Chapitre réécrit et corrigé


Chapitre 10 :

La peur est la sœur de l'imagination. – Roseline Cardinal

« Sérieusement ? C'est ça qu'ils appellent un « camp militaire » ? Je trouve que ça ressemble plutôt à un entrepôt désaffecté. » Grimaça Scott

« Tu ne diras pas ça quand un mec sortit de nul par te pointeras un Magnum 500 sur le front.

-Oh mon dieu Ethan ! Qu'est ce que je t'ai déjà dit ?

-Positivité. » Marmonna l'adolescent

« Positivité, c'est ça. Retenir le truc c'est bien, mais l'appliquer c'est encore mieux. Ok ? »

Ethan hocha la tête.

« Bon, tu es sur que c'est la bonne adresse ? On s'est peut-être trompé de route ou un truc du genre, non ?

-Non, c'est bien là. Je peux sentir la quantité de poudre de canon récemment utilisé d'ici. »

Le brun prit une grande respiration l'odeur de charbon lui explosa dans les narines, ce qui confirma automatiquement la véracité des propos d'Ethan.

« Génial…, bon, on-y va ? »

Ethan inspira fortement avant de finalement hocher la tête.

« Ouai, allons-y. »

OOO

Dans les mains du shérif se trouvait une feuille, une feuille sur laquelle était dessiné le visage d'un assassin. Le visage d'Adrian Phillips. Il ne savait même pas si ce prénom était réellement le sien probablement pas, étant donné que la base de donné n'avait trouvé aucun résultat. Tout ce qu'il avait sur cet homme n'était qu'un simple portrait robot. La vie d'une trentaine d'adolescent ne reposait que sur ce portrait brouillon d'un homme. Son poing se crispa, froissant la feuille qu'il tenait avec.

Lâchant un soupire de fatigue et de lassitude, le shérif lança la –désormais- boule de papier dans sa poubelle. N'arrivait-il jamais autre chose que des malheurs dans cette ville ?

Il sursauta quand quelqu'un frappa à sa porte, prit au dépourvut.

« Shérif, vous devez y allez maintenant. Vous allez finir par être en retard. » Parrish n'avait passé que son buste par l'entrebâillement de la porte, de façon à ne pas envahir l'entre du shérif.

Stilinski fronça les sourcils, pas sur d'exactement comprendre de quoi parlait son coéquipier.

« La conférence de presse, shérif. Vous aviez oublié ? Vous êtes supposé donner les dernières informations concernant les élèves en captivité et ceux qui ont été libérés. »

La conférence de presse, bien sur qu'il l'avait oublié. Il avait été tellement occupé à essayer de retrouver une quarantaine d'élève et à enquêter sur la provenance des camions ne cessant de luis apporter des corps, qu'il avait complètement oublié que la ville et les médias devaient aussi être mit au courant des actualités. Il souffla, déjà lassé des événements à venir. Il se leva de sa chaise avant de remercier Parrish d'un coup de tête et de se diriger vers sa voiture de fonction.

OOO

« On a du se tromper.

-Je ne pense pas.

-Je pense que si.

-L'endroit semble fidèle à la description que Deaton nous en a faite.

-Deaton ne nous a pas fait de description, Lydia. Il nous à juste donné cette adresse en espérant que nous allions le trouver.

-Il nous a aussi dit que les camps ne ressemblaient pas à ce à quoi nous nous attendions.

-Je pensais plus tomber sur une bouche d'égout secrète que sur un pensionnat pour jeune fille.

-Et pourtant, ce pensionnat est ce que nous cherchions.

-Comment est-ce que tu peux en être sur ? Questionna Isaac

-Regarde les tours. Luis répondit simplement Lydia

-Quoi ? Qu'est-ce quelles ont les tours ? le regard d'Isaac se posa sur les immenses tours entourant les quatre coins de l'école, avant de détourner ses yeux à une vitesse affolante. Oh mon dieu Lydia, les tours !

Les deux tours principales étaient à l'extrémité l'une de l'autre, ce qui n'empêcha pas à Isaac d'apercevoir deux caméras de chaque côté, pointé dans sa direction. Certaines tuiles du toit avaient été enlevées des mitraillettes étaient placées à la place des tuiles manquantes. Cette constatation envoya un frisson d'effroi dans le corps du garçon.

« Ok, tu as raison. C'est une base militaire. S'en est définitivement une. »

Lydia sourit, apparemment satisfaite d'entendre ces mots sortir de la bouche du garçon. Elle replaça calmement une mèche de cheveux derrière son oreille, avant de s'approcher de l'immense portail, et de sonner à l'interphone, sous le regard effaré d'Isaac.

OOO

« Ok, c'est flippant. Même carrément flippant.

- Qu'est-ce qui est flippant ?

-Qu'est-ce qui est flippant. Répéta Aiden avec une voix stupide, Vraiment ? Dis-moi que je ne suis pas le seul à voir cette… monstruosité.

-C'est un simple manoir, Aiden.

-Un simple manoir ? Il est rose, Kira. Rose !

-C'est bon ? Tu as fini de te plaindre ? On peut entrer maintenant ? »

Les deux amis avancèrent finalement, sous les marmonnements désapprobateurs de l'un, et les éclats de rire de l'autre.

OOO

« Avez-vous plus d'informations concernant les adolescents toujours portés disparu ?

-Malheureusement, oui.

-Cela n'est-il pas censée être une bonne nouvelle.

-Oui, évidemment. Avoir de nouveaux indices est une très bonne nouvelle pour l'avancée de l'enquête, mais ce sont la façon dont nous les recevons qui n'en est pas une.

-Pouvez-vous nous en dire plus ?

-Plusieurs indices ont été trouvés dans des situations assez (le shérif marqua un temps de pose), déconcertante. C'est pour cette raison que les douze adolescents récemment libérés sont, pour la plupart, victime de stress post-traumatique. C'est pourquoi nous vous demandons de laisser les adolescents et leur famille en toute tranquillité. Je vous pris de respecter cette demande.

-Et quand est-il des pistes ? Les indices sont-ils suffisant pour vous avoir mené sur une piste fiable ? J'ai entendu dire que plusieurs de vos agents ont été envoyés sur différents terrains ce matin.

-Je ne sais pas d'où vous viennent vos informations, mais vos dirent sont vrai. Une dizaine de personnes sont partis enquêter ce matin.

-Pourriez-vous nous éclairez sur ce que vos agents cherchent exactement?

-Je suis désolé, mais je ne crains que ce soit confidentiel. »

OOO

« Pourquoi est-ce qu'on doit toujours se trouver dans ce genre de situations ? Murmura discrètement Danny à Derek

-Et tu t'attendais à quoi au juste ? On est dans un camp militaire qui n'est même pas censée exister, c'est normal qu'ils nous accueillent avec des armes pointées sur nos têtes ! Répliqua Derek sur le même ton

-Pourquoi est-ce que l'on doit toujours se trouver dans des situations dangereuses, même lorsqu'elles ne sont pas surnaturelles ? » Souffla d'exaspération Allison

OOO

« Il y a quelqu'un ?

-Tu es malade ! Ne cris pas comme ça. »

Ethan posa sa main sur le torse de Scott, l'arrêtant sur sa lancée.

« Et puis ce n'est pas comme si quelqu'un allait surgir de derrière une poutre pour te crier que si, il est là !

-Oh mon dieu, Ethan. Pourquoi est-ce que tu dois toujours tout dramatiser ? »

Les deux adolescents continuèrent de marcher à travers les gravats du bâtiment et les murs recouverts de graffitis, avant qu'Ethan ne reprenne la parole.

« Je ne pense pas que cet entrepôt désaffecté soit ce que nous cherchions. Qui sait, Deaton s'est peut-être trompé.

-Deaton ne se trompe jamais. »

Scott fut interrompu par un déclic résonnant dans tout le bâtiment.

« C'était quoi, ça ? Demanda Ethan, la voix tremblotante

-Je ne sais pas, mais je pense que l'on va bientôt le découvriiiiiii… »

Sous les pieds des deux garçons venait de s'ouvrir une trappe dans laquelle se trouvait un immense toboggan qu'ils étaient d'ailleurs en train de dévaler à une vitesse hallucinante. Apercevant de la lumière, Scott ferma les yeux, se préparant à l'impact qui ne tarderait pas à suivre. A peine quelques secondes plus tard, les deux adolescents atterrirent brutalement sur…

« Un tapis ? Murmura Scott, désorienté

-Euh… on est où là ? »

Scott avait été tellement surpris par les récents événements qu'il n'avait même pas remarqué où lui et Ethan se trouvaient. En face des deux adolescents se trouvait d'immense écrans d'ordinateurs affichant chacun une image différente. Sur certaines d'entre elles, l'on pouvait apercevoir l'usine désaffecté et ses périmètres surveillé jusqu'à la moindre parcelle par des caméras. D'autre écrans montraient quand à eux différentes pièces tels des dortoirs, des couloirs ou encore des salles de combats certaines étaient déserte, d'autre non.

La luminosité verdâtre donnait un aspect énigmatique à la pièce, donnant une atmosphère encore plus curieuse qu'au départ. Ethan n'eu même pas le temps de prononcer un autre mot qu'une alarme stridente se déclencha, rependant une lumière rouge vive dans la petite salle des caméras. Des hommes débarquèrent d'une petite porte au dessus de laquelle se trouvait ladite lumière rougeâtre. Ethan et Scott n'eurent même pas l'occasion de riposter, la sonorité de l'alarme étant beaucoup trop puissante pour leurs oreilles surdéveloppées. Ce ne fut que quand le son strident s'arrêta, que les deux adolescents purent enfin prendre conscience de ce qui venait de se passer.

« Les mains sur votre tête ! Tout les deux ! »

Leurs mains couvrant encore leurs oreilles bourdonnantes, aucun des deux garçons n'eut le temps de réagir assez vite pour empêcher les hommes armés se tenant derrière eux de les plaquer brutalement au sol.

La cage thoracique comprimée contre le sol, et les oreilles toujours bourdonnantes, Scott souffla d'exaspération. Au moins, la seule bonne nouvelle parmi cet énorme chaos, était qu'Ethan et lui avaient finalement réussi à trouver leur camp militaire.

OOO

Il se réveilla en sursaut, tentant d'ignorer les battements frénétique de son cœur qui martelaient lourdement son crâne, ou encore la douleur lancinante dans ses poumons. Il posa sa main sur sa cage thoracique, avant d'essayer de l'autre ses yeux étrangement humide. A côté de lui, Jade dormait paisiblement. Il tenta de reprendre sa respiration, avant de s'adosser de nouveau contre le mur. Il tourna sa tête vers elle, et la regarda dormir. Il ne pensait pas l'avoir déjà vu aussi calme, aussi ignorante de tous les problèmes auxquels ils devaient tous faire face dans le monde de l'éveil. Pour le moment, plongé dans son rêve, les yeux clos, et le souffle paisible, elle était en sécurité. Evidemment, le danger planant au dessus d'eux était, lui, toujours présent, comme un énorme orage qui n'attend que le moment ou il pourra relâcher toute sa haine, et déverser ses torrents. Mais pour le moment, dans les limbes de l'inconscience, Jade était en sécurité. Du moment qu'il était à ses côtés, Stiles ne laisserait rien, ne serait-ce qu'une goutte de cet immense tempête à venir, lui frôler la peau.