Good morning everybody ! ^^ Voici le dernier « vrai » chapitre de cette fanfiction, une nouvelle fois relu et corrigé par Callendra. Merci beaucoup à toi =D Bonne lecture.

Chapitre dixième où Watson se découvre enfin

(POV Watson)

Je croise mon reflet dans le miroir pour la centième fois au moins ce matin. Je fais les cent pas dans ma chambre depuis bien une heure sans trouver le courage nécessaire pour ouvrir la porte et aller parler à mon meilleur ami. Ce que j'ai vu hier m'a perturbé au plus haut point. Je ne suis ni dégoûté, ni apeuré. Mais je suis tout de même bien retourné de savoir que les désirs de Sherlock Holmes sont tournés vers ma personne. Je me regarde droit dans les yeux. Mon petit John, dans la vie, il y a des choses impossibles à éviter, elles sont difficiles mais obligatoires. Quand faut y aller, faut y aller !

Je pousse la porte de ma chambre et entre le plus dignement possible dans le salon… Vide. C'est pas vrai ! Il n'aurait tout de même pas oublié de me prévenir de l'une de ses sorties intempestives ? Je pars frapper vivement à sa porte.

-Holmes, vous êtes là ?

-…

-Holmes ! Répondez, bon sang !

-…

Je soupire et fusille la porte des yeux. Une petite voix intérieure me dit :

« Il ne saurait pas te répondre puisqu'il n'est pas là… »

Et, bien entendu, il ne m'a absolument pas prévenu de son départ ! Donc, j'ai joué au poisson rouge durant toute la matinée pour des queues de cerises. Ce que cet homme peut m'énerver ! A-t-on seulement idée d'avoir une mentalité pareille ?

Je m'assieds rageusement dans mon fauteuil favori et fixe le siège face à moi, le préféré de Holmes, avec colère. Il n'est qu'un sale égoïste, prétentieux, cynique et insupportable ! Mais pourquoi, pourquoi vis-je avec lui ? Pourquoi dois-je supporter nuit et jour cet empêcheur de vivre en rond ? Pourquoi faut-il que Gladstone m'apporte sa balle en remuant la queue, me rappelant qu'Holmes est aussi bon, intelligent, généreux et, parfois, attentionné ?

Je prends doucement la balle de la gueule de mon chiot et lui lance. Il court à travers la pièce pour la rattraper et j'adresse un sourire attendri au fauteuil. Au fond ce n'est pas un mauvais bougre…

Mauvais bougre, non mais emmerdeur, c'est sûr et certain !

Je prends mon front dans une main et je ferme les yeux. Je finirai schizophrène, c'est sûr et certain… Je relève la tête en entendant la porte d'entrée claquer et des pas monter les escaliers. Je me redresse, j'époussète le bas de mon costume bien qu'il soit impeccable et tâche de prendre un air calme et posé.

Accroche-toi bien, mon ami, il y a de la tempête dans l'air…

Et je veux tourne, tourne, tourne Et retourner 7 fois ma langue Dans ta bouche, ouais
Veux tu m'é, m'é, m'é
Veux tu m'époupou
Veux tu bien m'épouser ?

Christophe Willem, La demande.

(POV Holmes)

Assis sur un banc non loin de mon appartement, j'écoute les battements affolés de mon propre cœur. C'est aujourd'hui. Mon plan prend fin ce jour même et jamais je n'ai été aussi anxieux de toute ma vie. Et si je m'étais trompé ? Si mon plan n'avait pas fonctionné ? Si je n'étais réellement qu'un être uniquement fait pour regarder en silence les autres s'aimer ? S'il ne m'aimait pas ? Beaucoup trop de questions pour ma pauvre cervelle habituée à avoir réponse à tout ! Je regarde vers le ciel, gris en cette période de l'année, et me prends à faire quelque chose que je n'avais jamais fait encore : prier.

-Mon Dieu, je t'en supplie, mon Dieu, Fais que mes sentiments soient réciproques… Je T'en supplie, je ne blasphèmerai plus jamais… Pitié, Seigneur, pitié…

Je me relève, aussi droit et digne que possible. Et si ma vie n'est qu'une cause perdue je partirai libre d'y avoir au moins cru. Je me dirige vers mon appartement sans me presser. Surtout, ne pas lui montrer que tout était prémédité. Sinon, c'est sûr, il va me tuer. Au mieux. Au pire, il me torturera jusqu'à ce que mort s'en suive. Selon son humeur. Et comme, si tout se passe bien, il doit normalement être dans une rage folle en cet instant, je ne donne pas cher de ma pauvre peau s'il découvre le pot aux roses.

Je ferme la porte derrière moi, priant avec encore plus d'empressement que tout à l'heure. Je grimpe les marches qui mènent jusqu'à ma potence et je pénètre enfin dans notre salon.

-Bonjour, Holmes.

Houu… Je n'aime pas du tout ce « bonjour, Holmes »…

-Bonjour, mon ami.

-Je pense que nous devrions sérieusement parler…

-Je vous écoute.

Il est là. Face à moi, dans toute sa splendeur. Il semble fait de glace, mais je vois briller dans ses yeux un véritable feu de rage… Il a horreur que je ne le prévienne pas de mes sorties qu'elles soient diurnes ou nocturnes… D'ailleurs, c'était fait exprès, je dois le pousser à bout pour qu'il se découvre enfin lui-même. Bien que, en ce moment, je ne sois plus si sur de moi…

-Tout d'abord, pour la millième fois au moins, ayez la courtoisie de bien vouloir prévenir lorsque vous quittez cet endroit afin de m'éviter des inquiétudes qui durent parfois des heures ! Secondement, je ne sais pas ce qu'il vous arrive, mais tout à changé du tout au tout dans cette maison ! Je n'entends plus votre Stradivarius à des heures où celui-ci devrait être bien au chaud dans son étui, plus d'enquêtes mortellement dangereuses, plus d'entrées fracassantes, plus de piques insupportables, plus de méchancetés, plus de combat de boxe, plus d'abus d'alcool et de drogue, je…

-…

-HOLMES, AVEZ-VOUS PERDU L'ESPRIT ?

-Pas le moins du monde.

-Mais qu'est-ce qui vous a pris ?

-De quoi parlez-vous ?

-De quoi je… Mais du baiser dont vous venez de me faire don pardi !

-Ah. J'en avais envie depuis bien longtemps, et l'envie à fini par prendre le dessus finalement.

-L'envie ! Vous êtes complètement fou mon ami !

-Fou, certainement, mais fou de vous.

-…

-Vous ne dites rien ?

-Et que voulez-vous que je dise ? Mon meilleur ami me déclare sa flamme de but en blanc, comme ça d'un seul coup… Estimez-vous heureux que je n'aie pas fait une attaque cardiaque !

-Qui vous a dit que je vous déclarais ma flamme ?

-Vous-même !

-Je n'ai rien dit de tel.

-Vous venez à l'instant de me dire que vous étiez fou de moi !

-Ce qui ne revient pas à une réelle déclaration.

-Vous jouez avec moi, Holmes !

-Pas le moins du monde.

-Alors avouez que vous m'aimez !

-Pourquoi ferais-je une chose pareille ?

-Mais parce que c'est la vérité pure.

-Quelle vérité ?

-VOTRE AMOUR INCONDITIONNEL ENVERS MA PERSONNE, TRIPLE BUSE !

-Vous y tenez, ma parole !

-Bon sang de bonsoir, Holmes, vous commencez à m'échauffer les oreilles !

-Pourquoi donc ?

-Parce que vous refusez de me déclarer votre flamme !

-Vous le voulez réellement ?

-Bien entendu !

-Et pourquoi donc ?

-Mais parce que c'est la vérité !

-Peut-être pas…

-Bien sûr que si !

-Le désirez-vous à ce point-là ?

-Je vous ai dit que oui !

-Mais pourquoi y tenez-vous tant ?

-MAIS PARCE QUE JE SUIS MOI-MÊME FOU DE VOUS PAUVRE SOT ! A-T-ON SEULEMENT IDEE D'ETRE BOUCHE A CE POINT !

-Dans ce cas, sachez, John, que je vous aime aussi.

-…

5. Me déclarer. Ok.

Voila, voila, voila… ^^ J'espère que ça vous a plu et je prépare dors et déjà un épilogue de fin, histoire de finir en beauté. A bientôt !