïne, les piqûres... Et vu ce qu'on disait sur ça, honnêtement, elle s'impatientait vraiment. C'était peut-être dur à concevoir.
Because a mainer to my vein
Leads to a center in my head
Complètement excitée, Liana ne s'était même pas rendue compte qu'elle s'était levée et qu'elle sautait à présent sur le canapé en chantant d'une voix pâteuse quelques unes des paroles qu'elle arrivait à deviner. Valery et leur père, qui venait d'entrer dans la pièce, échangèrent un regard, la première amusée mais le dernier inquiet, se demandant si son aînée se rendait compte de l'implication de ses paroles.
And then I'm better off than dead
Because when the smack begins to flow
I really don't care anymore
- Wouhais, youhouuuuuuuu !! Bien dit ! » Tristan Harper s'approcha finalement d'elle et posa une main sur son épaule. Liana se retourna et éclata de rire quand elle posa les yeux sur sa main. Tristan leva les yeux au ciel, se demandant ce qui arrivait à sa fille.
- Dis, Lia', tu comprends au moins la chanson ?
Les sourcils de la blonde se haussèrent lentement et le plus haut possible, puis elle écarquilla les yeux et hocha lentement la tête. « Elle est vraiment belle, tu trouves pas ? Ah, les Velvet, ils sont fort, franchement... » Son père haussa les épaules, après tout il y avait déjà pas mal de choses chez sa fille qui étaient surprenantes, c'était propre aux adolescents, ça.
- Ouais, en tout cas, y'a Kay Stevenson qui te demande à la Cheminée, dit-il d'un ton dur.
La blonde se leva avec précipitation pour voir sa camarade, mais son père la retint par le bras. Il la força à confronter son regard « Je ne savais pas que vous étiez redevenues amies, tu aurais pu me prévenir » Sa fille lui fit un clin d'oeil et lui assura que tout allait bien.
Quand sa fille se détacha de lui, Tristan décida que sa cadette et lui allaient se promener une petite heure dans le voisinage. Il souhaitait éviter d'écouter la discussion entre Liana et cette fille peu fréquentable qui avait voulu le séduire pendant les dernières vacances d'été...
Liana attendit que la porte claque et reporta son regard sur celle qu'elle était supposée détester « C'est bon, il est parti. Alors, c'est quoi cette bonne nouvelle ? » Kay lui lança un regard qui lui arrivait jusqu'aux oreilles et, si Liana avait été clean, elle aurait remarqué ses pupilles au moins aussi larges que les siennes et son nez un peu rougi.
Avec enthousiasme, la sixième année voulut se rapprocher d'elle mais laissa échapper une expression de douleur quand elle se rappela que le feu de la cheminée pouvait brûler la peau. Liana éclata de rire devant son petit manège.
- Ma poule, Teddy a trouvé le truc du siècle.
Teddy était le dealer officiel de Kay Stevenson.
- Vas-y, accouche.
- Je sais pas excatement ce que c'est, mais c'est dingue, din-gueuh. Tu vois ce que c'est, l'héroïne chez les moldus ? » Liana acquiesça avec vigueur, même si elle avait déjà oublié qu'elle venait d'écouter une chanson qui portait le même nom de cette drogue « Bon je crois que ça fait à peu près le même effet »
Kay prit un rateau en fer, posa un petit sachet dessus, et le fit passer à travers le feu. Liana le prit à pleines mains, puis le lâcha en hurlant et en soufflant sur sa main brûlante. Une fois qu'elle fut calmée, Stevenson commença à lui expliquer. Liana examina l'intérieur du sachet transparent. C'était vert, c'était vivant, ça bougeait légèrement et c'était en forme de petite boule...
- Je crois que c'est un petit animal, dit Kay. Un genre d'expérience qui a foiré, je sais pas trop. C'est hyper toxique, mortel chez les enfants en bas âge.
- C'est vrai ?! s'exclama Liana avec un grand sourire.
- Ouais, et chez les adultes bah ça peut les assommer, du genre comme les Mandragores j'pense. Sauf que nous, cocotte, on a un bête d'avantage.
Liana écarquilla ses yeux bleus-verts en attendant la suite « On prend de la coke ! » Elle haussa un sourcil, pas convaincue en quoi ça pouvait être un avantage.
- Chez les sorciers, l'emploi de la cocaïne modifie quelque chose dans notre ADN humain et magique, ça modifie du coup nos réactions à l'environnement » Kay se frotta le nez, une réaction habituelle pour une cocaïnoman, ce qui contrastait beaucoup avec le ton professoral qu'elle venait d'employer « Selon Teddy, le fait qu'on prenne de la coke nous sauverait la vie. Parce que, adultes ou non, si on prend régulièrement ce machin vert, on en meurt »
Liana acquiesça sans vraiment mesurer le sérieux de ces paroles. Elle avait toujours voulu connaître la sensation de l'héroïne. Elle écoutait distraitement les mots de Stevenson « Il faut d'abord prendre une ligne de cocaïne, éviter de fumer de la marijuana, puis prendre une petite boule de ce truc et l'avaler directement » De nouveau, Liana hocha la tête, toujours muette.
Elle releva soudainement la tête et plongea dans les yeux verts de l'actuelle petite-amie du type qu'elle aimait « Ça te dirait de venir l'essayer à la maison ? » Kay lui fit un grand sourire, lui dit qu'elle prenait sa provision de cocaïne et qu'elle arrivait.
C'était un dimanche, celui juste avant la reprise des cours. Le Poudlard Express avait ramené les élèves partis en vacances à Poudlard deux ou trois heures plus tôt. En ce moment, une fête avait lieu dans la salle commune des Gryffondors et elle était plutôt réussie.
Lily, Lyra et Liana étaient assises sur le canapé le plus en retrait de la pièce ; les deux dernières avaient l'air abasourdi et leur bouche s'était entrouverte sous le coup de la surprise. Lily avait le regard baissé, l'air de celle qui se morfond.
- Ton père a une copine ? répéta Lyra, pas sûre d'avoir tout bien compris.
Lily hocha la tête en portant sa bierreaubeurre à ses lèvres et en but une longue gorgée. « Mais, ça fait même pas un... » La voix de Liana se brisa « Un an, et déjà ? Je veux dire... » Elle se leva précipitamment en enfournant une main dans sa poche, elle pouvait toucher avec soulagement son fameux petit sachet en plastique, mais Lyra la prit par le bras et l'obligea avec violence à se rassoir.
- Arrêtes de fuir et de te shooter, ça ne fait que reculer l'inévitable, lui somma-t-elle en la déstabilisant de son regard argenté.
Liana ne dit plus rien et attendit qu'une de ses amies réagisse.
- Elle est vraiment conne, en plus, continua de raconter Lily. Okay, elle est pas très vieille et plutôt bien conservée, mais bon, qu'est-ce qu'il lui trouve ! À côté de maman, elle est rien du tout, cette fille, rien !
Ses deux meilleures amies appuyèrent ses paroles sans hésiter. « Ça marchera pas cette histoire, tu le sais bien.
Lily aurait voulu être d'accord, mais elle resta incertaine.
- C'est vrai que ton père couche bien avec des filles et ça veut rien dire, non ?
- C'est quoi cette histoire ? s'exclama Liana.
- J'ai trouvé quelques capotes usagées dans la chambre de mon père la semaine dernière, lui expliqua Lyra, mais je suis sûre que c'est rien. Je le connais, mon père, il est toujours désespéré, et elle lui manque toujours.
Lily resta pensive quelques instants « Avec Pétunia, on a prévu un plan, dit-elle.
- Vous vous reparlez ?
Lily haussa les épaules « Je crois qu'on a fait une sorte de trêve, à cause d'elle.
- Elle a pas totalement des conséquences négatives, alors, voulut positiver Liana.
Elle ressut un regard froid en guise de réponse et la blonde aux yeux bleus-verts souhaita disparaître dans son verre « Donc, Tunie et moi on va lui rendre la vie impossible. C'est elle qui va tout faire, mais je la soutiendrais par lettre et lui enverrait des idées pour la rendre folle » Un sourire sadique se dessina sur ses lèvres.
- Bien dit !
- Ça, c'est l'esprit qu'il faut, Lilou, rit Lyra, soudainement de bonne humeur.
Quelques mètres plus loin, l'ambiance était moins joyeuse. Autant, la plupart du temps, les Maraudeurs étaient naturellement doués pour mettre de l'ambiance à une soirée, autant là, il n'en était pas question.
Remus regardait ses meilleurs amis dans les yeux un par un, une lueur grave dansant dans son regard « J'ai demandé à mon père pourquoi elle n'a pas été traitée magiquement. Ce qui est con, c'est que c'est une maladie qui ne peut être détectée que plutôt tard, et là en l'occurence il était trop tard »
Dylan, assise sur l'accoudoir du fauteuil qu'occupait son petit-ami, passa un bras autour de son épaule et se rapprocha de lui. Une ombre de sourire passa sur le visage défait de Remus, touché par l'attention.
- Maintenant, elle est trop fragile, c'est pour ça. Le traitement magique qui a été trouvé y'a quatre ans se fait par électrochocs qu'on pose près de la poitrine. Les ondes magiques diffusées sont trop fortes pour elle, le cancer a considérablement affaibli chacuns de ses organes. Elle aurait une crise cardiaque.
Sa voix tremblait mais il s'efforça de le cacher. De toute façon, ses amis n'y firent pas trop attention.
- Et pour la potion dont on a parlé y'a deux jours ? demanda Sirius, qui s'était penché en avant en signe d'attention.
- C'est encore expérimental, Patmol, c'est trop dangereux.
Le coeur de James se serra en entendant le ton abattu du lycanthrope « Hey, Rem' » Il se pencha vers lui et tapota gentiment la main de son ami « T'inquiète pas, on va trouver »
Dylan, plus spectatrice que réelle actrice de la scène, observa Peter, Remus, Sirius et James avec attention. Elle ne pouvait s'empêcher d'être impressionnée par le lien qui unissait ces quatre là. Et encore, elle-même ne pouvait pas deviner toute la profondeur du truc.
Remus avait presque immédiatement averti ses amis quand il avait appris la nouvelle. Tous trois s'étaient donnés rendez-vous deux jours plus tard sur le Chemin de Traverse pour en discuter, vu que Sirius, James et Peter ne pouvaient attendre deux semaines avant de pouvoir soutenir moralement le garçon. Ils avaient ensuite passé plusieurs heures à la bibliothèque pour essayer de trouver un remède, ils étaient même partis une fois à Sainte-Mangouste pour poser des questions et obtenir de l'aide - bien sûr, sans rendez-vous officiel, les quatres étudiants n'intéressaient aucun membre du corps médical...
Les trois autres adolescents ne ressentaient pas la détresse de Remus, mais ils le connaissaient tellement bien qu'ils pouvaient l'envisager et le comprendre. Ils faisaient également tout pour l'aider, ils ne pouvaient pas rester les bras croisés. Malheureusement, à l'heure qu'il était, ils avaient fait à peu près le tour de ce dont ils étaient capables, et tout ce qui leur restait à faire était d'accepter la situation et laisser faire les professionnels.
Mais comment persuader Remus de laisser tomber une cause déjà perdue ?
Dylan se pencha pour embrasser la tempe de son amoureux « Faut que j'y aille, mon coeur, j'ai promis à Chloe de la retrouver chez les Serdaigles » Remus lui sourit du mieux qu'il put et lui caressa le dos en guise d'au-revoir. Elle passa une dernière fois la main dans ses cheveux et s'éloigna tandis qu'il ne la quittait pas du regard.
- C'est grâce à elle que j'ai accepté de reparler à mes parents, vous savez, lâcha-t-il dans un souffle sans pour autant regarder les trois autres.
Sirius et James se regardèrent et froncèrent les sourcils en signe d'incompréhension, mais Peter examina Remus avec attention, comprenant qu'il parlait du jour où Joan et Noé lui avaient tout dit. Cela faisait environ un an qu'ils étaient au courant d'un truc aussi énorme, c'était tout à fait normal que Remus ait pété un plomb et leur en avait voulu de leur avoir caché ça.
- Je suis allée directement chez elle en partant de l'hôpital. C'est de là-bas que je vous ai écrit. Croyez-moi, continua-t-il avec un sourire amère, son père n'était pas vraiment ravi et ce n'était pas comme ça qu'elle imaginait ma première rencontre avec sa famille, mais... » Il darda sur eux un regard ambré ému « Elle m'a juste écouté et m'a persuadé que je le regretterais si je n'étais pas dès maintenant présent pour eux. Enfin, pour elle »
Il laissa ses yeux dériver dans le vide « Elle avait raison. J'ai vraiment de la chance d'être tombé sur une fille comme ça.
- Arrêtes de penser à ça, lui intima Peter. On va mettre une chanson que tu aimes et t'as intérêt à t'amuser !
Remus leva vers lui un regard vide et Pettigrew lui tira la langue pour essayer de le dérider. Il partit de suite mettre un morceau des Pumpkin Tears (1) tandis que James prit le verre du lycanthrope pour aller le remplir.
Concentré dans son mélange de Whiksy Pur Feu et de soda moldu, James ne leva les yeux que quand il eut terminé sa mixture et faillit lâcher le verre. À même pas deux mètres devant lui, Tyler Hilton et Lily Evans se roulaient un patin d'enfer, sans aucune pudeur. C'était dégueulasse, et James avait juste envie de... balancer le verre sur Hilton et de lui coller son poing dans la figure.
- Tu vas finir par attraper des rides si tu tords ton visage comme ça » lui glissa Liana, amusée, en venant vers lui. Elle suivit son regard et grimaça « Oh, je vois. Ne laisse pas tes sentiments te dévorer comme ça.
James lui lança un regard peu convaincu mais surtout étonné. De toutes les personnes qui savaient qu'il avait demandé à Evans de sortir avec lui, aucune ne l'avait pris au sérieux. Il soupira.
- J'y peux rien, tu sais...
- Ecoutes, tu vaux beaucoup mieux que Hilton, pas besoin d'être jaloux de lui, okay ?
James la regarda, perplexe, parce qu'il n'avait pas encore l'impression d'être arrivé au stade où il était jaloux d'un petit-ami de Lily « C'est quand même dingue » continua-t-elle « Ça fait trois ans. Je sais qu'il te gonfle, et je suis d'accord il est plutôt gonflant, mais-
- Attends, coupa-t-il sans attendre, de quoi tu parles ?
- Bah » Elle écarquilla les yeux « Du fait qu'il t'ait piqué ta place d'attrapeur en deuxième ! »
Hum hum. Ouais, pensa James, bah elle était complètement hors-sujet.
- J'ai jamais postulé pour être attrapeur, Liana, dit-il d'un air lassé. J'ai toujours voulu être poursuiveur, et on s'entend bien avec Hilton » Enfin, continua-t-il en pensée, ils s'entendaient bien. Forcément, après avoir dragué sa petite-amie... Quoiqu'il n'avait pas eu l'air de s'en soucier beaucoup. Il ne comprenait vraiment pas le genre de relation qu'Hilton et Evans entretenaient, ni comment Evans pouvait en être satisfaite.
Liana continuait de fixer le gentil petit couple, l'air indécis « Pourquoi t'as pas l'air ravi de les voir, alors ? » Elle se tourna vers lui et il la regarda d'un air du genre 'C'est évident, mais j'attends quand même que tu devines' Il leva progressivement les sourcils, et un petit 'tilt' se fit dans sa tête.
- Lily ? T'es vraiment sur elle alors ?
Il ne prit même pas la peine de répondre « Bah ça alors... »
Liana n'aurait jamais soupçonné avoir autant de chance. Un sourire ravi naquit sur ses lèvres. Elle ne savait justement pas comment aborder la question.
- Tu voudrais pas de l'aide pour réussir à... » Elle chercha ses mots, l'avoir ? L'attraper ? « Sortir avec elle ?
- Qu'est-ce que tu proposes ? demanda-t-il pas vraiment convaincu.
Elle lui fit son plus beau sourire et pencha légèrement la tête sur le côté « Ça te dirait qu'on sorte ensembles ? » Elle se retint de rire quand il s'étrangla avec sa boisson - qui à la base, rappelons-le, était destinée à Remus.
- Répète un peu ?
- Toi, moi... Et comme ça, tu peux essayer de rendre jaloux Lily. Vu que c'est avec moi, elle va forcément y faire attention et ne va pas rester indifférente.
- Attends, attends... Tu veux sortir avec moi ou juste m'aider à la renconquérir ? C'est par amitié, ou je te plais vraiment ?
Liana grimaça intérieurement. Ni l'un, ni l'autre. Celui qu'elle voulait rendre jaloux, c'était Sirius. Et vu que ça serait avec son meilleur ami, il y ferait forcément attention et ne resterait pas indifférent...
Ce n'était pas parce qu'elle s'était rapprochée de l'ennemi, à savoir Stevie, qu'elle n'avait pas abandonné ses vieilles rancoeurs. Pour se venger de son ex-amie, autant profiter d'elle et liquider sa dope, puis après liquider son couple, non ? C'était pas une bonne idée ça ? Bon, elle n'avait réfléchi qu'à ce plan après avoir recommencé à fumer de l'herbe, mais quand même...
Elle ne savait pas si son plan de sortir avec James pour que Sirius tombe finalement amoureux d'elle avait ne serait-ce qu'une chance de marcher, mais elle en avait marre d'être passive. Nicole avait raison, il était temps qu'elle se bouge un peu et de tenter quelque chose.
Mais elle ne pouvait quand même pas dire la vérité à James. Elle ne réussit qu'à balbutier « Je te trouve mignon.
- Ouais » Il n'eut même pas la gentillesse de paraître gêné, ou de dire quelque chose de sympa « Mais je pense que ça marchera pas, ton histoire, désolé.
Il haussa les épaules et partit en lui tournant le dos. Liana, qui se sentait tout de même un peu humiliée, prit une expression outrée et l'appela « T'aurais pu faire preuve de plus de tact ! Si ça se trouve, tu me plais vraiment, et tu viens de me blesser ! »
James se retourna et lui adressa un regard qui n'admettait aucune équivoque « C'est vraiment le cas ? » Elle lui répondit sur un ton agacé.
- Ouais, bon, ça va !
Lors de toutes les retenues que Lyra Carlson avait eu avec lui, Lyndon Lovitz l'avait toujours surveillée, qu'elle ait lavé le sol de sa salle de classe, récuré les cages de quelque créatures magiques ou encore dépoussiérer les libres de la bibliothèque de la pièce. Pourtant, des cinq retenues depuis le début de l'année, deux avaient été interrompus en plein milieu.
La première fois, c'était un pur hasard, un duel entre Rogue, Avery, Black et Potter qui s'était déclenché dans le couloir juste en face de leur salle. La deuxième fois, Lyra l'avait provoqué, elle avait demandé à Lily de préparer une potion aux conséquences suffisamment importantes et urgentes pour que Lovitz l'abandonne pendant dix ou vingt minutes.
Les deux fois, Lyra s'était faufilée par effraction dans le bureau de son professeur. Quelle idée aussi d'installer les appartements des profs dans les pièces voisines aux salles de cours ! La première fois, elle avait mis plusieurs minutes avant de ne serait-ce qu'entrer vu tous les sorts de sécurité que Lovitz avait installé, mais elle avait finalement réussi. La deuxième, elle avait juste ouvert et observé rapidement les placards et les tiroirs non protégés magiquement, puis elle avait fouillé dans son courrier sans rien apprendre d'intéressant.
Elle avait quand même lu, en se marrant bien, des lettres désespérées de filles qui s'étaient faites larguer par Lovitz et avait compris que son prof était un briseur de coeur, mais elle se fichait de sa vie sentimentale. Ce n'était pas ça qui le rendait intéressant à ses yeux, elle savait que ça n'avait rien à voir avec ce qu'il cachait.
Le soir de la rentrée, la veille de la reprise des cours, vers 21h, avait lieu la sixième retenue de Lyra avec Lyndon Lovitz. Autant, pour les premières, il faisait exprès de la traiter comme une sorte de délinquante, une manière de lui faire comprendre, sans utiliser de discours, qu'avoir des retenues n'était pas une bonne chose. Mais au fur et à mesure, il semblait se détendre en sa présence, bien qu'il ne lui souriait pas ni ne lui parlait vraiment.
Ce soir-là encore, la retenue fut interrompue. Un hasard, mais qui faisait décidément bien les choses. Pendant que Lyra réparait du mobilier qui avait été malmené au cours de leçons de rattrapages que Lyndon avait donné à un septième année ces dernières vacances, Lovitz et elle avaient entendu une grande explosion dans le couloir. C'était Peeves qui avait fait exploser des Pétards d'un certain Docteur Flibuste, la nouvelle attraction de Zonko, et avait mis le feu à plusieurs tableaux. Lyndon était immédiatement sorti pour éteindre le feu et aider Rusard à réinstaller les sujets dans les peintures.
Aussitôt, Lyra s'était précitpitée sur la porte pour la fermer à clef - ça lui faisait toujours une sorte de signal pour partir en toute vitesse et espérer qu'il ne la crâme pas - puis avait couru jusqu'au bureau de Lovitz. Elle avait repéré la dernière fois un énorme coffre d'un bleu métallique surprenant et voulait à tout prix savoir ce qu'il contenait. Une fois entrée, la brune fit un tour sur elle-même pour voir si quelque chose d'important avait changé. Puis elle se dirigea vers le coffre.
Elle avait compris dès le premier regard que le coffre n'était pas protégé par des sorts mais par une serrure magique très sophistiquée, ce qui avait renforcé ses soupçons. Pendant toutes les vacances, elle avait cherché un moyen de forcer la serrure. Lyra avait finalement trouvé.
Il fallait savoir que depuis le début de l'année, (2) Mary MacDonald s'intéressait énormément à l'Ancienne Magie, autrement appelée Magie Primaire, etc., et particulièrement à la Magie Instinctive, ou Magie Sans Baguette. Depuis environ deux mois, elle avait embarqué ses amies dans cette histoire, surtout quand Lily et Lyra avaient découvert qu'elles étaient douées à ça, tellement qu'elles semblaient prédisposées.
Ça avait d'abord été des expériences simples, soulever des objets ou les changer de place, ouvrir ou fermer des boîtes, des portes ; ensuite modifier leur couleur, tordre des matérieux flexible puis de plus en plus durs, les casser, les séparer en plusieurs morceaux distincts. Et cela seulement grâce à la force de l'esprit. En gros, d'une manière ou d'une autre, elles avaient trouvé le moyen de ressentir leur potentiel magique, de le diriger vers un objet précis et de la contrôler jusqu'à un certain point et savaient relativement bien s'en servir. Ce, seulement par la pensée, parfois accompagnée d'un geste de la main, par exemple.
Nicole et Mei avaient vite abandonné, pas plus intéressées que ça, et Liana avait refusé de tremper là-dedans. Mary essayait toujours mais c'était beaucoup moins inné chez elle, elle avait très peu de résultats concluants, et s'occupait sinon d'assister Lily et Lyra. Lily, une fois qu'elle avait compris comment réaliser un sort était capable de le refaire plus facilement que Lyra, mais cette dernière parvenait à faire des choses plus complexes.
Revenons au moment présent. Lyra s'était agenouillée devant le coffre et avait sorti un long clou de sa poche. Elle le glissa dans la serrure et essaya en premier de l'ouvrir en le remuant dans tous les sens et cherchant un déclic. Comme elle s'y attendait, cela ne marcha pas. Elle ferma les yeux et se concentra alors sur le contact du métal sur son doigt. Elle s'efforça de ressentir le courant de sa magie dans tout son corps et ressentit des frissons parcourir ses doigts.
Elle devinait plus qu'elle ne voyait le clou devenir flexible et extensible. Ensuite, par la pensée, Lyra le fit remuer, onduler dans chaque recoin de la serrure, qui se révélait être une sorte de labyrinthe, dont l'entrée ou le passage secret qu'il fallait trouver et ouvrir signifiait l'ouverture du coffre. Mais cela n'était toujours pas suffisant.
La Gryffondor constata que son front commencer à transpirer à grosse gouttes et elle reprit son souffle, car ce qui allait suivre allait être encore plus éprouvant. Elle fit en sorte que le flux de magie qui courait dans ses veines pour agir sur le clou soit plus important, la vidant d'une bonne partie de son énergie.
Le clou s'allongea sans cesser de remuer, mais le plus important était que des sortes d'étincelles magiques, ressemblant à des étincelles produites par un court circuit, jaillissaient hors du clou et heurtaient les parois minuscules de la serrure. Une mince vapeur s'échappa du trou et une odeur de métal fondu s'en dégagea.
Finalement, un petit 'clic' résonna. Lyra soupira et sourit de soulagement. Elle retira le clou, respira profondément et reposa ses yeux. L'étudiante s'allongea même sur le sol pour se remettre de ses émotions. Elle ne réalisait pas encore qu'elle avait accompli un acte magique extrêmement compliqué et qui demandait une puissance magique plus importante qu'un adolescent pouvait avoir. De plus, elle n'avait absolument aucune idée de comment elle allait pouvoir remettre la serrure dans son état initial.
Le couvercle du coffre s'était relevé tout seul. Lyra finit par se réveiller de sa torpeur et se rassit normalement.
L'adolescente ne comprit pas d'abord ce qu'elle vit. Des tonnes de photo, une liste de noms, des petits carnets, des parchemins rattachés les uns les autres par des trombones, des petites boîtes transparentes... Tout semblait parfaitement organisé.
Elle retint une exclamation de surprise quand elle vit que cela concernait Poudlard et ses habitants. Plus particulièrement les élèves, les garçons, et tous étaient de son année, maisons confondues. Il y avait Amos Diggory, les Maraudeurs, Severus Rogue, tous ses camarades qui avaient le même âge qu'elle. Chaque noms étaient sur la liste, certains étaient barrés, d'autres entourés ou soulignés, et il y avait un code de couleur qu'elle ne comprenait pas. Chaques garçons étaient représentés sur deux ou trois photos.
En fouilliant dans les parchemins, elle conclut qu'il s'agissait de rapports sur ses camarades. Dates et lieux de naissance, lieux d'habitation, description physique, dossier scolaire, antécédents médicaux, des renseignements sur leur famille et amis proches, des annotations sur leur comportement... presque toute leur vie avaient été transcrits sur papier. Au moins pour trois personnes, Evan Rosier, Sirius Black et Peter Pettigrew, car les renseignements sur les autres n'étaient pas exaustifs. Pas encore, mais Lovitz prévoyait sûrement de continuer à en récolter.
Dire que c'était Lovitz qui avait fait ça... C'était incroyable. Lyra s'était attendu à beaucoup de chose, avait imaginé beaucoup de scénario. Elle avait pensé à un plan diabolique pour faire sauter l'école, comme une potion ou une créature élevée dans l'ombre ; au fait que lui-même soit une créature magique ou un sorcier aux gènes modifiés ; à la révélation qu'il était un espion ou un réfugié politique d'un autre gouvernement ; ou encore aux derniers souvenirs de son ancienne vie parce qu'il avait voulu tout recommencer à zéro ; et surtout à quelque chose auquel Prisca Blunt, peut-être Jon Goldblum et Alan Bentley participeraient également. Mais pas à ça.
La même question tournait encore et encore dans son esprit : pourquoi ? Pourquoi fichait-il ses élèves comme ça ? Pourquoi aussi précisément ? Pourquoi des garçons de cinquième année ?
Lyra avait déjà vidé une bonne partie du coffre autour d'elle, l'intérieur n'était plus qu'un vaste foutoir, elle avait réduit à néant l'organisation si parfaite de son professeur. Elle ne pensait même plus au moment où elle devrait ranger tout ça, elle aurait de toute manière peu de chance de tout remettre à l'état initial et de ne pas se faire suspecter. Elle risquait le renvoi, mais sur le moment elle s'en fichait. Lyndon Lovitz n'était pas assez important pour qu'elle se fasse virer de Poudlard, mais elle avait un besoin irrépressible de savoir.
Ses doigts rencontrèrent soudain une couverture en tissu. Il s'agissait d'une pochette en velours, très élégante, sur laquelle il était grossièrement écrit « Avant Poudlard ». Elle ne comprit pas ce que cela signifiait.
Au moment où elle s'apprêtait à l'ouvrir pour voir ce qu'elle contenait, la porte du bureau s'ouvrit à la volée.
(1) : Un groupe qui n'existe pas, comme toujours j'ai gardé les initiales d'un groupe qui existe, Porcupine Tree. Une ou deux chansons d'eux reviendront, des chansons que Remus est censé beaucoup aimé ^^.
(2) : Cf le chapitre 7, avec Lily et Lyra qui font de la télépathie et parviennent à soulever un objet...
Alors alors ? Vous avez aimé, détesté, ri, pleuré ?
Le passage en italique est bien sûr de Remus. Je comprends que Remus vous choque au fait, pour sa réaction à l'hôpital, c'était assez choquant. Enfin dite-moi ce que vous en avez pensé.
J'espère que le truc sur Lyra ne vous a pas non plus trop choqué. Ou ennuyé, parce que finalement, entre Lily Nicole et elle ça fait "pas mal" de filles aux moeurs 'légers' ^^. Perso ça ne me choque pas, mais bon après c'est vous quoi ^^.
Ensuite, je sais pas si vous avez compris ce qu'il se passait avec la serrure. Je vois pas comment faire plus clair mais bon, si vous avez pas compris, retenez juste que Lyra a fait un truc avec sa magie et que c'est ça qui a ouvert le coffre ^^. L'histoire de la magie de Lily et Lyra est importante, mais bon elle prendra du temps à s'installer et surtout on ne saura ce qu'il se passe vraiment que dans looooongtemps (certains d'entre vous, si ce n'est tous, auront certainement abandonné l'histoire ^^, quoique j'espère pas).
Au fait, juste histoire d'expliquer le titre : "A sort of homecoming", "Une sorte de retour à la maison" signifie à la fois retour chez eux dans leur maison pas Poudlard et puis après retour à Poudlard où, tout le monde le sait, c'est souvent là que les élèves se sentent le plus "chez soi" et qui représente sinon toujours un deuxième foyer pour eux. J'adore cette chanson, franchement écoutez-là, ça fait tellement vacances. Vacances d'été, le genre de truc que vous écoutez dans la voiture avec le soleil et l'ombre des arbres qui fait que vous recevez les rayons du soleil que par à coup (si vous comprenez quoi que ce soit à mon charabia ^^)
Hmmmm quoi d'autre, à bientôt pour la suite ! Elle va arriver bientôt, no worry. Normalement vendredi, alors encouragez-moi !!!!!!
malilite
