FANTASTIC TALES
The Beauty and the Niffler
Auteur : Angelscythe
Genre : Fantasy/Fantastique(dépend comment vous le voyez), UA, romance ? Conte
Couple : De toute évidence du Gramander se profile… mais quoi d'autre ?
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling un IMMENSE merci à elle. Moi, je me contente de jouer avec les personnages 3 Bonne lecture !
PS : J'appelle « Norbert Dragonneau » Newt parce que je l'ai toujours appelé comme ça. Les autres noms sont normalement traduits ! (… Bon je me trompe peut-être sur l'orthographe de certains noms, désolée.)
Chapitre 9
La demoiselle de ses rêves qu'il sauvera ou pas
Les portes de la Mairie étaient presque toujours fermées.
Une façon de parler, bien sûr, parce que techniquement, on pouvait les pousser et rejoindre le secrétariat pour poser des plaintes qui seraient prises sur une plume à papote ou s'adresser à des Elfes de Maisons qui n'avaient aucune idées de ce que vous leur racontiez… Mais jamais, on ne pouvait atteindre le Maire.
Si les villageois déploraient ce fait, ils ne pouvaient prétendre que leur Maire n'était pas actif ou pas à leur écoute. Au contraire, ils n'avaient pas à se plaindre et les demandes trouvaient toujours leur voie vers lui.
Mais pas nécessairement rapidement.
Tout était fait dans l'ordre. Même si la demande ne prenait que cinq minutes à accomplir, si on était arrivé le centième, on serait servi le centième. Tant un avantage qu'un inconvénient.
Le problème étant qu'Albus avait besoin qu'on s'occupe de lui directement. Et cette fois, il ne s'agissait pas de faire tamponner à l'encre dorée un papier qui approuvait qu'on vivait bel et bien dans la ville parmi les autres. Cette fois, il devait s'adresser au Maire. Et vraiment vite.
C'était donc en toute logique qu'il partait vers l'auberge où vivaient une poignée de personnes. Le prix des chambres là-bas était relativement cher mais il y avait moyen de le diminuer contre des menus services. Certains se débarrassaient des gnomes de jardins, d'autres faisaient le service ou aidaient en cuisine… Et un parmi les autres, ramenaient toujours un peu de viande fraîche de premier choix bien qu'il fallait faire le travail du boucher ou passer par lui…
C'était cette personne-là qu'Albus venait voir en franchissant la porte de l'auberge. Comme il était tôt, les serveurs s'activaient pour servir le petit-déjeuner à leurs hôtes et à ceux qui venaient le prendre plutôt que le cuisiner. L'odeur du pain fraîchement cuit, bien que pas aussi bon que celui du boulanger, des œufs divers et variés, du bacon et des saucisses… Et même des fèves à la sauce tomate. Tout ça ouvrait l'appétit du vieil homme qui ne pouvait que penser à sa chère Tina.
- Bonjour ! Lui lança le tenancier.
Il sortit de derrière son comptoir qui servait tant de pupitre pour placer ceux qui voulaient se faire remplir l'estomac que de secrétaire pour accepter les gens chez lui.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? Chambre ? Repas ? On a une délicieuse galette de pommes de terre ce matin !
- Je suis venu voir Monsieur Graves. Le fils. Dit-il.
- Ah ben tiens ! D'habitude, c'est des femmes qui viennent le voir ! Plaisanta-t-il.
L'homme lui fit signe et l'emmena vers une table près de la fenêtre, donnant sur le jardin infesté, où un homme mangeait seul.
- M'sieur Graves, z'avez de la visite.
Le tenancier désigna Albus.
- Vous prenez queq'chose pour l'accompagner ? Questionna-t-il vers Dumbledore.
- C'est pour moi. Invita Percival.
- Un petit-déjeuner. Et un café au lait, sucré, je vous prie.
- Tout de suite !
Le gérant s'en alla alors qu'Albus prenait place en face du soupirant. Lequel se demandait si son incursion de la veille avait été remarquée en fin de compte. Il soutint le regard perçant, ne fondant pas dans son assiette à moitié vide malgré l'envie.
Il n'avait qu'à voir un animal sauvage qu'il devrait chasser.
- Je suis venu vous voir au sujet de Newt.
- Newt ?
Sa voix était un peu montée dans les aigus, non ? Il toussota légèrement pour se reprendre avant de faire passer cela avec une gorgée de café noir, son couteau toujours en main.
- Il y a un problème avec votre fille ?
- Ah oui… Fit le vieillard. Oui. Reprit-il. Elle a été kidnappée.
Le sang de Graves ne fit qu'un tour même s'il était déjà au courant.
- Par qui ?
- Par quoi. Un monstre.
- Je n'en ai pas entendu parler. Je protège la ville…
Il reposa sa tasse et commença à pousser des fèves sur sa fourchette pour en prendre une bouchée entière.
- Ça s'est passé d'une façon singulière. On ne pouvait le voir venir. Toujours est-il que Newt est entre les griffes de ce monstre.
- Il faut l'éradiquer. Ramener votre fille auprès de ses sœurs et de vous-même.
- En effet. Mais c'est une créature puissante.
- Je n'en doute pas.
Il attrapa un morceau de bacon.
- Sinon, vous auriez réglé ça seul. Acheva-t-il avant d'avaler le porc.
- En effet. Mais j'ai besoin d'aide.
Percival opina.
- J'accepte. Mais savez vous où elle est exactement ? Avez-vous une idée exacte d'un sort de détection à utiliser auquel cas ?
Il posa ses couverts en travers de son assiette, faisant un mouvement pour se lever.
- Il y a méprise. L'arrêta Albus.
Il leva les yeux vers le serveur qui venait lui poser une assiette débordante, un bout de pain et une tasse de café. Il le remercia et s'empressa de beurrer une tartine grâce au récipient sur la table.
- Pardon ?
- J'ai besoin de votre père, pas de vous.
- De mon père ?
Sous le choc, Percival se rassit.
- Je veux son aide. L'aide de la ville.
- Mon père est occupé mais je suis pr…
- Il est plus doué que vous. C'est lui qui vous a tout appris, n'est-ce pas ?
- En effet.
Graves arracha un bout de pain, essayant de calmer sa colère. Comme il réalisait que ce geste était ambigu, il le trempa dans la sauce de ses fèves.
- On entend parler de lui dans les écoles, dans tous les villages de Sorciers. Je connais sa grandeur.
- Ce n'est pas toujours ce qu'on dit. Rectifia l'homme en portant le pain à ses lèvres.
Dumbledore prit une pleine fourchette d'œuf avant de goûter un morceau de saucisse, soufflant à moitié un « délicieux ».
- Je sais ce qu'on en dit. Et je tiens à ce qu'il m'aide.
- Écoutez…
- Vous voulez que Newt revienne ? Coupa Dumbledore.
Il prit un autre bout de saucisse puis coupa sa galette de patate alors qu'il mâchait. Graves ne touchait plus à son assiette, la gorge sèche.
- Bien sûr.
- Alors vous devez me faire confiance.
- On ne dérange pas mon père comme ça.
- C'est la femme que vous aimez.
Percival serra le pain dans sa main.
- Vous aimez ma Newt, n'est-ce pas ?
- C'est un peu rapide. Répondit-il. Mais je veux la sauver.
- De tout votre cœur ? Questionna le vieillard avant d'enfourner la galette.
- De tout mon cœur.
- Quoiqu'il advienne ?
Il prit deux gorgées de café.
Graves regarda le fond de son plat et planta son couteau dans son reste de saucisse. Même si Newt ne l'aimait pas et qu'elle lui préférait un autre, il voulait qu'elle soit en sécurité…
- Quoiqu'il advienne. Répondit-il avant de mordre.
- Alors j'ai besoin de votre père. La créature là-bas est effroyable. Elle m'a volé ma Newt et allez savoir ce qu'elle peut bien lui faire pour l'instant.
Percival mordit une nouvelle fois dans la saucisse.
- J'espère que vous n'avez pas peur. Reprit le vieil homme. De votre père ? À moins que vous voulez jouer au héros ? Être celui qui la libérera pour qu'elle vous aime ?
- Je veux qu'elle soit en sécurité. Rétorqua Graves. Comment est-ce que ça s'est passé ?
- Je me suis abrité pour la nuit et c'était la demeure d'une créature malfaisante qui m'a obligé a donné un de mes enfants. Newt s'est proposé.
- Pourquoi l'avoir fait ? Un serment inviolable ?
Albus acquiesça avant d'avaler un bacon croustillant.
- Où ?
- Percival… N'insistez pas. Nous devons penser à un plan. Vous ne pourrez peut-être pas en faire partie, concéda-t-il, mais ça ne veut pas dire que vous n'aurez pas la main de Newt. Vous êtes un très bon parti.
- Je ne veux pas l'obliger. Reprit-il.
- Laissez vos rêves de grandeurs de côté. Vous n'avez pas besoin d'être un héros, un pourfendeur de monstre, pour lui plaire. Elle vous préférera en vie. Même si vous ne faites pas directement le travail. Pensez-y. Vous allez être un des maillons les plus importants pour arriver à sa libération.
Dumbledore se pencha vers lui, sa barbe manquant d'atterrir dans son assiette.
- Percival…
Il étendit la main pour serrer celle qui enfermait toujours le pain.
- Je vous accompagnerai. Sourit-il.
Graves détourna la tête et retira sa main d'un bref mouvement.
- C'est pour Newt. Parce qu'il est sûr que si la créature est aussi effroyable que vous le dites, je ne vois que mon père pour vous aider. Mais il faudra être sûr de vous. Dit-il.
- Je suis sûr de moi. Votre père est un grand mage, j'en suis également un. D'après ce qu'on dit. Ajouta-t-il d'un ton noble et réservé.
Le sourire que lui lança Percival en retour était plus froid qu'il ne le voulait. Il se disait que tout ça, c'était pour Newt. Oui, il aurait voulu la sauver des griffes de ce monstre et le tuer d'un sort bien placé, non sans l'avoir fait souffrir avant, mais la protection de Newt devait primer. Il voulait juste avoir le droit de la serrer dans ses bras après cela…
- Venez. Dit-il.
- Je n'ai pas fini mon repas. Protesta Albus.
- Newt a besoin de notre aide, non ? Répondit Graves, les dents serrées.
Il croisa les yeux perçants et soupira avant de partir vers le comptoir pour régler la note.
- Mais dépêchez-vous !
