Oha-yooo !ヽ(・∀・)ノ
Merci pour vos reviews précédent~ (´。• ω •。`) J'ai eu du mal à me concentrer sur la fin et la relecture du chapitre suite à la conversation polystyréné sur skype (≧▽≦) Je vous aime bande de tarés, putain que je vous aime ! (≧▽≦)❤(ɔˆз(ˆ⌣ˆc) J'ai une idée pour le chapitre suivant, je verrais ce que ça va donner et combien de page ça va me faire. Ne vous attendez pas à un scénario en dehors de quelques quêtes annexes, après tout cette histoire est une pwp (≧▽≦) C'est à dire que y'a pas de scénario, que c'est du cul pour du cul !
Sur ces quelques clarifications : je vous souhaites une agréable lecture et un bon grignotage !(・∀・)ノ
(Correction faite !)
Balthazar se réveilla lentement contre une poitrine musclée, son bras passant en travers des abdominaux. Sa joue, plaquée contre le pectoral, lui permit d'entendre les battements de cœur alors que sa tête se soulevait avec le rythme de la respiration de son oreiller humain. La chaleur et la tranquillité le berçait, le laissant savourer ce calme matinal. Le bras dans son dos bougea un peu, la main sur sa hanche remontant jusqu'à son épaule tandis que sa peau nue frissonnait, le faisant sourire. Il garda les yeux fermés ne bougeant pas, et continuant d'apprécier l'étreinte dans laquelle il s'était endormi avec son amant après avoir couché dans sa chambre.
- B'jour..., soupira-t-il.
Un grognement vint répondre à sa salutation. Il ramena son bras à lui, glissant sa paume sur les muscles du ventre avant de caresser doucement la poitrine une fois, se figeant à nouveau par la suite. Il souffla d'un air amusé, ouvrant les yeux, jouant un peu avec le téton de son pouce.
- T'as la trique.
- La faute à qui ? répliqua Théo, se préoccupant que peu de ce fait matinal et naturel.
- Je croyais t'avoir tellement cassé hier que tu ne pourrais plus jamais bander de ta vie, fit le mage en le citant.
- T'es épuisant..., soupira-t-il, désespérant.
Sans le concerter, les doigts quittèrent la poitrine, remontant ce corps bien bâtit. Ils jalonnèrent les adbos avant de détailler l'aine, les lèvres de leur propriétaire se perdant sur la peau doucement dorée. Les baisers se firent langoureux au fur et à mesure qu'ils descendirent, rejoignant le bassin du paladin sous la couverture.
Suite à leur petite affaire torride sur le trône du vicomte, les deux amis ont eu envie de continuer leur nuit, l'excitation précédente les empêchant de dormir. Ils s'étaient donc rapidement rhabillés pour s'enfermer dans la chambre du guerrier et se perdre dans leur passion. Ils n'avaient pas pensé à être surpris ou même si quelqu'un risquait de les entendre, ils avaient seulement profité de l'autre.
Balthazar se redressa, essuyant le coin de sa bouche en regardant son ami pantelant sous lui. Un léger sourire piqua le coin de ses lèvres, partagé entre attendrissement et fierté. Son orgueil se gonflait dès qu'il réussissait à mettre Théo dans cet état : frissonnant, ravagé de plaisir, offert. Il se sentait unique d'être le seul à réussir l'impossible en le séduisant, ne se lassant pas de le faire ployer sous son charme.
Ses émotions redescendues, le paladin se redressa et attrapa la nuque de son amant pour le tirer à lui, pressant ses lèvres sur les siennes. Surpris, le mage se figea une seconde, son souffle se coupant lorsque son cœur manqua un battement. Puis une joie indescriptible vibra dans sa poitrine et il ferma les yeux pour répondre au baiser en attrapant les joues de son partenaire. Contre toutes ses attentes, l'échange s'approfondit langoureusement, chacun profitant au maximum du contact suave et passionné à la fois.
Lentement, les caresses se firent plus instantes, brûlant leur épiderme au moindre toucher, et les embrassades devinrent fiévreuses. Ils n'en avaient cure de l'endroit où ils étaient, ils dégustèrent leur mâtinée luxurieuse avec la paresse du réveil. L'étreinte se finit sur une plus chaste, l'érudit restant alangui à moitié contre le torse du guerrier qui passait doucement le bout de ses doigts entre ses omoplates.
Bien qu'à contre cœur, le demi-diable revint à la réalité et attrapa sa montre à gousset sur la table de chevet du côté de Théo pour regarder l'heure, avant de soupirer. Il se resserra une dernière fois contre le corps chaud, embrassant la peau légèrement fraîche par la fine pellicule de sueur avant de se redresser. Son compagnon ne bougea toujours pas, bien malgré ses précédents encouragements silencieux, mais il apprécia la paume encore sur la jonction de sa cuisse malgré tout.
- Il est cinq heure et demi, on doit se lever.
- T'as encore des choses à voir avec l'autre type ? demanda Théo, ne bougeant toujours pas.
- Je dois examiner la tablette dans la salle du savoir, je pense savoir comment la déchiffrer. Allez debout, lança le brun en flattant la hanche de son voisin, se levant pour aller vers le bol de toilette, un liquide pâteux et blanchâtre commençant à couler finement sur sa cuisse.
- Tu semblais ailleurs hier, fit le soldat dont les yeux furent attirés par l'écoulement lent. C'est à cause de ça ?
- ... En fait, y'a quelque chose de bizarre avec ces gravures, mais je ne saurais pas dire quoi, répondit l'érudit en passant de suite le linge humide pour essuyer la semence. Je pense qu'en découvrant de quoi elle parle, je vais pouvoir mettre ça au clair.
- Si jamais ça parle de destruction du monde, brise là, j'ai pas envie de m'embarquer dans une autre quête à la con, soupira le guerrier, blasé.
- On ne pourrait pas non plus repartir comme des fleurs en ayant conscience d'une information aussi capitale ! protesta le mage en se retournant vers lui.
- Et risquer d'être encore séparé de toi ? ricana l'autre, amère.
Balthazar se figea à ces mots, le dévisageant alors que son ami ne semblait pas se rendre compte de ce qu'il venait de dire. Les paroles sonnaient avec une telle affection que son propre cœur vibrait jusqu'à le rendre fou. Se sentant rougir furieusement, il se retourna pour ne montrer que son dos, se concentrant sur sa toilette. Le silence était lourd et ses lèvres le brûlaient tant il avait envie de prendre la parole, aussi il ne tint pas longtemps avant d'ouvrir la bouche.
- Je te ferais dire que c'est toujours toi qui a disparu...
Sa voix tremblait légèrement aux rappels des mauvais souvenirs. Mentalement, ils revirent leur retrouvailles après l'écroulement de la montagne, ayant grandement apprécié l'étreinte amicale échangée. Théo avait également enlacé Shin et Grunlek, mais autant lui que le mage s'étaient sentit fébrile ensemble. Ils avaient préféré prendre des distances et agir comme habituellement. Enfin, ils y eut le combat contre la mort, où le guerrier avait vu une région entière se faire raser par l'enfer sur terre. Son cœur s'était brisé en pensant que ses amis étaient en dessous, toute sa vie avait semblé subitement vide et sans aucun sens.
L'un comme l'autre s'étaient sentis anéanti de se perdre, et ils en avaient pleinement conscience. Le demi-diable avait pensé que c'était un sentiment normal, qu'il serait dans le même état pour n'importe quel membre du groupe. Mais quelque part, une chose semblait plus forte pour Théo, et il avait toujours renier ce fait. Même si à l'heure actuelle il n'était plus très sûr. Il partageait sa couche, et quelque part, il partageait sa vie, la situation avait grandement changé en un an.
Plongé dans ses réflexions, Balthazar ne vit pas à quel point son amant l'avait dévisagé et analysé ; après l'amour, ils avaient le cœur bien trop sincère. Il se sécha en augmentant simplement la température de son corps, puis ramassa ses vêtements. Théo se leva enfin, essuyant rapidement son corps avant de claquer le tissu mouillé sur les fesses couvertes du mage. Son cri étouffé par la surprise le fit rire, la victime lui jetant un regard oblique emplit de reproche alors qu'elle se frottait le fessier en s'éloignant. Chemise boutonnée, l'érudit quitta la pièce en saluant brièvement le paladin, préférant fuir l'ambiance étrangement embarrassante que celui-ci avait essayé d'apaiser.
Il passa par sa chambre, mettant en place une petite mise en scène pour faire croire qu'il avait passé la nuit ici. Sa tâche accomplit, ses yeux détaillèrent le foutoir qu'il avait mis en s'en donnant à cœur joie, avant d'attraper son sac et de se rendre à la bibliothèque. Les gardes le saluèrent et le laissèrent entrer dans la réserve, d'autres le surveillant alors qu'il travaillait sur la lourde tablette de marbre à la lueur des bougies.
Avec une expertise minutieuse, il traduisit les lignes et découvrit qu'il s'agissait d'un épitaphe. Ce qui l'inquiéta ne fut pas les banales adieux et souhait de repos éternel, mais plutôt que le tout était rédigé en un dérivé du démonique. Une servante vint le tirer de ses pensées en le prévenant du commencement du déjeuner. Son ventre put alors enfin exprimer le fait qu'il n'avait rien avalé depuis trop longtemps, surtout après tous ses efforts physiques et intellectuels. Ce fut donc avec plaisir, et non sans quelques paroles séductrices, qu'il la suivit jusqu'à la salle à manger.
Il retrouva Théo avec un large hématome à l'angle de la mâchoire, son air frustré et agacé laissant deviner que la fille du vicomte avait réussi à contre attaquer. Ravis de le voir, il ne put s'empêcher de pouffer en découvrant la blessure, se récoltant un regard torve qu'il ignora royalement. Enwelle, assise en face de lui, semblait plutôt fière de sa mâtinée d'entraînement, bien que visiblement fatiguée. Lorsque le père de cette dernière arriva, tous purent s'asseoir et commencer à manger.
Cette fois ce fut avec le guerrier que le vicomte discuta, échangeant par rapport à l'entraînement de son enfant et comment elle se débrouillait. Balthazar préféra ne pas trop réagir malgré les paroles crues et souvent mal choisies de son amant, remplissant son estomac cruellement vide. Il leva ensuite les yeux vers Enwelle pour la surprendre à dévorer Théo du regard, sûrement en proie à de multiples fantasmes. Il pouvait bien la comprendre, mais la pauvre enfant n'avait aucune chance. Jamais le valeureux paladin ne s'était intéressé à qui que ce soit d'autre que lui, et ce n'était pas prêt de changer.
Non sans une once de fierté, le mage continua de manger. Il participa sporadiquement à la conversation, surtout pour sortir Théo d'une situation pouvant devenir gênante car trop intime, ou l'aider discrètement à s'exprimer. Le repas se finit sur un thé, que le soldat ne prit toujours pas, puis tous quittèrent la table. Le demi-diable rejoignit de suite le vicomte et l'accosta après son interpellation.
- Un soucis, mage ?
- Je voulais vous demander, où avez-vous trouvé la tablette ? demanda-t-il en marchant avec son employeur.
- Des fouilles dans les catacombes de ce château. Voyez-vous, c'est un site ancien et j'ai eu le coup de foudre pour ces ruines, je les ai faites rebâtir, puis j'ai emménagé ici malgré les croyances populaires.
- Quels genres de croyances ? fit Balthazar qui s'inquiéta peu à peu.
- Semblerait-il qu'un démon aurait occupé les lieux avec une sorcière et que leurs âmes seraient restées en ces lieux, pouffa le noble. Mais les fantômes n'existent pas, les dieux ou les diables nous rappellent à eux au moment voulu. Avez-vous découvert quelque chose d'intéressant ?
Sentant son hôte figé derrière lui, il se retourna pour le regarder, le découvrant blême. Intrigué, il le dévisagea et le questionna silencieusement. L'érudit choisi ses mots avec soin avant de soupirer et de lancer ses trouvailles.
- Je crains qu'une partie des croyances soit vraie. Cette tablette est un épitaphe.
L'homme le fixa un instant, palissant un peu alors que la crainte peignait doucement ses traits. Puis il se mit à rire nerveusement, tournant légèrement la tête en pensant que son invité lui faisait une mauvaise plaisanterie. Forcé de constater le sérieux de Balthazar, il prit conscience de son erreur et passa sa main sur son visage.
- Bien, merci, mage, je vais refermer le site et effectuer un rituel funéraire pour m'excuser auprès des morts. Qu'importe si cela était des humains ou bien des êtres démoniaques, mieux vaut ne pas s'attirer leurs foudres.
- Il est sage, en effet, fit-il en hochant la tête pour une légère révérence.
- En attendant que vos amis nous rejoignent, vous pouvez disposer de notre bibliothèque et du reste du château comme bon vous semble. Je vous suis reconnaissant de vos précieux services et vous dédommagerais en conséquence.
- C'est moi qui vous remercie, mon seigneur.
Le noble sourit, encore un peu secoué et repartit. Le mage ne se demanda pas pourquoi il ne s'était pas renseigné sur la langue employée sur la tablette, se doutant qu'il préférait l'ignorer. Aussi, il n'avait pas trouvé nécessaire de le lui avouer tant qu'il ne posait pas de question sur le sujet.
Ses pensées voyagèrent et finir par s'arrêter sur Théo. Une soudaine curiosité le prit et un sourire malicieux s'étala sur son visage. Il tourna les talons et marcha rapidement jusqu'à la salle indiquée par les gardes lorsqu'il demanda où était son ami. Discrètement, il s'approcha, entendant tour à tour les coups lourds échangés, un corps tomber au sol plusieurs fois et des épées s'entre-choquant.
Il jeta un coup d'œil dans la pièce, voyant Théo essuyer le dessous de son nez en s'éloignant un peu, faisant un moulinet avec son épée. Le paladin se tourna ensuite vers Enwelle qui se jeta sur lui, enchaînant les coups mais sa lame fut sans cesse parée et elle même fini par être mise à terre. La rapidité d'exécution impressionna l'érudit qui n'avait que peu l'occasion de détailler la façon de combattre de son amant. Après tout, lorsqu'ils devaient échanger les coups avec l'adversaire, tout le monde était au prise avec le sien.
En le voyant ainsi maîtriser facilement la jeune femme qui, pourtant, se démenait très bien, l'impressionnait. Une émotion intense et chaude bourdonna à l'intérieur de son estomac, le laissant deviner qu'il rougissait. Chassant ses ressentis, il se concentra sur autre chose que le guerrier, et décrypta la technique de la bleue. Son affiliation élémentaire était assez évidente, mais il se demandait de quelle nature elle était.
La noble se recula de quelques pas, fixant son maître d'arme avec rage. Une lueur dans son regard fit tiquer les deux hommes, l'un reconnaissant l'intelligence déjà observée chez son ami, et l'autre comprenant qu'elle allait contre-attaquer différemment. La bleue s'élança, donnant un coup qui fut facilement paré avant de faire un pas sur le côté et d'ouvrir une paume. Une onde de choc retentit et propulsa Théo contre le mur. Elle afficha un petit sourire victorieux après son coup bas, l'adulte ne s'étant pas du tout attendu à ça.
Elle perdit sa joie lorsque son mentor se redressa avec un air furieux, quelques éclairs parcourant son corps. Puis, elle recula de peur en le voyant entrer sous forme élémentaire, brillant de mille feux et la foudre crépitant autour de lui, ses yeux blancs et lumineux. Décidant d'intervenir en voyant son compagnon s'avancer de sa démarche inquisitrice, le mage poussa la porte discrètement et s'appuya sur l'encadrement.
- La tuer n'est pas dans notre contrat, tu sais, rit-il doucement avec nonchalance.
Enwelle sursauta mais se sentit de suite rassurée lorsque Théo s'arrêta pour regarder le brun. Lentement, il reprit son apparence normale et rengaina son épée, surprenant la jeune femme devant lui.
- On ne continue pas l'entraînement ? demanda-t-elle en le voyant remballer ses affaires.
- C'est parce que je ne l'utilise pas..., commença froidement le paladin avant de se tourner vers elle, furieux. Que je n'ai rien à apprendre à la fourberie.
Blessée et sentant le lourd reproche, elle déglutit en baissant les yeux. Leur entraînement portait sur un combat à l'épée et à mains nues uniquement, pas sur la magie. Ce qu'elle avait fait était déloyal. Théo sortit de la pièce d'un pas dissuadant d'être sur son chemin, son partenaire le laissant passer pour qu'il se calme. Rapidement, la noble vit que le mage était encore là et la regardait en croisant les bras. Elle s'énerva à son attitude qui lui était insupportable.
- Qui est-ce que vous pensez juger ainsi dans votre silence ? Hors de ma vue !
- C'est en cherchant à voler trop haut, imbu de lui même, qu'Icar s'est brûlé au soleil qu'il pensait dompté. Et, par son échec, il chuta au sol parmi le commun des mortels, cita l'érudit avant de partir.
Il ne l'entendit pas répliquer, fulminait-elle peut-être, ou alors réfléchissait-elle, il ne savait pas et n'en avait cure. Un problème plus urgent que l'ego surdimensionné de la jeune femme était à régler. Ses pas le menèrent sans même réfléchir à l'endroit le plus évident : la chambre. Comme prévu, le soldat faisait son sac, ses gestes secs et son monologue râleur laissant découler sa rage. L'érudit se laissa retomber sur le lit en étoile, laissant son amant s'affairer en prenant peu à peu une pose plus évidente à son invitation lancée. Le paladin, à force d'aller et retour, fini par s'arrêter en remarquant la position de son compagnon, bloquant une seconde en déglutissant avant de se reprendre. Hum, têtu.
- Bon, faut que je te le dise en quelle langue de me baiser ?
- On a pas le temps, on doit reprendre la route dès que Shin et Grunlek reviendront, refusa Théo en enfonçant ses vêtements dans son sac.
Le mage se redressa, allant vers lui en glissant du le matelas au sol sur ses genoux, et avançant sur ces derniers. Il parcouru le dos couvert d'armure de ses paumes, les remontant doucement jusqu'aux trapèzes, ses lèvres allant se perdre sur le peu de nuque qu'il pouvait atteindre. Le guerrier secoua les épaules, et la tête en claquant de la langue, agacé, mais son amant s'obstina en entourant son torse de ses bras.
- Ah, mais lâche-moi !
- À une condition : que tu m'embrasses.
Après un profond soupire et une mine blasée, le paladin se retourna un peu pour déposer un baiser si rapide sur ses lèvres que l'érudit le sentit à peine. Ce dernier fit la moue, loin d'être satisfait.
- Pas un piou d'adolescent, mais une pelle, merde !
Théo lui attrapa le visage et plaqua rudement sa bouche à la sienne, l'étouffant de sa langue en le surprenant, tous deux chutant en arrière sous la force de l'impact. Reprenant ses esprits après le choc, Balthazar entoura son cou de ses bras et participa à l'échange claquant de rage. Il continua de serrer son partenaire, répondant à chaque coup de langue alors qu'il avait les yeux fermés, rallongeant indéfiniment les embrassades.
Si le soldat avait engagé l'étreinte par contrainte, il se perdit rapidement à l'intérieur, y prenant part avec plaisir. Les bruits humides et claquant raisonnèrent entre les deux hommes pendant quelques minutes, avant qu'une main gantée ne voyage sur une cuisse fine. Ils furent néanmoins coupés par quelqu'un frappant à leur porte, se séparant de leur bouche pour écouter ce que l'intrus avait à dire.
- Veuillez m'excusez, sir, fit la servante derrière la porte. Mais vos amis sont arrivés, ils attendent à la salle principale de l'étage inférieur.
- Ouais, ouais, j'arrive, répondit-il, bien plus calme que précédemment, bien que frustré d'avoir été coupé pendant sa parade de séduction.
Les petits pas de la femme s'éloignèrent dans le couloir, alors il se tourna vers le pyromencien dans le but de continuer. Celui-ci posa ses doigts sur ses lèvres, un large sourire plaqué au visage, et amusé par la tête surprise qu'il tira.
- On devrait y aller... Maintenant...
- Ils peuvent bien attendre une dizaine de minutes, râla Théo en attrapant sa cuisse.
- Et qu'on disparaisse tout ce temps en même temps ? répliqua son amant en le repoussant doucement. Nan, c'est trop évident.
Il se tortilla pour s'extirper comme une anguille des bras de son partenaire, flattant sa hanche en l'encourageant à sortir de la chambre. Le mage fit de son mieux pour le pas exploser de rire sous la tête agacée que tirait le paladin, et le quitta pour aller chercher ses affaires. Besace à l'épaule et sac sur le dos, il descendit dans la grand-salle principale du rez-de-chaussée et bondit dans les bras de Shin en enchaînant les bruits comiques. Le demi-élémentaire rit en répondant à l'étreinte, Grunlek n'étant pas en reste en recevant également l'érudit.
Théo arriva avec le vicomte, prenant place à côté de ses amis qui le saluèrent avant que tous ne regarde leur employeur. Il donna les récompenses tenues par son chambellan, les remerciant tous chaleureusement. Pendant qu'il parlait avec le Nain de la réaction de sa cousine à son cadeau, il s'assit sur son trône, faisant alors tiquer les amants secrets. Une euphorie impossible à combattre fit bondir le cœur des cachottiers qui se forcèrent à se taire, peinant à y parvenir ; les souvenirs au combien délicieux mettaient leurs nerfs à trop rude épreuve.
Grunlek se tourna un peu vers eux, ne comprenant pas bien pourquoi ils étaient morts de rire. Il regarda le trône, cherchant un détail qui pourrait évoquer quelque chose de drôle, en vain. Les amants, eux, s'échangèrent un bref regard avant d'exploser, incapable de se contenir. Les échos retentir dans l'immense salle, les trois autres les dévisageant en ne comprenant pas leur hilarité.
