AHAH Désolée de vous avoir fait attendre! Habituellement, je ne suis pas pour les petites compétitions, mais vu votre patience, je me lance. Donc plus de reviews, plus vite le chapitre 10 va vous être dévoilé, et croyez-moi, vous VOULEZ lire le prochain chapitre! HIHI Je voulais seulement faire une douzaine de chapitre… mais je suis en train de l'écrire et je suis loin d'avoir fini mon histoire! Va falloir que j'arrête de trainer en longueur et que je démarre!
Je vais faire quelques changements aux autres chapitres parce que j'ai remarqué que les '*' n'apparaissaient pas pour séparer les moments. Donc rien de changer dans les textes, seulement dans la structure! Alors n'allez pas les relire si vous n'en avez pas de besoin!
Autre bonne nouvelle, le chapitre 11 est fini! J'attends de vos nouvelles!
Chapitre 9- La condition
Il était dans la salle d'entrainement, courant sur un tapis roulant depuis une demi-heure déjà, le corps couvert d'une fine couche de sueur. Les haut-parleurs de la pièce jouaient une musique rythmée, entraînante. Il se concentre sur chaque muscle utilisé, sur la moindre parcelle d'énergie 'gaspillée'. Il ne pensait pas, ne voulait pas penser. Seulement se défouler. Flexion du genou droit, contraction du muscle de la cuisse, relâchement... tenir le poignet flexible, inspiration, détente de la jambe vers l'avant, expiration. On recommence avec la gauche et ainsi de suite. Il sent les muscles de son dos rouler sous sa peau, les gouttes de transpiration lui coller les vêtements au corps. Dieu que ca fait du bien de pouvoir enfin se dépenser.
Il prend une pause pour essuyer la transpiration de visage avec une serviette. Soudainement, un hurlement se fait entendre, l'arrêtant net dans son exercice. Ce n'est pas animal, non c'est un cri de douleur, une douleur humaine. Il relève la tête brusquement, tout en pensant que son imagination lui joue des tours. Pourtant, une infime odeur de sang lui parvient, confirmant la réalité du cri et de la douleur qu'il exprimait. Tous ses sens sont mis en alerte. Tel un chasseur, il sort de la pièce et le nez légèrement relevé, suit le parfum sanglant.
Son chemin s'arrête devant une porte massive au sous-sol. Il saisit la poignée et ouvre, découvrant une pièce sombre, rectangulaire. La lumière qui entre dans la pièce par l'ouverture donne une impression d'une profondeur infinie, même pour son regard acéré de vampire. Aucune décoration, aucun meuble ne comblent l'espace de la chambre ou même les murs sont dénudés de toute peinture. Il pénètre dans la pièce d'un pas alerte, sur ses gardes.
C'est alors qu'il la voit. Une femme d'une trentaine d'année, petite, menue. Ses cheveux blonds, crasseux, lui masquent le visage. Elle est là, suspendue à des chaines, les mains écartées de son corps, le bout des orteils ne touchant pratiquement pas le sol. Dans cette position, le dessus de sa tête lui arrive au nez. Elle est si petite. Si lui avait été enchainé, il n'aurait eu aucun mal à prendre appui sur ses pieds, mais pour elle, les chaines sont trop courtes. Du sang séché salit sa belle robe d'été, anciennement lilas avec un délicat imprimé de fleur blanc, désormais si souillé d'écarlate qu'on pouvait à peine en deviner les motifs.
À cette vision, des souvenirs lui reviennent. Lui-même, attaché, souhaitant qu'une fin rapide arrive, hurlant son désir de sang jusqu'à ce que sa voix se brise. Ces murs dont il connait chaque pierre, chaque imperfection… il pourrait les redessiner les yeux fermés.
Il remarque une particularité qu'il n'avait jusqu'alors pas notée. Dans le parfum du sang. Celui d'un vampire. Celui de la jeune femme. Une Level D. Il s'approche doucement, à l'affut. Il tend ses doigts pour dégager les quelques mèches qui lui tombent sur le visage. À son contact, la prisonnière lève sur lui de grands yeux bleus, apeurés, et retient avec peine ses gémissements. Elle tente faiblement de se libérer des chaines.
-Nonnnn.. partez… je…je vous en…supplie. Ne… pas de sang… ne buvez pas… laissez…ma fille… morte… pas mon sang… ne buvez… pas …mon...
Elle penche la tête vers l'arrière, le souffle laborieux. Il remarque ses plaies sur la nuque, partout autour de sa gorge. Des morsures. D'autres vampires se sont nourris d'elle. Il retient une grimace méprisante. Si d'autres vampires se sont abreuvés… il est certain qu'un seul est responsable. Il essaie de réconforter la vampire.
-Chuttt…chuuttt. Ca va aller. Je ne suis pas comme eux. Je vais te libérer. Qui t'a fait ca?
La dame le scrute avec méfiance. Mais elle est trop faible pour lutter. Zero se rend compte qu'elle ne le croit pas, qu'elle ne veut pas le croire. A-t-elle le choix?
-Je m'appelle Zero, tente-t-il de la rassurer. Je suis aussi prisonnier. Je vais t'aider. Du calme. D'accord? Laisse-moi faire.
Un souffle lui répond par l'affirmative. Son regard le supplie.
-Libérez…moi. Je…vous… prie.
-Oui.
Il observe les chaines, essayant de trouver leur point faible. Il remarque que les anneaux qui lui serrent les poignets lui ont grandement irrité la peau. Il gronde, les dents serrées, des insultes vis-à-vis l'homme, le démon qui a fait ca.
-Je suis désolé, ca risque de faire un peu mal, lui dit-il d'une voix douce.
Il continue son observation et constate sans grande surprise qu'il n'y a aucun maillon faible, que la prise au mur semble solidement ancrée. Un piège parfait pour les vampires. Il les empoigne quand même entre ses mains et tire de toutes ses forces, sans résultat. Il s'acharne contre les chaines quand soudainement, il se sent projeter vers l'arrière par une force invisible et percute violemment le mur de l'entrée. Il retombe sur le flanc, le souffle coupé par la puissance de l'impact. Il se penche vers l'avant et crache le sang qui a empli sa bouche lorsqu'il s'est mordu la joue. Il prend quelques secondes pour analyser les dégâts. Il n'a pas de blessures graves, ni quoi que ce soit de cassé… cette fois-ci. Il entend un cri, celui de la jeune femme. Il relève les yeux vers elle et pour constater qu'elle fixe la porte avec effroi.
-Que fais-tu là? Lui demande une voix dure, celle tout à fait reconnaissable de l'être qu'il hait.
La respiration saccadée, il pose un regard chargé de haine sur Kaname.
-Et toi? Tu t'amuses à enfermer des jeunes filles, pauvre connard? Lui réplique-t-il avec hargne, les dents serrées de douleur.
Kaname l'observe avec mépris, nonchalamment appuyé sur le chambranle de la porte.
-C'est une D. Je lui donne à peine quelques heures avant qu'elle ne se transforme en Level E. C'est ce que tu veux?
Zero lui renvoie un regard rempli de défi. Il se relève et se dirige vers la jeune femme qui le supplie du regard, les larmes coulant le long de ses joues. Il n'a pas fait deux pas que Kaname apparait dans un souffle devant lui, lui bloquant le passage. Le jeune homme tente de passer à coté, mais le puissant vampire l'arrête en lui saisissant le bras.
-N'avance plus. Je ne veux pas te faire mal, mais tu vas m'y obliger.
Zero feinte en se reculant, les épaules voutées et enchaine avec une traction du bras pour entrainer son adversaire avec lui. Mais Kaname n'a pas oublié ce semblant de soumission qu'il avait eu dans la chambre, lorsqu'il l'avait supplié pour la première fois et se tient sur ses gardes. Loin de chercher à se dégager, il amplifie le mouvement de Zero, puis d'une torsion rapide, lui casse le bras dans un craquement sinistre d'os brisés. Sous le coup de la douleur, Zero se laisse tomber sur un genou, mais se relève aussitôt, tenant son bras contre lui, pour ne pas laisser l'occasion au puissant vampire de profiter de sa position. Mâchoires serrées pour réprimer un grognement de douleur et de rage, il patiente quelques instants sentant ses os commencer lentement à se ressouder grâce au sang que le Prince des vampires lui a donné la veille.
-Sauve-la… pourquoi ne la sauves-tu pas comme tu le fais avec moi? Elle … mérite beaucoup plus de vivre…que…que moi.
Kaname plisse légèrement des yeux en répondant :
-Elle n'a pas d'intérêt à mes yeux outre que celui de me nourrir.
Kaname se tient face à Zero, tournant dos à sa victime. Fou de rage, Zero s'élance pour l'attaquer, mais son élan est bloqué par un mur psychique. Le puissant vampire sourit cruellement, la main tendue vers l'ancien hunter, paume ouverte.
-Tu veux la sauver? La libérer?
-Détache-la salopard!
-Très bien.
Zero, les points dans les airs pour frapper le mur invisible, s'arrête soudainement, stupéfait, ne s'attendant pas à une réponse aussi franche. Chacun de ses muscles devient tendus, anticipant grandement ce que qui va suivre. Son cœur bat à tout rompre alors qu'il voit Kaname se diriger vers la jeune femme qui tremble de peur et les anneaux s'ouvrir. Kaname va-t-il vraiment la relâcher? Ou est le piège? Elle tombe dans les bras du jeune homme, faible, gémissante. Kaname se retourne vers Zero et le regarde dans les yeux, le visage inexpressif. D'une lenteur calculée, il ouvre la bouche, dévoilant ses crocs acérés. Sa langue passe sur le cou de sa proie qui ne peut retenir un petit cri aigue, effrayé, mais son regard reste accrocher à celui de Zero. À la vue de cette jeune femme terrorisée, de ce qu'à l'intention de faire ce salaud de noble, le jeune vampire serre les poings et ne peut retenir un hurlement.
-LAISSE-LA! POURRITURE! SALAUD! JE TE DIS DE LA LIBÉRER! VIENS TE BATTRE. TU N'ES QU'UN LÂCHE!
Ses poings s'abattent sans résultat contre la paroi invisible qui les sépare. Sa rage décuple lorsqu'il perçoit les crocs acérés de son ennemi se planter sans pitié dans la chair tendre de sa victime, buvant avec délice le précieux sang. La fille s'évanouit, vidée du peu de force qu'il lui restait. Les lèvres de Zero, impuissant, se relèvent pour dénuder ses crocs allongés. Un grognement profond, féroce, roule dans sa gorge et se répercute dans la cellule. Son regard brille d'une haine sans limite, la haine d'un homme sans ressource. Il s'écrie, la voix déformée par la rage :
-PRENDS-MOI! PRENDS-MOI À SA PLACE. PRENDS MON SANG… ENFOIRÉ!
Kaname lâche la nuque de la jeune femme, les yeux à demi fermé comme s'il était irrité d'être dérangé, et passe sa langue sur ses lèvres, essuyant les quelques gouttes qui restent.
D'une voix tranquille quoique légèrement moqueuse, il lui demande :
-Te prendre? Mais je t'ai déjà. Tu m'appartiens. Que pourrais-tu m'offrir?
Zero détourne le regard, hésitant.
-TOUT… tout ce que tu veux, mais libère-la!
L'expression toujours aussi neutre, Kaname semble réfléchir et finit par imposer sa condition.
-Très bien. Une heure. Je veux une heure ou je ne serai pas obligé de me battre contre toi, ou tu vas… me laisser faire à ma guise, m'obéir. Une heure et elle est libre.
Zero hésite, essayant de trouver la faille, le piège.
-Mais tu vas…
Avant de laisser son esclave finir, Kaname empoigne plus fermement la dame toujours inconsciente.
-C'est ca ou rien. Décide, je n'ai pas que ca à faire, dit-il sur un ton irrité.
Sur ses mots, il se penche à nouveau vers la gorge découverte.
Paniqué, Zero répond précipitamment:
-D'ACCORD! C'est… c'est d'accord… maintenant, ôte tes sales pattes d'elle.
Kaname relève la tête, affichant un sourire victorieux.
-Très bien. Dans une heure, dans ta chambre.
Sur ses mots, il lâche la jeune femme qui s'écroule sur le sol. Il s'avance vers Zero et une fois arrivé à son épaule, lui murmure :
-Tu sais, il y a quelques instants… tu étais beaucoup plus vampire que hunter.
En entendant ses mots, le souffle de Zero s'arrête, abasourdi. Il a raison. Je suis devenu… j'ai réagi… comme un vampire. Non. C'est… impossible. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Le salaud.
Zero se retourne pour l'insulter, mais ce dernier a déjà quitté la pièce. Son regard se reporte sur la jeune vampire. Avant de suivre le puissant vampire il chuchote :
-Je suis désolé.
-XXX-
Exactement une heure plus tard, Kaname se dirige vers la chambre de Zero, ne sachant pas si son idée était bonne ou non. Peut-être que le jeune Hunter va le haïr encore plus profondément? Il avait donné l'ultimatum sur un coup de tête, profitant de la situation vulnérable de Zero. Une heure. Il disposait d'une heure et savais précisément ce qu'il allait faire subir à son esclave durant cette heure-là.
Sans s'annoncer, Kaname entre dans la pièce pour y découvrir un Zero perdu dans ses pensées, appuyé contre le bord de la fenêtre. Avant qu'il n'ait pu signaler sa présence avec une remarque ironique, Zero lui dit :
-Ne t'inquiète pas, ton odeur de bâtard t'a précédé.
Il se retourne pour lui faire face, tout dans son langage du corps indiquait clairement qu'il obéirait à contrecœur et trouverait la moindre faille possible pour s'échapper de cette torture.
Sans relever la remarque désobligeante de son esclave, Kaname contourne le lit, une chaise raclant sur le sol à sa suite et s'arrête face au miroir caché. Il se retourne vers Zero en faisant un geste négligeant de la main pour inviter le jeune homme à s'asseoir.
-Installe-toi.
Devant l'hésitation de Zero, Kaname soulève un sourcil ennuyé.
-Une heure. Tu m'as promis une heure. Et elle va commencer sur cette chaise. Assis-toi.
Zero s'avance d'un pas lourd, comme un prisonnier dans le couloir de la mort. Durant toute l'heure qui venait de passer, il s'était demandé inlassablement qu'est-ce que lui ferait subir son tortionnaire, imaginant des scénarios plus fous les un que les autres. Il essaie de garder le plus possible l'image de la jeune vampire enchainée dans sa tête, se rappelant constamment que c'est pour la libérer qu'il se sacrifie. Une heure… seulement une heure contre une vie.
Son regard croise celui du noble, le défie.
-Je n'ai pas oublié ma promesse. Finis-en rapidement qu'elle puisse être libre à nouveau.
Il s'assoit brusquement sur la chaise, les épaules tendues dans l'attente du prochain ordre de son bourreau et les paupières à demi fermé sur un regard à la fois haineux et résigné. Il remarque Kaname qui le regarde intensément, semblant réfléchir à ce qu'il allait faire.
-Tu te dépêche? Je n'ai pas juste ca à faire.
Kaname s'installe derrière Zero et se penche vers l'avant pour lui murmurer :
-Ah non? Pourtant, plus je prends mon temps, plus l'heure avance.
Son souffle effleure l'oreille de Zero qui retient à grande peine un frisson, mais le regard acéré du puissant vampire le remarque et il ne peut s'empêcher de sourire intérieurement, notant mentalement l'endroit sensible du jeune homme.
Il retient avec peine une petite note d'amusement lorsqu'il lui dit :
-Détends-toi. Tu vas voir, tu vas aimer.
Zero serre les dents pour lui répondre :
-Comment veux-tu que je me détende sachant très bien que tu vas profiter de moi?
Kaname fait le tour de Zero et une fois en face à ce dernier, penche légèrement la tête sur le coté tout en le fixant droit dans les yeux.
-Ohhh oui. Je vais profiter de toi.
Sans quitter Zero du regard, le noble lève la main pour claquer des doigts tout en reculant de quelques pas. Apparaissant comme par magie, deux domestiques entrent dans la pièce, tenant une petite table haute qu'ils installent entre les deux vampires. Un troisième s'approche avec une chaise identique à celle de Zero, la plaçant derrière le puissant noble et l'invitant à s'installer confortablement. Un dernier serviteur ferme la marche avec, entre les mains, un échiquier qu'il dépose délicatement sur la table avant d'aligner toutes les pièces sur les cases.
Pas un seul instant Kaname n'a quitté le jeune Hunter des yeux, constatant avec satisfaction la stupéfaction de Zero qui suit sans cligner des yeux les domestiques. Lorsque ceux-ci ont quitté la pièce, le jeune vampire tourne son regard gris vers l'homme face à lui, l'expression interrogatrice.
-Qu'est-ce que c'est que ca?
Kaname prend le ton d'un adulte expliquant une formule simple à un enfant :
-Un jeu d'échec.
Zero grince des dents en soulevant un sourcil, démontrant clairement son dégoût mêlé de dédain.
-Je ne suis pas idiot. Tu veux réellement perdre une heure à jouer aux échecs?
-C'est mon heure, j'ai le droit de choisir ce que j'ai à perdre ou à gagner. Je t'explique les règles. Le pion ne peut-
-Je sais parfaitement quelles sont les règles, le coupe-t-il avant de s'expliquer.
-Yuuki tenait absolument à devenir meilleure pour pouvoir jouer plus longtemps avec toi à Noel. J'ai disons servi de cobaye.
Kaname retient un froncement de sourcil au ton plus attendri de Zero lorsqu'il parle de sa sœur.
Il va vraiment falloir que je le corrige à ce propos. Il m'appartient, Yuuki n'est plus rien pour lui.
Son ton se fait plus dur qu'il ne le veut.
-Très bien. Commençons.
C'est en silence qu'ils débutent la partie, évaluant les déplacements de l'adversaire et toutes les possibilités qui s'offrent à eux.
Au bout de cinq minutes seulement, Kaname met Zero en échec et se moque un peu de lui.
-Je croyais que tu savais jouer.
Zero, détestant perdre, réplique d'un ton qui se veut hautain mais qui sonne plutôt boudeur.
-Je ne pratique pas à tous les jours, moi. De plus, je suis pour ainsi dire resté enfermer des années dans une minuscule pièce à essayer de survivre tant bien que mal, alors la stratégie est passée au second plan.
Kaname replace tranquillement chacune des pièces, ne répondant pas à la provocation de Zero. Il a beau ne rien laisser paraitre, une point de culpabilité lui tord légèrement le ventre. Il aurait du arriver plus tôt, prendre plus de nouvelles. C'était de sa faute et il en assumait entièrement la responsabilité, mais ca ne veut pas dire qu'il accepte la critique pour autant.
-Tu as très bien su t'en sortir, comme toujours, alors je ne vois pas de quoi tu te plains. Recommençons.
Une deuxième et puis une troisième partie se jouent, durant chacune plus longtemps alors que Zero, au fur et à mesure, se remémore quelques tactiques.
Alors que le puissant vampire se concentre sur son prochain mouvement, Zero l'observe discrètement, se souvenant de son rêve, de la sensualité qu'il dégageait. Ce rêve était-il influencé par ce qui s'était passé la veille, le…baiser? Car Zero a beau vouloir nier ce qu'il avait ressenti au contact des lèvres de Kaname, il en est incapable. Le souvenir étant encore trop vif.
Une fois son pion déplacé, Zero lève le regard pour continuer son observation, mais quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il remarque que, contrairement à toute la durée du jeu, Kaname n'est plus assis bien droit sur sa chaise, mais nonchalamment installé à le fixer de son regard pénétrant.
-Je crois que j'ai assez patienté. Je vais jouer avec ton corps et malgré toi tu vas y prendre plaisir.
La voix de Kaname brise soudainement le silence, surprenant Zero qui analyse que quelques secondes plus tard leur signification.
Zero plisse des yeux, le regard durci par la colère qu'il sent l'envahir.
-Je crois qu'il est trop tard pour ca. Ton heure s'achève.
