Ahem... *timidement* Me revoilà !

Non, pas taper. Je sais que je me suis absenté un long moment (trois mois tout de même) et je m'en excuse. Pour me faire pardonner, je reviens avec non pas un, ni même deux, mais trois chapitres.

Alors, elle est pas belle la vie ?

...

...

...

Quoi ? Quels chapitres ? Ha... Et bien voici:

Il y aura donc un chapitre de Burakumin (celui-là), sur Naruto. Nous voyons donc des choses à propos de machins et de trucs. Je ne vais pas tout vous raconter non plus, sinon la lecture n'aura plus aucun intérêt.

Il y aura également un chapitre De Blood and Legacy, sur Harry Potter. Pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de la lire, je vous invite à découvrir cette fic. Harry commencera ses achats sur le chemin de traverse en prévision de son retour à Poudlard.

Enfin, il y aura un chapitre de Due Cieli, sur KHR (ou Reborn, pour ceux qui ne connaissent pas). Il s'agit également d'une nouvelle fiction (oui encore, je sais). Pour les amateurs d'italiens, je vous laisse traduire, pour les autres, vous découvrirez au cours de l'histoire ce que cela signifie.

Bien... Je crois avoir fait le tour de ce qu'il y avait à dire.

Ah si, encore une chose: Passez un bon moment en bonne lecture !


Chapitre 10: Expériences

Naruto, au moment de franchir la porte : Méfiez-vous, Hyuga. Les personnes pleines de bonnes intentions sont celles qui font généralement le plus de mal. Je suis la preuve vivante du résultat. Qui sait ce que deviendra votre fille si vous suivez cette voie...

Tout comme le ton de l'enfant avait été calme, la porte se referma sans un bruit. D'une certaine façon, c'était pire que de l'avoir claqué. L'atmosphère qui régnait à présent dans le bureau du sandaime était tendue, vraiment très tendue. Le poids des paroles de l'Uzumaki semblaient peser lourd sur les épaules des deux personnes encore présentes dans la pièce. Hiashi, en particulier, semblait hébété. Les paroles du blondinet parvenaient jusqu'à son cerveau, mais il refusait, inconsciemment, de les comprendre. Hiruzen, pour sa part, était moins affecté par les propos de Naruto, tout simplement parce que cela ne lui était pas directement destiné, et que Danzo pouvait se montrer aussi déstabilisant. Finalement, le chef du clan Hyuga sembla reprendre conscience de son entourage immédiat.

Hiashi, perturbé : Que voulait dire cet enfant ?

Hiruzen, sombrement : Exactement ce qu'il a dit... Le village a toujours considéré que sa présence était une insulte à la mémoire de mon défunt successeur. De nombreuses fois, les villageois ont pensé bien faire en tentant de l'éliminer. Le résultat fut la tétraplégie de Naruto. Un enfant innocent condamné, par le bonne volonté du village, à ne pas pouvoir s'épanouir.

Hiashi, hésitant : La situation de ma fille est... différente.

Hiruzen, durement : En quoi ? Si tu ne la socialises pas, elle deviendra plus tard une paria comme l'est Naruto actuellement.

Hiashi, désespéré : Mais si elle se faisait à nouveau enlevé ?

Hiruzen, haussant les sourcils : En plein jour ? Dans le village ? Allons Hiashi, tu sais que ce n'est pas possible. Les circonstances de l'enlèvement de Hinata la première fois étaient dues à des négligences de ta part comme de la mienne. Laisser un potentiel ennemi dormir chez toi était ton erreur, même si tu n'avais pas le choix. Ne pas le faire surveiller était la mienne. Mais la journée, ta fille ne risque rien, je peux te le promettre.

Hiashi, peu convaincu : Peut-être... Mais je n'ai pas envie de prendre de risque. Si je dois autoriser ma fille a découvrir le village, ce sera sous bonne escorte, et loin du jinchuriki. Il me semble trop instable...

L'atmosphère sembla chuter de plusieurs degrés. Hiashi, sans le savoir, avait franchi une ligne tabou au sujet de Naruto. Hiruzen, qui se considérait à juste titre comme la personne la plus proche de l'enfant, le considérait comme son petit fils, à l'égal de Konohamaru, âgé actuellement de trois ans. Il avait certes fait preuve de faiblesse par le passé en ne sachant pas le protéger, mais il était déterminer à ce que le village ne puisse plus lui faire de mal. Et l'isoler ainsi était inclus dans cette catégorie.

Hiruzen, avec une lenteur délibérée : Hiashi, que cela soit bien clair entre nous... Naruto a largement assez souffert de son statut. Cette discrimination des villageois, bien qu'elle me peine énormément, est en quelque sorte compréhensible. Mais de la part de shinobis, c'est intolérable. Naruto a besoin de compagnie, sinon il risque de devenir véritablement instable. Or, comme le village ne semble pas encore près à l'accepter, je vais donc te demander de confier cette tache à ta fille. Elle est, apparemment, l'une des quelques rares personnes qui ne jugent pas ce garçon. Malgré les dures paroles de Naruto, celui-ci reste un enfant qui a été obligé de grandir trop vite. La présence de Hinata lui permettra peut-être de trouver un semblant de joie dans son enfance marquée par la haine.

Hiashi s'était fait tout petit. Il avait parfaitement compris le message. Cette demande n'était ni plus ni moins qu'un ordre. Le sandaime était près à se mettre à dos le clan Hyuga pour accéder à la requête de l'enfant. Pourquoi ? Hiashi n'en savait rien. Sarutobi Hiruzen était pourtant réputé pour ses talents de médiateurs, au moins autant que pour ses connaissances dans le ninjutsu. Ce comportement impulsif ne lui ressemblait pas. Uzumaki Naruto était-il si important pour le vieil homme ? Visiblement... Mais Hiashi, tout contraint qu'il fut, n'était pas décidé à céder si facilement.

Hiashi, avec raideur : Soit... Je laisserais ma fille le fréquenter. J'y mets en revanche deux conditions. La première est la présence d'une escorte permanente autour de ma fille tant qu'elle sera en dehors des domaines du clan. La seconde est une limitation de ces mêmes sorties. J'ai bien l'intention d'entraîner ma fille le plus possible, pour la préparer à la cruauté du monde.

Hiruzen, réfléchissant : Je refuse la présence d'escorte. Naruto et Hinata sont des enfants, ils doivent rester le plus insouciant possible et la présence de shinobis les rendra nerveux.

Hiashi, protestant : Mais...

Hiruzen, l'interrompant : En dehors de la présence de Naruto, tu es libre d'assigner ou non une escorte à Hinata, mais pas en sa présence. Toutefois... Je t'autorise à mettre en place une surveillance à distance avec les membres de ton clan. Avec votre byakugan, cela ne me semble pas trop restrictif. Quant à l'entraînement de ta fille, cela me semble un petit peu prématuré. Bien sûr, comme il s'agit de ton clan, je te laisserais la décision finale sur le sujet. Toutefois, comme l'a dit Naruto, il ne faut pas que tes bonnes intentions produisent de mauvais résultats. Je te propose donc qu'elle soit entraînée le lundi, le mercredi et le vendredi. Trois jours sur sept avec le dimanche comme jour de repos.

Hiashi, secouant négativement la tête : Cela ne servirait à rien. L'apprentissage du Juken nécessite une pratique quotidienne.

Hiruzen, acquiesçant : Très bien. Dans ce cas que penses-tu de l'entraîner tous les matins ? Sauf le dimanche, j'insiste pour que ce soit un jour de repos. Pour son âge, ce sera déjà assez contraignant et difficile comme cela.

Hiashi réfléchit quelques secondes, avant de finalement accepter, malgré quelques réticences. Il n'était pas très content des compromis adoptés, mais il ne pouvait pas vraiment se permettre de se plaindre. Un des décrets de Konoha était formel : un enfant, même fils ou fille de clan, n'avait pas le droit d'apprendre de techniques shinobis avant d'avoir au moins intégré l'académie. C'était à la fois une mesure de sécurité et de prévention. De sécurité parce que les enfants pouvaient se montrer immatures et que de tels pouvoirs pouvaient les griser au delà du raisonnable. De prévention, pour éviter que les clans ne les transforment en armes sans conscience du bien et du mal. Ce dernier point avait été instauré suite à la troisième grande guerre shinobi, qui avait vu des enfants entre sept en neuf ans prendre part aux conflits, alors que théoriquement, ils n'avaient même pas l'âge d'entrer à l'académie. Mais comme leur clan les avaient entraîné, ils avaient été promus genin, et parfois chuunin, avant de prendre part aux horreurs de la guerre. En soi, cela avait été une bonne décision durant cette période troublée, mais n'était définitivement plus d'actualité. D'où la rédaction de ce décret. Cela avait ainsi signifié pour Hiashi qu'il ne pourrait entraîner sa fille sans l'accord écrit et signé du sandaime. Avec l'accord présent, il était obligé de faire courir un danger minime à sa fille, mais en contrepartie, il était autorisé à lui enseigner des moyens de défenses. Et malgré tout, il avait fini par accepter le fait que le jinchuriki de Konoha avait raison au moins sur un point : à vouloir trop en faire, on finit par mal le faire. Ce n'était pas exactement les paroles de Naruto, mais les intentions étaient là...


Tandis qu'il retournait chez lui, soit pour être plus précis, à l'orphelinat, Naruto songeait à sa discussion avec le chef du clan Hyuga. Il était plutôt fier de lui. Si ses prévisions étaient exactes, dès le lendemain, Hianta serait un petit peu plus libre de ses mouvements. Connaissant le caractère du sandaime, le blondinet savait qu'il n'y aurait pas d'escorte, mais on parlait du clan Hyuga. Ils détenaient un avantage non-négligeable en matière d'observation à distance: le byakugan. Naruto savait qu'il aurait au moins un semblant de surveillance, et il ne pouvait pas se permettre de faux pas, il était encore trop faible face à la véritable menace qu'était le monde shinobi. S'il se faisait prendre dans les engrenages, il était fichu. Il devait y entrer de son plein gré, et au bon moment. En théorie, c'était relativement facile, mais en pratique, il fallait éviter d'attirer la suspicion sur lui... Ce qu'il avait fait en intercédant en faveur de Hinata. À présent, il ne lui manquait que quelques informations sur ce clan, et il pourrait achever son plan...

La nuit-même, il se coucha tôt, et pénétra dans son esprit. Kurama l'y attendait déjà. Qu'avait-il de mieux à faire, en même temps ? Se gardant bien de penser cela en ces termes, Naruto commençait à former une esquisse de plan. Malheureusement, il ne pourrait pas beaucoup le travailler, car il manquait cruellement d'information sur le clan de Hinata. En dehors des aptitudes du byakugan, informations généreusement offertes par Kurama en échange d'un repas en tant que maître du corps, il savait peu de choses sur eux. Il allait devoir demander de plus amples explications à sa partenaire... qui semblait enfin s'être endormie. En effet, quelques secondes plus tard, la même étrange brume blanche et vaporeuse apparut à la lisière de son esprit. Sans appréhension, il la traversa et se retrouva rapidement face à la jeune fille, dont le teint n'avait pas décoloré depuis la veille. Du moins lui semblait-il.

Hinata, hésitante : Mon p-père m'a organisé un emploi du temps p-pour les p-prochaines années...

Naruto, acquiesçant : Je t'écoute.

Hinata, inspirant à fond : T-tous les matins, du lundi au s-samedi, de l'aube jusqu'à midi, il m'entraînera p-personnellement au Juken...

Naruto, l'interrompant : Juken ?

Hianta, expliquant : Le Juken est la fierté du clan Hyuga. C'est un style de t-taijutsu basé sur notre perception du m-monde grâce à notre byakugan. La combinaison des deux est p-particulièrement redoutable.

Naruto, attentif : Très bien. Ensuite ?

Hinata, rouge : C'est... tout.

Naruto, fronçant ses sourcils : Quoi ?

Hianta, bégayant : M-mon p-père me laisse t-tous les après-m-midis de libre, ain-ainsi que la t-totalité des dimanches pour se r-reposer.

Naruto réfléchit à ce qu'il venait d'apprendre. Ses paroles avaient certes dues jouer leur rôle, mais le blondinet soupçonnait l'intervention du sandaime en sa faveur. L'idée des dimanches libres ne pouvaient être que de lui. Il avait toujours considérés les dimanches comme un jour sacré. Pour cette raison, très peu d'équipes de genins travaillaient le septième jour de la semaine. Cela dépendait naturellement de la volonté de leur juunin instructeur, mais le principe était généralement respecté. En tout cas, c'était plus que ce que Naruto avait osé espérer. L'Uzumaki avait calculé avec beaucoup d'optimisme qu'il obtiendrait environ deux après-midis par semaine en compagnie de Hinata, or, il les avait tous. Bien sûr, ce n'était pas certain qu'il pourrait passer tout ce temps en sa compagnie, mais il prendrait ce qu'il pourrait. Restait à régler le principal détail de son plan...

Naruto, avec sérieux : Les membres de ton clan sont-ils capables de lire sur les lèvres avec leur byakugan ?

Hinata, hésitante : J-je ne sais pas... C'est p-possible.

Naruto, retenant un juron : C'est ce que je craignais... Quelle est la portée du byakugan ?

Hianta, avec un sérieux doute : En moyenne, j-je dirais t-trois cents-mètres, avec une vision périphérique d'environ t-trois-cents cinquante neuf degrés. Tous les byakugans p-possèdent un petit angle-mort dans le d-dos, qui s'oppose à la d-direction de notre regard. M-mais il ne faut p-pas le dire, c'est un s-secret...

Kurama, amusé : ''C'est plus précis que les informations que je t'ai donné. Elle t'apprécie vraiment, ou alors elle est très naïve...''

Naruto, fermant les yeux : ''Je ne prendrais aucun pari sur le sujet, d'autant que tu connais la réponse au moins aussi bien que moi.''

Le garçon rassembla les informations qu'il avait. Les Hyuga les surveilleraient lorsqu'il serait en présence de Hinata. De cela, il était certain. Il ne pouvait vraisemblablement pas se cacher de leur vue, et s'ils pouvaient effectivement lire sur les lèvres, il ne pourrait pas communiquer avec Hinata sans trahir ses secrets les uns après les autres. Autrement dit, il allait devoir donner ses directives chaque nuit, jusqu'à ce que le problème soit réglé.

Hinata, les joues rouges : N-naruto-kun ? J'aurais une question à te poser...

Naruto, portant son regard vers elle : Je t'écoute. Pose ta question.

Hinata, le teint de plus en plus rouge : P-pourquoi apparais-tu dans mes rêves vêtu d'une tenue de shinobi ?

C'était ça la question de Hinata ? Naruto fut dépité. De toutes les questions qu'elle aurait pu lui poser, sur ses capacités ou ses secrets, elle demandait quelque chose comme ça ? Définitivement, son esprit, aussi pur fut-il, ne devait pas fonctionner comme tout le monde. Néanmoins, cela restait une intéressante question. Heureusement, il connaissait la réponse, qui était doté d'une certaine logique.

Naruto, les lèvres légèrement retroussées : Tu associes mon image avec la puissance, probablement à cause de l'impression que je t'ai laissé lors de notre première rencontre. Or, selon ce qui semble être tes critères, la puissance va de paire avec le statut de shinobi. À l'inverse, toi-même est encore trop hésitante sur ce que tu veux devenir. C'est pour cela que l'apparence de ta tenue n'est pas encore prédéfinie et reste informe.

Hinata observa ses vêtements, qui étaient en réalité la même brume blanche et vaporeuse que celle omniprésente autour des deux enfants. C'était vrai, elle était encore une enfant. On lui avait imposé un avenir mais elle ne l'avait pas encore accepté. Cette indécision se voyait-elle autant dans son esprit ? Pendant que Hinata était plongée dans ses pensées, Naruto continuait de réfléchir à son plan. Il savait comment contourner le problème de la surveillance, même et surtout face au byakugan. En réalité, il avait déjà validé sa théorie, mais la pratique était plus complexe, comme toujours. Il en parlerait avec Hinata un peu plus tard, une fois qu'il aurait récolté quelques informations supplémentaires.

Naruto, doucement: Hinata, peux-tu me montrer ton byakugan ?

Hinata, confuse : Q-quoi ?

Naruto, patient : Ton byakugan. J'aimerais pouvoir observer à quoi il ressemble.

Hinata, perdue : P-pourquoi ?

Naruto, les lèvres frémissantes : Ton père était avec le sandaime ce matin. Ils ont beaucoup parlé de toi et de ta liberté de mouvements. Je suis à peu près certain que ton père a demandé la mise en place d'une surveillance à distance, lors de tes sorties en dehors de chez toi. Il est plus que probable que les membres du clan Hyuga se chargent eux-mêmes de t'observer. Je dois savoir s'il y a moyen de parler sans risque de se faire espionner. C'est pour cela que je voudrais pouvoir analyser moi-même ce dont est capable de byakugan. Si cela ne te dérange pas bien sûr.

Hinata, hochant timidement la tête : D-d'accord. Ninpo : Byakugan !

Des veines saillantes apparurent sur les tempes de la petite héritière. Son front se plissait sous l'effort et une petite goutte de sueur commença à se former, preuve qu'elle n'avait pas l'habitude de se servir de son don héréditaire. Malgré tout, sa concentration était impressionnante pour son âge. L'Uzumaki observa le phénomène quelques secondes.

Naruto, appréciateur : Bien, je voudrais faire quelques tests. Je vais me retourner et tu vas essayer de lire sur mes lèvres.

Hinata, rougissant : M-maintenant ? I-ici ?

Naruto, hochant la tête : Oui. Même si ce lieu n'est pas réel, il reflète la réalité. Les informations que l'on emmagasinera seront fiable, ne t'inquiète pas.

Hinata, ne parvenant pas à dissimuler sa honte : C-ce n'est pas à ça que je v-voulais dire... T-tu es... t-trop loin.

Naruto, levant un sourcil surpris : Je suis à moins de quinze mètres de toi. Je croyais que le byakugan... Oh, je comprends.

Hinata, bégayant : D-désolé, Naruto-kun.

Naruto, secouant doucement la tête : Ne t'excuse pas, ce n'est pas ta faute mais la mienne pour n'avoir pas compris les informations que tu m'as donné. Tu l'as dit toi-même, le byakugan a une portée moyenne de trois cents mètres. J'aurais dû saisir la nuance. La portée moyenne dont tu parles est celle d'un Hyuga adulte. Or, et je ne dis pas ça pour te vexer, tu n'es qu'une enfant. Ton propre byakugan a besoin de se développer et je pourrais t'y aider si tu le veux... Même si je pense que ton père commencera le processus assez rapidement. Bon, pour le moment, commençons par voir ta portée actuelle pour les quelques tests dont j'ai besoin. Voyons voir...

Lentement, sans mouvement brusque, Naruto s'approcha de Hinata. Quatorze mètres. Treize mètres. Douze mètres. Onze mètres. Dix mètres. À un peu moins de neuf mètres, Hinata sursauta. C'était probablement la première fois qu'elle détectait quelqu'un à l'aide de son dojutsu. C'était différent de la vue ordinaire, vraiment différent. Ou plutôt, les bases étaient les mêmes, mais les données traitées par le byakugan divergeaient de celles des yeux du commun des gens. C'était une étrange sensation, mais la Hyuga s'y habitua vite.

Naruto, avec satisfaction : Bien... à présent, je vais me retourner et tu vas tenter de lire sur mes lèvres.

Hinata, le regard déterminé : D-d'accord.

Naruto tourna le dos à la fille, qui activa son byakugan à pleine puissance. Malgré ça, elle eut du mal à voir le visage du garçon. Le dôme que créait le dojutsu des Hyuga permettait de tout voir à l'intérieur. Toutefois, il ne permettait pas l'omniscience. Déjà, il y avait l'angle mort, mais pas seulement. Tout comme la pénombre, partiellement éclairée par la lumière du soleil, le byakugan contenait ses propres zones d'ombre, en opposition aux obstacles. Elle voyait la bouche du garçon, mais peinait à voir les mouvements qu'elle faisait. Malgré tout, elle s'efforça à déchiffrer les syllabes que prononçait Naruto.

Hinata, les sourcils froncés : Hi... Me... Ch-Chan... Hime-chan ? Hime-chan ?

La voix de la petite Hyuga se fit plus aiguë et stridente alors qu'elle prenait conscience de ce qu'elle avait déchiffrée. Ses joues s'embrasèrent. La fatigue faisant son œuvre, elle désactiva le byakugan. Malgré tout, elle se demandait pourquoi...

Naruto, les yeux luisants d'amusement : Pourquoi ais-je dis hime-chan ?

Hinata, pivoine : T-tu peux lire dans mes p-pensées ?

Naruto, mystérieusement : Pas encore.

C'était la vérité, littéralement. Naruto n'était pas encore capable de lire dans les pensées de la jeune fille, mais il en serait bientôt capable. C'était la méthode alternative qu'il avait trouvé et en théorie, cela devait fonctionner. En théorie seulement. L'idée lui était venu durant l'après-midi, alors qu'il réfléchissait à un moyen de communication fiable et indétectable. Tandis qu'il y réfléchissait, ses pensées avaient dérivé sur Hinata. Soudainement, l'évidence lui avait sauté aux yeux. Lorsque l'Uzumaki et la Hyuga dormaient, la curiosité de la jeune fille, combinée à la puissance spirituelle du garçon, créait un pont entre leur deux esprits. Ce dernier était si puissant qu'il permettait à Naruto de prendre une forme et une apparence physique dans le rêve de Hinata. Il n'avait pas encore tenté d'amener la Hyuga, ni dans son esprit, ni dans ses rêves, pour des raisons plus qu'évidentes. Lorsqu'elle serait prête, ce serait différent, mais elle ne l'était pas encore assez pour rencontrer le Kyubi. De plus, dans l'immédiat, ce détail n'était pas important, du moins pas pour le sujet qui l'occupait. Ce qui l'était, en revanche, c'était le pont. Le pont était un lien d'esprit qui ne se manifestaient que sous certaines conditions: la puissance de l'esprit, la curiosité mutuelle, le conscient et l'inconscient des personnes ciblées par le pont. Jusqu'à présent, ce pont ne s'était manifesté que durant le sommeil de Naruto et Hinata.

Toutefois, l'Uzumaki supposait qu'il pouvait le faire apparaître, même éveillé. Logiquement, les conditions restaient réunies, bien que l'esprit était moins perméable aux intrusions si la personne était consciente. Ainsi, le pont serait établi. Moins puissant que durant son sommeil, mais théoriquement suffisant pour provoquer un flux et reflux de chakra yin. En clair, à échanger des pensées. Ce n'était pas un phénomène instantané, à cause des quelques millièmes de seconde de décalage, on ne pouvait donc pas parler de télépathie. Cela dit, ça s'en rapprochait suffisamment pour le laisser croire. Le problème était que si la théorie était concevable, il n'en était pas de même pour la pratique. Il fallait doser avec précision le chakra yin durant l'opération, afin de se connecter aux ondes spirituelles émises par le cerveau de la cible. Comme il ne s'agissait que de chakra yin, c'était plus simple que pour ses autres théories, qui demandaient du véritable chakra, combinaison d'énergie physique et spirituelle. Le chakra yin était le sien propre, il lui était bien plus familier que le yang de Kurama, qui était ancien, puissant et sanguinaire. Malgré tout, cela restait complexe, mais Naruto était plutôt optimiste sur ses chances de réussir à établir ce lien.

Il lui faudrait passer quelques nuits blanches pour trouver la bonne fréquence spirituelle de Hinata, mais il devrait pouvoir y parvenir en quelques semaines. L'avantage était qu'il pouvait s'entraîner simultanément à ses techniques de déplacement et à la création d'un pont spirituel conscient. Il aurait au moins quelque chose à faire lorsqu'il serait cloîtré au village sous surveillance...

Hinata, rougissant : A-alors pourquoi hime-chan ?

Naruto, la regardant avec intensité : Tu es une héritière de clan. Autrement dit, une princesse de Konoha. C'est ton titre, même s'il n'est pas officiel.

Hinata, mal à l'aise : N-non... Je n-ne suis pas une p-princesse...

Naruto, l'amusement luisant dans ses yeux : C'est pourtant le cas. Je pense que je t'appellerais de cette façon à présent. Après tout, tu m'appelles bien Naruto-kun.

A ces mots, Hinata prit une teinte d'un rouge soutenu, ce qui mit en valeur le regard gêné de la Hyuga. Visiblement, elle ne savait plus ou se mettre face au comportement du garçon. Naruto trouva la situation amusante pendant quelques secondes, avant de se lasser. Il y avait encore quelques expériences à effectuer avant de se réveiller.

Naruto, soupirant : Te sens-tu encore capable d'utiliser ton byakugan ?

Hinata, hésitante : O-oui. Je dois p-pouvoir encore l'utiliser quelques m-minutes.

Naruto, le regard acéré : Ne te force pas au delà de tes limites. Nous sommes peut-être dans un rêve, mais la pression mentale est bien réelle. Si tu te forces de trop, tu te réveilleras épuisée.

Hinata, hochant la tête : J-je comprends...

Naruto, avec un soupir : Bien. Je vais à présent expliquer ce que j'attends de toi. À mon signal, tu activeras ton byakugan et tu fixeras un point devant toi, sans détourner le regard ou la tête. Dans le même temps, je vais tourner autour de toi afin de déterminer exactement jusqu'à quel point tu es capable de me percevoir dans ton champ de vision... Et savoir à quel point ton angle-mort est grand.

Hinata, protestant faiblement : Mais Naruto-kun... L'angle-mort du b-byakugan n'est que d'environ un d-degré...

Naruto, secouant négativement la tête : Encore une fois, cela n'est vrai que dans le cas du byakugan d'un adulte, ayant un champ visuel plus développé que le tien. Dans ton cas, je pense que l'angle-mort sera malheureusement plus grand que ce que les statistiques prévoient.

Hinata, baissant piteusement la tête : D-désolé...

Naruto, soufflant d'exaspération : Cesse d'être désolée pour ce qui est. Il est normal que tu aies des lacunes à ton âge. C'est ainsi que va la vie.

Hinata, dépitée : M-mais... et toi Naruto-kun ? Tu es si fort et p-puissant, alors que tu as le même âge que m-moi.

Naruto, esquissant un véritable et authentique sourire : Je ne suis ainsi qu'à tes yeux. Pour le reste du monde, je ne suis qu'un enfant brisé et diminué. C'est la vérité et rien ne pourra changer cet état de fait. Mais tu es différente de moi. Tu as quelque chose que je n'ai plus. Ton corps est fonctionnel, pas comme le mien. Tires-en avantage. A présent, commençons !

Hinata, rougissant : O-oui... Ninpo : Byakugan !

Aussitôt, les veines saillantes apparurent sur les tempes de la jeune héritière du clan Hyuga. Des gouttes de sueur commencèrent à se former sur son front, preuve de sa concentration et de son épuisement. Elle ne tiendrait pas bien longtemps, à ce rythme. Naruto décida qu'il était temps pour lui d'agir. Observant attentivement les réactions de la jeune héritière, le blondinet avança tout en formant un arc de cercle. Tournant autour de la jeune fille, il arriva rapidement derrière elle. Lorsqu'elle sursauta, il sut qu'il était dans son angle mort. Il y fit plusieurs allers-retours, s'assurant de la taille à neuf mètres. Ensuite, il avança, toujours dans l'angle-mort. Huit mètres. Sept-mètres. Six mètres. Cinq mètres. Quatre mètres. Trois mètres. Deux mètres. Hinata finit par se rendre compte de ce que faisait Naruto et sursauta, avant de se retourner brusquement. Elle avait le visage particulièrement rouge, et le regard confus.

Hinata, bégayant : Na-Naruto-kun... Q-qu'est-ce que t-tu fais ?

Naruto, retenant un sourire crispé : Je te l'ai dit, je vérifiais ton angle-mort. Comme je le craignais, il est plus grand qu'un unique degré. Et cela confirme mon hypothèse sur le byakugan.

Hinata, hésitante : Qu-quelle hypothèse ?

Naruto, neutre : Ton byakugan se développe. Plus tu grandiras, plus il sera performant. De la même manière, plus tu t'entraîneras, plus il te sera facile de l'utiliser.

Hinata, hochant la tête : O-oui... J-je suppose que c-c'est l-logique... M-mais tu ne m'as t-toujours pas dit q-quelle était la taille de m-mon angle-mort.

Naruto, sombrement : Oui, tu as raison. J'aurais préféré que tu ne me demandes pas. Je ne voulais pas te décourager...

Hinata, tremblante : Il est s-si grand q-que ça ?

Naruto, hochant gravement la tête : Plutôt.

Hinata, craintive : C-combien ? Cinq degrés ? Dix degrés ?

Naruto, secouant négativement la tête : Soixante-cinq degrés. A un ou deux degrés près, c'est la taille de ton angle-mort à l'heure actuelle.

Hinata, blêmissant : T-tant que ça ?

Naruto, acquiesçant : Oui. À l'origine, je doute que quelqu'un ait testé le byakugan d'un enfant, du moins pas depuis les guerres shinobis. Autrement dit, j'ignore si c'est normal ou non. Toutefois, mon instinct me dit que ça l'est, et il ne s'est encore jamais trompé.

Évidemment, Naruto n'allait pas lui dire que son instinct était représenté par un renard géant pourvu de neuf queues. Un autre jour, peut-être... Lorsqu'elle sera capable de voir les horreurs du monde et ne pas porter de jugement, l'Uzumaki révélerait la vérité à Hinata. Toute la vérité. Si elle était capable de ne pas se fier aux apparences, alors peut-être qu'elle parviendrait à accepter ce qu'il était. Officiellement un jinchuriki, originellement un humain, désormais autre chose. Une espèce hybride, mi-humain mi-démon. Même chez les Neufs, ce genre d'événements ne s'étaient jamais produit. Même eux, bijus, auraient peur de ce que représentait Naruto, et de ce qu'il deviendra. Une inconnue dans l'équation de la vie. Une anomalie qui n'aurait pas dû se produire, mais qui était arrivée. Et l'Uzumaki, pour la première fois, se sentait fier de sa différence. Il n'était pas un simple jinchuriki. Il était plus qu'une arme. Il était craint pour ce qu'il était. Il le serait encore plus lorsque la fusion d'hybridation s'achèvera, révélant son véritable pouvoir. Mais à l'instant présent, quelque chose bloquait sa résolution. Il s'agissait de cette fille, encore et toujours. Naruto n'avait jamais eu peu de rien, pas même de mourir. Mais face à Hyuga Hinata, il ne parvenait pas à se montrer sous son vrai jour. Il ne parvenait pas à être effrayant, ou dangereux. Puissant, oui, mais ce n'était pas le but, au contraire. Il ne voulait pas qu'on le pense puissant, car cela révélerait une partie de ses secrets. Tout cela parce que Naruto et elle se ressemblaient autant qu'ils se différenciaient. Ils étaient comme le jour et la nuit. Comme le yin et le yang. Ils savaient se percer à jour sans même le vouloir.

Depuis le premier jour, Hinata avait su voir clair en lui. Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle faisait resurgir l'enfant qui était enfoui en Naruto. C'était encore faible, mais c'était la vérité. Et c'était cette vérité qui effrayait le blondinet, même s'il ne se l'avouait pas. Il n'avait jamais eu d'enfance et ne comptait pas en avoir réellement une. Il s'identifiait à cette absence, tout comme il s'identifiait à son statut de jinchuriki. Tout le ramenait à son existence présente... Tout sauf Hinata. Dans son cas, elle représentait un avenir. Quelque chose qui n'était pas compatible avec son passé. Elle était l'innocence qu'il avait perdu, et qu'elle avait conservé. Et ça plus que tout, il ne savait pas comment le gérer. Le pire, c'était que Kurama se foutait de sa gueule à chaque fois qu'il y songeait. Il savait quelque chose, à n'en pas douter. Et il se plaisait à ne rien lui dire. Foutu démon arrogant et égocentrique...

Naruto, après quelques secondes de silence : Bien... Il va être temps de nous réveiller. Lorsque nous nous verrons, dans la réalité, ne mentionne jamais ce que tu sais sur moi. Les tests ont prouvé que le byakugan pouvait lire sur les lèvres. Tant que je n'ai pas développé la contre-mesure, n'attire pas les soupçons sur ce que tu sais de moi. Je suis sûr que certaines personnes tenteront de t'extorquer ce que tu sais de moi. Tu ne devras jamais rien dire, sauf si je te préviens du contraire. Est-ce clair ?

Un détail attira l'attention de la Hyuga, qui la fit tiquer. Naruto avait dit qu'il devait développer une contre-mesure, ce qui laissait suggérer qu'il avait déjà trouvé ladite solution. Elle ignorait de quoi il pouvait bien s'agir. Elle ignorait beaucoup de choses sur Naruto, mais malgré tout, elle savait qu'il était plein de surprises.

Hinata, le regard résolu : O-oui.

Naruto, hochant la tête avec satisfaction : Bien. Passe une bonne journée, dans ce cas...

Et sans plus de cérémonie, l'Uzumaki brisa le contact, ce qui les fit se réveiller. De son coté, Hinata allait commencer son entraînement, ce qu'elle attendait avec une patience mitigée. Elle avait vu s'entraîner des membres du clan et savait que ce serait éprouvant physiquement et mentalement. Naruto, pour sa part, fut plus lent à se reconnecter à la réalité. Il n'était pas fatigué, pas vraiment. Sa réserve de chakra yin était déjà de beaucoup supérieure à celle de n'importe quel shinobi, hokage inclus. Non, la raison de cette difficulté était la violente lumière du matin. Il faisait vraiment beau, aujourd'hui. Le soleil brillait avec force. L'astre avait la même couleur que la chevelure du défunt yondaime. Les superstitieux pourraient vraiment croire que Namikaze Minato continuait à protéger Konohagakure no sato. Stupides sectaires ! Ne pouvaient-ils pas voir la vérité lorsque celle-ci leur crevait les yeux ? Mais qu'importe. Naruto n'aurait pas à les supporter dans l'immédiat. Après la dernière raclée, ils devraient être discrets. En cette belle journée, le monde venait de prendre un nouveau tournant, qui amorcerait soit la préservation du monde, soit sa destruction...


Le soleil venait de se lever sur Konohagakure no sato. Les premiers commerces commençaient seulement à ouvrir. Hiruzen, pourtant, était déjà à son poste. Certains shinobis se demandaient même s'il lui arrivait de dormir. Lorsque les derniers juunins quittaient le bâtiment, le sandaime était encore là et lorsque les premières équipes de genins se présentaient le lendemain, il était déjà là. Personne ne le voyait jamais quitter son bureau à la fin d'une journée. Pourtant, Hiruzen dormait bien chez lui la nuit. Toutes les nuits. Sauf cette nuit là. Il attendait le rapport d'un Anbu sur un événement important. C'était quelque chose qui aurait dû être fait presque deux semaines plus tôt. Les indices, s'il en restait, devaient être en très mauvais état. Le sandaime avait attendu avec patience toute la soirée, puis avec de plus en plus d'impatience à mesure que la nuit avançait. Et à présent que le matin arrivait, Hiruzen ne tenait plus en place. Il faisait les cent pas dans son bureau en attendant que l'Anbu ne fasse son rapport.

Les nerfs en pelote, le sandaime commençait à ruminer des malédictions à propos de certains shinobis lorsque, enfin, le signal indiqua que l'Anbu tant attendu était arrivé. Se rasseyant à son bureau, il l'autorisa à entrer. Le temps de cligner des yeux, et le shinobi masqué était devant le sandaime.

Anbu, d'une voix neutre : Anbu Karasu, au rapport !

Sandaime, pianotant impatiemment sur son bureau : Passons les formalités et dis-moi ce qu'il en est.

Karasu, hochant la tête : Très bien. J'ai vérifié les lieux en quêtes d'indications comme demandé. Les indices ont pour la plupart été effacé, mais j'ai trouvé certaines traces encore vives. En dehors des traces de luttes entre Hyuga Hiashi et le kidnappeur, j'ai découvert quelques résidus de chakra qui ont persisté. Il y avait donc bien un autre shinobi cette nuit là. Je n'ai pas reconnu la signature du propriétaire, j'en déduis donc qu'il s'agit d'un inconnu ou d'une petite pointure, ce qui serait étrange.

Effectivement, une petite pointure ne se serait pas risqué à Konoha, à moins d'appartenir au village. Mais dans ce cas, pourquoi n'aurait-il pas réclamé une récompense pour le sauvetage ? Et un inconnu ne devrait pas être assez puissant pour laisser des résidus actifs de sa signature de chakra, surtout après deux semaines. C'était vraiment très étrange...

Hiruzen, soupirant : Autre chose ?

Karasu, après une seconde de silence : Il y avait bien des empreintes de roues parallèles, situé à proximité du lieu où Hyuga Hinata a été libéré. Ces traces indiquent que quelque chose de la taille d'un petit chariot étaient présent à cet endroit là. Je ne peux toutefois pas affirmer de la simultanéité des deux événements. Ces traces peuvent être plus anciennes ou plus récentes de quelques jours.

Hiruzen, acquiesçant avec lassitude : Comme je m'y attendais, cette enquête n'aura rien apporté de neuf. Peut-être que si cela avait été fait il y a deux semaines, nous aurions pu trouver quelques informations de plus, mais ce n'est pas sûr.

Karasu se contenta de hocher la tête. Lui aussi en doutait. Hiruzen poussa un profond soupir fatigué. Renvoyant finalement l'Anbu après l'avoir remercié, le sandaime s'affala sur son fauteuil, décidé à prendre quelques minutes de repos avant le début de sa journée. Dieu que c'était épuisant d'être Hokage. Et lui qui était censé être à la retraite... Toutes ses obligations, il était vraiment trop vieux pour ça.


Voilà, c'est tout pour ce chapitre.

Une petite rewiew pour me dire à quel point je suis génial ?