Hello tout le monde !

Me revoilà (enfin) avec un nouveau chapitre. Je crois que c'est la première fois que je mets autant de temps entre chaque chapitre, mais c'est vrai que j'avais écrit mes dernières fics alors que j'étais au chômage ou que j'étais à mi-temps. C'est beaucoup plus dur de trouver du temps maintenant !

Enfin bref, assez avec mes histoires. On se retrouve à la fin du chapitre :)

Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, tout revient à J.K. Rowling, déesse parmi les vivants.


Hermione était chez les Weasley depuis 2 jours seulement, mais elle avait déjà la sensation d'avoir vécu toute sa vie dans un vacarme permanent. Charlie était resté en Roumanie, Bill avait choisi de passer Noël en France chez les parents de Fleur et Percy était parti en mission avec le Ministère, mais le reste de la famille Weasley était revenu au Terrier pour passer les fêtes, et Fred et George avaient apparemment décidé de faire assez de bruit pour couvrir l'absence de leurs frères ainés.

Harry et Ron avaient réussi à prendre une semaine de vacances pour l'arrivée d'Hermione, mais Arthur continuait à travailler au Ministère pendant les fêtes, ne passant que les soirées avec le reste de la famille. Hermione était ravie que ses trois meilleurs amis aient pu se libérer pour passer leurs vacances avec elle. Le fait de pouvoir se changer les idées lui faisait un bien fou, et la jeune femme se détendait au fur et à mesure que les heures passaient.

Toute la famille Weasley avait fait des efforts hors normes pour la faire se sentir chez elle au Terrier. Molly l'avait traitée exactement comme elle traitait Ginny, et pour cela, Hermione était reconnaissante.

La porte du Terrier s'ouvrit alors qu'Hermione aidait Molly et Harry à mettre la table, et tout le monde se tourna pour voir Arthur entrer, traînant un énorme sapin derrière lui. La jeune femme avait remarqué que la famille Weasley n'en avait pas installé et s'était demandé s'ils comptaient en amener un. Elle avait espéré que ce serait le cas.

Hermione ne put pas s'empêcher de poser le tas de couverts qu'elle tenait à la main sur la table pour venir aider Arthur, un sourire aux lèvres.

"Il est gigantesque !" s'exclama Harry, lâchant presque les assiettes qu'il tenait.

Molly leva les yeux au ciel, amusée et agacée à la fois. "Et comment est-ce que tu comptes le faire rentrer dans le salon ?"

Arthur haussa les épaules, le sapin suivant son mouvement et laissant tomber une bonne dizaine d'aiguilles. Hermione aperçut Molly secouer la tête et posa une main devant sa bouche pour s'empêcher de rigoler.

"Au pire il touchera un peu le plafond, rien de grave !"

Hermione avait toujours vu Arthur un peu comme un enfant, même s'il restait un père de famille hors pair. Il avait le don de se réjouir de tout, de vouloir tout essayer, tout découvrir. Lorsqu'elle l'avait rencontré pour la première fois, elle s'était fait la remarque que Fred et George tenaient énormément de lui.

"Et bien tu seras en charge de nettoyer dans ce cas," prévint Molly avant de lui tourner le dos pour finir de mettre la table.

Arthur se tourna vers Hermione et lui lança un clin d'oeil amusé, mimant un mouvement de baguette.

"Et sans magie."

Le sourire d'Arthur s'effondra aussitôt et Harry éclata de rire, entraînant Hermione avec lui. Ginny et Ron arrivèrent dans la cuisine à ce moment là, la rouquine se tournant vers son père sans sourciller.

"Bon courage pour nettoyer, Papa."

Le rire du Survivant reprit de plus belle, si bien que Hermione s'inquiéta presque de le voir s'étouffer. Ginny s'approcha de lui et le tapota dans le dos pour l'aider à reprendre son souffle. Ron, quant à lui, se contenta de lever les yeux au ciel avant de se diriger vers le frigo.

"Ron !" le prévint Molly. "Ne commence pas à grignoter maintenant, on va bientôt passer à table."

Le rouquin referma la porte du frigo avant de se tourner vers Harry, cherchant sans doute sa compassion. "On grignote tout le temps chez nous," marmonna-t-il juste assez fort pour que sa mère l'entende.

"Chez toi tu fais comme bon te semble, mais pas chez tes parents !"

Harry se mordit la lèvre pour ne pas rigoler et même Ginny avait commencé à rougir à force de s'empêcher de rigoler. Fred et George, qui étaient descendus entre temps, se cachèrent derrière Molly pour se moquer de Ron, mimant le geste d'un dompteur qui faisait claquer son fouet.

"Arrêtez !" hurla presque Ron et forçant Molly à se tourner. La mère Weasley aperçut ses deux jumeaux et leur lança un sourire.

"Ah, vous tombez bien ! Allez vérifier la casserole," leur demanda-t-elle avant de se tourner vers Hermione. "Ma puce, viens m'aider à finir de mettre la table."

Hermione se mordit la lèvre pour s'empêcher d'éclater de rire et hocha la tête. Elle fit un pas en direction de Molly, les mains tendues pour l'aider à porter les piles de verres nécessaires pour le dîner lorsque Ron l'interrompit. Le rouquin posa une main sur son épaule, la forçant à arrêter son geste.

"Mais enfin, tu ne vas pas demander à Hermione de faire ça !" s'offusqua presque le jeune Auror avant de se tourner vers la jeune Gryffondor. "Tu devrais aller t'asseoir, je vais le faire."

La bonne humeur d'Hermione retomba immédiatement, remplacée par la gêne de ne rien pouvoir faire pour aider la famille qui avait la gentillesse de l'accueillir. Elle hocha la tête sans jeter un regard en direction de Ron, préférant se diriger directement vers la salle à manger.

Elle savait que Ron pensait l'aider, il pensait même très certainement faire preuve d'une galanterie qui lui avait longtemps fait défaut, mais la jeune femme ne le voyait pas de cette manière. Les meilleurs moments qu'elle avait passés depuis son retour avaient été des moments où, justement, on l'avait laissée aider. Où on s'était comporté avec elle comme si rien n'était jamais arrivé.

Ces derniers jours, Hermione avait presque réussi à en oublier les évènements de ces dernières semaines. Et le fait que Ron refuse de la laisser aider Molly lui donnait la même impression que s'il lui avait attaché une feuille "Victime, attention fragile" dans le dos.

Elle sentit les regards de la famille Weasley la suivre et fit de son mieux pour ne pas se sentir mise à l'écart. Ginny la rattrapa alors qu'elle arrivait au niveau de la table.

"Occupe toi de cette moitié de la table," lui demanda-t-elle en lui tendant la pile de verres qu'elle avait rendu à Molly quelques secondes plus tôt. La rouquine fit ensuite le tour de la table pour finir de préparer de son côté, sans dire un mot de plus.

À nouveau, Hermione eut envie de remercier son amie, mais les mots moururent au fond de sa gorge. Elle ravala sa salive avant de hocher la tête et de commencer à mettre la table.

"Oui, chef."

La jeune Gryffondor n'eut pas besoin de lever la tête pour sentir Ginny sourire.


La famille, Harry et Hermione retournèrent dans l'espace salon après le repas. La moitié d'entre eux se tenaient le ventre et laissaient échapper des grognements de satiété à intervalle régulier. Le repas de Molly, même si Noël n'était pas encore arrivé, avait été plus proche d'un festin que d'un dîner. Hermione s'était demandé si la mère Weasley avait autant cuisiné parce que les fêtes étaient proches, ou bien parce qu'elle avait des invités, mais elle avait fini par se contenter de profiter de la nourriture et de la bonne ambiance qui régnait au Terrier.

Finalement, Arthur avait demandé l'aide des jumeaux et de Ron pour installer le sapin dans le salon, répétant inlassablement à ses fils que, non, ils n'avaient pas le droit d'utiliser la magie puisque cette année les Weasley allaient fêter Noël comme les moldus. Arthur était même allé acheter le sapin de la famille dans un marché de Noël dans Londres, puis l'avait transporté à la main jusqu'au Terrier. Hermione ne savait pas si elle était impressionnée ou perturbée par l'insistance du père de famille, mais à en juger par l'expression sur le visage de ses trois fils, eux étaient plus agacés qu'impressionnés.

"Je comprends pourquoi tu ne veux que des décorations moldues," rala Ron avant de se tourner vers Fred et George. "Hé, aidez-moi un peu là !"

Les frères jumeaux firent semblant de porter leur partie du sapin, agaçant Ron tandis qu'Arthur restait aveugle à leurs chamailleries.

Le plus jeune frère Weasley laissa échapper un soupir qui ressemblait presque plus à un grognement. "Mais pourquoi est-ce qu'on est obligés de porter ce fichu sapin au lieu de le faire léviter ?"

Hermione leva les yeux au ciel, sachant pertinemment ce que le père Weasley allait répondre étant donné que Ron avait déjà posé la même question 5 fois dans la dernière demi-heure. Toutefois, Molly passa derrière Ron et lui donna une légère tape derrière la tête, répondant à la place de son mari.

"Ton père te l'a déjà expliqué," répondit-elle tout en poursuivant son chemin vers la cuisine pour aller finir de tout ranger. "Et fais attention aux aiguilles qui tombent."

"Fais attention aux aiguilles," marmonna Ron dans sa barbe en imitant sa mère, mais pas assez fort pour qu'elle ne l'entende. Hermione se mordit la lèvre pour se retenir de rire en imaginant ce que Molly aurait fait si elle avait entendu la réplique de son fils.

"Harry," appela Arthur alors qu'il commençait à soulever le sapin pour le fixer. "Je crois que tu vas pouvoir aller chercher les décorations !"

Le jeune Auror hocha vigoureusement la tête avant de se précipiter vers les escaliers. Hermione se souvenait que Harry avait toujours adoré Noël, très certainement parce qu'avant Poudlard il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de le fêter, et elle avait toujours trouvé son entrain contagieux.

Harry lui avait expliqué la veille qu'il était allé acheter des décorations moldues en ville la semaine précédente, et Hermione avait presque été déçue de n'avoir pas pu venir avec lui. Le jeune Auror redescendit les escaliers de la même manière qu'il les avait montés, deux marches à la fois et dans un vacarme retentissant. Ginny leva les yeux au ciel, un petit sourire au coin des lèvres.

"Je pense que j'en ai pris assez," annonça Harry.

Hermione se pencha au dessus du carton que le jeune Auror tenait pour vérifier son contenu. "J'avais moins de la moitié de ça pour décorer mon sapin quand j'étais petite," répondit-elle, amusée. "Je pense que ça devrait aller."

Parmi les décorations que Harry avait ramenées se trouvaient des guirlandes, des boules, des pères noël et des cheveux d'ange dorés et rouges. Hermione imagina l'état du salon une fois que les aiguilles et les cheveux d'ange auraient commencé à tomber et décida de ne pas inquiéter Molly à propos du désastre qui l'attendait. Elle attendit à peine que Harry ait posé le carton sur la table du salon pour en sortir une pile de guirlandes rouges et dorées également.

"On le saura que les Weasley vont à Gryffondor," plaisanta Ginny, ôtant les mots de la bouche d'Hermione.

Les joues du jeune Auror rosirent légèrement, mais personne ne lui reprocha ses choix de couleurs. Le reste de la famille Weasley suivit Ginny pour sortir une partie des décorations, les jumeaux commençant à jongler avec les boules de Noël tandis qu'Arthur les regardait faire avec un mélange d'amusement et d'appréhension. Les deux Weasley étaient tellement habiles qu'Hermione était presque persuadée qu'ils utilisaient un peu de magie pour redresser leurs boules lorsqu'ils faisaient un faux mouvement. Elle détourna le regard pour se concentrer sur sa guirlande, prenant un plaisir presque enfantin à la démêler.

Tout le salon avait pris l'odeur du sapin et la jeune femme sentit son coeur se gonfler aux souvenirs que ce parfum lui rappelait. Elle se demanda l'espace d'un instant ce que ses parents faisaient pour Noël, s'ils avaient bien reçu sa lettre, s'ils étaient en train d'y répondre ou bien s'ils l'avaient jetée. Son coeur se serra à cette pensée mais la jeune femme écarta l'idée, préférant se concentrer sur des images plus joyeuses.

Harry et Ginny étaient en train d'accrocher une guirlande électrique tout autour du sapin, de grands sourires aux lèvres. Molly avait fini par demander aux garçons d'arrêter de faire les imbéciles et d'aider à décorer et s'était elle-même mise à placer des angelots sur les branches les plus basses de l'arbre. Hermione n'était pas très efficace pour décorer le sapin tant elle passait de temps à observer le reste de la grande famille s'amuser, profiter du temps qu'ils passaient ensemble.

"D'accord, d'accord," s'exclama presque Molly devant l'insistance de sa fille unique. Elle se tourna vers Hermione tandis qu'elle accrochait un angelot de plus sur le sapin.

"Ginny insiste pour aller sur le Chemin de Traverse demain," expliqua-t-elle. "La veille de Noël, bien sur ! Est-ce que tu voudras nous accompagner ?"

Hermione se tourna vers la jeune rouquine, mais Ginny se contenta de hausser les épaules et de prendre un air innocent. Hermione lui avait dit hier qu'elle était triste de ne pas avoir eu le temps d'acheter ses cadeaux cette année, qu'elle espérait que personne ne lui en voudrait de ne rien avoir apporté. Maintenant elle aurait l'occasion.

"Bien sur, avec plaisir," répondit-elle, heureuse malgré tout d'avoir l'opportunité de trouver des cadeaux pour tout le monde.

Ginny accrocha sa dernière décoration avant de s'approcher d'Hermione. "Je n'ai rien trouvé de bien pour Harry, j'espère avoir une idée de dernière minute."

La jeune apprentie savait que son amie avait acheté au moins 3 cadeaux pour Harry, tous aussi bons les uns que les autres, mais elle décida de ne pas relever. Ses pensées étaient déjà occupées à trouver ce qu'elle pourrait offrir à tout le monde. Surement quelque chose en rapport avec le Quidditch pour Ron, peut-être un objet magique pratique pour Harry, un livre de recettes chinoises pour Ginny, et elle trouverait bien des idées pour le reste de la famille. La personne qui la préoccupait le plus était Severus.

Elle avait régulièrement pensé à lui depuis qu'elle était au Terrier, se prenant souvent à se demander ce qu'il penserait d'un chapitre qu'elle était en train de lire, ce qu'il faisait, s'il était seul au château ou s'il était avec des proches, de la famille. Malheureusement, Hermione était presque sûre que le professeur de Potions était resté au château, sans chercher à célébrer les fêtes. Et maintenant, elle se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir lui offrir pour Noël.

Elle avait des idées pour tout le monde, mais pour Severus c'était plus compliqué. Elle tenait à ce que son cadeau soit… parfait.

Un bruit contre la fenêtre du salon la sortit de ses pensées et attira l'attention de toute la famille. Après quelques secondes, Hermione se rendit compte qu'un hibou tapait contre la vitre en attendant qu'on lui ouvre. Un hibou qu'elle connaissait bien.

"Cléo !" s'exclama-t-elle avant de se précipiter pour lui ouvrir. Le hibou vola directement vers la table du salon, secouant ses ailes comme pour se détendre après un long voyage. Hermione s'approcha et attrapa la lettre accrochée à la patte de l'animal, son coeur s'arrêtant net lorsqu'elle reconnut l'écriture sur l'enveloppe.

Sa maman.

Elle extirpa la lettre, ses mains tremblant légèrement. Molly avait demandé à tous ses enfants de terminer le sapin pour éviter qu'Hermione ne se sente épiée, mais Ginny s'était quand même approchée de son amie. Elle posa une main sur son bras pour attirer son attention avant de hausser les sourcils dans une question silencieuse. Hermione se tourna vers son ami, puis hocha la tête.

"Ils m'ont répondu par hibou…" se contenta-t-elle de dire avant de faire volte face pour aller lire sa lettre en privé.


Le lendemain les 3 femmes étaient en chemin pour aller faire leurs dernières courses de Noël, écharpes autour du cou et manteau bien serrés. Le temps s'était encore rafraîchi ces dernières semaines, si bien qu'Hermione était persuadée qu'il n'allait pas tarder à neiger. Elle avait pris le reste de la soirée d'hier pour répondre à ses parents, puis à préparer une liste d'idée de cadeaux pour éviter de perdre trop de temps aujourd'hui. En apercevant la foule de sorciers sur le Chemin de Traverse, la jeune femme se dit qu'elle avait bien fait de se préparer un peu.

"Tu vas y aller du coup ?"

La question de Ginny força Hermione à se concentrer sur autre chose que sur le monde qu'il y avait, et elle se sentit immédiatement soulagée. Elle avait commencé à raconter la lettre de ses parents à la rouquine ce matin, mais elle n'avait pas eu assez de temps pour finir.

"Je pense, oui," répondit-elle, son expression un mélange d'espoir et de peur. "Je pense qu'ils m'ont pardonnée… Un peu au moins."

Ginny hocha la tête, comme si l'inverse lui avait toujours paru invraisemblable. Elle attrapa le bras d'Hermione, la secouant légèrement avec son enthousiasme. "C'est une occasion de tourner la page. Le nouvel an, les nouveaux départs, toutes ces conneries."

Hermione ne put pas s'empêcher de rigoler à haute voix, attirant le regard d'un sorcier renfrogné qui se tenait quelques mètres plus loin. Elle se tourna vers Ginny, reconnaissante de son soutien comme elle ne l'avait jamais été.

"Oui, sûrement."

"Ginny !" appela Molly, s'arrêtant plusieurs foulées devant les jeunes femmes et posant ses mains sur ses hanches. "Avance un peu, et arrête de ralentir Hermione. On a du travail devant nous."

En apercevant la foule qui avait grandi en quelques minutes, Hermione se fit la remarque que Molly avait sans doute utilisé le bon mot pour décrire leur matinée courses. Les deux jeunes femmes accélérèrent le pas pour rattraper Molly et commencèrent la liste des endroits où elles avaient besoin d'aller. Hermione serra le bras de Ginny avant d'avancer dans la foule, se rassurant à ce simple contact.

Une heure plus tard, Ginny avait trouvé un quatrième cadeau pour Harry : une réplique sous verre d'un Nimbus 2000, le tout premier balai du jeune Auror. Quant à elle, Hermione lui avait acheté un vif d'or qu'elle allait enchanter pour se mettre à clignoter lorsqu'un sorcier avec la marque des ténèbres serait à proximité. Pour Ron, elle avait trouvé un livre regroupant les animations des 100 meilleures actions de Quidditch du siècle passé, et elle lui avait acheté une boite de Souafles en chocolat. Elle avait trouvé d'autres petits cadeaux pour le reste de la famille, mais elle était encore à la recherche d'un cadeau pour une personne : Severus.

Elle ne s'était jamais imaginé qu'elle chercherait un jour un cadeau de Noël pour son ancien professeur de Poudlard, mais après plusieurs jours de réflexions, elle avait plusieurs idées. Hermione et les deux Weasley se dirigèrent vers Fleury et Bott après avoir fini le reste de leurs courses. La jeune Gryffondor avait 4 sacs à la main, mais elle ne se laissa pas abattre. Après tout, la prochaine étape n'était autre que la meilleure librairie du Chemin de Traverse, et elle était persuadée qu'elle allait y trouver ce qu'elle cherchait. Molly fronça les sourcils en voyant la devanture de la boutique, de toute évidence intriguée par l'idée qu'Hermione puisse acheter un livre à l'un de ses garçons ou à sa fille, mais les trois femmes entrèrent chez Fleury et Bott sans commentaire. La chaleur des autres boutiques avait paru étouffante à Hermione, elle s'était sentie oppressée par la foule, par l'atmosphère proche de l'hystérie que seul Noël pouvait provoquer, mais ici, c'était différent. La librairie était chauffée, mais presque vide, donnant l'impression d'un nid douillet plutôt que d'un four où l'on aurait entassé la moitié des sorciers de Grande-Bretagne.

Ici, Hermione était comme chez elle.

Elle se précipita presque dans les rayons, laissant Ginny et Molly plantées derrière elle. Les deux Weasley échangèrent un regard, se demandant mutuellement si elles devaient rester ici ou bien ressortir de la boutique pour attendre Hermione. Elles décidèrent finalement de profiter de la chaleur et partirent s'installer dans les canapés près de la caisse. Hermione, quant à elle, faisait le tour des rayons, se promenait, attrapait même certains volumes pour les feuilleter comme si elle retrouvait de vieux amis. Elle fit le tour de la boutique pendant une dizaine de minutes avant de se souvenir que Ginny et Molly l'attendaient et de se diriger vers la partie de Fleury et Bott réservée aux anciens grimoires et premières éditions.

Severus avait déjà beaucoup de livres, certainement plus qu'elle-même si c'était possible. Elle ne pouvait pas lui offrir n'importe quel livre. Elle ne voulait pas lui offrir un livre sur les potions qu'il n'avait pas lu par peur qu'il ne le prenne mal, qu'il ne pense qu'elle essaie de faire la maline. Elle ne voulait pas non plus lui offrir un livre sur un sujet qu'il risquait de ne pas apprécier. Et plus que tout, elle voulait lui offrir quelque chose qu'il allait chérir.

Elle ne savait pas exactement ce qu'elle allait pouvoir trouver ici, mais elle était sûre que Fleury et Bott avait au moins une première édition d'un grimoire que Severus aimait. Elle avança dans les allées, ses yeux cherchant des mots-clés dans le titre des ouvrages. Elle aperçut quelques livres intéressants, mais rien d'assez exceptionnel pour lui donner envie de s'arrêter. Elle voulait un livre que Severus garderait longtemps, qu'il pourrait regarder de temps en temps, un livre qui le ferait sourire.

Après plusieurs minutes, Hermione s'arrêta net. Elle tendit le bras mais se heurta à une vitrine en verre installée pour protéger les ouvrages. Elle colla presque son nez contre la vitre, comme pour s'assurer qu'elle lisait correctement. Une autre Histoire des Potions, écrit par William Langdon. Hermione avait souvent entendu parler de cet ouvrage, elle l'avait elle-même lu plusieurs fois. William Langdon était un passionné de potions qui avait vécu dans les années 50 et 60. Né en Angleterre, il avait passé toute sa jeunesse à voyager, et avait fini par inventer la potion Felix Felicis pendant l'année qu'il avait passée en Afrique à étudier les coutumes des locaux en matière de potions. C'était la superstition ambiante qui lui avait donnée l'idée.

En revenant en Europe, Langdon avait écrit un livre pour raconter ce qu'il avait vécu et pour expliquer la création du Felix Felicis. Severus avait un jour raconté à Hermione qu'il avait lu ce livre plus d'une dizaine de fois et qu'il estimait Langdon comme le plus grand Maître depuis l'invention de l'art des Potions.

Langdon avait été professeur de Potions à Poudlard de 1962 à 1968, sa carrière si brève à cause d'une maladie héréditaire qui l'avait forcé à se retirer plus loin dans les terres, dans l'isolation la plus complète.

Maintenant qu'elle y réfléchissait, Hermione se fit la remarque que Severus aurait presque pu être dans sa classe à l'école. Peut-être qu'il en avait rêvé étant petit. Cela expliquerait en partie l'aversion qu'il avait toujours montré envers le professeur Slughorn, non pas qu'Hermione ait besoin de lui trouver d'excuse sur ce sujet. Le coeur battant, Hermione partit chercher quelqu'un pour l'aider à sortir le livre de la vitrine. La jeune femme était tellement sous le charme du grimoire, de l'effet qu'elle savait qu'il ferait à Severus, de la chance qu'elle avait eu de tomber sur une première édition très rare d'un de ses livres préférés qu'elle n'avait même pas pris le temps de regarder le prix. Non pas que cela aurait pu la faire changer d'avis.

Quelques minutes plus tard, Hermione s'approcha de Ginny et de Molly, un énorme paquet sous le bras.

"Tu t'es acheté une encyclopédie ?" demanda la jeune rouquine en jettant un coup d'oeil au livre qu'elle tenait sous son bras.

Le visage d'Hermione prit une teinte légèrement rosée et Ginny ne put pas s'empêcher de sourire un peu. "Non, je leur ai juste demandé de l'emballer plusieurs fois pour ne pas l'abîmer," expliqua Hermione tandis que les deux femmes se levaient pour la suivre. "Mais il n'est pas pour moi."

Molly se tourna vers sa jeune fille, les sourcils froncés et prête à lui demander pour qui était le cadeau qu'Hermione avait acheté, mais Ginny fit danser ses sourcils, répondant à sa question avant même qu'elle n'ait eu le temps de la poser. La bouche de la mère Weasley prit une forme de "o" presque comique avant de se fendre d'un sourire amusé.

Si Hermione s'était retournée à cet instant, elle aurait vu un sourire identique sur le visage des deux Weasley, sans pourtant comprendre d'où il était né.


Severus faisait les cent pas dans son bureau pour ce qui lui semblait être la trentième fois depuis 2 jours. Il profitait normalement des vacances scolaires pour lire tranquillement, pour avancer sur des potions sur lesquelles il voulait travailler, même pour aller se ballader dans le parc du château. La neige aurait pu attirer les élèves, mais le froid et la pluie n'avaient pas le même effet, et le parc était assez désert pour que Severus puisse en profiter. Il n'avait personne pour le déranger, il s'était noté une liste de choses à faire pendant les quelques jours de calme qu'il aurait. Il avait tout préparé.

Mais il n'arrivait à se concentrer sur rien.

Dès lors qu'il s'asseyait pour reprendre sa lecture, ses pensées étaient irrémédiablement attirées ailleurs. Il repensait à ses cours, aux élèves, aux autres professeurs qui étaient restés au château. Il repensait à Pré-au-Lard, à combien il avait craint d'avoir causé la mort de quelqu'un il y a seulement quelques semaines. Et plus que tout, il repensait à Hermione Granger.

Hermione. Granger.

La jeune femme avait occupé toutes ses pensées quand elle avait disparu. Chaque seconde, Severus n'avait réussi à se concentrer sur rien d'autre que sur sa jeune apprentie, sur comment la trouver, sur comment réparer son erreur. Maintenant qu'elle n'était plus au château, Severus venait de se rendre compte qu'elle n'était jamais véritablement sortie de ses pensées.

Pendant sa convalescence, Severus s'était dit qu'il était simplement encore inquiet, qu'il se sentait responsable de ce qui lui était arrivé. Il s'était dit que c'était normal de penser beaucoup à Hermione, de vouloir l'aider et de vouloir s'assurer qu'elle se remettait bien en passant plus de temps que d'habitude avec elle. Maintenant qu'elle n'était plus au château, Severus se demandait s'il n'avait pas cherché à passer du temps avec elle pour lui-même, plutôt que pour la jeune femme.

Hermione lui donnait l'impression de réussir à le comprendre. Il n'avait rien ressenti de similaire depuis plusieurs années.

S'il était honnête, Severus n'avait aucune idée de pourquoi Hermione avait tant insisté pour être son apprentie, pourquoi elle s'était autant accroché, pourquoi elle ne l'avait pas abandonné, comme les autres. Plus encore, Severus ne comprenait pas comment Hermione avait réussi à le pardonner d'avoir entraîné sa capture.

La vieille horloge de son bureau résonna contre les murs de son bureau, le tirant de ses pensées. Il jeta un coup d'oeil à l'heure et attrapa son verre de Whisky-pur-feu. Minuit.

Joyeux Noël, pensa-t-il avec amertume avant de vider son verre d'une traite.

Albus avait organisé une petite fête pour les professeurs qui avaient choisi de rester au château. De ce que Severus savait, tout le monde y était allé : Minerva, Pomona, Hagrid et même Sibylle. Severus n'avait jamais envisagé d'y aller, mais s'il y avait eu le moindre doute, la présence de Trelawney aurait terminé de le convaincre de rester dans ses quartiers. Albus avait eu beau insister, cette fois il avait fini par comprendre qu'il n'aurait pas gain de cause.

Cela ne l'empêcherait pas de venir lui rendre visite demain, Severus en était certain. Severus attrapa sa bouteille de Whisky-pur-feu, en versant une dose généreuse dans son verre avant de le porter à ses lèvres.

La lumière de la lune attrapa son regard et Severus s'approcha de sa fenêtre. Quand est-ce qu'Hermione lui avait dit qu'elle revenait au château ? Dans quelques jours surement, elle serait très certainement revenue pour le réveillon. À moins qu'elle ne décide de rester chez les Weasley quelques jours de plus.

Avant que le professeur n'ait plus de temps pour se demander pourquoi cette idée l'agaçait, il aperçut un mouvement au loin et fronça les sourcils. Un hibou s'approchait du château avec un colis attaché à sa patte. Très certainement le cadeau d'un parent pour un élève, pensa Severus avant de se tourner vers son bureau. Il posa son verre sur le meuble couleur ébène juste au moment où l'animal frappa à sa fenêtre.

Encore un hibou paumé. S'il restait encore un Weasley au château pour les fêtes, j'aurais parié que c'était celui de l'autre cornichon.

Severus laissa échapper un soupir avant d'aller ouvrir la fenêtre. À son plus grand étonnement, le hibou se précipita à l'intérieur à peine avait-il entrouvert la fenêtre et partit se poser sur son bureau.

"Qui est-ce que tu cherches…" grogna Severus en s'approchant.

Il attrapa la patte de l'animal pour tourner le colis et voir le nom de l'élève à qui appartenait le paquet, mais il s'arrêta net en voyant le nom qui était inscrit sur le parchemin accroché. Dans une écriture on-ne-peut-plus lisible, Severus déchiffra sans peine son propre nom. Severus lança un regard noir au hibou, comme s'il pensait pouvoir lui faire avouer le nom de son propriétaire avant de commencer à détacher le colis. À peine avait-il libéré le hibou de son cargo que le colis tripla de volume et Severus s'étonna de la précision du sort qui avait été jeté sur le paquet pour faciliter la vie de l'animal. Une pensée lui traversa l'esprit mais Severus se força à l'ignorer. Il ne connaissait que très peu de sorciers qui auraient pu réaliser ce sort avec autant d'ingéniosité, et tous étaient au château ce soir. Sauf une.

"Ne bouge pas," souffla-t-il sèchement en direction de l'animal.

Severus attrapa le colis et commença à déchirer le papier qui l'emballait. Lorsqu'il comprit ce qui était à l'intérieur, la théorie qu'il n'avait pas osé croire tout à l'heure reprit de l'ampleur. Il sentit son coeur s'emballer légèrement en sortant deux livres de l'emballage.

Elle n'a quand même pas…

Les yeux du professeur de Potions s'écarquillèrent lorsqu'il reconnut le titre du grimoire qu'il tenait entre ses mains. Une autre Histoire des Potions. Le souffle légèrement coupé, Severus attrapa la note que quelqu'un - Hermione, son cerveau lui murmura - avait laissée.

Joyeux Noël, Severus !

J'espère que vous n'êtes pas tout seul au château et que vous avez rejoint Albus, Minerva et les autres pour fêter Noël. Dans tous les cas, je fais confiance à Cléo pour vous trouver aux alentours de minuit.

J'ai laissé quelques uns de ses biscuits pour qu'il puisse grignoter un peu avant de repartir. J'espère que ça ne vous dérangera pas de les lui donner.

Je sais que vous avez lu une grande majorité des ouvrages sur le sujet des Potions, et je ne voulais pas prendre le risque de vous offrir un livre que vous auriez déjà lu. Mais je me suis dit que celui-là vous ferait peut-être plaisir tout de même…

J'ai pensé que le deuxième livre pourrait vous plaire aussi, ou au moins vous divertir. Avec tous les ouvrages magiques à découvrir, on prend rarement le temps de s'intéresser à la littérature moldue, mais je pense qu'on devrait. Alors je vous ai envoyé une copie de mon livre préféré… Vous me direz s'il vous a plu quand je serai de retour au château. Je devrais revenir juste après le réveillon du nouvel an, je vais profiter des vacances pour aller voir mes parents.

Je vous imagine lever les yeux au ciel, mais j'ai déjà hâte de reprendre les cours.

Profitez bien des fêtes de fin d'année.

Votre amie, Hermione Granger.

Severus reposa la lettre sur son bureau, son cerveau un mélange indescriptible de sentiments contradictoires. La pensée qu'Hermione ne revenait pas au château avant plus d'une semaine et le fait de savoir qu'au moins elle ne restait pas chez les Weasley le déboussolaient. Contrairement à ce qu'elle avait anticipé, la lecture de sa dernière phrase n'avait pas amusé Severus. Il aurait d'ailleurs été incapable d'expliquer ce que toute cette lettre lui avait fait ressentir. Il jeta un coup d'oeil au deuxième livre qu'Hermione lui avait envoyé et ne put pas s'empêcher de pouffer de rire. Le Crime de l'Orient-Express.

Après quelques minutes, le professeur de Potions attrapa les biscuits de leur emballage et les donna à "Cléo". Ses pensées n'étaient sans doute pas encore cohérentes, mais une idée, très claire elle, l'empêchait de se concentrer sur autre chose. Il devait répondre à Hermione.

Severus attrapa un parchemin et une plume sur son bureau tandis que Cléo dévorait ses biscuits. Alors que la plume commença à gratter contre son morceau de parchemin, Severus ressentit quelque chose qu'il n'avait pas connu depuis longtemps, quelque chose qui ressemblait si fort à de la gratitude qu'il aurait été injuste de l'appeler autrement.


Hermione avait toujours vécu des matins de Noël festifs, mais relativement calmes. Le chaos qui régnait au Terrier lui était donc complètement étranger.

Ron et les jumeaux se battaient pour savoir qui avait eu le meilleur cadeau de la part d'Harry. Et même si Hermione soupçonnait Fred et George de se battre uniquement pour agacer leur petit frère, elle ne pouvait pas s'empêcher de trouver la scène hilarante. Ginny déchirait les papiers de ses cadeaux et les jettait dans tous les sens, s'attirant les foudres de sa mère tandis qu'Arthur, dans une tentative d'apaisement, tentait de parler plus fort que sa femme pour lui dire de se calmer.

Au milieu de ce joyeux vacarme, Hermione était assise par terre, en pyjama, et entourée de cadeaux qu'elle n'avait pas encore eu la force de commencer à ouvrir. Il y a quelques semaines encore, elle n'aurait jamais pensé avoir un jour la chance de vivre à nouveau ce genre de moments. Ce matin, la jeune Gryffondor avait la sensation d'être la femme la plus chanceuse de Grande Bretagne.

"Mais qu'est-ce que tu fais ?" demanda Harry, sa voix légèrement plus aiguë que d'habitude. "Ouvre tes cadeaux ! Je t'ai trouvé un truc génial en plus !"

Hermione ne put pas s'empêcher de sourire devant l'enthousiasme de son ami et hocha la tête avant d'attrapa son premier paquet. L'espace d'un instant, elle se demanda si Severus avait bien reçu ses cadeaux, ce qu'il en avait pensé. Elle lui demanderait sans doute en revenant au château.

"C'est Cléo ?" demanda Ginny en se levant précipitamment pour aller voir à la fenêtre. Hermione releva la tête si vite qu'elle faillit en avoir le tourni puis partit rejoindre la rouquine. Elle hocha la tête, un petit sourire aux lèvres en ayant la confirmation qu'il ne portait plus son colis avec lui.

Elle attrapa la poignée de la fenêtre pour l'ouvrir et laisser entrer le hibou. Cléo partit directement se poser sur la table du salon.

"Tu as du courrier, Hermione !" hurla presque Harry comme si la jeune Gryffondor était à l'autre bout de la pièce. "Il y a ton prénom sur le parchemin."

Ginny se tourna vers son amie avec un petit sourire aux lèvres tandis que Ron se pencha vers le hibou pour tenter de déchiffrer ce qui avait été inscrit sur le parchemin. Son expression s'assombrit immédiatement mais il s'était retourné avant que qui que ce soit ne puisse le voir.

Hermione, quant à elle, sentit son coeur s'emballer à la pensée que Severus lui avait déjà répondu. Elle pressa le pas pour rejoindre Harry et libérer le parchemin de la patte de Cléo qui s'envola directement pour aller chercher quelque chose à manger. Tout le monde était de nouveau concentré sur l'ouverture de ses cadeaux, et pourtant Hermione avait la sensation d'être observée. Elle aurait préféré être toute seule pour pouvoir lire la réponse de Severus, mais s'éclipser maintenant n'aurait fait que lui attirer des questions au déjeuner. La jeune apprentie retint son souffle avant d'ouvrir le parchemin.

Joyeux Noël, Hermione.

Merci pour vos cadeaux, je vous confirme qu'ils m'ont beaucoup plu. L'un comme l'autre.

Profitez bien du réveillon chez vos parents, je vous attends au château le 2 Janvier au soir.

Severus

Le 2 Janvier au soir. La phrase aurait pu sonner comme un ordre, mais Hermione restait fixée sur le reste. Je vous attends. Elle se faisait sans doute des idées, Severus avait surement besoin d'elle pour préparer les ingrédients en prévision de la reprise des cours. Alors que la jeune femme était occupée à se demander pourquoi cette idée la rendait un peu triste, Ginny se précipita de nouveau vers la fenêtre.

"Regardez, il neige !"

Cette fois-ci, c'est tout la famille Weasley qui se précipita derrière Ginny pour apercevoir les premiers flocons de l'année. Hermione les regarda, un grand sourire aux lèvres, tandis que son coeur lui donnait l'impression d'être sur le point d'exploser.

Elle relut la première phrase de la lettre de Severus avant de serrer le parchemin entre ses doigts.

Oui, un très joyeux Noël.


Et voilà pour ce 9ème chapitre. Il faut vraiment que je trouve plus de temps pour terminer cette histoire, mais c'est toujours un peu le bazar ici. Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, on se rapproche doucement du dénouement :)

À la prochain pour le chapitre suivant !