Chapitre 10
- - - - - - - - Le Procès - - - - - - - -
- « Marcus Farrell » ce nom résonne dans la tête de Mahad, le jeune homme ne peut détacher les yeux de cet homme, qui lui est devenu étranger, cherchant vainement une quelconque ressemblance entre l'homme qu'il aperçoit et les quelques photos qu'il possède, cherchant à faire resurgir de sa mémoire un quelconque souvenir, mais en vain.
- « Mahad, ça va ? on dirait que tu as vu un fantôme » s'inquiète Marie qui a vu son compagnon pâlir considérablement à l'annonce de ce nom. « Mahad ? »
- « Euh, oui désolé j'étais surpris »
- « Par le nom de Marcus Farrell ? il était considéré comme le meilleur pilote de Skyland, tu crois que tu es meilleur que lui ? » demande Marie curieuse
- « Je ne sais pas mais j'aimerais bien le découvrir » répond Mahad avec un mélange de nostalgie et d'espoir.
- « Marcus Farrell » ce nom résonne dans la tête de Léna, elle ne sait pas comment réagir, cet homme est une légende, un inconnu, son père … elle le regarde cherchant une ressemblance entre lui et Mahad, elle a tellement entendu dire que son frère ressemble à son père…
- « Marcus Farrell » ce nom résonne dans la tête de Mila, le père de ses enfants, l'homme pour lequel elle a tout quitté, l'homme qui a disparu il a cela 15 ans. L'espoir explose dans sa poitrine, il est vivant et rien n'est plus important que ça, les questions viendront plus tard.
- « Marcus Farrell » ce nom surprend Cortes qui ne sais comment réagir, cet homme, le leader de la résistance est vivant. Il sait maintenant qu'il n'a pas le droit à l'erreur, ils doivent délivrer les prisonniers, pour eux, pour la résistance, et surtout pour l'espérance qu'il voit briller dans les yeux de Mila, de Léna et qu'il imagine briller dans les yeux d'un fils qui a vraiment besoin d'un père pour enfin être libérer du fardeau qui le contraint à être sans cesse comparer à une légende.
- « Vecteur, vous pouvez mettre en route le plan » dit-il à travers son talkie.
- « Bien reçu »
Soudain les écrans fixés sur les prisonniers s'éteignent puis se rallument et ce message est entendu par tous, partout dans le Skyland :
« Sincèrement désolé pour l'interruption, mais nous sommes dans l'obligation d'interrompre ce simulacre de procès qui vise à condamner des hommes et des femmes dont leurs seuls tords est de croire ou de se battre pour la liberté. »
Juste après ce message, la flotte volante des pirates composés de moustiques et d'autres vaisseaux se précipitent sur le théâtre dans un vacarme assourdissant.
- « Que se passe-t-il ? » demande Marie avec inquiétude
- « Je suis désolé Marie, mais … » commence Mahad qui comprend qu'il doit quitter la jeune femme s'il ne veut pas la mettre en danger
- « Que faites-vous là » coupe une voix de femme que Mahad reconnait instantanément
- « Nous sommes de l'Uni, nous patrouillons » répond Marie
- « Des jinseis » souffle dédaigneusement la femme puis se toisant Mahad « regarde-moi toi ! »
- « Diwan, ça faisait longtemps, c'est le fait d'être reléguer comme une vulgaire soldat si loin de ton idole qui te rend encore moins aimable que d'habitude ? » répond Mahad avec insolence sans se préoccuper du regard ébahis que lui lance Marie.
- « Toi » rage Diwan « Je vais te faire ravaler …. » dit-elle avant de se faire tirer dessus par Mahad qui profite de sa surprise et s'enfuit en courant suivi par Marie.
- « Marie » dit Mahad en attrapant la jeune fille et en la plaquant dans une alcôve.
- « Que se passe-t-il ? Comment la connait-tu ? Mahad, s'il te plait ? » plaide Marie
- « Ecoute-moi, retourne à la caserne, il ne t'arrivera rien et personne ne pourra te le reprocher »
- « Et toi ? que vas-tu faire ? Ne me ment pas ! »
- « Je vais descendre dans le théâtre » répond à contre-cœur Mahad
- « Pourquoi tu fais ça ? c'est de la folie, je ne suis pas idiote, ça fait longtemps que je me doute que ton cœur balance plus vers la résistance que la Sphère mais descendre là-bas, tu te ferais tirer dessus par les deux camps ! »
- « Je suis sincèrement désolé Marie, mais j'ai toujours été un pirate, ils savent qui je suis. Je dois y aller »
- « Attend ! Si tu y vas, j'y vais » dit Marie assez perturbé mais déterminé
- « Si tu me suis, il n'y aura pas de retour en arrière possible, tu sais ça ?! » lui répond Mahad en la regardant droit dans les yeux
- « Je sais … mais je te fais confiance. » dit-elle puis elle ajoute doucement, pour elle-même « et un vieil homme m'a dit de suivre mon cœur. »
- « Ok, reste près de moi alors » dit Mahad qui recommence à courir.
