Salut,
il se passe pas mal de choses dans ce chapitre et surtout LA chose que vous attendez tous =)
Je me suis tapée un petit délire pour ce chapitre, j'ai fait une sorte de cross-over (enfin je crois que ça s'appelle comme ça) avec l'animé Haikyuu. Si vous ne connaissez pas cet anime, foncez ! Bon faut dire aussi que j'adore le volley-ball =)
Je profite de ce petit espace pour vous annoncer que j'ai publiée un Os sur l'animé "Kimi to Boku" que vous pouvez trouver sur mon profil. Il y a également des petites news par rapport à la suite de mes projets.
Réponses au reviews :
Amaranphine, tu n'as pas idée mais c'est fait exprès que Kiba soit extrêmement lent à la détente. C'est comme ça que je me l'imagine. Et en effet je vais vous faire languir comme pas permis pour la guimauve mais il y en auras, ne t'inquiète pas. L'histoire est loin d'être terminée.
Angelios, je te remercie encore une fois pour ton enthousiasme qui fait chaud au cœur et tout spécialement pour toi, Naru va s'en prendre plein le postérieur.
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 9
Je me réveille avec Naru accroché à ma taille comme à son habitude. Je prends quelques minutes histoire de remettre mon cerveau en place. Mon anniversaire c'est vraiment bien passé et à en juger par le calme ambiant, tout le monde doit encore roupiller. Je regarde mon p'tit blond, j'en reviens toujours pas qu'il ait osé faire ça. Je suis encore tout étonné du fait qu'il ait réussi à me satisfaire aussi bien et à anticiper mes envies. Il remue un peu dans son sommeil, il a toujours sa bouille enfantine mais il montre un peu plus son coté sauvage. Même l'après m'a plu, je ne l'ai que masturbé comme à chaque fois mais il y avait quelque chose en plus. Je me dit que la prochaine fois on pourrais aller plus loin. Beaucoup plus loin. Il émerge lentement et quand je vois son visage endormi et inconscient de ce que je pense, il y a de plus en plus de chance qu'il passe à la casserole d'ici peu. Je me lève, j'entend du bruit en bas, je ferais mieux de me montrer en hôte digne.
Finalement tout le monde a déserté et seul Naru est encore là, appuyé contre un mur alors que je referme la porte sur les derniers invités. Je remarque seulement qu'il m'a chourer un tee-shirt et un jogging. Il a sa tête des grand jour et l'idée de le chambrer me titille mais je ne suis pas non plus en grande forme. Il est dix heures passés mais malgré ça l'idée de manger ne me semble pas une bonne idée. Les meubles sont restés tel quel par rapport à hier et je pousse blondie pour qu'il m'aide à les remettre en place. Après un quart d'heure de dur labeur, le salon à retrouvé sa mise en place d'origine. Naru se vautre allègrement dans le canapé et je pense que je vais faire de même mais avant j'installe notre camp de base. Je descend une couverture qui a la particularité d'être douce et surtout chaude. Je prépare deux tasses de chocolat chaud puis j'insère La communauté de l'anneaux dans le lecteur. Naru me regarde faire mes allées et venus sans chercher à m'aider. Je m'assoie à ses côtés et rabat la couverture sur nous, Naru se saisit d'une des deux tasses sur la table basse. J'allume la télé et le menu s'affiche, je lance le film tout en me calant confortablement contre l'acoudoir.
On comate ainsi jusqu'à la fin du film, nos mugs s'étant vidés également. Je m'étire et je rassemble mon courage pour pouvoir me lever et lancer la suite. Je zieute le blond qui fait tout pour ne pas croiser mon regard. Je me lève avec un soupir de lassitude exagéré puis un fois le changement effectué je retourne m'asseoir. Naru soulève la couverture et je m'y glisse. Il se laisse aller contre moi et je souffle à nouveau faisant bouger ses cheveux, il me regarde malicieusement et me tapote la cuisse. A la moitié du film, je le sens de plus en plus peser contre mon bras allant jusqu'à l'engourdir. Je le pousse mais il tient bon s'avachissant d'autant plus. Je me décale le faisant ainsi tomber entre mes cuisses, il ne semble pas ce plaindre de son sort puisqu'il se presse contre moi. Je lâche l'affaire pour cette fois ci, ce n'est pas non plus comme si ça me gênais. Bon j'ai juste quelques mèches blondes qui se balade sous mon nez mais rien de bien handicapant. Du coup maintenant je ne sais plus quoi faire de mes mains, une part dans ses cheveux pendant que l'autre élit domicile sur son ventre. Il a un soupir d'aise, ses yeux papillonent.
Le générique défile à l'écran et la tête de Naru forme un angle étrange. Il dort à poing fermé, je le décale et lance le dernier de la trilogie. Blondie a réquisitionné le canapé pendant ce temps, je m'aménage donc une petite place avec difficulté. Il s'étire avant de se recoller à moi, je lui met la couverture alors qu'il s'agrippe à mes genoux. Je caresse distraitement ses cheveux et suis le fil de l'histoire par delà ses ronflements intempestifs.
La journée se termine en même temps que l'écran de la télé. Hein ? Je ne l'ai pas éteint, je ne sais même pas où est la télécommande. Il fait sombre dans la pièce mais je distingue les meubles. L'heure du lecteur n'est pas visible, je regarde à travers les fenêtres et les lampadaires extérieurs sont également éteints. Coupure de courant général il semble, génial... Mon estomac grogne ce fichant de ce qu'il ce passe, je vais dans la cuisine histoire de le satisfaire. Je suis penché dans le frigo quand je sens un poids sur le bas de mon dos. Je tourne la tête, blondie est accoudé à mes reins et me regarde.
- Quoi ?
- Qu'est-ce que tu fais ? baragouine Naru.
- J'inspecte le frigo pour voir si je peux y emménager, la vue me plait, rétorquais-je le plus sérieux du monde.
Il fronce les sourcils d'incompréhension et jette un coup d'œil dans l'entrebâillement de la porte.
- Mais tu vas te les cailler et c'est tout petit en plus !
Je secoue la tête défaitiste. Ce qui est bien avec lui c'est que peut importe le sujet de discussion, il trouvera toujours quoi répondre. Je sors jambon, emmental en tranches, cornichons et moutarde avant de refermer la porte. J'ai toujours l'autre sur le dos mais il a migré, il s'appuie maintenant sur mes épaules. Le pain rejoint la fête sur le plan de travail et j'attaque l'élaboration complexe de mon sandwich. Le souffle de Naru s'échoue dans mon cou et quelques bruits de langue me fait craindre de sentir de la salive couler le long de celui-ci. Mon ventre fait écho à celui derrière moi, je me hâte donc d'en faire un autre si je ne veux pas servir de casse dalle. Je lui tend et il jette son dévolu dessus. Je reste appuyé contre le plan de travail, observant le fauve se repaître. Je sais pas si c'est parce qu'il est dans le gaz mais on dirais qu'il a totalement occulté ce qu'il m'a fait hier. Nos regards se croisent par moment mais je n'y vois rien. Je n'ai pas l'ombre d'une idée de ce qu'il pense et ça me fout en rogne.
OoOoOoOoOoO
Quelques jours sont passés depuis mon anniversaire et ils ne furent pas mouvementés. Toutefois j'ai pu observer quelque chose qui me turlupinais depuis peu : les révélations de Mihashi. Je suis quasiment sûr qu'il m'aime qu'en tant que pote mais je ne le tenterais pas pour autant. Par contre sous ces air jouasse, il se sent seul. Il me fait de plus en plus penser à Naru. J'en ai parlé avec lui et on s'est mis d'accord sur notre plan d'action. C'est la fin des cours et le début du weekend, on suit Mihashi qui s'apprête à franchir les grilles du lycée en compagnie de sa sœur. On lui choppe chacun un bras et nous le kidnappons sous le regard incompréhensif de sa frangine.
Une fois dans le bus, il exige des explications.
- On part à Las Vegas, annonçais-je.
Les deux blonds me regardent, les yeux remplis d'étoiles.
- C'est vrai ? s'extasie blondie.
- T'es con naturellement ou t'as passé un diplôme ?
Suite à ma charmante réplique il boude dans son coin sous l'œil amusé de Mihashi.
- Plus sérieusement, pourquoi cet enlèvement ?
Je le regarde fixement pour le faire réfléchir et si j'en juge son blanchissement facial, il a trouvé.
- Ecoute, j'était plein comme une barrique, ça compte pas.
- Je t'ai bien observé ces derniers jours, ton rayonnement de joie sonne faux quand on sait certaines choses.
Je passe sous silence le fait qu'il paraissait particulièrement ravi quand il a appris que je l'ai maté pendant une semaine non-stop mais à la fin de la phrase, son sourire a diminué.
- J'aime pas te savoir malheureux Mihash', dit Naru revenant parmi nous.
Le sus-nommé a un regard attendri mais une pointe de tristesse se lit dans son regard. Le bus arrive à destination et nous descendons. Nous marchons pendant que Mihashi regarde partout, essayant de découvrir où nous l'embarquons.
Je bifurque à droite et pousse la porte d'un bar. Il n'est pas bien tard ce qui explique le fait qu'il n'y est pas grand monde. La partie droite regroupe tables et banquettes, une télé écran plat qui est incrustée dans le mur fait défiler des vidéos de parkours. Le barman est derrière son comptoir au fond de la pièce, il nous salue puis retourne à ses affaires. La partie gauche est surélevée de deux, trois marches et je peux y distinguer le billard. Je viens assez souvent dans ce bar avec Naru, les barmans sont sympa et il y a pas mal de jeunes qui le fréquente. J'espère que Mihashi pourra se faire de nouveaux potes et pourquoi pas ce trouver une petite amie ou un petit ami d'ailleurs, je sais plus ce qu'il veut à force. On commande nos boissons au serveur et nous nous installons près du billard. Le bar se remplit au fur et à mesure et une ambiance joyeuse se répand dans toute la pièce.
Trois mecs s'installe pas très loin de nous. Le brun doit être un peu plus grand que moi et affiche un air maussade, il regarde avec irritation ces deux potes trottiner devant lui. On dirait deux petits Naru et petit est le terme adéquate puisqu'ils doivent arriver au niveau des pectoraux du plus grand. Je crois bien que même blondie est plus grand qu'eux. Le roux s'installe et regarde partout avec les yeux brillants, le bicolore ricane de son comportement. On en voit rarement des couleurs de cheveux comme ça, ils sont dressé en piques et sont en majorité bruns. Seul une mèche blonde retombe sur son front. Le maussade les abandonne pour commander des boissons pendant que les petits chahutent gaiement.
- Eh Kageyama, tu fait quoi tu comptes nous laissez crever de soif ? braille le bicolore, faisant ce retourner certaines personnes.
Le roux semble gêné du comportement de son pote quant au grand il claque la langue et revient, le regard plus mauvais que jamais. Je suis sûr que malgré son air taciturne, il s'amuse bien. Il pose les verres sur la table et s'installe seul sur la banquette en face des deux énergumènes. Ils se saisissent de leurs verres et le vide d'une traite d'un geste commun. Eh bien, je ne peux pas savoir s'ils étaient alcoolisés mais si c'est le cas ils ont une sacrée descente.
- Alors ? Intéressé ? me taquine du coude Naru.
Ça fait un petit moment que je regarde les trois zigotos occultant totalement mes propres potes. Je m'excuse et reporte mon attention sur eux.
- Alors Mihash' tu vois quelqu'un qui t'intéresse ?
- Pas vraiment mais toi oui apparemment, me sourit-il malicieusement.
Je grogne dans mon coin sous les rires moqueurs de mes camarades. Je me lève et insère une pièce dans le billard. Je place le triangle puis insère les boules en suivant le schéma. J'enlève le triangle puis me saisit d'une queue et fais le tour de la table en invitant les blonds du regard à participer. Ils me rejoignent et comme je suis galant, je commence sans demander leur avis. C'est un billard anglais donc les règles sont plus simples que la version américaine*. Il y a moitié-moitié de boules rouge et orange et une seule boule noire. Je place la boule blanche à l'opposé du triangle, me penche en avant puis fait coulisser ma queue entre mes doigts. Hum, c'est très étrange de penser ça. Quelque chose me gêne, je n'arrive pas à bien viser. Je zieute la queue de Mihash' et me redresse en appui sur la table.
- Tu me l'as prête ?
Il me la tend avec un petit sourire. Je me remet en place et la fais coulisser à nouveau. Mouais, elle est bien mieux.
- Ma queue a l'air de te plaire on dirait.
Les blagues vont être infinies.
- Ça ne te gêne pas si je la garde alors ?
Mihashi s'approche avec un sourire lubrique.
- Aucunement.
Il me dépasse en me tâtant le cul avec envie. Naru me regarde tristement.
- Tu veux pas essayer la mienne ? pleurniche Naru.
Je roule des yeux. Ils ont trouvés un bon filon à exploiter et ils ne risquent pas de me ménager. Je prends sur moi après tout c'est moi qui ai lancé la partie, je connaissais les risques.
- Non ça iras, je l'essayerais plus tard.
Je me retourne et sens rapidement un souffle sur ma nuque.
- Avec plaisir ! me susurre-t-il.
Je déglutis puis me concentre pour viser. Je casse et rentre une boule rouge, je souris de victoire mais un inconvénient survient. Les régles sont simples, il suffit de casser et de rentrer une boule d'une des deux couleurs ensuite il faut toutes les rentrer en suivant la couleur de la première. Pour finir c'est au tour de la noire mais ça engendre une pénalité si elle est rentrée avant les autres. Le souci est qu'il y a que deux couleurs et nous sommes trois. Naru remarque mon inaction et comprend ce qui me turlupine. Il chope Mihash' par la manche et le tire vers lui.
- On fait équipe, après tout je suis une brèle et on ne seras pas trop de deux pour te vaincre et pour rajouter de l'enjeu, le perdant devra assumer sa défaite.
Il me sourit dangereusement et je dois dire que le défi me plais. L'idée d'avoir deux petits blond pour moi tout seul n'est pas pour me déplaire... mouais dis comme ça, ça peut prêter à confusion mais l'expression des deux guguss en face de moi semble penser la même chose. Acquiesce, j'ai confiance en mes capacités et en la maladresse de blondie, par contre je ne sais rien de Mihashi.
Comme j'ai rentré une boule c'est encore à moi. Je me place sous le regard attentif des deux blonds, je glisse mon bout de bois entre mes doigts et le fais coulisser lascivement en les regardant. Ils semblent bien plus concentrés sur mes mouvements de doigts que sur mon regard. Un sourire en coin se dessine sur mon visage puis tire. J'en rentre une seconde mais ils ne semblent pas s'en formaliser. Je passe devant eux puis me penche, ils ne bougent pas pour autant et je sens leurs regard sur mes reins. Je baisse légèrement la tête pour pouvoir les voir et ce que je lis dans leurs yeux m'inquiète, ils n'ont sûrement pas des intentions très chastes. J'ai vraiment intérêt de gagner.
Je vise mais je suis un poil déconcentré et loupe la boule de deux centimètres. Je grogne et laisse ma place. Naru tente sa chance pendant que je retourne m'asseoir et bois une gorgée de ma boisson. Elle passe difficilement puis qu'il ne trouve pas de meilleur moyen que de viser en dandinant ses fesse juste sous mon nez. Heureusement que Mihash' la toujours connu comme ça car sinon il risquerait de se poser des questions. C'est d'ailleurs le cas des trois mecs assis un peu plus loin, ils discutent mais parfois les deux plus petits nous regardent. On pourrait leur proposer de faire une partie après. Comme prévu il ne marque pas, je me relève et observe la disposition. Ce n'est pas à mon avantage mais je tente quand même, je tire comme il faut mais pas avec assez de puissance. Mihashi ricane et me montre l'étendue de ses talent et le bougre est plutôt doué, il en rentre trois d'affilée. Mon sourire diminue fortement contrairement aux leurs. J'en rentre deux, j'en ai une d'avance par rapport à eux. Il faut que je conserve mon avance et grâce à dieu c'est Naru qui joue. Il se penche silencieusement et Mihash' le coach, je crains pour mon cul sérieusement là ! Mihashi se penche sur son dos et réoriente sa queue, ils relèvent tout deux les yeux et me sourient en même temps. Mihash' lui chuchote quelque chose à l'oreille puis se recule. Naru me fait un clin d'œil et tire. Je vois la boule se diriger au ralenti vers la poche et y tomber. J'ai perdu mon avance et je prend même du retard car ce fourbe arrive à en mettre une autre. Je finis d'une traite mon verre et me concentre comme je ne l'ai jamais fais. Je peux faire confiance à mon talent, je remonte la pente. Je ne suis plus qu'à une boule de la victoire, il ne faut pas que je me relâche. Naru tente de me déstabiliser du regard m'empêchant ainsi de voir Mihash' se glisser dans mon dos. Au moment où je vais pour tirer, un souffle échoue sur ma nuque me faisant sortir de ma trajectoire.
- C'est de la triche ! m'insurgeais-je.
Ils secouent tout les deux négativement de la tête.
- On n'a absolument...
- ... rien dit la-dessus, complète Naru.
Depuis quand ils s'entendent aussi bien ces deux là !
Je déglutis difficilement en observant Mihashi. Il rattrape efficacement leur retard en rentrant toutes leurs boules. Il ne reste que la noire et s'il loupe, j'ai encore une chance. Je tente de refaire ce qu'il m'a fait mais Naru s'interpose.
- Oui, tu as une suggestion à faire ?
- Tu ne l'emportera pas au paradis mon p'tit père, grognais-je.
Je sens un tapotement sur mon épaule, Mihash' me fait un doux sourire.
- Je crois qu'on a gagner, dit-il innocemment.
Je regarde la table et je ne peux que me rendre à l'évidence. Je les regarde craintivement, je me suis pourtant donné à fond mais ça n'a pas suffit. Fais chier ! On se rassoit et ils ne me quittent pas des yeux. Ils faut que je leur fasse oublier si je ne veux pas mourir. Je les abandonnes et part en direction de la table des trois mecs.
- Salut, ça vous intéresse une partie de billard ? demandais-je franco.
Ils me fixent sans un mot mais les deux hyperactifs s'empressent d'accepter sans demander l'avis du taciturne. Le roux se jette vers la table et le bicolore le suit plus modérément. Le noiraud se lève avec un soupir et passe à coté de moi, il est effectivement un peu plus grand que moi.
- Vous contre nous, ça vous vas ?
Le roux acquiesce vivement de la tête et nous commençons la partie. Honneur aux nouveaux, le bicolore commence et il se débrouille plutôt bien. Ils ont les oranges, le roux tente sa chance... et foire magnifiquement.
- Oy Hinata ! râle le noiraud.
Le petit se confond en excuses en s'inclinant vivement de manière répétée.
- Ne vous inquiétez pas, ils adorent se disputer mais ils sont potes comme cochon, nous rassure le bicolore.
Il se fait fusiller du regard par ses deux compères.
- Nishinoya..., grogne le taciturne.
Il lui fait un grand sourire pendant que Mihash' joue son tour. La partie est serrée mais nous la remportons. Les deux petits boudent et étrangement le plus grand semble aussi déçu de leur défaite.
- C'est de ta faute Kageyama, s'insurge le roux.
- Oh oh, s'inquiète le bicolore.
Le taciturne choppe le crâne du roux et on l'entend rapidement couiner.
- Je vous l'avez dit, un vrai p'tit couple.
Heureusement qu'ils sont trop occupé à se chamailler pour prêter attention à ce qu'il dit.
- Bon on vas rentrer avant qu'il n'y est un meurtre. Merci pour la partie, c'était sympa.
Nishinoya nous salue puis embarque les deux énergumènes.
On se rassoit et Mihashi nous fixent étrangement.
- C'est fou ce qu'ils me rappelle quelqu'un.
J'interroge blondie du regard avant de reporter mon attention sur l'autre blond.
- Qui ça ? demandons en cœur.
Il secoue la tête défaitiste puis finis son verre. Ils sont tous vides donc on décide de rentrer.
On patiente dans le froid et les lumières du bus arrive comme une véritable bénédiction. On se précipite à l'intérieur puis on s'assoit au fond. Naru me pousse accidentellement, je me retrouve donc contre la vitre. On est bien silencieux pendant le trajet et mon arrêt se profile au loin. Je tends le bras pour appuyer sur le bouton d'arrêt mais Naru m'en empêche en s'étirant. Je retente mais il recommence. Il le fait exprès ou bien ? Son p'tit sourire ne me dit rien qui vaille.
- C'est le weekend, tu restera bien un peu avec nous ?
Je sais bien que sa demande est tout sauf innocente, il s'en rappelle que j'ai perdu le fourbe. Nous descendons donc à son arrêt et je me retrouve fatalement chez lui. La maison est plongée dans l'obscurité et il ne semble pas avoir âme qui vive. Si ses parents ne sont vraiment pas là, je ne donne pas cher de ma peau. Naru allume la lampe près du canapé éclairant ainsi moyennement la pièce pendant que Mihashi enlève manteau, écharpe et chaussures. Je l'imite suivit par Naru, Mihash' inspecte les lieux du regard. Il me semble bien que c'est la première fois qu'il vient chez lui mais comme j'ai une mémoire incroyable je peux me tromper.
Ils se retournent d'un coup d'un seul vers moi et s'approche lentement, une lueur prédatrice faisant briller leurs yeux. Je déglutis et recule par réflexe, me retrouvant ainsi bien vite bloqué par la porte. Il me coince chacun un bras et la tête de Naru se loge dans mon cou. Ses lèvres arpentant ma gorge me faisant frisonner.
- Ne crois pas pouvoir t'échapper...
- ... t'es à nous pour toute la soirée, complète Mihashi.
Je tente quand même mais il ont de la force les saligauds. Il me plaque un peu plus sur la porte et je sens maintenant une paire de lèvres de chaque coté de mon cou. Ils utilisent leurs mains libres pour les faufiler sous mon tee-shirt. Ils font les mêmes mouvements me faisant lentement perdre raison. Finalement c'est pas si mal de perdre. Leurs bouches descendent en même temps que leurs mains. Les doigts de Mihash' défont la boucle de ma ceinture et tire dessus pendant que ceux de Naru enlèvent le pic en métal qui la maintient en place. Mihash' défait le bouton pendant que Naru s'occupe de ma braguette. J'ai l'esprit embrumée et me laisse totalement faire. Les doigts de Mihashi reviennent taquiner mon ventre pendant que Naru me lèche les clavicules. Sa main ne reste pas inactive bien longtemps cependant et descend de plus en plus vers mon boxer qui apparaît entre les pans ouverts de mon pantalon. Ses doigts s'y glissent pendant que la langue de Mihash' remonte de mon épaule jusqu'à mon oreille.
Je secoue violemment la tête de gauche à droite remettant mes idées en place. Mon arrêt passe au ralenti devant la vitre du bus. Je laisse tomber ma tête de lassitude sur cette dernière. Ça m'apprendra à laisser partir mon cerveau en vrille. Les deux blonds me regardent avec un petit sourire.
- Finalement ça a était plus simple que prévu de te faire louper ton arrêt.
Ils ricanent me mettant mal à l'aise. Je me retrouvent encore une fois devant la porte de sa maison qui est bien trop sombre pour me rassurer. Il déverrouille la porte et j'évite de les croiser du regard. Une lumière s'allumant soudainement me fais lever les yeux vers elle. Naru est posté à coté de la lampe et desserre son écharpe. C'est un peu trop similaire à ce que mon esprit malade s'est imaginé sans mon consentement. Je retire mes chaussures et quand je relève la tête, ils me fixent les yeux brillants. Ils me plaquent contre la porte et j'ai comme un mauvais pressentiment.
- Tu ne pensais quand même pas qu'on allais oubliés ?
Naru s'empare de mon bras et me force à le suivre jusque dans sa chambre, Mihash' ne nous lâchant pas d'une semelle. Il referme la porte, je suis maintenant sûr que ses parents ne sont pas là. Les deux blonds se mettent l'un en face de l'autre devant son lit et m'adresse un doux sourire. Beaucoup trop doux. Je reste figé au milieu de la pièce quand Naru se saisit du tee-shirt de Mihash' et le remonte sensuellement. Je déglutis difficilement, d'autant plus que ça se passe vraiment cette fois là. Mihashi ne reste pas de marbre et entreprend également de retirer le haut de l'autre blond. Je les regarde faire en ayant conscience de l'irréalité de la chose mais ce n'est pas encore fini. Maintenant qu'ils sont torse nus, ils s'emparent de la ceinture leur faisant face. Ils la défont en gardant des gestes lascifs et une fois fait, ils me font un clin d'œil. Ils s'allongent côte à côte sur le lit, leur pantalon arrivant à mi-fesses. Naru me fait signe de venir et je lui obéis aveuglement.
- Fait nous du bien Kiba, susurre Mihashi.
Naru semble beaucoup s'amuser de mon expression.
- Tu sais que j'affectionne particulièrement les massages et je pense que Mihash' ne sera pas contre non plus.
Finalement ça me rassure, je passe sous silence le fait qu'une partie de moi n'aurait pas était contre le fait que ça dégénère vers quelque chose de plus charnel. Je m'installe sur les hanches de Naru et observe son dos. Je pose mes mains sur ses épaules et commence mon massage. Mihashi nous mate et semble impatient que je m'occupe de son cas. Je fais rouler ses muscles dans ma paume lui soutirant des soupirs de bien-être. Je masse le milieu de son dos ainsi que ces flancs que je me fait un malin plaisir de titiller. Il gigote un peu et gémis par moment, il a les yeux fermés oubliant qu'on n'est pas seul. Mihashi le regarde attendri et lui caresse les cheveux. On a vraiment des passe-temps hors du commun. Mon massage semble bien le détendre je finis donc sur ses reins, il a des petits sursauts faisant sourire Mihashi. Ses fesses rentre parfois en contact avec mon bassin à la manière q'un chat qui remonte son postérieur quand on le gratte. J'arrête tout d'un coup le faisant retomber lourdement. Je lui souris en lui lançant un clin d'œil puis je passe sur l'arrière train de l'autre blond. Je commence par ses épaules sous le regard malheureux de Naru. Je ricane sans pour autant perdre ma concentration, Mihashi est étrangement silencieux. Je me penche un peu pour voir son visage, il a la tête tournée vers blondie et ses yeux sont fermés. Tout comme le nabot, il a un sourire ravi. Je descend un peu, faisant se creuser ces omoplates, un point à gauche semble particulièrement sensible. Je le sollicite, il ouvre les yeux paresseusement et me fixe.
- Kibaa, ne t'arrête pas putain...
Il est complètement amorphe et sort des phrases sans queue ni tête. Naru rit gaiement et entortille une mèche de cheveux autour de ses doigts. Mihashi ne remarque pas le contact et se contente de se tortiller. Je m'occupe à présent du bas de son dos et il gémit en gesticulant. Naru est allongé sur le coté, les yeux fermés et continue de jouer avec les cheveux de Mihashi. Les deux sont parfaitement silencieux et leurs respirations semblent plus lentes et profondes. Je ralentis mes mouvements puis les stoppe, le corps sous moi ne semble pas le remarquer. Je les pousse un peu tout les deux mais ils semblent s'être assoupis. Je souris de leurs bouilles puis me laisse glisser à genoux entre les deux. J'enlève mon tee-shirt, le lit de Naru à beau être un deux places on risque d'être un peu à l'étroit. Pour le moment je m'en cogne pas mal et me laisse choir entre les deux. Les deux sont tournés vers moi tandis que je suis sur le ventre. Je tourne la tête vers Naru, il roupille comme un bien-heureux. Je me tourne entièrement vers lui, prenant ainsi moins de place. Naru a la tête contre ma poitrine et je sens un souffle sur ma nuque. Deux paires de bras viennent m'agripper et je fais de même avec celui en face de moi, me laissant bercer par leurs respirations.
OoOoOoOoOoO
Je sens plus mes bras et j'ai quelque chose de non identifié sur le visage. J'essaie de bouger mais mon corps ne me répond pas. La chose sur ma tronche bouge me permettant d'admirer le magnifique plafond de la chambre du blond. Je sens quelque chose enserrer fermement ma jambe gauche avant de me prendre un coup sur le crâne. Je tourne la tête vers l'origine de la frappe et identifie la jambe de Mihashi. Comment il a fait pour finir dans ce sens ? Il est accroché à ma jambe comme une moule à son rocher. Je regarde de l'autre coté. Naru a sa bouille toute endormie et bave allègrement sur mon torse, ses jambes sont emmêlées aux miennes. Je remue à nouveau tentant de faire revenir le sang dans mes membres. Je donne un coup de genou involontaire dans le torse de Mihash', le réveillant efficacement.
- Qu'est ce c'est ? baragouine-t-il.
Je lui sourie et il me rend enfin ma jambe, il se redresse et observe le p'tit blond. Je fais de même et je caresse tendrement ses cheveux.
- Un vrai enfant ce mec, j'te jure, chuchote Mihashi.
Je tourne mes yeux vers lui, il a un sourire tendre comme une mère pour son enfant.
- Tu sais pas s'il a des élastiques par hasard ?
Mon regard interrogateur lui répond.
- Pour cheveux, me précise-t-il.
Je réfléchis s'il en a et également à ce qu'il compte en faire. Je me lève et Mihashi prend ma place pour ne pas réveiller l'endormi. Je quitte sa chambre et rejoins la salle de bain, je fouille les tiroirs et y trouve mon bonheur. Il y a toute sorte de chouchous, des petits, des grands et de toutes les couleurs avec une nette préférence pour le vif. Tout est rassemblé dans un petit sac, je voie également des pinces et des barrettes. Je retourne dans la chambre, j'observe le deux blonds. Mihashi fait des papouilles à Naru avec toujours CE sourire. Je ne sais pas si une mère regarderai sa progéniture comme ça en fait. Je suis arrivé au pied du lit plus vite que je ne pensais, Mihash' me regarde et je lui tend le sac. Il s'en saisit avec un grand sourire et les motifs de petites filles semble lui plaire d'autant plus. Il prend un chouchou rose avec une petite fleur accrochée dessus, il attrape délicatement une mèche sur le dessus du crâne en face de lui et la regroupe pour faire une couette avant d'y attacher l'élastique. Il fait de même juste à coté avant un autre chouchou similaire. Naru se retrouve donc avec deux petites couettes sur le dessus de la tête. Mihash' ne s'arrête pas et décide d'en faire deux autre vers la base de sa nuque, je ne le laisse pas s'amuser tout seul et attrape des barrettes vertes et bleues agrémentée de papillons. Je sais pas pourquoi il a ça mais quelque chose me dit qu'il va le regretter. Je les accroche au niveau de ses tempes pendant que Mihash' tresse quelques mèches de son côté. Naru gesticule un peu, signe qu'il ne vas pas tarder à émerger. Heureusement on a fini, on décide donc de le réveiller complètement. Blondie a un regard perdu, assis royalement sur son postérieur.
- Joli coiffure, se moque Mihash'.
Naru porte sa main à ses cheveux par réflexe et écarquille les yeux quand il sent des objets qui non rien à y faire. Il part à la vitesse de l'éclair dans la salle de bain et on le suit comme on peut pour ne surtout pas rater sa réaction.
Il est face au miroir avec une expression atterrée, il touche ses couettes comme s'il n'osais y croire. Il nous aperçoit dans le reflet et une aura meurtrière se répand tout autour de lui. La pièce commence à en être rempli, nous faisant suffoquer. Il se retourne vers nous lentement, la porte claquant subitement derrière nous. Je tente de l'ouvrir mais la main de Naru autour de mon poignet m'empêche tout mouvement. Comment il s'est approché aussi vite ? Je me sens transpirer abondamment quand sa main se resserre.
- C'est toi ? gronde-t-il.
Je secoue frénétiquement la tête de gauche à droite et supplie Mihash' du regard de me venir en aide. Il est en position fœtale contre la baignoire et évite tout contact visuel. Naru suit mon regard et s'en prend maintenant à lui. Il tremble comme une feuille quand la main de Naru s'abat sur son crâne. Je tente de calmer les choses mais le regard de blondie me stoppe instantanément.
- Kiba... je suis trop jeune pour mourir, se lamente Mihashi.
Je me jette près de lui et le prend dans mes bras.
- Je serais toujours à tes cotés, dis-je.
Il sourit, nos conneries dissipe notre peur et nous prenons notre courage à deux mains pour affronter la bête. Elle sent le vent tourner en sa défaveur et nous chargeons pour le plaquer au sol. On est tout les deux vautrés sur lui et Mihashi sanglote.
- Je suis désolé Naru, c'est de ma faute..., pleurniche-t-il.
Toute sa colère déserte ses yeux et son aura s'évapore de la pièce. Ses yeux se remplissent de larmes et ses lèvres tremblotent.
- C'est toi qui m'a fait ça Mihash' ? Même toi tu trouve que je ressemble à une fillette ?
Naru le fixe avec toute la tristesse du monde, Mihash' lui prend les mains et baisse sa tête dessus.
- Pardon Naru, excuse-moi, chuchote-t-il dans ses mains.
Je les regarde attendri, ils jouent aussi bien la comédie l'un que l'autre. Mihashi relève vivement la tête et le fixe, la colère faisant briller ses iris.
- Qui t'a traité de fillette que je le démonte ?
Il me désigne d'un coup d'œil.
- Il est toujours méchant avec moi et il se moque de moi sans arrêt, se lamente-t-il en se réfugiant dans ses bras.
Mihash' me regarde avec une regard lourd de sens tout en caressant les cheveux de l'autre blond. Pourquoi c'est toujours moi qui passe pour le mauvais ? Je me lève avec toute la peine du monde et me dirige funestement vers la porte. Je l'ouvre quand un corps me percute le dos. Une paire de bras m'encercle et une tête se presse contre mes omoplates.
- Pars pas, tu sais bien que j'ai le syndrome de Stockholm, murmure Naru.
- Je sais pas comment je dois la prendre celle là.
Il rit et je dois dire qu'il est vraiment mignon avec ces couettes. Il semble sans rendre compte et arrache les chouchous.
- Mais non, je t'es coiffé avec tant d'amour, se plaint Mihash'.
- Ah oui ?
Naru me regarde et je saisis de suite son idée. Je me jette sur le blond et l'immobilise.
- Je suppose donc que tu ne verra aucun inconvénient à ce que je te fasse pareil.
Mihashi déglutit difficilement et se débat. Naru se rapproche avec un grand sourire. Ils ont tout les deux la même densité capillaire, il y a de quoi faire. Naru s'amuse comme un petit fou et la victime a arrêtée depuis bien longtemps de se débattre.
Après quelques minutes de supplices, blondie s'arrête enfin. Je pousse mon prisonnier devant le miroir et son visage blanchit.
- T'es trop mignon Mihash', le taquine Naru.
- Mouais mais moi au moins il n'y a aucune photo qui peut en attester.
Naru a les yeux exorbités et la bouche grand ouverte.
- Bouge pas, faut que j'en prenne une autre, le taquine Mihashi.
Naru déguerpit à vive allure et quand nous le retrouvons il fouille frénétiquement sa chambre, les habits volant de partout.
J'avance à travers la tempête de vêtements et lui attrape l'épaule.
- Naru tu pense bien qu'il n'aurait pas laissé la preuve dans ta chambre, il doit la garder sur lui.
Naru le regarde fixement, Mihashi déglutit difficilement. Une sonnerie retentit dans l'air pesant de la pièce. Mihashi sort fébrilement son portable et décroche à la va vite.
- Aah sœurette, tu pouvais pas mieux tomber. Viens me sauver, je vais me faire trucider, panique-t-il.
Naru ne lâche pas des yeux le téléphone, il sait que la preuve est là dedans. Il poursuit le blond dans toute la maison pendant que j'enfile un haut, trop feignant pour les suivre. Je descend, Naru a plaqué l'autre blond contre le mur près de l'entrée. Il est entrain de lui fouiller fébrilement les poches et il sont interrompu par la sonnette. J'ouvre et Misaki entre.
- Eh bien, vous avez l'air de bien vous amuser tout les trois.
- Sœurette, ils sont trop méchant ! crie-t-il en allant se réfugier dans les jupes de sa sœur.
Elle est dos à moi et est totalement immobile. Ses épaules se mettent à bouger comme si elle essayait de contenir un fou rire mais sans réussir. Elle explose littéralement et son frère la regarde d'une manière qui en dit long sur ce qu'il pense vis-à-vis de sa santé mentale. Elle s'essuie les yeux puis reconcentre sur attention sur son frérot.
- Très mignonne tes couettes et tes tresses.
Le silence règne dans la pièce pendant que Mihashi nous fait une combustion instantanée. Avec leur course poursuite il avait complètement zapper ce détail.
- C'est génial moi qui voulait avoir une petite sœur.
Mihashi balance avec hargne chouchous et autres pinces à la tête de Naru.
- T'as intérêt à oublié ce que t'a vu Misa sinon...
- Sinon quoi... sœurette ? insiste-t-elle sur le dernier mot.
Ses joues se colorent à nouveau en rouge et il décide de quitter cette maison. Naru le rattrape sur le pas de la porte.
- Mihash' tu devrais peut être enfiler un haut bien que je sois sûr que mes vielles voisines en mal de sensations fortes n'y verrait aucun inconvénient, le conseille-t-il en caressant du dos de la main son torse nu.
Il file à toute vitesse dans les escaliers et redescend tout aussi vite. On ricane tous de sa précipitation avant de leur dire au revoir.
Cette soirée était bien sympa et j'espère que ça a plu à Mihashi, il faudra que l'on en refasse d'autres.
OoOoOoOoOoO
Le weekend s'est déroulé paisiblement et les semaines de cours s'enchaînent. Le temps se rafraîchit de plus en plus, signe que l'hiver s'est bien installé. Naru à l'humeur au beau fixe et se jette tout les matins à sa fenêtre pour voir s'il a neigé durant la nuit. Il n'y en a pas encore eu mais il garde espoir. Malheureusement ce calme n'était pas fait pour durer, à mon grand désespoir. Un matin alors que je pointe mon nez dehors, il se fait violemment agressé par un flocon de neige. Je lève les yeux au ciel et ce qui descend m'effraie au plus haut point. Je rassemble le peu de courage que je dispose au lever du jour, non pas que je n'aime pas la neige c'est même plutôt l'inverse mais un certain blond m'a appris à la détester. J'ajuste un peu mieux mon écharpe et visse mon bonnet avant de prendre le chemin du bahut.
Au abords des grilles, un superbe manteau blanc m'accueille, me faisant rentrer un peu plus ma tête dans les épaules. Je les franchis, seul. Le calme règne tout autour de moi, signe qu'un désastre imminent est sur le point d'arriver. Je prend mon courage à deux mains et fuis aussi vite que possible en direction d'un abri. La neige siffle à mes oreille et je sens des plus gros morceaux me frôler. Je fais une glissage contrôlée et me planque derrière un banc, seul mon bonnet dépassant de ma planque de fortune. J'observe les alentours, il semblerait que je ne sois pas le premier à avoir était attaqué. Le vent fait grincer les branches au dessus de moi m'empêchant de bien détecter les sons. Mon instinct de survie me dicte toutefois que je suis en danger malgré l'absence totalement de mouvement en face de moi. J'amorce seulement trop tard mon retrait et me fait plaquer durement au sol. Je n'ai pas le temps de protester que je me mange une bonne quantité de neige en pleine poire. Naru, comme vous vous en doutez, est fièrement assis sur mon ventre et me regarde de haut. Je secoue la tête furieusement et à mon regard il comprend la gravité de son acte. Il se recule sans faire de geste brusque tout en me fixant pour déceler le moindre geste violent pour sa santé. Je me lève vivement et il prend ses jambes à son cou.
- C'est ça, cours avant que je ne te fasse bouffer de la neige et se sera pas pas l'orifice buccal, crois-moi ! hurlais-je, faisant décoller des corbeaux d'un arbre.
Je vire les flocons de mon blouson et prend la même direction qu'un certain blond. Il paie rien pour attendre celui-là. Les gens s'écarte sur mon passage et ceux qui ne le font pas le regrette amèrement. Je ne quitte pas la touffe blonde des yeux. Elle disparaît à l'angle d'un couloir et je m'y précipite. Disparu, il a tout simplement disparu ! J'ouvre les portes avec fracas, apeurant de ce fait un couple qui s'explorait les amygdales, sans pour autant le retrouver. Il doit surement s'être tapi au fond d'un trou et n'en ressortiras pas avant que je me sois calmé. Je prend sur moi et inspire un grand coup. Je longe le couloir et l'appelle d'un voix trop doucereuse pour être honnête. Je suis au bout du couloir mais je n'ai croisé aucun signe de vie. La cloche sonne, m'empêchant de poursuivre mon exploration. Je rejoins ma classe et la table voisine sera déserté jusqu'à la pause du midi.
Je me rends à la cantine avec espoir de pouvoir le coincer, après tout sauter un repas pour lui est synonyme de blasphème. Je parcours la salle des yeux mais aucun animal apeuré en vue. Un autre blond vient toutefois se restaurer avec moi.
- Il est malade ? se renseigne-t-il.
- Non mais il tient à rester en vie donc tu ne me verrais pas avec lui aujourd'hui.
- Quoi ? Notre petit couple s'est disputé ! J'ai toute mes chances alors, se réjouit-il en se rapprochant de moi.
Je le laisse faire mais au moment où je juge que son visage est trop proche, je lui lance un regard qui lui glace littéralement l'entrejambe. Je poursuis mon repas en m'amusant de sa tête triste. Je sens sa main se poser sur ma cuisse faisant percuter violemment mon genou contre la table. Je le sais pourtant qu'il n'est pas du genre à abandonner facilement. Il ricane tout en me caressant l'intérieur de la cuisse avant de l'enlever. Un groupe de filles passe devant nous et je les suis du regard, imité par Mihashi. Je peux dire que leur postérieur à l'air de particulièrement lui plaire. Il remarque qu'il vient de se faire griller et détourne la tête. C'est bien ce que je pensais, il est bel et bien hétéro.
- Va leur parler au lieu de me tâter.
- Il n'y a pas de mal à regarder de l'autre coté de la barrière sans pour autant la franchir.
- Belle métaphore.
Ce qu'il me dit me détend, ce n'est qu'un jeu pour lui après tout. C'est quand même dommage qu'il ne se trouve pas de copine, il est vraiment bien comme gars. Il rassemble son plateau et se lève en vu de le débarrasser.
- A toi de voir maintenant de quel côté je suis vraiment de la barrière, me lance-t-il avant de partir.
Un moment de flottement opère dans mon esprit... Hein ? Je le suis des yeux, pensant à ce qu'il a insinué. Je suis partis du constat qu'il est hétéro et qu'il regarde les mecs sans pour autant franchir le pas mais j'ai peut-être faux. Il se peut que ce ne soit pas les mecs qu'il regarde, par moment, sagement derrière sa barrière mais l'inverse. Ce mec ne finira jamais d'ébranler mes croyances.
La journée se termine dans la confusion pour ma part. Je ne sais toujours pas si c'était pour me dire qu'il est sorti du placard ou pour me charrier. Une boule de neige vient s'écraser sur l'arrière de mon crâne. Je me retourne lentement. Mihash' est mort de rire à s'en tordre le ventre alors que Naru est figé de terreur. Il secoue négativement de la tête et montre du doigt celui qui se bidonne. Je m'approche sous le croassement des corbeaux, Naru avec tout le courage du monde se planque derrière son homologue qui a arrête de rire entre temps et se rend petit à petit compte de son erreur. Les autres élèves nous regardent et prennent en pitié les deux blonds. Je ramasse de la neige et forme deux boules, une dans chaque main. Ils s'agenouillent et me supplient de relativiser les choses. Je charge et les plaque au sol en leur écrasant la neige en pleine face. Je suis agenouillé entre les deux et éclate d'un rire malsain. Je me prend un coup sur l'arrière du crâne, les deux blonds regardant l'auteur du coup comme si c'était Dieu en personne.
- Bon les enfants quand vous aurez fini de jouer, on pourrait peut-être rentrer.
Misaki ne nous attends pas et taille la route. Son frère la poursuis, trop heureux d'échapper à mon courroux. Je reconcentre mon attention sur le seul blond qu'il me reste à disposition, il se recroqueville d'ailleurs sous mon inspection. Je lui attrape le poignet et le force à se relever.
- C'est pas ma faute, c'est à cause de la neige ! se justifie-t-il.
J'en ramasse une poignée que je lui écrase en plein visage.
- C'est pas moi, c'est la neige ! lui lançais-je en partant pour chez moi.
OoOoOoOoOoO
Je dois dire que la période des vacances de Noël arrive à point nommé, il m'épuise encore plus que d'habitude d'autant que son pote blond s'y met aussi. Je n'ai pas grand chose de prévu à part que je vais certainement passer Noël avec Naru et ses parents, comme chaque années. Par contre, j'ai deux cadeaux de plus à trouver cette fois-ci. Pour Misa, je pense qu'un vêtement cool devrait lui plaire, reste à savoir quoi sans qu'elle me prenne pour un pervers de bas étage. Je fais le tour des magasins féminins et étant seul et surtout étant un homme, certaines vendeuses me regardent étrangement. Il y a des robes que je trouve sympa mais quand je regarde l'étiquette du prix, je les repose aussitôt. Elles ont de l'or brodé ou quoi ?
- Kiba ? Qu'est-ce que tu fait là ?
Je me retourne et me fait face à trois filles du lycée que je connais de vue et Misaki. Je sors un mensonge à deux balles me permettant de m'éclipser. Je ne laisse pour autant pas une chance pareille de s'enfuir, je les suis donc discrètement pour avoir une petite idée de ce qu'elle aime. Je me félicite intérieurement parce qu'elle regarde les mêmes vêtements que moi et elle a également la même réaction que moi quant au prix. C'est ça que j'aime chez cette fille, elle est en tout point différente des filles que je fréquentais avant mais je pense que c'est ce qu'il me faut. Elle sait être féminine sans être vulgaire et a du répondant. Elle observe une écharpe mais la repose alors qu'elle semblait lui plaire, c'est ma chance. J'attends qu'elles quittent le magasin avant de l'acheter.
Bon Misa c'est fait, reste son frère. Les idées ne sont pas dure à trouver mais celle qui lui plairont vraiment je devrais payer de ma personne. D'un côté ça m'économisera de l'argent, oui je n'ai plus de dignité quand il s'agit d'argent. Les cadeaux des parents sont trouvés en un rien de temps, manque plus que celui de blondie. Son cadeau de mon anniversaire me reste un peu en travers et il ne restera pas impuni. Je me creuse les méninges tout en longeant les galeries marchandes. Une façade noire agrémenté de touches de vert me fait face. On ne voit rien de ce qu'elle renferme, c'est certainement encore en travaux. Un homme avec un sac sobre en ressort, dément ma théorie. Il a une attitude curieuse, on dirait qu'il ne veut pas qu'on puisse le reconnaître. Bon des gens bizarres, on en croise à tout les coins de rue, je ne m'en formalise donc pas. J'entre, une douce odeur se répand dans l'air. La vendeuse m'accueille très chaleureusement, c'est quoi cette atmosphère ? Je tourne la tête, un rayon complet de magazines et DVD porno se dresse devant moi. Le milieu de la pièce regroupe toute sortes d'objet dont la vendeuse est prête à me montrer leur utilisation si j'en juge son regard. Je comprend mieux l'attitude du mec tout à l'heure. Je m'apprête à sortir mais puisque je suis là, c'est peut être une occasion inespérée d'avoir ma revanche. J'en fait le tour, en ignorant difficilement le regard sur ma nuque. On peut dire qu'ils sont bien fourni, il y a des trucs dont j'ignorais même l'existence. Je poursuis mon escapade et tombe sur le rayon gay, je dois dire que certaines choses me glace le sang tandis que d'autre me le réchauffe inexplicablement. Le rayon voisin est intitulé Furry, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? J'ai rapidement ma réponse étant donné que je connaissais sans le savoir. Ça regroupe des costumes d'animaux et divers accessoires, je suis d'ailleurs bien content que Naru n'est pas trouvé cette boutique avant moi. Je m'agenouille, tout en bas j'aperçois des gamelles que l'on peut personnaliser. J'ai trouver mon cadeau on dirait. Je relève la tête, souriant et fait face à une laisse et son collier. Rouge. Je recule précipitamment laissant échapper la gamelle qui tombe sur le sol dans un tintement métallique.
- Tout va bien monsieur ? s'inquiète la vendeuse.
J'hoche de la tête évasivement tout en fixant le fruit du démon face à moi. J'attrape une suée à penser que son cadeau aurait pu être bien pire. Je me lève et range mon foutoir. Il veut jouer ? On vas jouer... Je prend un serre tête surmonté d'oreille de chat en fourrure synthétique rousse, un ras du cou en ruban orange et agrémenté d'un grelot et pour finir une queue que je lui offrirai quand nous serons seul puisqu'elle est conçu pour s'insérer dans une certaine partie du corps et je pense que nos parents risque de nous regarder d'un drôle d'air si je lui offre devant eux. Je vais à la caisse pour payer mes articles et le regard de la vendeuse à bien changer mais je ne suis pas sur que ça me soit bénéfique pour autant. Je sors et adopte inconsciemment la même attitude du type un peu plus tôt. Je peux enfin rentrer chez moi après cette journée épuisante. Je m'assoie à mon bureau et rédige le cadeau de Mihashi. Je lui fait un bon pour que durant une journée entière il puisse me titiller sans que je le recale mais je précise que ça doit rester dans les limites de la décence. Je sens que je vais le regretter profondément. Je met la carte dans une enveloppe et y inscrit son nom. Je m'étire sur ma chaise avant d'aller m'affaler sur mon pieux. Je n'ai pas la force physique d'emballer les cadeaux et puis je suis quasi sûr que Naru voudra le faire avec moi pensant que je le laisserai voir son cadeau en avance.
OoOoOoOoOoO
Le jour honnis arrive et j'ai eu tout juste le temps de planquer son cadeau avant que Naru déboule dans ma chambre. Mes parents m'informent qu'ils vont faire leur course de Noël et à en juger l'expression de mon père, ça va durer très longtemps. Trop longtemps. Naru est déjà en train de mettre à sac ma chambre et je le vire de mon armoire à renfort de coup de pied au cul. Je lui dit d'aller chercher le papier cadeau et le bolduc, lui confirmant connement que son cadeau est bel et bien dans ma chambre.
- Je le trouve pas, tu veux pas y aller ça ira plus vite, me suggère-t-il.
- C'est mort.
Il voit à mon regard que je ne déconne pas et il s'empresse d'aller chercher le matos. Je l'attend les objets à emballer tout autour de moi. Maintenant que sa feinte n'a pas marché, il trouve bien plus vite. Il me rejoint et s'agenouille face à moi. On commence et on vas plutôt vite, tous les paquets sont prêts en un rien de temps. Je vais nous chercher à boire pendant que Naru les entoure de bolduc. Je sort une bouteille du frigo avant de la laisser tomber au sol. Mais qu'est-ce que je fous bordel ? Il sait que son cadeau est dans ma chambre. Mais quel abruti ! Je fonce dans ma chambre et défonce la porte. Il est simplement allongé au sol et semble en difficulté. Je referme la porte et m'approche de lui. Il ne semble pas avoir fouillé, de tout façon je ne pense pas qu'il puisse faire le moindre mouvement. Il est saucissonné dans le bolduc, incapable de se délivrer.
- Sérieux comment t'as réussi à t'emmêler comme ça ?
- Qu'est-ce que j'en sais ducon, aide-moi à sortir de là nom de Dieu ! vocifère-t-il.
- Ça veut dire que t'es mon cadeau ? je le regarde perversement.
Il cesse de s'agiter et me fixe avec une lueur étrange. Dans l'agitement son tee-shirt s'est relevé et son pantalon s'est abaissé laissant apparaître la bordure de son boxer. Je suis seul avec lui pour un long moment et il est sans défense, il est temps d'appliquer les conseils du site et de rétablir le mâle dominant entre nous deux.
- Kiba... tu compte m'aider un jour ?
Il se dandine et tente de sortir au moins un de ses bras. Je profite de sa tentative d'évasion pour fouiller dans le tiroir de ma table de nuit. A la vue des menottes, un sourire salace se dessine sur mon visage mais je n'en ai pas besoin cette fois. Je sort le lubrifiant et un préservatif avant de le refermer. Je retourne m'agenouiller près de lui et il n'a pas remarqué ce que j'ai posé. Je défait avec lenteur les liens qui retienne ses jambes et fait semblant de ne pas m'apercevoir que je le serre un peu plus au niveau de ses bras.
- Bon c'est bien t'as fait la moitié, tu peux peut-être continuer ?
Je le regarde sérieusement avant d'abaisser mon regard sur son pantalon. Je défais son bouton ainsi que sa braguette, il a un mouvement d'inconfort.
- Je parlais du haut abruti !
Je le regarde du coin de l'œil, tout aussi sérieusement et remonte un peu plus son tee-shirt.
- Mais t'es bouché ou quoi ?
- Bah quoi ?
Il laisse retomber sa tête d'exaspération. Je souris machiavéliquement et fait descendre son pantalon. Il me regarde, se demandant ce que je fait mais ne m'arrête pas pour autant. J'envoie valdinguer son bas en même temps que ces chaussettes. Je lui caresse les jambes avant de les faire encercler mes hanches. Je me penche au-dessus de lui de manière à ce que nos entrejambes s'entrechoquent, si je fais un mouvement de bassin vers l'avant. Je lui souris, il me le renvoit en se frottant de lui-même à moi. Mon coco, tu sais pas ce qu'il t'attend ! Je me redresse avec un sourire espiègle et retire mon tee-shirt sous les yeux avides du blond. Je me caresse le torse et je vois bien que ses bras entravés le font bien chier. Je retire mon pantalon de la même manière et le bolduc est sur le point de craquer tant il force pour se libérer.
- Patience mon petit, quelqu'un a dit un jour qu'une chose bien faite nécessite du temps, le narguais-je.
Étrangement il se calme alors que je pensais que ça allais l'énerver encore plus. Je bloque quelques secondes, il m'avait dit ça peu avant de me faire une somptueuse fellation. Il ne croit quand même pas qu'il vas y avoir droit aussi facilement ? Je profite de le connaitre par cœur pour le faire tourner en bourrique. Je me penche au-dessus de son érection, camouflée dans son caleçon, et le caresse lentement faisant monter la pression progressivement. J'embrasse ses cuisses et approche la bordure de son sous-vêtement, je ne sais pas si c'est le fait de ne pas la voir mais je me sens plus aventureux que d'habitude. Je continue de le toucher à travers le tissu tout en léchant l'intérieur de sa cuisse, il est si doux à cet endroit. Je plie sa jambe et lui ôte son boxer. Sa jambe droite est sur mon épaule et de cette position j'aperçois ce qui ne vas pas tarder à m'accueillir. Putain, j'ai l'impression d'être à nouveau puceau et de ne pas savoir quoi faire. J'inspire un coup, me calmant, je sais ce que je dois faire mais je dois surtout être patient et c'est loin d'être un des mes points forts.
- Kiba ?
Sa jambe se contracte sur mon épaule, il a l'air relativement mal à l'aise et je n'ai aucune idée si c'est du chiqué ou non. En même temps ça va faire un moment que j'observe minutieusement son arrière-train sans rien dire. Il écarquille les yeux comme si un éclair de compréhension l'avait frappé et il se recule le plus vite qu'il peut étant donné son entravement.
- T-tututu tu vas pas faire ce que je crois ? bégaille-t-il.
Je ne pense pas avoir besoin de lui répondre mais je pensais pas qu'il serait aussi peu enclin à le faire. Je baisse les yeux, un peu déçu mais je ne le forcerais pas. Je m'approche de lui et lui retire ses liens avant de les mettre à la poubelle sans dire un mot. Quand je me retourne, il est agenouillé, observant le lubrifiant et le préservatif qu'il tient dans ses mains.
- Ça risque de prendre du temps et ce serais gênant que tes parents rentrent alors qu'on est en pleine action, dit-il d'un ton neutre en lisant le dos du produit. Tu ne pense pas ? demande-t-il en tournant sa tête vers moi.
Je marche vers la porte, la verrouille puis m'approche de ma proie. Je lui enlève les objets qu'il tient et les pose sur la table de nuit. Je le balance sur mon épaule avant de faire de même sur mon lit. Il me regarde apeuré après tout il m'a clairement dit qu'il est consentant, il va donc devoir assumer l'ampleur de ses paroles.
- Tu me fait flipper... on dirait que tu vas me bouffer !
- J'y compte bien... dis-je calmement.
Je me jette sur lui et lui arrache son tee-shirt. Je le caresse, le griffant parfois. Ma bouche ne quitte pas sa peau et je sens que son érection reprend vigueur. Il m'a donné encore plus envie et il n'y échapperas pas cette fois. Je sais bien que le menace de mes parents plane sur nous mais au vu de l'heure, j'ai au minimum deux heures devant moi. T'a voulu te la jouer provoc' ? J'en connais un qui vas avoir mal au fesses. Je dégage mon pantalon et il me retourne, profitant de mon déséquilibre. Il est assis sur mon bassin et me tient par les épaules. Il frotte langoureusement ses fesses sur mon érection tout en regardant le réveil sur la table de nuit.
- T'es sûr qu'on aura le temps ? Ça m'ennuierais qu'on est pas le temps de finir avant que tes parents ne rentre.
Il me caresse les cuisses comme si de rien n'était, à croire qu'il me cherche. Il me fixe et me sourit. Putain, il attend que ça ou quoi ? Je le retourne et il s'agrippe à ma nuque, ses jambes s'enroulant autour de mes hanches.
- On vas enfin savoir ce que la gente féminine reproche à notre Kiki national, se marre-t-il.
C'est vrai qu'on a commencé à cause de ça, j'espère que ça m'éclairera moi aussi. J'embrasse son torse et le caresse avant de m'intéresser rapidement à la partie basse de son corps. J'enduis mes doigts de lubrifiant et titille directement son intimité.
- On peut dire que t'y vas pas par quatre chemins.
Je relève la tête, confus.
- Quoi, tu veux que je te fasse une déclaration d'amour ?
- J't'en demanderais pas autant, ricane-t-il. Mais tu pourrais m'aider à me détendre en utilisant ta bouche par exemple, propose-t-il en haussant un sourcil.
- C'est mort, il est hors de question que je te suce.
Il affiche une moue boudeuse mais ne le prend pas mal, il sait bien que c'est moins facile pour moi que pour lui. Mais j'espère pourvoir quand même lui faire prendre son pied de cette manière. Mes deux mains ne restent pas inactives. Pendant que l'une s'occupe de son érection, l'autre entre en territoire inconnu. Bordel c'que c'est serré ! Je vais jamais pourvoir entrer là dedans ! Le site s'est clairement foutu de ma gueule. Je ressors mes doigts et les enduits à nouveau.
- Tu pourrais commencer avec un doigt, je tiens pas spécialement à mourir, me conseille ironiquement Naru.
Je lui fait une pichenette sur les fesses mais écoute ce qu'il dit. Je fais quelque mouvements de va-et-vient sans pour autant avoir l'impression que le passage se dégage. Je l'observe, il ne semble pas avoir l'air d'apprécier plus que ça. Je me mord l'intérieur des joues, ça avait l'air pourtant bien. Pourquoi il y a autant de gay si c'est juste ça ? Je fais un mouvement un peu plus fort et il se tortille.
- Vas s'y mollo, sinon on échange, s'énerve-t-il.
Lui aussi semble déçu et regarde ailleurs, sa mâchoire se contractant. Je retire mon doigt, il a encore des difficultés à coulisser, je verse un peu plus de lubrifiant dessus et pendant ce temps Naru s'est retourné. Il me présente ses fesses en ce tenant sur ses avant bras.
- Essaie comme ça, suggère-t-il.
Mais bordel te mets pas dans des positions comme ça alors que ça rentrera peut être pas ! Je m'approche et pose une de mes mains sur ses fesses, la serrant inconsciemment, pendant que j'introduis une nouvelle fois mon doigt. Je le sens se crisper mais ça semble plus facile. Ses épaules bougent et presque instantanément il se desserre un peu autour de mon doigt. Je me doute de ce qu'il fait puisque aucune de mes mains s'occupe de son entrejambe. Je profite que son postérieur soit en l'air pour verser du lubrifiant directement sur lui. Il gémit de surprise au contact du liquide froid mais qui se réchauffe bien vite quand je reprend mes mouvements. Sa respiration s'accélère et j'ai plus de place pour faire mes allées et venues, je reprend petit à petit espoir. Son visage est rougit et il ne semble pas au mieux, je lui caresse les fesses pour l'encourager. Il m'observe du coin de l'œil et quand nos regard se croise, je le sens se contracter à nouveau. Je sais pas quelle sensation ça lui procure mais ça doit pas être génial. Je sollicite une nouvelle fois la bouteille, je suis un peu trop généreux, du liquide coule le long de ses bijoux de familles. Je l'essuie comme je peux et il sursaute faisant bouger mon doigt à l'intérieur de lui. Il se resserre brutalement et un cri meurt dans sa gorge.
- Merde pardon Naru, j-je... paniquais-je.
- Recommence..., souffle-t-il.
Hein ? Mais il est maso ou quoi ? Il redemande en remontant ses fesses vers moi. Je tente de retrouver la courbure que mon doigt a pris et il se contracte à nouveau en serrant fortement la couette entre ses poings.
- Bordel, encore !
Je reste figé, ça a vraiment l'air de lui plaire. Je tente de retrouver l'endroit, j'y arrive pas toujours mais quand je le fait il se tortille délicieusement et couine. Le site ne s'est pas foutu de ma gueule après tout. J'arrive de mieux en mieux, il me suffit de trouver une petite bosse moelleuse, un peu comme une balle en mousse. Je laisse mon doigt en place et la caresse doucement. Il remue et gémit sans discontinu. J'ai l'impression de la sentir gonflé sous mon doigt. Je poursuis mon titillement, le renforçant par moment.
- Putain, je pourrai venir juste avec ton doigt.
J'en ai bien l'impression et il est hors de question que monsieur s'éclate sans moi. Je le ressors et il se plaint du manque de sensation. J'applique une bonne quantité de gel sur mon index et mon majeur et agrippe son fessier.
- On vas passer à l'étape au-dessus alors.
J'appose mes deux doigts contre son intimité et pousse. C'est un peu plus dur mais il fait son possible pour se décontracter maintenant qu'il sait ce qui l'attend. Je retrouve sans mal sa zone sensible et le titille en alternance. Il s'accroche fermement à la couette à sans faire blanchir les phalanges et gémit de plus en plus fort.
- Putain Kiba, c'est trop bon !
Ses fesses viennent à la rencontre de mes deux doigt et je n'ai même plus besoin de bouger, il se sert tout seul. Je serre mes doigts l'un à l'autre et lui fais une caresse appuyé. Un long râle résonne dans la pièce et j'ai l'impression que la boule disparaît. Il tremble avec de légers mouvements de bassins. Je ressort mes doigts pendant qu'il se laisse choir sur le côté.
- Naruuu, bordel ma couette ! Tu pouvais pas prévenir ? m'insurgeais-je.
Je l'arrache de mon lit, le faisant se retourner sur le dos. J'enlève la couette de sa housse et file dans la salle de bain. Je nettoie le plus gros avant de la mettre dans la machine à laver. Je reste appuyé dessus, je pensais pas qu'il viendrai aussi vite mais je suis rassuré c'est bien possible. Ma propre érection me rappelle à l'ordre et je retourne en quatrième vitesse dans ma chambre. Il est légèrement tourné sur le côté, me laissant admirer son magnifique fessier, je m'approche de lui et le remet sur le dos en tirant sur son épaule. Il a un grand sourire ravi et sa respiration étrangement calme. Je le pousse un peu mais ses paupières restent closes. Il s'est endormi, l'enfoiré ! Mini-moi fait entendre son mécontentement et je le rejoint dans sa manifestation.
La porte d'entrée claque et la voix de mes parents m'interromps dans mon énervement. Je me précipite sur les fringues de l'enculé... mouais en fait non, malheureusement pour moi. Je lui enfile son boxer puis fait de même avec son jeans mais je galère bien plus, il ouvre paresseusement les yeux.
- Je préfère nettement que tu me déshabille.
- J'en doute pas. Tu aviseras quand mes parents rentreront dans ma chambre à l'improviste et qu'ils te verront la nouille à l'air.
Il se rassoit à toute vitesse et je lui envoie son tee-shirt qui finit sur sa poire. Je finis de mettre le bolduc autour des cadeaux puisque Naru trouve tout le temps le moyen de nous ralentir. Je sens son regard sur ma nuque, dès qu'on explore un nouveau truc il y a pas moyen qu'on puisse aller au bout la première fois. Mais crois-moi, tu peux être sûr que dés que j'aurais l'occasion tu passe à la casserole. J'entend quelqu'un monter l'escalier et j'envoie valdinguer la bouteille de lubrifiant qui tombe au sol avant de rouler sous le lit pendant que Naru dissimile la capote. Mon père nous dit à travers la porte qu'ils sont rentrés. Sans déconner ? Naru a enfilé son haut entre temps et s'assoie près de moi. Je range mes cadeaux dans mon placard avec un blond sur mon épaule qui observe attentivement les alentours. Comme si j'allais lui dévoiler ma cachette. Il reste accroché à ma taille et je largue le paquet sur mon lit. Je m'allonge sur le dos et blondie ne tarde pas à se blottir contre moi. Je lui caresse les cheveux machinalement mais j'ai une certaine rancœur à son égard.
- Ça ne te vas pas cette expression boudeuse, marmonne-t-il en malmenant ma joue du bout de son index.
Je lui attrape son doigt malfaiteur et le tire contre moi. Il glisse sa jambe entre les miennes et se maintient sur son coude tout en traçant des dessins invisibles sur mon torse. Je le regarde faire, il a une expression tout à fait neutre. Pourquoi alors j'ai des images de lui toute plus salaces les unes que les autres simplement en le regardant ? Pourquoi mes parent sont rentrés aussi tôt ? Pendant que je me morfond dans mon coin, Naru s'amuse bien avec mon tee-shirt. J'entend mes parents préparer le dîner même si je me doute que mon père ne doit pas servir à grand chose. La langue de Naru se promène dans mon cou et je le repousse sans vergogne.
Il me regarde sérieusement puis me lance un grand sourire.
- C'est donc ça, t'es dégoûté de ne pas avoir pu continuer.
Putain de mec trop perspicace ! Il frotte son nez dans mon cou et souffle doucement sur mon oreille.
- On le fera, ne t'inquiète pas.
Je le retourne, suite à ses mots, et l'emprisonne entre mes bras.
- J'y compte bien, grognais-je.
- Tu m'as l'air bien impatient dis-moi, surtout pour quelqu'un qui n'était pas chaud au début.
- C'est vrai qu'on en a jamais vraiment parler. Tu crois que mon envie de le faire avec des filles va revenir une fois que je l'aurais fait avec toi ?
- Peut être, à moins bien sûr que je te convertisse complètement, minaude-t-il en se dandinant sur moi.
Je lève les yeux au plafond et il ricane.
- Et toi ?
Il hausse un sourcil d'interrogation. Il a un sourire en coin avant de s'allonger à côté de moi, dans la même posture.
- Pff, je sais pas. Je m'éclate vraiment avec toi et ça ne me manque pas de le faire avec une fille.
- C'est pas vraiment la même sensation.
- C'est vrai mais le changement a du bon parfois.
Il n'as pas cessé un seul instant de fixer le plafond, il a seulement tourné sa tête et m'a sourit à sa dernière phrase. C'est bien le Naru que je connais, toujours à vivre le moment présent et à voir le bon côté des choses.
- Tu trouvera peut-être une fille après le lycée. Après tout, ça sert à ça les années d'études. S'éclater à fond et tenter des choses qu'on auras plus l'occasion de faire alors..., il roule jusqu'à atterrir sur moi. Laisse-toi aller, finit-il en me regardant droit dans les yeux.
Je lui souris, je ne peux définitivement par lui résister. Il réussirai à convaincre un chauve de prendre un rendez-vous hebdomadaire chez le coiffeur. Il me dépose un bisous sur la joue avant de se caler confortablement entre mes bras. Je laisse ma tête retomber sur mon oreiller et savoure ce moment de détente.
Ma mère nous appela peu de temps après pour dîner.
OoOoOoOoOoO
Le repas s'est déroulé dans une bonne ambiance, comme à l'accoutumée, et une nouvelle m'a particulièrement réjoui. Ma mère nous a annoncé qu'un bouquin qui lui avait plu a était adapté en film, une histoire de nuances de gris à ce qu'il parait, et qu'elle souhaiterai le voir. Et bingo, il est au ciné ce soir et ils comptent y aller. Je trépigne sur ma chaise et je n'ai jamais était aussi rapide à débarrasser la table. Ils nous saluent sur le pas de la porte et quand la voiture a quitté l'allée, je ferme la porte d'entrée à double tour et regarde dangereusement le blond.
- T'es prêt à ce que je me laisse aller ?
Il déglutit difficilement mais ses yeux luisent de luxure. Il s'enfuit dans les escaliers, je le poursuis donc. Je le rattrape devant la porte de ma chambre avant de l'y enfermé. Une longue nuit mouvementée nous attend.
* Je ne suis pas sûr des règles mais c'est celles que j'ai appris donc pas taper s'il vous plait.
Voilà pour ce chap, la suite au prochain épisode. Allez, bonne nuit =P
J'ai tout à fait conscience d'être maso en m'attirant vos foudres mais vous savoir trépigner me remplie de joie, j'ai donc également une part de sadisme. Promis Naru ne s'en sortira pas la prochaine fois.
