Chapitre 10

Les semaines passèrent. Je recevais un appel des Cullen tous les jours. Bien que les appels étaient courts, j'aimais vraiment leur parler. Je leur parlais de Bella et je demandais calmement sur Edward pour essayer de comprendre, mais bon... Chaque appel se faisait après mes cours en rentrant, juste avant de voir Bella.

Mais aujourd'hui est différent, je rentre du lycée et remarque un mot de Bella.

§§§

« Je suis partie avec Jacob prendre l'air.
Ne vous inquiétez pas.
Bella. »

§§§

Ok c'est... Étrange ? Enfin bon, ça fait si longtemps qu'elle n'est pas sortie que je remercie le ciel de son initiative. Je monte poser mes affaires dans ma chambre et me pose sur le lit. Je me tourne sur le côté et ferme les yeux. Je suis tellement fatiguée... Devoir rassurer Bella tous les soirs, m'occuper de ses cours et des miens... Je souffle et prend des grandes respirations. Je veux juste dormir... Doucement je sens que le sommeil arrive et je me détends entièrement.


Je me sens légère, le noir m'entoure et je ne sais pas où je suis. Mais je n'ai pas peur, en fait je suis très calme. Soudain je me sens poser sur quelque chose de doux et confortable, mais je suis toujours dans l'obscurité. Lentement, je sens quelque chose de froid me toucher, je crois même à plusieurs endroits. Ces touches se font plus sentir comme des caresses, ma respiration s'approfondit et je ferme les yeux.

Je peux sentir une sur mon bras droit, elle commence du bout de mes doigts remonte doucement jusqu'à l'intérieur de mon coude et refait plusieurs fois le même chemin. Je sens une autre à mon visage, depuis ma tempe gauche elle descend à ma mâchoire, continue le long de mon cou et s'arrête au début de ma poitrine. La dernière touche est plus basse, elle débute à ma hanche droite fait le tour de ma cuisse et va vers l'intérieur.

Même si ces touches sont froides mon corps semble brûler, ma respiration devient laborieuse lorsque les touches changent d'endroits et deviennent un peu plus intimes. Elles frôlent ma poitrine, caressent plus mes cuisses intérieures et je sens un souffle froid aux creux de mon cou. Je me rends compte que depuis un moment je gémis doucement, une touche se rapproche de mon intimité, mais reviens en arrière. Je gémis de frustration, je me sens tellement chaude... J'ai une sensation bizarre au bas du ventre, j'ai un manque en bas...

J'ouvre les yeux et ma respiration se bloque en voyant les trois paires d'yeux rouges qui me fixent. Je devrais avoir peur, mais tout ce qui m'importe là maintenant c'est ce sentiment, cette sensation de plaisir. Une caresse passe sur ma poitrine et je gémis plus fort. Plus... J'en voulais plus. Je ne pouvais pas parler, mais les yeux ont compris par mon regard remplit d'une envie, d'un besoin.

Les caresses se font plus précisent à la poitrine et aux cuisses. Je ne voyais rien à part ces yeux, mais je sentais un pincement à mon téton droit, je me cambre automatiquement en respirant plus fort. Ensuite je sens la fraîcheur sur mon intimité. Oui... Je gémis lorsque l'une des caresses joue doucement avec mon clitoris. Encore... Une autre touche rejoint l'autre, mais elle frotte doucement contre mon entrée. Je gémis plus fort.

Mon corps tremble un peu de nécessité. Je ferme les yeux et supplie dans ma tête d'en avoir plus. Comme si elles m'ont entendu, je sens quelque chose de froid entrer en moi. Je pousse un petit cri, elle ressort et rentre ainsi de suite. Mes bruits se font plus fréquents et plus fort tout au long de la sensation. Un sentiment se construit de plus en plus, j'ai l'impression que mon corps se tend de plus en plus. Les touches s'accélèrent, mes gémissements deviennent des cris de plaisirs. J'approche de quelque chose, encore... Oui... Plus...

Je me redresse brusquement sur mon lit en sueur, mon cœur bat très vite, mais la tension est toujours là. C'était quoi ça ? Un rêve érotique ?! C'est mon premier, mais cela avait l'air si réel. Je remarque mon corps tremble et ce même sentiment au niveau de mon intimité. Je me mords la lèvre, faut-il que je me soulage ? Je rougis un peu, mais j'en ai trop besoin. Je vérifie du regard que ma fenêtre est fermée ainsi que ma porte. Je retire mon pantalon et remarque ma culotte mouillée. Sérieux Elie...

Je passe ma main dedans et écarte les cuisses. Avec un doigt je tourne autour de mon clitoris, je joue plus rapidement avec lui et la pression reviens très vite. Ma respiration devient aussi erratique. Mais il me manque toujours quelque chose, avec mon autre main je mets un doigt à l'intérieur de moi. Je bloque mon gémissement et ajoute un en plus. Mes mouvements deviennent plus rapides, je sens que j'approche vite. Allongée sur le dos, je me cambre et étouffe mon cri lorsque je sens ma libération.

Je reste un moment les yeux fermés appréciant la descente de la pression. Ma poitrine monte et descend vite, mais ralentit doucement. Je n'en reviens pas que j'ai dû me soulager à cause d'un rêve. Descendue de mon nuage, je ramasse mes affaires et me dirige vers la salle de bain pour une bonne douche.


Le soir, Bella rentre accompagnée de Jacob. Je les rejoins et m'étonne de voir le sourire de ma sœur. Jacob me salut et je fais de même. Ma sœur lui dit à demain et se retourne vers moi. Je ne peux pas arrêter mon sourire, elle me demande ce qui m'arrive et je lui fais un gros câlin. Je lui dis qu'elle a retrouvée des couleurs et que ma sœur m'a vraiment manquée. Elle sourit gênée et va pour monter dans sa chambre, mais je la retiens et l'emmène dans la cuisine. Nous préparons le dîner et je questionne innocemment Bella sur Jacob. J'ai appris qu'elle a décidée de réparer des motos avec lui. Un peu étonnée, je la taquine un peu et elle rigole enfin.

Les jours suivants ont été meilleurs, Bella retrouvait peu à peu son engouement à la vie et moi mon énergie. J'ai quelques fois accompagnée Bella au garage de son ami. Je regardais avec envie les deux motos de « morts » comme ma sœur les appels. Jacob et moi avons beaucoup rigolé, c'est un gars très sympa, cool et très drôle. Bien-sûr il est aussi très bien formé, j'arrive bien à voir ses biceps et j'imagine facilement ses abdominaux sous le t-shirt. Il ne m'attire pas dans ce sens, il est très gentil et adorable, mais je crois qu'il est à fond sur ma sœur. C'est le seul hic, j'ai un peu de mal à laisser un autre gars l'approcher, mais en voyant Bella, je me dis qu'elle a peut-être besoin d'un changement. Et puis je n'y connais rien en histoire de cœur, alors tout ce que j'espère c'est qu'il ne la laissera pas tombé comme l'autre. Sinon, je lui casserais la figure.


Bella a décidé d'aller au cinéma, accompagnée de ses amis de lycée et de Jacob. Mm... Je ne m'en fais pas trop, j'ai la maison est à moi seule, mon père a dû rester au bureau. Ce n'est pas trop dérangeant, j'allume la télé et mets un DVD, tranquillement j'ouvre le frigo et je pars chasser mon futur dîner. Les restes des spaghettis bolognaises d'hier. Mm... J'adore. Recouvert des gruyères, je prends mon plat et m'installe devant le film, Armageddon.

Film « pseudo catastrophe » comme je dis. Une météorite géante va détruire la terre et la NASA fait appel à des foreurs de pétroles. Je ris en y pensant, mais il est drôle malgré le contexte et ça se finit bien. C'est le seul film catastrophe que j'aime, même avec la « scène mouchoir ». J'ai toujours détesté imaginer la fin du monde ou la mort en général, ça me plombe toujours le moral. J'aime et déteste en même temps ce film à cause de la scène triste, où le héros dit adieu à sa fille et se sacrifie pour sauver tout le monde. J'en verse toujours une larme, c'est cette putain de musique émouvante aussi... Tiens en parlant du loup, la scène arrive justement et j'appuie vite sur la télécommande OFF. Je soupire et regarde le plafond, je n'ai pas le courage et l'envie d'être triste, surtout pour un film.

Je me lève en soupirant encore et me dirige dans la cuisine. Je fais la vaisselle et réfléchie à un autre film, peut-être avec le même acteur ? Faire la trilogie Die Hard peut-être... Je me fais sortir de mes pensées par la sonnerie de mon nouveau téléphone. Il n'y a qu'à la maison que je ne le mets pas en mode vibreur. Je sais, c'est un peu idiot... Je me sèche les mains et regarde le numéro que je ne connais pas. Je fronce les sourcils et réponds poliment.

- Allô ?

- Elisabeth ? C'est Carliste. Oh ?

- Oh salut Carliste, je me demandais qui c'était... Je souris nerveusement.

- Ah oui désolé, Jasper m'a donné ton numéro en cas d'urgence. C'est notamment aussi pour raison médical. Cela fait sens.

- O...Oui, il n'y a aucun problème. Hum... Il y a-t-il quelque chose que vous souhaitez ?

- Oui je voulais savoir comment tu te sentais.

- Bien, Jasper me le demande tous les jours par SMS. Je rigole doucement.

- Je voulais m'en assurer, comme je suis médecin, je pensais que tu ne souhaiterais rien dire à Jasper de... Problèmes. L'intonation du dernier m'a fait froncer des sourcils.

- Heu... Non... Je n'ai pas de problème en particulier. Je n'ai mal nulle part et je ne suis pas en dépression. Je termine un peu amèrement. Oui j'avoue je leur en veux un peu pour Bella, mais je sais très bien que ce n'est que de la faute d'Edward.

- Oui je sais, nous sommes désol... Je ne l'ai pas laissé finir.

- Ce n'est pas à vous de s'excuser et non à moi qu'il faut le dire. C'est juste... J'étais un peu énervée par la situation, mais ça va mieux. Pour elle et moi.

- Je suis heureux de l'entendre et merci. Je serai heureux d'avoir une fille si compréhensive et gentille que toi. Je rougis en l'écoutant. Moi gentille ? Merde je ternie ma façade.

- Hum... Je ne le suis pas... Je murmure. Je l'entends rire de bon cœur à l'autre bout du fil. Super, quelle crédibilité je fais.

Carliste m'a dit au revoir après qu'il s'est calmé. Je me prends un thé et enchaîne sur ma soirée cinéma.


Quelques jours se sont passés et Bella recommençait à être étrange et distante. Je maudis intérieurement. Putain c'est son état normal quand elle est avec un mec qu'elle aime ? Je n'imagine même pas quand elle décidera de se marier, elle fera la morte ! Bref. Cette fois je n'allais pas laisser passer. Ce matin de bonne heure, je décide de suivre Bella au lieu d'aller au lycée, pas une grande perte... Sans me faire remarquer, je me faufile dehors avant elle et me cache dans son camion derrière sous une bâche. C'est la première que je vais espionner quelqu'un et c'est ma sœur, je ne me sens pas très fière d'un certain côté. J'entends la porte claquer et des pas qui approchent. La portière s'ouvre et le moteur s'allume. Je soupire et ferme les yeux, dis-toi que c'est pour son bien Elie... La voiture bouge et je ferme les yeux en calmant mon sentiment de malaise. J'ai un pressentiment bizarre.

Après quelques minutes de route, l'engin s'arrête enfin. J'entends Bella sortir et partir. Doucement je lève la bâche et regarde où elle se dirige. C'est chez Jacob ? Je sors en vérifiant qu'il n'y a personne aux alentours. Très vite je descends et me cache derrière un arbre. Je regarde ma sœur entrer de force contre le père de Jacob. Sérieux Bella ?! Il est en fauteuil roulant. Je me demande ce qu'elle a pour être si têtue. J'attends quelque instant en regardant les alentours. Soudain j'entends des rires au loin, je vérifie d'être hors de vu et assiste à quelque chose que je n'aurais jamais imaginée.

Bella sort d'un pas décidé et se dirige vers trois hommes torse-nu, ils sont sérieux ? Je sais bien qu'il fait bon pour Forks, mais c'est pas la canicule ! Je me reconcentre sur ce qui se passe et j'écarquille les yeux en observant le coup de poing de Bella contre un des mecs. J'ai un sentiment de fierté, mais je ressens un fort malaise en regardant le mec. Il tremble et n'a pas du tout l'air content. Les deux autres essayent de la calmer, mais soudain il se transforme en loup. Loup... LOUP ?! Puis comme si on me réveillait avec un seau d'eau, je me rends compte qu'il menace Bella maintenant par terre. Mon cœur se met à battre plus vite, je vais pour sortir de ma cachette que Jacob sort de sa maison. Il se transforme à son tour en loup. Bordel de mer... Je n'ai pas le temps de penser qu'ils commencent à se battre. Je vois leurs crocs et entends leurs grognements. Toujours peur pour ma sœur, je réfléchie à qu'est-ce que je pourrais faire. Franchement Elie ? Tu veux faire quoi là ?! Je ne sais même pas si je suis en train de rêver.

La bataille des deux loups se déplace vers la forêt où je suis approximativement. Merde, ils se rapprochent... Je contourne le tronc d'arbre en espérant à ne pas me faire repérer. Les grognements ont augmenté, un des loups roulent plus loin. C'est vrai qu'ils sont plutôt impressionnants et peuvent effrayer, mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir mal pour eux. Je n'aime pas voir les animaux se battre ou se faire mal en général. Le loup argenté se redresse vite et lève son regard au mien. Bordel, bordel, BORDEL ! Je reste figée. Mon cœur tambourine et ma respire se bloque un instant d'appréhension. Il renifle dans ma direction et grogne deux fois plus fort que tout à l'heure. Instinctivement je me suis mise à courir.

Plus vite, plus vite... Je ne pense qu'à ça. Je peux l'entendre derrière, mais je ne suis pas stupide de me retourner, ça signerait mon arrêt de mort. Alors j'ai accéléré. Mes jambes flambent, mais la douleur est tenable avec tout l'adrénaline qui circule en ce moment dans mes veines. Je garde les yeux grands ouverts et chaque racine, chaque branche, feuille ou tout autre obstacle j'esquivais. J'ai une étrange sensation d'énergie qui commence à se propager dans mes jambes, je cours de plus en plus vite. Ma respiration est extrêmement difficile, mais à peine que je pensais m'étouffer cette même sensation aux jambes se ressent à mes poumons. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir que je me suis fait projeter contre un arbre.


Yo ! Désolé pour les fautes du dernier chapitre, le site a traduit la page et donc ça a changé certains mots... Je l'ai corrigé en début de semaine, encore désolé du dérangement et merci de me l'avoir fait remarquer :)

Ah et en ce qui concerne l'hypothèse d'une réincarnation... Je suis navré mais non, ce n'est pas ça. (J'étais pas sûr d'y répondre, mais je me sens vraiment obligé de vous dire la vérité ^o^).

En tout cas merci de prêter autant d'attention à l'histoire, vos commentaires me réchauffent le cœur !