Ce n'est pas l'esprit qui fait les opinions, c'est le coeur.
*******
Ce jour là, Hiroto arriva normalement au lycée, comme si c'était un jour comme les autres. Lorsqu'il rejoignit ses amis, il sentait une grande tension dans l'air, et nombreux d'entre eux étaient absents.
«- Fubuki?
- Oui?
- Ils sont où tout les autres?
- Chez eux. Interrompit Mark.
- Pourquoi?
- Parce que... Commença Shirou.
- Ils voulaient rester chez eux. Coupa Yumi.»
Il les regarda d'une manière surprise. Ce n'était pas de leur genre de rester chez eux, même s'ils étaient malades. Il y avait quelque chose qui clochait, et cela, tous le savaient. Une autre bande d'élèves passèrent derrière eux, et le rouge attendit parfaitement leur conversation.
«- Tu crois que c'est l'imitation? Fit l'un d'eux en regardant Kiyama.
- C'est probable. Je l'ai vu à l'arrêt de bus, alors qu'il est bien là maintenant.
- Faut pas les approcher. En plus, il parait que le blond là-bas est apparu soudainement devant son prof de maths.
- Brr, ça fait froid dans le dos, cette histoire!»
Encore cette histoire d'imitation? Non, il ne voyait vraiment pas quelqu'un se faire passer pour lui. Et à quoi cela servirait? Il n'y croyait pas du tout. C'était sûrement quelqu'un qui s'amusait à chercher à lui faire peur, voilà tout. Mais il ne se doutait pas que cela était encore plus improbable.
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Fanny courrait vers le lycée Georges Clarck, accompagné de son meilleur ami, Kazuya. Il avait fallu qu'elle lui rende un film, alors ils étaient en retard. Ils coupèrent à travers l'immense parc de la ville, et s'arrêtèrent un moment sous un arbre.
«- On est en retard maintenant, alors vaut mieux marcher, non? Demanda Ichinose.
- Faut pas prendre notre temps non plus!»
Elle leva ses yeux vers le ciel qui était nuageux. L'hiver allait bientôt arriver, et la température refroidissait rapidement. Elle se retourna vers son meilleur ami, qui faisait à la fois une tête choquée et une tête dépitée.
«- Qu'est-ce-qui se passe?»
Incapable de prononcer le moindre mot, il se contenta de pointer du doigt une jeune fille qui arrivait, derrière elle. Elle se retourna et resta abasourdie lorsqu'elle l'aperçut. Lorsque cette personne fut juste devant eux, elle rigola légèrement tandis que la blonde pleurait sans s'en rendre compte.
«- Et bien, Fannouh? Tu me reconnais?
- Emily... Firent les deux protagonistes en même temps, perdus.»
"Est-ce que ce sont des larmes de joie? Ou sont-elles juste dû à un complexe d'infériorité?"
«- Pourquoi ça c'est vraiment passé..?»
Kazemaru était allongé dans sa chambre, regardant le plafond d'un air monotone, le bras sur son front brulant à force de réfléchir. Il se souvenait de tout les détails de la veille, au soir. Il ne comprenait vraiment pas. Surtout que Mark l'avait dit : "Lorsque tu la verras, toi aussi, tu auras peur d'elle." Cela voulait-il dire qu'il était au courant? Il ne savait pas où il en était. Surtout qu'après, elle avait l'air aussi perdue qu'eux.
Flash Back.
«- Qu'est-ce-qui se passe..? Demanda-t-elle.
- À toi de nous le dire. »
Elle reporta avec horreur son regard vers ce qu'il restait de Midorikawa. Akira s'avança lentement vers elle, un peu avec peur, et resta devant elle en la regardant.
«- Jade, je te connais assez pour te dire que je ne te reconnais plus. Tu n'aurais jamais fais ça habituellement. C'est donc à toi de nous dire ce qu'il s'est passé.
- Recule, c'est un monstre! Interrompit Nagumo, avec une pointe d'ironie dans la voix.»
Elle semblait perdue. Elle observait son amie en fronçant les sourcils, tout en tremblant.
«- Mais qu'est-ce-que je fais là..? Pourquoi Mido... C'est un cauchemar, hein?!
- Dommage, mais c'est la réalité.»
Kazemaru, Gouenji, Afuro et Adeliane restaient silencieux, toujours le cerveau déconnecté de la réalité. On aurait juste dit que Haruya trouvait cela amusant, et que Akira cherchait une excuse. Pour tout dire, ils ne s'étaient pas juste retrouvés là à cause d'un mauvais pressentiment. C'était comme si le destin s'amusait. Elle trembla de plus en plus, en ayant l'air de réfléchir. Seul un scénario était possible.
«- C-c'est moi qui ait fait ça..?
- Et oui!
- Arrête ça, Haruya. C'est soulant. Interrompit Akira en se rapprochant de son amie.
- T'approche pas! Tu vas finir comme lui!»
Elle s'arrêta juste devant elle et se retourna vers celui aux cheveux rouges d'un air assuré.
«- Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par la gorge.
- Ouais bah bientôt, c'est elle qui te prendra par la gorge!
- Dis-moi, Haruya. C'est toi qui nous a tous appelé pour venir ici. Je suis sûre que tu as quelque chose à voir avec cette histoire.
- Qu'est-ce-que tu racontes?! Répondit-il d'une voix pas très sûre. Je vous ai prévenu parce que j'avais... Un mauvais pressentiment!
- Mais oui.»
Elle s'abaissa au niveau de la violette, et lui toucha l'épaule pour la faire redescendre sur terre. La jeune fille aux cheveux roses pâles la vit se lever, et lui adresser un sourire forcé.
«- C'est bon, Akira, il a raison. Et puis, Mark l'a aussi dit, non? Je suis un monstre. Commença-t-il avec un sourire forcé affiché sur son visage.
- Jade...»
Soudainement, une lumière aveuglante illumina la rue sombre et déserte, puis tous avaient disparus. Ainsi que le cadavre de Midorikawa, et de ces nombreux bouts qui s'étaient éparpillés partout.
Fin du Flash Back.
Dans le cas de Kazemaru, il s'était réveillé dans sa chambre, le lendemain. Il se torturait l'esprit à cause d'une seule chose : il avait déjà vu cette scène. Lorsqu'il avait prédit son destin, avec son père et les deux vieux, on lui avait effacé la mémoire. C'était surement l'action des deux personnes âgées, qui semblaient jouer avec son propre futur.
«- Je me demande si nous ne sommes que des acteurs, qui suivent exactement le scénario que quelqu'un a écrit...»
Il soupira une fois de plus. La veille, Nagumo l'avait vraiment intrigué... Et s'il avait tout manigancé? Et où était passé Endou d'ailleurs? Une homme d'une quarantaine d'années entra sans frapper, en trombe.
«- Tu pourrais frapper avant d'entrer. Commenta le bleu en regardant la plafond d'un air lassé.
- Pas le temps! Tu vois qui sont monsieur et madame Pontalis?
- Euh...
- Les deux vieux qui ont assisté à ta première fois!»
Non, il ne parle pas d'expérience sexuelle, je vous rassure. Il parle de la première fois des Dieux de la Mort. C'est une sorte d'examen d'entrée qu'il faut réussir pour en devenir véritablement un.
«- Ah, eux! Oui, et?
- Ils veulent te confier une mission!
- Quoi?! Pourquoi maintenant?! Et les cours?
- Je ferais un mot d'absence. »
Il soupira en regardant son paternel s'exciter pour un rien. Cela faisait au moins deux ans qu'il n'avait pas fait de mission.
«- Quel est l'ordre de mission?
- Euh... Tu te renseigneras auprès des ancêtres!
- Nous sommes là je te rappelle. Fit une voix de vieille.
- ... Pardon, ce mot m'a échappé...»
Les deux fossiles se dirigèrent vers Ichirouta, toujours allongé sur son lit. Il daigna se redresser pour leur faire face, même s'il ne les appréciait pas.
«- Ta mission est de...»
*******
«- Écoute, Adeliane... Je pars cette après-midi.»
La jeune fille se redressa et regarda le jeune homme d'une manière surprise. Ils étaient dans un parc, sur un banc, blottis l'un contre l'autre.
«- Quoi?! Pourquoi?!
- Ils ont prévus d'attaquer en premier...
- Mais je veux pas que tu partes moi!»
Elle commença à verser quelques larmes, ce qui blessa un peu l'italien. Il la prit dans ses bras, caressa doucement ses cheveux roses et la serra fortement contre son torse.
«- Je te promet que je reviendrais vite...
- Et si tu mourrais?!
- Je te jure que je ne mourrais pas tant que je t'aimerais...»
Il détourna le regard, le rouge aux joues, tandis que sa petite amie le regardait amoureusement. Celle-ci lui fit un baiser sur sa joue, et le prit une fois de plus dans ses bras.
«- Alors, tu me promet de m'aimer pour toujours?
- Je ne peux pas faire autrement! Fit-il en souriant.
- Je t'aime, Fidio... Je veux pas que tu partes...
- Je t'aime aussi, mais mon père veut absolument que je vienne avec lui. »
Elle mit sa tête sur son torse en fermant les yeux, il posa donc la sienne sur elle. Le brun prit délicatement sa main, et enfila une bague à l'un de ses doigts fins. Elle lui lança un regard indécis, pendant qu'il souriait de toute ses dents.
«- Dis... Quand je reviendrais... Tu voudrais... Euh... Comment dire...
- Je voudrais quoi?
- Est-ce-que tu voudrais te fiancer à moi..?»
Ses joues prirent une couleur rosée en voyant sa mine gênée. Elle lui sourit, prit sa main et l'embrassa sur la joue.
«- Bien sûr que oui! Mais reviens vite, hein?
- Promis!»
Oui, je trouve aussi que Fidio promet beaucoup trop. Mais bon, bref! Le portable du garçon sonna alors qu'ils allaient s'embrasser, il poussa donc une injure et décrocha.
«- Allo papa? ... Oui? ... D'accord, j'arrive dans dix minutes.»
Il appuya sur le petit téléphone rouge pour raccrocher, et se tourna vers sa petite amie.
«- Bon, je dois y aller...
- Non?! Déjà...»
Elle baissa la tête d'un air triste, pendant qu'il effleurait ses joues. Il colla doucement son front contre le sien, et lui fit un sourire forcé.
«- Je t'ai juré de revenir, alors je le ferais! Sois pas triste, s'il te plait... Sinon je serais triste aussi!»
Elle essuya une larme qui perlait au coin de ses yeux, et lui sourit aussi.
«- Je t'attendrais, alors.
- Je reviendrais vite, promis.»
«Si j'avais eu le courage de le regarder dans les yeux à ce moment là, j'aurais aperçut cette larme cachée derrière son sourire, qui risquait de tomber à tout moment.»
«- Pourquoi t'es encore là toi?!»
Suzuno se reçut un énorme coup dans la figure, ce qui le fit voler jusqu'au mur de son salon. Son père avait cru qu'il était au lycée, alors il était très agacé du fait qu'il soit présent. Il faut dire que le poing que son géniteur lui avait mit lui avait coupé un moment la respiration, il ne put alors répondre comme il le voulait.
«- Et tu ne réponds pas en plus, petit bâtard?!»
Les coups reprirent, la douleur vint, et l'humiliation avec. Mais le blanc ne fit même plus attention à tout ceci qui était devenu une habitude. Sa respiration se coupait à chaque fois que le plus grand touchait sa cage thoracique, son abdomen ou encore son appareil génital. Il se demandait alors s'il aurait, un jour, une descendance, tellement son créateur aimait lui faire mal à cette endroit. Puis, alors que cela n'avait commencé que pendant cinq minutes, son papa arrêta soudainement, un sourire accroché sur son dur visage. Fuusuke fronça les sourcils lorsqu'il le traina vers la salle de bain. Oui, une idée malsaine avait germé dans son esprit. Il ferma la porte à clé, laissant son fils dans l'incompréhension totale.
«- J'ai vu que mes coups ne te faisaient presque plus mal. C'est l'heure de passer à la vitesse supérieure!»
Il ne comprit pas non plus ce qu'il voulait faire, mais il cria lorsqu'il déchira son t-shirt en mettant des coups au niveau de ses tétons. C'est après qu'il ait baissé son pantalon qu'il comprit ce qu'il avait en tête, puis il se débattit, donna des coups dans les airs, appela le prénom de sa mère qui était derrière la porte, en train de pleurer. Son agresseur lui mit un coup de tête, ce qui le sonna quelques secondes, le temps d'enlever le dernier vêtement qu'il restait sur sa peau. Mais il reprit ses esprits que lorsqu'il enlevait ses propres vêtements. Il essaya de lui donner des coups, de crier, mais rien n'y faisait : c'était son père qui dominait. Il déglutit lorsque celui-ci lui montra son érection, juste en dessous de son nez.
«- Suce.
- Q-Quoi?! Ça va pas?!»
Il enfonça soudainement un doigt à l'intérieur de lui, ce qui le fit crier de surprise, les larmes aux yeux. Avait-il vraiment l'intention de..?!
«- Suce si tu ne veux pas que ce soit autre chose que j'enfonce dans ton anus.»
Il versa plusieurs larmes en même temps. Pourquoi lui..?
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Il était derrière la porte d'entrée, un grand sourire dessiné sur son visage enfantin. Après quelques secondes, il toqua à la porte de sa soeur. Il n'eut aucune réponse, mais entra tout de même dans la sombre chambre.
«- Jade, faut que tu manges.
- Pas envie. Fit celle-ci d'un air nonchalant.
- Bah tu mangeras quand même. Répondit-il en ouvrant les volets. Fait trop sombre!
- Mais ouvre pas! C'est mieux quand je vois rien!»
Il regarda sa soeur un moment d'un air ignorant, même s'il savait pertinemment ce qui lui arrivait. Il s'accroupit devant elle en la regardant dans les yeux. Il savait qu'elle ne montrait presque pas ses sentiments lorsqu'elle déprimait. Il la connaissait par coeur, puisqu'au fond, ils étaient pareils.
«- Faisons-le ensemble.
- Hein?! Cria-t-elle.»
Il semblerait que cette fois-ci, elle ne comprit pas le sens de sa phrase. Il la regarda d'une manière blasée, devinant à quoi elle avait pensé.
«- T'es vraiment une perverse... Je parlais de régler ton problème.
- ... Oh, juste ça?! Mais j'ai pas de problème!»
Elle lui fit l'un de ses sourires totalement faux, qui sur elle avaient l'air tellement sincères. Il soupira en la regardant, se demandant comment elle faisait.
«- Si. T'es pas allée en cours, tu restes enfermée dans ta chambre toute la journée, tu fais ce fameux sourire que tu fais à tes idiotes d'amies lorsque tu déprimes...
- Mes idiotes d'amies?! S'offusqua-t-elle. Elles ne sont pas abruties!
- Oh, rappelle-moi qui était avec toi lorsque tu déprimais? Lorsque t'étais au bord du gouffre? Lorsque tu refusais de pleurer, même de parler de tes problèmes? Étaient-ce l'une d'entre-elles?
- Euh... Bah Aki-
- Akira n'a été là que deux fois. Elle ne sait pas combien de fois t'as déprimé, en son absence, n'est-ce-pas? Elle n'a que très peu prit de tes nouvelles à ces moments-là, j'ai tord?
- ... Où tu veux en venir?
- Que toutes tes amies sont des idiotes. Toi même, tu en es une.»
Elle le regarda d'une manière surprise, même si elle savait tout de même ce qu'elle était. Elle savait qu'il avait raison. Tout ce qu'il disait était vrai. Mais ce n'était pas la faute d'Akira, hein? Elle n'était pas du tout perspicace, contrairement à la violette. Mais si on ne lui disait pas, elle ne devinerait pas, hein?
«- T'es venu juste pour me dire ça?
- Non. Je sais exactement ce que tu as en ce moment.»
Elle tressaillit en voyant son regard devenu sérieux. C'est là qu'elle se dit que la seule chose qui la différenciait de son frère, mis à par sa taille, était ses yeux. Contrairement à elle, son regard était vert clair.
«- Je te rappelle qu'on est nés quasiment en même temps. On a exactement le même problème.
- Q-quoi?! Tu veux dire...
- Oui. Je suis aussi une bête de Karma.»
Elle le regarda comme s'il venait de dire qu'il avait une petite amie. Chose qui, d'après elle, était impossible.
«- C'était pas un rêve alors..?»
Elle semblait perdue dans ses pensées. Son regard était braqué vers son frère, mais elle ne le voyait pas pour autant. Cela faisait comme un cour de maths : physiquement, tu es là, mais mentalement, tu es sur pluton. Il réprima l'esquisse d'un sourire et lui prit les épaules, puis la secoua légèrement.
«- Il y en a plusieurs..?
- Non. Juste nous deux. Je pense que c'est un jeu du destin, ça aussi.
- Ça me rassure un peu...»
Elle était vraiment dans la lune, ce qui eut pour effet qu'elle ne voit pas son frangin sourire.
«- Écoutes, on va s'aider maintenant, d'accord?
- Hm. Mais quand est-ce que nous nous transformons?
- À chaque nouvelle lune. Donc environ une fois tout les trente jours.
- En gros, une fois par mois..? Mais comment faire pour ne pas se transformer..?
- C'est impossible. »
Elle se mit, encore une fois, à réfléchir durement. Si hier, elle s'était transformée, c'était donc la nouvelle lune. Cela voulait dire qu'il s'était également transformé... Il y avait tellement de questions qu'elle se posait. Comme par exemple, comment elle s'était retrouvée dans sa chambre, ou comment la dépouille de son ami avait disparue.
«- Cela veut dire... Que je suis cannibale?
- Jade... Tu ne peux être cannibale que si tu es humaine. »
Ce fut un nouveau choc. Alors elle n'était pas humaine..? Dans sa tête, elle n'y croyait absolument pas. Pendant seize années, elle s'était comportée comme une humaine. C'était comme si une grenouille apprenait qu'en vérité, elle était une girafe.
«- Mais ça veut dire que hier, tu t'es aussi transformé?!»
Il se mordit la lèvre. Pourquoi sa soeur devait-elle toujours avoir raison..? Pourquoi n'était-elle pas aussi idiote que toutes les autres? Parfois, il haïssait sa perspicacité. Cela le mettait dans des situations délicates, comme celle-ci par exemple.
«- Oui. Même si j'ai encore du mal à l'avouer... Finit-il par dire.
- Oh...
- Bon, tu veux quoi à manger? Des brochettes humaines ou un pied de Mido'?»
Elle le regarda d'une manière choquée, pendant qu'il éclatait de rire. Comment savait-il se qu'il s'était passé la veille? Était-il présent?
«- Je plaisante! Je vais t'amener un sandwich! »
Il se leva doucement, lui fit un sourire et quitta sa chambre. Elle restait perplexe, tout en observant sa porte. Qu'est-ce-qu'il lui cachait..?
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Abby regardait le ciel d'un air monotone. La neige avait commencé à tomber, et le froid s'était également installé. Nous étions, à présent, rentré dans le rigoureux mois de décembre. Camille jouait avec son frère à Resident Evil, tandis que la brunette ne se lassait pas d'observer ce paysage.
«- Ah, non non non, pas ici! Commença à crier la rose, en appuyant sur toutes les touches de sa manette.
- Oh merde! Cours, vite, vite, il va nous rattraper!
- Vous êtes bruyants...
- Pas notre faute! Aaaaaaah, t'es mort là Hiro'!
- C'est de ta faute! J'ai pas pris mon herbe à temps!»
Étant donné que celle aux yeux bleus ne connaissait absolument pas le jeu, elle regarda d'une manière surprise le rouge, qui désespérait dans son coin.
«- Hiroto... Tu prends de la drogue?! Et toi, tu dis rien? S'adressa-t-elle aux deux frères et soeurs.
- Mais non! C'est dans le jeu! Pour se soigner, il faut prendre de l'herbe!
- Bah je vois pourquoi vous voyez des zombies partout maintenant... Vive le Canabis...»
Elle se remit à admirer le spectacle que la nature lui faisait, pendant que ses amis commençaient une nouvelle partie. Elle se mit soudainement à penser à Gouenji. Ces derniers temps, lorsqu'elle était près de lui, son ombre la faisait bouger pour qu'elle s'écarte... Elle ne savait pas à quoi cela était dû. Elle se le demandait, d'ailleurs.
«Je pense plutôt que c'est un phénomène de rejet.»
