Réponse à Akagitsune: Salut, je suis super contente que l'histoire te plaise! Merci pour mon humour, c'est un truc avec lequel j'ai beaucoup de mal, ne sachant jamais vraiment si ce que j'écris est drôle pour les autres que moi donc je suis ravie d'avoir réussi à te faire sourire! Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me laisser une review, c'est très gentil de ta part et ça m'a évidemment fait très plaisir! J'espère que la suite te plaira!

Réponse à Une Brune: Salut! Haha désolée de t'avoir fait pleurer (même si je suis quand même sacrément contente d'avoir réussi à t'émouvoir!), et je ne sais pas quoi dire sinon que je suis ravie que ça te plaise toujours et que je te suis très reconnaissante de me laisser de si nombreuses reviews! Merci beaucoup et j'espère que tu aimeras ce chapitre!

J'en profite aussi pour remercier Elwande et nouguatine qui ont ajouté cette fanfiction à leurs favoris!

Bonne lecture!


Chapitre 10

-Tu savais que Zach allait mourir.

Je ne réponds rien. Il ne demande pas si je savais ce qui allait se passer, il l'affirme, ça ne servirait à rien de démentir.

Il faut que je fasse quelque chose avant qu'il ne découvre mon secret.

-Suis moi, je lui lance en me levant, je vais tout te raconter, mais pas ici.

Je sors donc des cuisines, Potter marche derrière moi. Je me dirige vers les archives, là bas il n'y aura personne, je pourrais le neutraliser facilement.

Je pousse la porte des archives et le laisse passer devant. Sitôt qu'il m'a dépassée, je dégaine ma baguette, profitant qu'il me tourne le dos, pour le pétrifier. Il se retrouve à terre, immobile. Seuls ses yeux s'agitent encore et me fusillent du regard.

Bon qu'est ce que je fais maintenant? Il faudrait que je lui jette un oubliettes, mais je lui fais oublier quoi? Les souvenirs des derniers jours? Non se serait louche si je disparaissais de sa vie d'un coup...Il vaut mieux qu'il ne se souvienne pas de moi du tout. Je vais effacer tous les souvenirs qu'il a de moi cette année. Le seul problème qui pourrait se poser, c'est Alan...S'il lui parle de moi, ça ne va pas coller... J'effacerai sa mémoire aussi, c'est plus sûr.

Je m'accroupis près de Potter qui écarquille les yeux d'effroi en me voyant pointer ma baguette sur lui. Je me concentre profondément et lui retire tous les souvenirs qu'il a de moi, depuis que je suis passée voir Teddy pendant les vacances jusqu'à aujourd'hui. Puis je lui jette un sortilège pour qu'il tombe dans un lourd sommeil. Je jette un oeil à ma montre, il est 3h du matin, je n'ai qu'à le porter jusqu'à sa salle commune et le laisser sur un fauteuil, il croira s'être endormi là bas, ce ne sera pas suspect.

Je fouille dans les larges poches de sa cape, et trouve, comme je m'y attendais, une cape d'invisibilité. Depuis qu'il est apparu, sorti de nulle part dans la forêt, je me doutais qu'il en avait une. Comment un idiot pareil a pu finir en possession d'un objet d'une telle valeur? Je l'enveloppe dans sa cape puis lui jette un Levicorpus et le porte ainsi jusque devant un tableau où une grosse dame dort paisiblement. Je toussote pour la réveiller. Elle émerge en grognant.

-Mot de passe? Demande-t-elle d'une voix endormie.

-Je ne le connais pas mais si j'étais vous, j'ouvrirais ce passage immédiatement, je dis d'une voix menaçante, très peu d'humeur à être stoppée par un fichu tableau.

Elle part dans un grand éclat de rire, réveillant tous les tableaux aux alentours qui se mettent aussitôt à râler, réveillant d'autres tableaux qui râlent aussi, etc... J'espère que l'un des fantômes va entendre le raffut et venir, sinon mon petit effet sera fichu.

-Pardon, pardon, s'excuse la Grosse Dame en bougonant auprès de ses congénères, et pouvez vous me dire pourquoi je devrais vous laisser passez, jeune insolente? Me questionne-t-elle d'un ton impérieux.

-Parce que si vous ne le faîtes pas, j'ordennerais à Peeves de vous importuner plus que d'ordinaire, en revanche, si vous me laisser passer, je lui demanderais de vous ficher la paix, je réponds posément.

-Peeves? Vous voulez donner des ordres à Peeves? Ricane-t-elle.

-Si j'étais vous, chère madame, je ferais ce que demande la demoiselle, Peeves lui obéit au doigt et à l'oeil, affirme une voix traînante.

Je tourne la tête, satisfaite, vers le Baron Sanglant qui vient d'arriver. Il regarde la Grosse Dame d'un air hautain et se tient d'une pose fière.

-Pourquoi ferait-il ça? Questionne le tableau, avec moins d'assurance face au Baron.

-Cette demoiselle mérite du respect, Peeves le lui accorde voilà tout, alors maintenant laisser la entrer, réplique le fantôme d'un ton menaçant.

Sans un mot, le tableau pivote, et je m'introduis dans la tour des Gryffondor en lançant un sourire de gratitude au fantôme.

Si les fantômes du château, me ''respectent'', c'est parce que je suis une banshee, et qu'ils le sentent. Depuis que je suis devenue comme ça, ils m'obéissent et je dois bien admettre que c'est un aspect de mes pouvoirs que j'adore.

Je fais léviter Potter jusque sur un fauteuil, lui retire la cape d'invisibilité et la lui remet dans sa poche.

Par chance, Stanley est sur le canapé juste en face, j'en profite donc pour lui effacer la mémoire aussi.

Une fois ma tâche accomplie, je sors de la salle commune, non sans avoir promis à la Grosse Dame que je demanderais à Peeves de ne plus l'embêter si elle me laissait entrer quand j'en avais besoin. Je ne sais pas encore pourquoi j'en aurais besoin, mais c'est surtout pour qu'elle fasse passer le message aux autres tableaux, qui sait, peut être qu'ils pourraient me dévoiler des passages secrets en échange d'un accord avec Peeves. Et les tableaux n'ont aucuns moyens de faire des recherches alors qu'ils connaissent une petite partie de mes pouvoirs ne met pas mon secret à risque.

Je retourne dans ma salle commune et y trouve Ben, qui se lève du canapé où il était assis pour venir vers moi.

-Je peux savoir où tu étais? Me demande-t-il frénétiquement. J'étais inquiet, tu te rends pas compte! Ajoute-t-il en se rassayant et m'obligeant à prendre place à côté de lui.

Je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir lui dire.

-Dernièrement t'étais bizarre à cause de ce qui est arrivé à Zach? Me questionne-t-il. Tu aurais dû m'en parler, t'aurais pas dû porter ça toute seule, ajoute-t-il sans attendre ma réponse.

Je hoche la tête.

-Qu'est ce que t'as fais? Me demande mon ami.

Je le regarde d'un air interrogateur, ne voyant pas où il veut en venir.

-Tu rentres ici à 3h passées, tu faisais quoi dehors si tard?

-Rien de spécial, j'étais juste aux cuisines, je réponds après une seconde d'hésitation.

-Je t'aurais sûrement cru si en entrant dans cette pièce t'avais pas ta tête de quand tu viens de faire une bétise, réplique Ben, alors, qu'est-ce que t'as fais?

J'hésite un instant, puis décide qu'il vaut mieux qu'il soit au courant de la situation.

-Potter était sur le point de découvrir mon secret, je commence, alors je lui ai enlevé les souvenirs qu'il avait de moi...

-Mais bon sang Ella! S'énerve-t-il immédiatement. Tu peux pas faire ça! Les souvenirs, la mémoire, c'est dangereux à manipuler! Tu te rends compte à quel point ce que tu as fait est risqué?

-Oui je sais bien, je dis penaude, j'ai pas beaucoup réfléchi avant de mettre mon plan à exécution, j'ai paniqué, mais si tu t'étais retrouvé dans ma situation, je suis sûre que tu n'aurais pas hésité à leur effacer la mémoire!

-Leur effacer la mémoire? Répète Ben avec véhémence. T'as fais ça à combien de personne Ella?

-Seulement Potter et Stanley, mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que j'ai bien réussi mes sorts! Je me défends.

-J'espère bien! Lâche-t-il d'un ton réprobateur.

Je reste muette, prenant doucement conscience de l'imprudence dont j'ai fait preuve ce soir. Ben se lève et se dirige vers les dortoirs, puis se retourne en voyant que je ne le suis pas. Il se rassoit près de moi en soupirant, un air plus doux sur le visage.

-Désolé de m'énerver comme ça, c'est pas une période facile pour toi...S'excuse-t-il en passant un bras autour de mes épaules. Va te coucher maintenant, et essaie de ne pas penser à tout ça, d'accord? Ajoute-t-il en m'embrassant sur le front.

J'opine et vais me coucher le plus discrètement possible, pour ne pas réveiller mes camarades de chambre.