Chapitre 9 : Sauvetage

L'arrivé d'Escaflowne ne passa pas inaperçu. La plupart des villageois se terrèrent chez eux terrorisés par le dragon blanc qui venait de se poser soulevant un léger nuage de poussière. Koschin sauta à terre et se précipita vers la maison où se trouvait sa sœur. Van lui prit le temps de remettre Escaflowne en guymélef. Simple précaution au cas où des curieux s'approcherait de trop près. Puis il entra à son tour dans la maison. L'intérieur était assez vétuste et sentait le renfermer, Koschin s'était agenouillé auprès de sa sœur et lui tenait la main. Mais celle-ci ne semblait pas avoir conscience de sa présence. Un vieil homme lui changeait sa compresse sur le front. Un autre s'approcha de Van celui-ci l'identifia tout de suite comme étant le seigneur Urmel, il avait le pas martial et la carrure du guerrier. Urmel s'inclina devant Van « Nous sommes profondément honoré de la présence de sa majesté nous regrettons juste que cela soit dans de telles circonstances. Je suis le chevalier Urmel. Si je puis faire, quoi que se soient pour vous êtres agréables.

(Van) _ Merci comment va-t-elle.

(Urmel) _ Mal, la fièvre ne baisse pas et cela fait deux jours qu'elle n'a pas repris connaissance. »

Soudain la jeune fille poussa un râle et se redressa d'un coup puis s'effondra. Le vieil homme se pencha sur elle « Mon dieu, son cœur s'est arrêté.

(Koschin) _ Fait quelque chose faite le repartir.

(homme) _ Je voudrais bien, mais je ne sais pas je ne suis qu'herboriste pas médecin.

(Koschin) _ Tenter au moins quelque chose n'importe quoi. Mirta, Mirta ne meurt pas. »

(Van) _ Attendez pousser vous. »

Van repoussa sans ménagement le roi et le vieil homme, il enleva la couverture, lui déboutonna sa chemise et se mit à lui faire un massage cardiaque comme lui avait expliqué Mirana en prenant le rythme sur son propre cœur et en appuyant de toutes ses forces. Et voilà qu' il était revenu deux ans en arrière, il ne voyait plus la jeune fille pour lui c'était Hitomie qui était en train de mourir et cela il ne pouvait pas l'accepter. Il redoubla d'effort et enfin Mirta se mit à tousser et à crachoter. Van s'arrêta immédiatement. Elle était tirée d'affaire pour le moment. Il s'écarta laissant la place à son frère qui été muet de stupeur, il regardait alternativement la poitrine de sa sœur qui se soulevait régulièrement et Van en sueur qui venait de la sauver. Il bredouilla « Je ne sais vraiment pas comment vous remercier.

(Van) _ Elle n'est pas encore tirer d'affaire, il lui faudrait un médecin.

(Urmel) _ C'est ce qui nous fait défaut ici en plus de tous le reste.

(Koschin) _ De plus elle est intransportable.

(Van) _ Il faudrait en faire venir un.

(Urmel) _ J'ai lancer de nombreux appels, mais personne n'y a répondu.

(Van) _ Je vais tenter de vous ramener un médecin compétant, j'en ai pour six heure d'ici là restée auprès d'elle et si jamais elle à encore une crise, il faudra lui refaire un massage cardiaque. Appuyer très fort sur ce point au rythme de vos propres battements cardiaques. Je fais le plus vite possible. »

Et Van partit en coup de vent. Urmel se tourna vers le roi qui s'était remis au chevet de sa sœur. « Voilà vraiment quelqu'un d'extraordinaire.

_ Oui.

_ Comment c'est passé…

_ L'invasion. Mal enfin mal, c'est peu être ce qui pouvait nous arriver de mieux.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Il a l'intention d'occuper ce pays en représailles.

_ Il n'y sera vraiment pas gagnant.

_ En fait, il le fait surtout pour nous aidé, il voudrait vous nommer premier conseiller de son officier qui gouvernera la force d'occupation. L'occupation n'est qu'un prétexte pour pouvoir faire transiter des vivres et mettre un terme à la famine. Bien évidemment les officiers qui commandaient ont été mis aux arrêts et resteront en détention.

_ Et vous.

_ Je servirais en quelque sorte d'otage pour que le peuple reste calme.

_ C'est la providence qui l'envoie.

_ Oui je regrette seulement la centaine de morts et de blesser qu'il a fallu pour en arriver là alors que si nous avions envoyé une délégation, nous aurions pu arriver à des arrangements plus tôt.

_ Apparemment toutes les rumeurs qui ont circulé à propos de Fanélia et de son roi sont en grande partit de l'intox. Il est bien le dragon qui a mis fin à la guerre il n'a rien d'un imbécile, ni d'un profiteur, ni toutes les horreurs que nous avons entendues à son sujet.

_ Et auxquelles nous n'aurions jamais dû croire.

_ Cela ne sert à rien de se morfondre sur le passé, il faut se tourner vers l'avenir.

_ Oui, Mirta tient bon un médecin sera bientôt là. »

Van revint alors que la nuit était déjà tombée. Il était accompagné d'une jeune femme qui tenait à la main un sac qui paraissait bien lourd, lorsqu'elle rebattit sa capuche ; Urmel et Koschin poussèrent une exclamation de surprise.

(Koschin) _ Princesse Mirana ?

(Mirana) _ Et oui mon cher Rio, bien tu m'excuse, je m'occupe d'abord de ta sœur. »

Et Mirana se dirigea vers la malade et commença son examen. Pendant ce temps, Rio regardait Van avec des yeux ronds : « Astria est plus prés que Fanélia en vol et ils ont les meilleurs médecins. Lorsqu'elle a appris ce dont il retournait Mirana a absolument tenu à venir elle même.

(Mirana) _ Van tu m'as dit qu'elle avait fait un arrêt cardiaque.

(Van) _ Oui, il y a environ six heures.

(Mirana) _ Rien depuis ?

(Rio) _ Non mais elle n'a pas arrêté de délirer. Qu'es-ce qu'elle a ?

(Mirana) _ Je ne suis pas très sure, enfin la première chose à faire s'est de lui faire baissée sa fièvre. Avez-vous de l'altéas.

(vieil homme) _ Oui princesse.

(Mirana) _ Bien il va falloir lui en préparer une décoction que nous lui ferons prendre tous les quarts d'heures. Il faut aussi changer ses compresses régulièrement et l'humidifier un peu, et ouvrer moi la fenêtre, de l'air frais serait le bienvenu.

(Urmel) _ Tout de suite.

(Mirana) _ Van tu veux bien m'accompagner, j'ai oublié quelque chose près d'Escaflowne.

(Van un peu surprit) _ Oui. »

Ils sortirent et se rapprochèrent du guymélef lorsque Mirana fut sur d'être hors de porter de voie, elle dit. « Van Mirta à été empoisonner.

_ Quoi !

_ Oui, par bonheur je connais le remède et je lui ai administré. Si nous arrivons à faire tomber la fièvre, elle sera hors de danger.

_ Mais pourquoi sortir pour me dire ça.

_ C'est parce que ce n'est pas cela qui m'inquiète, il y a quelque chose de bizarre dans son regard, ne me dit pas que tu ne l'as pas remarqué. Elle a exactement les mêmes symptômes qu'Hitomie lorsqu'elle faisait une crise. J'ai peur que son esprit ne soit enfermé ou perdu quelque part.

_ Et…

_ Et je suis incapable de la sortir de là, même si son corps est guéri, il se peut qu'elle ne se réveille pas.

_ Je comprends mais pourquoi me le dire.

_ Parce que tu es le seul à y pouvoir quelque chose. Hitomie à bien réussi à te faire revenir et tu es… Enfin tu maîtrise le pouvoir… Et tu possèdes le pendentif.

_ D'accord, je vois, qu'est ce que tu attends de moi exactement.

_ Je vais m'arranger pour éloigner tout le monde de la maison tu auras le champ libre.

_ Ok.

_ Tu sais Van tu es la seule chance qui lui reste c'est déjà un miracle quelle soie rester en vie aussi longtemps. »

Van hocha la tête, ils rentrèrent à l'intérieur. Au bout de deux heures, la fièvre avait baissé, mais son délire était de plus en plus fort. Mirana décida qu'il était temps de passé à l'action, Elle fit un signe à Van puis déclara. « J'ai peur qu'il ne faille une plante plus efficace. Avez-vous de l'hydromel.

(le vieil homme) _ Non je suis désolé cette plante est rare.

(Mirana) _ Il en faudrait pourtant.

(Urmel) _ Je vais aller en chercher, je sais à quoi cela ressemble.

(Rio) _ Je vous accompagne.

(Le vieil homme) _ De nuit il y a peu de chance pour que…

(Mirana) _ Si vous les accompagniez vous devez connaître la région.

(homme) _ Certes.

(Rio) _ Nous irons plus vite ainsi, vous venez avec nous majesté.

(Mirana) _ Non il vaut mieux que Van reste là au cas où elle aurait une nouvelle crise.

(Rio) _ Nous reviendrons le plus vite possible.

(Mirana) _ Oui. »

Une fois qu'ils furent sortis Mirana tira tous les rideaux et laissa Van se concentrer. Il avait pris le pendentif dans une main et de l'autre il tenait la main de Mirta. Le pendentif se mit à briller de plus en plus fort au fur et à mesure que Van se concentrait. Soudain il y eut un flash et Van s'affaissa. Mirana contrôla aussitôt son pou. Il était terriblement bas, mais il était encore là. Elle soupira et attendit inquiète et tendue. Elle n'était pas vraiment rassurée. Van se retrouva dans un endroit sombre, il était déjà venu ici, au loin il voyait des colonnes de personne marcher sans but, c'était les morts qui allaient d'un monde à l'autre. Il parcourut rapidement les colonnes du regard mais n'y aperçu pas Mirta. Soudain il entendit des cris « Non laisser moi, Allez-vous-en. Oh secourt ! »

Il couru alors dans cette direction. Il vit qu'au milieu d'un groupe de forme sombre se tenait Mirta, elle était affolée et commençait malgré elle à se faire emporter par les ombres vers un gouffre sans fond. Van l'appela. « Mirta ! Mirta ! » Mais celle-ci ne l'entendait pas elle faiblissait à vu d'œil, et les ombres toujours plus nombreuses la poussaient sans cesse vers le précipice. Van se rapprochait d'elle, les hombres tentèrent alors de s'en prendre à lui, mais il les repoussa, il avait appris à ne plus craindre les morts. Il allait presque la rejoindre lorsqu'elle se laissa soudain tomber. Van se précipita à sa suite et sans réfléchir sortit ses ailes. Il l'a pris dans ses bras et remonta hors du gouffre. Il ne restait plus maintenant qu'à sortir de là, la dernière fois c'était Merle qui avait ouvert un passage grâce à la force de sa volonté. Mais là Van ne pouvait que compter sur lui-même. Il pensa très fort à Hitomie, il ne voulait pas rester là et mourir sans revoir Hitomie. Son désir était si fort qu'il réussit à créer une colonne de lumière, il y pénétra et reprit connaissance. Il se redressa péniblement, il se sentait totalement vidé. Mirana se précipita vers Mirta. Elle avait l'air sereine. Elle ne délirait plus et sa respiration et son pou était redevenu régulier. Puis Mirana se tourna vers Van.

« Tout va bien ? Tu es très pâle.

_ Je suis juste fatigué. Je crois que je vais dormir une peu. Et elle ?

_ Elle va s'en tirer.

_ Bien. Hola !

_ Attend je vais d'aider. »

Et Van s'installa sur un banc et ne tarda pas à s'endormir. Rio Urmel et le vieil homme revirent bredouille au lever du jour, mais Mirana leur certifia que ce n'était pas grave car l'état de Mirta s'était amélioré et qu'elle ne craignait plus rien surtout que sa fièvre était descendue. Rio poussa un immense soupire de soulagement, et retourna au chevet de sa sœur. Urmel proposa à Mirana d'aller se reposer dans la pièce voisine. Elle accepta bien volontiers. Rio regardait tendrement sa sœur dormir, et la fatigue eut peu à peu raison de lui également. Il s'assoupit à son chevet. En fait, tout le monde s'endormit. Il était presque midi lorsque Rio se réveilla, il s'était assoupi, mais le mouvement de sa sœur l'avait aussitôt tiré du sommeil. Elle bougea et ouvrit les yeux. « Grand frère c'est toi, mais qu'est-ce que tu fais là. Ou suis-je ?

_ Ne t'inquiète pas petite sœur tu as été malade, mais maintenant tout va bien.

_ Tu sais, j'ai fait un rêve étrange tout était noir et sombre, et je tombais dans un gouffre qui ne semblait pas avoir de fond lorsque quelqu'un m'a sauvé. Il m'a pris dans ses bras et j'ai senti que je ne craignais plus rien. Je n'ai pas pu voir son visage, mais il avait de magnifiques ailes blanches qui illuminaient les ténèbres. C'est étrange non.

_ Oui, mais c'est fini maintenant.

_ Depuis combien de temps suis-je ici ?

_ Cela fait dix jours que tu es tombée malade.

_ Tant que cela.

_ Attend n'essaye pas de te lever, je vais aller chercher le médecin pour qu'il t'examine.

_ D'accord, je pense que je n'irais pas loin de toute façon. »

Rio réveilla Urmel et Mirana. Celle-ci fut heureuse d'apprendre que la patiente avait repris connaissance. Elle demanda aussitôt à ce que l'on lui prépare un bon bol de bouillon. Le vieil homme se mit aussitôt aux fourneaux.

(Mirana) « Alors Mirta comment te sens-tu ?

(Mirta) _ Princesse Mirana ?

(Mirana) _ Et oui alors comment va-tu ?

(Mirta) _ Je me sens bien, peut-être un peu fatiguer, mais sinon tout va bien.

(Mirana) _ Parfais tu n'as plus de fièvre. Tu vas te remettre, j'ai confiance, mais il va falloir que tu restes au lit une bonne semaine. Et tu ne pourras manger que ton bouillon dans les premiers temps.

(Mirta) _ Mon dieu quelle torture. Mais qu'es-ce que tu fais là ?

(Mirana) _ Et bien Van est venu à Pallas en disant qu'il fallait un médecin de toute urgence et lorsque j'ai appris que c'était pour toi, j'ai supplié Elise de me laisser y aller. Et je peux te dire que ce ne fut pas facile.

(Mirta) _ Van ?

(Mirana) _ Oui Van Fanel.

(Mirta) _ Le roi de Fanélia ?

(Mirana) _ Mais oui, enfin je devrais peut-être essayer d'aller le réveiller, je laisse à ton frère le soin de t'expliquer la situation. »

Mirana laissa Rio raconter tous les évènements qui s'étaient déroulés depuis qu'elle était tombé malade. Mirta fut désolé d'apprendre ce qui s'était passé et encore plus car elle se considérait comme responsable. Mais son frère la repris gentiment en lui disant que ce qui était fait était fait et que maintenant elle devait surtout penser à se guérir. Et que dans l'immédiat elle devait manger sa soupe.

Mirana secoua doucement Van. Celui-ci fut particulièrement difficile à réveiller. Lorsqu'il ouvrit enfin les yeux, il lui fallut un moment pour se rappeler où il était.

« Van tu vas bien, tu es très pâle.

_ C'est rien, juste le contrecoup.

_ Bien vient donc manger un morceau.

_ J'arrive. »

Van eut quelques difficultés à se mettre debout il avait la tête qui tournait un peu, mais bon il fallait qu'il se contrôle. Ils déjeunèrent sommairement car le village n'avait plus de réserves mais chacun s'était démené pour trouver à manger pour leur roi et ses invités. Lorsque le chef du village appris que se trouvaient dans ses murs le roi de Fanélia et la princesse Mirana d'Astria. Il vient en personne les saluer et s'excuser pour leur accueil. Après déjeuner Van pris le temps de faire une sieste il n'était pas en état de voler dans l'immédiat, et puis rien ne pressait. Mirta dormait elle aussi. Son frère ne la quittait pas des yeux. Urmel avait accompagné Mirana qui avait été faire un tour dans le village voir s'il y avait d'autre personne qu'elle pouvait aider.

L'après-midi tirait à sa fin lorsque Van se réveilla. Il se sentait mieux, il alla faire un tour dehors. Il y avait maintenant foule autour d'Escaflowne. Van les regarda avec un sourire, sourire qui disparut aussitôt lorsqu'il s'aperçut de la maigreur des enfants et de l'état déplorable du village.

« Van tu es réveillé.

_ Oui Mirana, j'avais juste besoin d'un peu de repos. Comment va Mirta.

_ Mieux mais nous ne pouvons pas la laisser là.

_ Je pensais repartir avec le roi et Urmel, mais je crois que je vais attendre l'arrivé de Dryden.

_ Bonne idée, comme cela nous rentrerons tous ensemble à Fanélia.

_ Cela te fait faire un petit détour.

_ C'est pas grave, j'aimerais bien aider ces pauvres gens.

_ C'est pour cela que j'aimerais rentré le plus vite possible pour pourvoir mettre en place un programme pour les aider.

_ Tu as vraiment l'intention d'occuper le pays.

_ Je n'ai pas le choix, ils ont attaqué Fanélia si je ne dis rien et quand plus je leur offre mon aide après. C'est la porte ouverte pour tous les autres pays. Je ne peux pas donner de Fanélia l'image d'un pays faible sinon l'on pourrait en profiter.

_ Je comprends. Rio va avoir du mal à avaler le fait de devoir remettre son pays entre tes mains.

_ Je m'en serais bien passé j'ai assez de problème avec le mien.

_ Je te crois. Dryden devrait arriver demain matin, son vaisseau est rapide.

_ Oui, je lui ai demandé de prendre quelques réserve j'espère qu'il y aura pensé.

_ J'en suis sure ce type à une mémoire d'éléphant. »

Une fois à l'intérieur Mirta qui était réveillé demanda à voir Van pour le remercier.

« Je vous dois la vie, je vous en serais éternellement redevable.

_ C'était normal.

_ Peut-être mais je veux vous remercier aussi pour mon pays, et pour son peuple. Votre courage au combat n'a d'égal que la grandeur de votre cœur. Je n'arrive pas à trouver les mots pour vous exprimer ma reconnaissance.

_ C'est que…

(Mirana) _ Arrête tu vas nous le faire rougir.

(Rio) _ Mirana.

(Mirana) _ Vous savez le dragon est un grand timide.

(Van) _ Mirana….

(Mirana) _ D'accord, je me tais.

(Mitra)_ Je suis sûr que c'est la première fois que je vous vois pourtant c'est comme si je vous avais déjà rencontré.

(Van gêné) _ Ah bon…

(Mirana) _ allez, il est temps de passé à table. Cela permettra à nos deux rois ici présents de faire plus ample connaissance, et puise qu'ils sont appelés à se supporter pendant au moins un an. Tu vas voir Van Rio est quelqu'un de très bien lorsqu'il daigne descendre chez les communs des mortels.

(Rio) _ Mirana !

(Mirana) _ Tu ne te rappelles pas la première fois que tu es venu à Pallas, à l'époque tu n'étais que prince, mais déjà tu regardais tout le monde de hauts, même moi. S'il n'y avait pas eu ta sœur, je n'aurais jamais découvert l'humain qui se cachait derrière ce masque de pierre. Tu verras Van vous aller bien vous entendre, si on vous met dans la même pièce, on est sûr d'entendre une mouche volée.

(Mitra) _ Tu n'as pas bientôt fini de dire des bêtises.

(Mirana) _ Mais ils ne m'en veulent pas n'es-ce pas Rio.

(Rio) _ Non bien sûr que non comment pourrais-je en vouloir à la princesse la plus superficielle que j'ai jamais connu.

(Mirana) _ Touché.

(Urmel) _ Le repas va refroidir. »

Ils passèrent à table et comme un silence gêné s'était installé et que Mirana un peu vexé ne voulait pas rompre se fut Urmel qui engagea la conversation.

« Votre maître d'arme était bien le seigneur Vargas.

(Van) _ Oui.

(Urmel) _ J'ai appris qu'il avait été tuer durant l'attaque de Fanélia , j'en ai été profondément désolé avec lui Gaia a perdu un de ces meilleurs épéistes.

(Van) _ C'est vrai que sa disparition fut une lourde perte.

(Rio) _ Il paraît qu'il combattait les guymélef à pied à l'aide d'une épée géante.

(Van) _ Oui.

(Rio) _ Cela devait être impressionnant à voir.

(Mirana intervenant pour tirer Van d'embarras) _ Pas aussi impressionnant qu'Escaflowne dans le feu de l'action.

(Rio) _ C'est vrai que votre guymélef est extraordinaire.

(Urmel) _ Si je ne m'abuse il a été construit par Hispano en personne.

(Van) _ Oui.

(Rio) _ J'aimerais bien posséder un tel engin.

(Van) _ Escaflowne a été léguer de génération en génération à chacun des rois de Fanélia.

(Mirana) _ Mais Rio ne m'as-tu pas écrit que tu t'étais toi-même construit un guymélef.

(Rio) _ Si , mais il est loin d'avoir la classe du dragon.

(Mirana) _ Tu me le montreras quand même un jours.

(Rio après un coup d'œil amer à Van) _ Si tu veux.

(Mirana) _ Tu vas voir tu vas te plaire à Fanélia c'est un pays absolument magnifique et la vie au palais est très agréable.

(Rio se rembrunissant) _ Sans doute.

(Mirana consciente d'avoir fait une gaffe) _ Et puis Mirta y sera très bien soigné maintenant qu'il y a un hôpital et des médecins compétents.

(Rio) _ Ah !

(Mirana) _ Oui, j'en ai moi-même formé la plupart. oh fait Van Merle m'avait dit qu'elle aimerait bien essayer d'apprendre la médecine est ce qu'elle a commencé.

(Van) _ Oui un peu, je crois qu'elle à commencer à prendre des cours, mais elle veut que cela reste secret pour l'instant. Au cas où elle abandonnerait.

(Mirana) _ Je suis sûre qu'elle réussira. Et qu'elle deviendra un très bon médecin. »

Van se réveilla à l'aube. Il sortit prendre l'air, et profité un peu du temps qu'il lui restait pour se détendre. Il aperçut le roi Rio aux abords de la forêt. Il était en train de puiser de l'eau, pour une petite fille. Van ne savait pas trop quoi penser de lui. Il lui avait tout de suite paru sympathique malgré son ait arrogant. Van devinait qu'il ne s'agissait que d'un masque qu'il portait sans doute sans même plus y songer. Mais, Van avait remarqué qu'il était aussi humain. Il se faisait énormément de soucis pour son peuple et pour sa sœur. Enfin Mirana avait sans doute raison, il fallait qu'il apprenne à se connaître. Van réfléchissait lorsque le vaisseau de Dryden passa au-dessus de sa tête et commençait les manœuvres d'atterrissage. Van se dit qu'il ferait mieux d'aller prévenir Mirana. Dryden descendit du vaisseau et Mirana se précipita à sa rencontre. Il lui sourit et l'embrassa passionnément. Puis il se tourna ver les autres. « Salut Van. Bon la prochaine fois que tu me fais appareiller en pleine nuit et que tu m'enlèves ma femme, j'aimerais au moins que tu me demandes mon avis.

(Van) _ J'essaierais.

(Dryden) _ Bonjours roi Rio Koschin. Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus.

(Rio) _ En effet.

(Dryden) _ Mais je vois que le seigneur Urmel est là également. Pour une sortie royale, vous avez des goûts douteux. Ne fait pas cette tête la majesté, je plaisante. Bon alors qu'es-ce que nous faisons.

(Van) _ Je crois que je vais encore te demander un service.

(Dryden) _ Ca va te coûter cher.

(Van) _ Sans doute. Il faudrait que tu nous emmènes à Fanélia. S'il te plaît. Nous avons une malade et Mirana ne voudra pas que l'on la fasse voyager sur Escaflowne.

(Mirana) _ C'est même hors de question.

(Dryden) _ Pas de problème. Je vais dire à mes hommes de décharger la cargaison puis nous serons fin prêt à partir.

(Rio) _ Votre cargaison.

(Dryden) _ Oui Van m'a laissé entendre que vous manquiez un peu de tout alors j'ai amené ce que j'ai pu trouver. Il n'y a pas grand-chose car dans l'urgence, mais je pense que cela leur sera utile.

(Urmel) _ Merci de votre générosité.

(Dryden) _ Ne me retourner pas le couteau dans la plais. Si j'avais été ne serais ce qu'un peu plus ouvert à vos problèmes, on en serait pas là.

(Rio serrant les dents) _ N'en parlons plus voulez-vous.

(Mirana) _ Dryden, il vaudrait mieux faire installer Mirta à l'intérieur, c'est plus confortable.

(Dryden) _ Tout de suite mon cœur. Je vais donner des ordres. En ce sens.

(Mirana) _ Venez Rio vous allez m'aider.

(Rio) _ Oui.

(Urmel) _ Je vais aider à la distribution de ce que vous avez apporté.

(Dryden) _ Bonne idée comme cela on repartira plus vite. Et maintenant Van si on allait voir ton guymélef.

(Van) _ Tu ne changeras jamais.

(Dryden) _ Pourquoi changer la perfection. A je ne me lasserais jamais d'observer la beauté de cet engin. Dit moi Van pendant que nous sommes seuls explique-moi ce qui s'est passé. »

Van lui raconta tout dans les moindres détails.

(Dryden) « Si tu veux mon avis cela sent le complot à plein nez. D'abords cette famine si soudaine, ensuite ces rumeurs bizarres à ton sujet, puis cette idée saugrenu d'envahir la vallée bleue, sans oublier cette attaque morph et l'empoisonnement de Mirta. Et puis c'est tout de même bizarre qu'au moment précis de l'attaque ton armé soit justement hors de portée. Quelqu'un à tout manigancer.

_ Mais dans quel but ?

_ A première vue ce serait diriger contre Koschin, mais je n'y crois pas. Pour moi c'est toi qui étais visé.

_ Moi mais c'est absurde.

_ Pas tant que cela, cette situation te place en position délicate tu t'en sors pas mal, mais tu vas devoir justifier ta conduite vis-à-vis de Rio et de son peuple. De plus ils t'ont obligé à réactiver Escaflowne.

_ Tu as sans doute raison, mais…

_ Van je te conseille quand même de te méfier, celui qui à imaginer tout cela quelque qu'il soit est quelqu'un de très dangereux. Bon allez assez discuter et si tu mettais Escaflowne dans ma cale. »

Finalement ils quittèrent le village vers midi, ce qui devrait les amener à arriver au petit matin à la vallée bleue. Van savait que là-bas il y aurait des tas de problèmes à résoudre, et que ces deux jours d'absence n'avaient rien arrangé.

Effectivement tout le monde fut ravi de le revoir et il croula sous les demandes d'entretien. Mais Van devait penser à rentrer à Fanélia Allen devait en avoir assez de garder la ville, de plus Mitra y serait mieux. Aussi laissa-t-il au capitaine Tullit et à Urmel le soin de s'occuper des détails. Il ordonna aussi au général Sardes de rester dans la région au cas où il y aurait des problèmes. Mais les discours qu'avait fait Rio et le récit de leur voyage pour sauver Mitra avaient convaincu les gilkerrien de sa bonne fois.