QUESHUA
(part
10)
Yoh tout le monde ^^ et merci pour vos reviews ^^
Bon, je vais être a tokyo du 3 au 20 avril donc pas de mise a jour de quoi que ce soit d'ici là (et on espère qu'on aura ni missile dans la figure, ni que l'avion tombe que qu'il y aura pas non plus de tremblement de terre… je suis une grande parano…)
Bonne lecture ^^
***
La tension était palpable lorsque
Minos sortit de sa chambre.
Pour une fois, il avait bien
dormit.
Peut-être s'habituait-il aux habitudes alimentaires de
ses logeurs, ou bien était-il si fatigué qu'il avait dormit d'un
sommeil de plomb…
En tout cas, c'était un peu inquiet qu'il
montait vers le Temple du Pope.
"- Qu'est ce qui se passe ?" interrogea-t-il le Cancer.
Le visage rigide, le quatrième chevalier d'or regarda descendre l'un des leurs.
Lorsque Dohko eut disparu au tournant des escaliers, le chevalier se détendit.
"- Des…histoires de famille…"
Le juge n'insista pas.
Il connaissait bien les "histoires de famille" justement.
La dernière avait causé un clash qui n'était pas totalement résolu entre lui et Rhadamanthe.
"- Je vois…."
Les chevaliers d'or, sombres,
restèrent silencieux.
Le Juge s'excusa et redescendit.
Sa présence n'était pas tolérée.
Il comprenait.
"- Rhadamanthe…Chevalier Andromède…"
Le jeune bronze semblait bouleversé.
"- Qu'est ce qui s'est passé ?" S'enquit immédiatement l'adolescent.
Minos secoua la tête.
"- Je ne sais pas exactement, mais ca a à voir avec le chevalier d'or qui est descendu." Expliqua le Juge.
Shun soupira.
Il n'aimait pas ce qui était en
train de se passer.
Machinalement, il sourit doucement au Spectre.
"- Merci…"
Rhadamanthe se renfrogna un peu.
Il n'aimait pas que le jeune chevalier sourit à son collègue. Il n'aurait du sourire qu'a lui et…
L'anglais resta figé.
Non mais a quoi pensait-il donc ???
Était-il fou ? Enfin….
Il repoussa résolument les sentiments qui l'oppressaient.
Il comprenait mieux l'éclat du phénix à son encontre.
Il ne s'excusa même pas auprès de Shun avant de fuir littéralement sa présence. Il ne pouvait pas rester là plus longtemps. La présence d'Andromède le brulait comme un acide.
Sans compter qu'il sentait le poids de la déception du jeune bronze sur ses épaules.
Minos haussa un sourcil.
"- Qu'est ce qui se passe ?"
Shun secoua la tête, triste et résigné.
"- Je suppose que…lui aussi se lasse de passer du temps en ma compagnie." Murmura l'adolescent a mi-voix.
Après tout, c'était normal. Quel homme fait apprécierait de jouer longtemps les baby-sitters auprès d'un gosse de 14 ans lorsque même les jeunes de son âge le fuyaient? Shun ravala la boule qui enflait dans sa gorge. Ce n'était pas grave. Il avait l'habitude…
Il repoussa sa tristesse et l'enferma sèchement au fond de lui.
Lorsqu'il releva le nez, il avait retrouvé son sourire.
Il fallut bien plus longtemps pour qu'il revienne aussi dans ses yeux.
***
Une journée et une nuit s'étaient écoulées depuis la "mésentente" entre le pope et Dohko.
Sur les conseils de Shun quand il avait été mit au courant et de Shura qui veillait surtout à préserver Shion, Athéna avait finit par accepter de rester discret.
Il valait mieux que personne ne sache
exactement ce qui s'était passé.
Aussi, les gardes avaient juste
été informés que Dohko avait prit le pope a partit et que celui-ci
ne s'était pas défendu, incapable de lever la main contre son
meilleur ami.
Depuis, Dohko était consigné chez lui et attendait
qu'Athéna vienne le voir.
Avec un rien de cruauté, la jeune
femme le faisait languir.
C'était un prêté pour un rendu après
tout.
Loin de toute cette agitation, même si elle avait dérangé un peu leur lune de miel, Camus et Milo profitait des vacances supplémentaires qu'elle avait créées.
Finalement, les discutions ne reprendraient pas avant une semaine.
Camus soupira de plaisir en s'étirant.
Son lit était chaud et moelleux, son oreiller confortable, la chaleur de Milo dans son dos apaisante.
Il soupira encore.
Déesse, s'il
avait imaginé ca avant….C'était si bon…
Milo était son premier…Son seul et unique espérait-il.
Il se retourna dans les bras du Scorpion pour venir déposer un petit baiser sur le torse de son amant.
Son amant…
Il avait encore du mal à
réaliser.
Milo, chevalier d'or du scorpion et amant de Camus,
chevalier d'or du verseau…
C'était….incroyable…
"- Mon Milo…" Murmura doucement le français.
Il avait rêvé pendant des années d'avoir une relation privilégiée avec quelqu'un. Pas forcement un amant ou une maitresse. Mais quelqu'un avec qui tout partager. Milo avait comblé ce besoin en partit jusque là…
Camus s'en serait défendu bien sur. Mais il était indécrottablement fleur bleue et romantique.
Il voulait une âme sœur, rien de moins…Sans doute ses lectures avaient influencées sa vision des relations amoureuses, jusque là théoriques pour le jeune homme.
"- Mon Amour…" Murmura encore Camus avant d'embrasser encore le torse de Milo.
Réveillé mais immobile, Milo profitait avec abandon des mots doux et des caresses de son Camus.
Il avait tellement rêvé a ce jour, il l'avait tellement espéré….il en avait pleuré, le cœur cassé, lorsque Camus s'était éloigné de lui. Mais à présent…Déesse ce qu'il était heureux…Rien, pas même la brouille entre Shion et Dohko ne pouvait atténuer le bonheur simple de dormir avec son amant dans ses bras.
Lui aussi avait toutes les peines du
monde à admettre que son rêve était enfin réalité.
Camus
était sien…. Enfin… Et….malgré les difficultés qu'il avait
eut à ouvrir Camus a son amour et au désir, il y était parvenu…Il
était heureux….
"- Mon Camus…"
Le verseau posa sa joue sur le torse de son amant avant de lever les yeux sur lui.
"- Bonjour, Mon Milo."
"- Bonjour, Mon Camus…"
Les deux hommes se sourirent, parfaitement conscient de se comporter comme deux adolescent enamourés.
"- Bien dormit ?"
"- Oui, merci…Et toi ?"
"- Avec toi dans mes bras, Milo, comment ne pourrais-je pas dormir parfaitement ?"
Le scorpion se sentit rosir.
C'était un compliment que lui faisait son Camus mais un compliment qui le flattait et le réconfortait dans sa virilité. Si un homme aussi fort et puissant que Camus se sentait en confiance parce qu'il le laissait dormir dans ses bras, comment le scorpion pouvait-il ne pas se sentir le chevalier le plus fort du monde ?
Un gros soupir de contentement lui
échappa.
C'était bon, juste bon d'être là, ensemble.
***
Aioros s'était arrêté à la porte
de la salle des archives.
Il avait cherché son petit frère
pendant plusieurs heures avant qu'un garde ne l'informe de sa
présence dans les sous sol du palais du pope.
Un petit sourire aux lèvres, le Sagittaire observait son lionceau depuis près d'une demi-heure.
Les cheveux gris de poussière, sa tunique de lin couverte de restes de toiles d'araignées, de débris de nids de sourit et d'ailes de mouches mortes, le jeune homme marchait de long en large dans la pièce encombrée en lisant de vieux documents moisit.
Aiolia prenait vraiment à cœur son rôle dans les négociations qu'ils avaient entamées avec les Spectres.
Aioros soupçonnait que c'était la première fois qu'on lui donnait de véritables responsabilités sans qu'elles soient sous-tendues par un minimum de malignité. En bon petit soldat, Aiolia s'était lancé à corps perdu là-dedans, presque désespéré de prouver enfin ses compétences.
Finalement, le Sagittaire entra dans la pièce.
"- Lionceau ?"
Aioros sursauta.
Le sourcil froncé, il lui fallut un instant pour reconnaître son frère.
"- Ho ! Grand frère, je ne t'attendais pas."
Son visage concentré se détendit et un doux sourire s'épanoui sur ses lèvres.
"- Que fais-tu ici ? Je peux t'aider à quelque chose ?"
Aioros secoua la tête.
"- Je voulais juste passer l'après-midi avec toi, mais si tu es occupé…"
Il serait déçut de laisser son frère tout seul mais comprendrait. Le travail avant tout.
Aiolia lui sourit.
Il était toujours heureux de passer du temps avec son grand frère adoré.
"- Je finis juste de lire ces archives et je suis tout à toi."
Aioros dut se mordre la langue pour retenir tout commentaire.
Tout à lui hein ? Déesse, il ne fallait pas lui dire ca !
Le jeune lion reprit le dossier qu'il lisait pour le finir rapidement.
Il s'assit à la table et prit
rapidement quelques notes.
Son grand frère vint poser ses mains
sur ses épaules et regarder ce qu'il faisait.
"- C'est du grec ancien ?"
Aiolia ne leva même pas les yeux, heureux comme tout de sentir les mains de son grand frère sur lui.
"- Oui, toutes les archives sont en grec ancien. C'est plus pratique. Pas de problème pour l'évolution de la langue, que les archives aient milles ans ou soient écrites dans mille ans, nos successeurs n'auront pas plus de difficulté que moi à les lire."
"- Je ne savais pas que tu savais le lire…
Le chevalier du lion rosit un peu.
"- J'ai apprit….comme j'ai put après ta…."
Il détourna les yeux. Ce n'était jamais aisé ni agréable de parler de la mort de son grand frère, même s'il lui avait été rendus.
Aioros le serra immédiatement contre lui.
"- Hé…je suis revenu maintenant…je ne vais plus te quitter…"
Aiolia s'accrocha à lui.
Il lui avait tellement manqué son grand frère adoré…
"- Je sais…."
Le sagittaire ébouriffa les cheveux de son cadet.
"- T'ai-je jamais mentit, petit frère ?"
"- Non…Pas mentit…"
Les deux frères restèrent enlacés un long moment sans bouger.
Ils étaient bien.
Eux aussi
avaient une relation à reconstruire.
Aioros déposa un baiser sur la joue de son petit frère.
"- Allez, si tu as finit, viens donc avec moi. Je m'ennuie et j'ai hâte d'aller me changer les idées à Athènes."
Le lionceau se fit un plaisir de le
suivre même s'il aurait préféré rester dans ses bras.
C'était
mieux que tout les bras d'un grand frère.
***
D'un coté, Pandore…1m60 environ, 45 kg toute mouillée hors vêtements et bijoux
De l'autre, Ikki….1m70 a la louche qui en prévoyaient facilement 25 de plus quand il serait adulte, 70 kg sans son armure mais avec un boxer, poils sur les bras compris.
Entre les deux, une volée de marches descendantes, juste la distance qui séparait la maison de la vierge de la suivante.
Le moment, le milieu de matinée.
Avantage, Ikki. Il avait le soleil dans le dos et la jeune fille ne l'avait pas encore vue.
Sans attendre, le jeune homme se lança dans ses acrobaties dignes d'un cabri en rut pour se réfugier sur le toit du temple tout neuf de Shaka.
Il resta prudemment tapit entre le nid à peine finit d'un corbeau aux jolies plumes noires qui le fixait d'un œil mauvais sans bouger et une tuile mal posée.
Lorsque la jeune fille eut disparu, il remit la tuile canal moulée et cuite au four en place, rassura le corbeau en lui laissant les restes de son petit déjeuner puis alla pour sauter au sol.
"- Bonjour…"
Le phénix sursauta.
"- Eaque…"
"- Comment allez-vous aujourd'hui.
Un peu surpris que le spectre papote avec lui comme s'ils étaient dans un salon de thé et pas debout sur un toit de marbre, Ikki haussa un sourcil.
"- Heu…du moment que je peux éviter Pandore, très bien."
"- Je vois…"
Le spectre avait froncé les
sourcils.
Il n'aimait pas l'insistance de la jeune femme.
Il
n'aimait pas les gens qui voulaient se montrer trop cordiaux avec le
Phénix d'ailleurs.
"- Qu'est ce que vous faites là ?"
Garuda haussa un sourcil.
"- Je vous cherchais bien sur."
Le phénix s'assit sur le bord du toi, les jambes dans le vide.
Eaque s'assit près de lui. Au grand étonnement du bronze, le spectre avait les jambes fines et une peau de lait, comme Shaka.
Le jeune chevalier d'Athéna s'humidifia les lèvres de la langue.
Il avait toujours aimé les gens à la peau pale….surtout quand elle semblait aussi douce.
"- Vous vous êtes donné mission de protéger ma vertu de Pandore, ou de protéger la sienne ? Si c'est ca je vous assure qu'elle ne risque vraiment rien de ma part." Plaisanta Ikki avant de se racler la gorge, mal à l'aise sous le regard un rien prédateur du troisième Juge d'Hadès.
"- Sa vertu m'indiffère grandement. Je doute qu'il y ai encore quelque chose à garder de toute façon. Pandore est connu pour adorer passer du temps avec ses spectres…
Ikki ne pu résister a la perche tendue, même par accident.
"- Vous êtes un Spectre aussi…"
"- Je suis un Juge."
Quoi que…
Le sourire de Garuda s'était fait profondément satisfait.
"- Nous autres Juges ne frayons pas avec n'importe qui…vous devriez le savoir…"
Le regard du spectre se porta plusieurs étages plus bas où un autre Juge, blond celui là, faisait les cents pas accompagné d'un petit nuage noir qui ne quittait pas le dessus de son crane.
"- Qu'est ce qui s'est passé avec Shun ?"
"- Ne vous en mêlez pas…" Conseilla Eaque.
Ikki alla pour se lever mais le juge lui prit la main et la serra gentiment sans qu'il soit possible à Phénix de le faire lâcher.
"- Votre main est chaude." Finit par constater le jeune bronze, extrêmement mal à l'aise après être resté silencieux et immobile une bonne minute.
"- Vous aimez ?"
"- J'aime la chaleur."
"- Je visiterais votre volcan avec plaisir un jour."
Cette fois, le pauvre bronze s'empourpra follement avant de détourner les yeux.
Eaque le lâcha.
"- A plus tard." Murmura-t-il avant de disparaître en laissant Ikki confus et profondément gêné.
C'était dans ce genre de circonstances, malgré tout ce qu'il avait pu faire croire à Rhadamanthe avec ses rodomontades, qu'il se rendait compte qu'il n'avait que presque seize ans et encore toute la vie devant lui.
Troublé et un peu déçut finalement de la fuite rapide d'Eaque, il quitta le toit de la maison de la vierge pour se mettre à la recherche du maitre des lieux.
Shaka était un sage
Encore plus
dans ces matières que dans le travail de chevalier.
Il ne rechignerait pas à bavarder un peu avec lui.
***
Valentine et Sylphide étaient
inquiets pour leur chef.
Depuis la veille, ils le voyaient tourner
et virer comme un lion en cage.
Il était rare qu'il soit dans un tel
état de nerf mais les rares fois où il l'était, ce n'était jamais
bon. La dernière fois, c'était juste après sa rupture avec
Minos.
L'ambiance aux Enfers avait été électrique pendant
presque un mois après ca.
"- Je m'en occupe." Souffla Valentine à son collègue.
Ivory venait de sortir du temple des Gémeaux et l'un deux devait rester avec elle.
Valentine préférait limiter s'il le
pouvait ses contacts avec la petite fille. Il n'avait aucune envie
d'être le futur gendre de son chef et la gamine était de plus en
plus tactile avec lui.
Non qu'il eut quelque chose contre elle,
simplement…bah, il n'appréciait pas les filles plus que ca…
Presque timidement, le spectre s'approcha de son chef.
Comme il se devait, il mit un genou à terre devant lui.
"- Chef ?"
Rhadamanthe s'immobilisa dans son marathon pour creuser les roches et fixa son subordonné.
Valentine baissa la tête, mal a l'aise.
Il n'aimait pas l'intensité dans le regard de son chef…ou plutôt, il ne l'appréciait que trop.
Un lourd frisson lui remonta le long de l'échine.
"- Qu'est ce que tu veux, Valentine ?"
La voix chaude du Juge força le spectre céleste à fermer les yeux.
Il n'eut pas longtemps à attendre avant que la main de Rhadamanthe glisse sur sa joue, réveillant ses sensations que le Wyvern ne lui avait pas fait partager depuis longtemps.
Rhadamanthe s'accroupit près de lui pour l'embrasser presque doucement. Le Juge avait besoin de se changer les idées, de se débarrasser du dégout de lui-même qui l'oppressait depuis deux jours.
Son baiser se fit un peu plus violent.
Contre lui, la Harpie se soumit complètement a sa domination, comme toujours.
Jamais Valentine ne s'était opposé aux frénésies sensuelles qui ravageaient parfois son chef, il en jouissait au contraire. Et même s'il était parfaitement conscient qu'il aurait parfaitement pu…du se débattre ou le repousser, il en était incapable. Rhadamanthe était son maitre, et dans plus d'un aspect.
Le jeune spectre gémit doucement dans leur baiser.
Il tenta néanmoins de protester.
Rhadamanthe mit fin à leur baiser.
"- Quoi ?" aboya le juge
"- On…ne peut pas rester là…"
La colère qui brillait dans les yeux du juge diminua.
Son subordonné avait raison.
Il l'attrapa par le col et le souleva.
Où aller ?
Ils ne pouvaient pas prendre d'assaut un temple au hasard et il ne voulait pas rester dans la chambre qu'il occupait avec sa sœur.
Il se décida.
Sans peine, il se téléporta dans la plus petite des criques que Shun lui avait fait découvrir.
Bien sur minuscule, elle était parfaite.
Le sable bien blanc, une moitié
d'ombre, la mer qui ne montait pas...vraiment parfaite…
Et
c'était sans compter sur le gros olivier qui poussait à flanc de
coteau et projetait son ombre et ses feuilles sur le sable.
Rhadamanthe posa Valentine sur l'épaisse couche de feuilles mortes après avoir invoqué son surplis pour lui emprunter sa cape.
On pouvait avoir mauvais caractère et des hormones à écluser sans être une brute absolue non plus.
Valentine soupira de soulagement. Si son chef avait la présence d'esprit de veiller a un minimum de confort, il ne serait pas trop brutal. Pour le reste c'était à lui de le détendre. Ca faisait aussi partie de son job.
***
Shaka envoya Shun au tapis d'une simple manchette qu'il n'avait jamais imaginé voir fonctionner.
Le jeune bronze chut lourdement sur le dos avec un glapissement de douleur.
Aussitôt, la Vierge s'accroupir près de lui pour l'aider à se redresser, désolé.
"- Et bien, qu'est ce qui t'arrive ? Tu es ailleurs aujourd'hui.
Depuis l'arrivée des bronzes au Sanctuaire, Le chevalier d'or avait prit l'habitude de s'entrainer avec le jeune homme.
Patiemment, il lui apprenait à méditer au moins un minimum et comptait à terme lui apprendre toutes ses techniques. Même si Shun devait passer du stade de bronze à Pope, il ne serait pas dit que Shaka n'aurait pas fait de lui un chevalier d'or fonctionnel entre les deux. S'il y avait besoin de quelqu'un pour le remplacer avant que Shion ne prenne sa retraite, Shun serait prêt.
Le jeune bronze s'appuya sur la main offerte par le chevalier d'or le temps que la douleur dans son dos se calme.
"- Rien, je suis juste fatigué."
La vierge soupira.
Entre l'ainé
qui venait le voir parce qu'Eaque le poursuivait de ses assiduités
et Shun qui semblait le cœur fendu en deux, il commençait à
comprendre l'agacement d'Aphrodite à servir de conseiller conjugal.
Heureusement que ces deux là étaient encore jeune et que leurs trois collègues semblaient encore hermétiques aux joies de la mise en couple…ou de ses tentatives au moins.
"- Viens, relève toi lentement. Je vais te faire un thé."
Le chevalier de bronze obéit à son
ainé la tête basse.
Entre Hyoga qui ne voulait même plus lui
parler et Rhadamanthe qui lui avait bien fait comprendre qu'il en
avait assez de le baby-sitter, l'adolescent se sentait malheureux
comme les pierres.
Il suivit la Vierge a petits pas prudents jusqu'à ce que la douleur lancinante de son dos se calme un peu puis s'assit prudemment sur le canapé tout neuf.
Shaka leur servit une tasse de thé aux herbes avant de l'attirer contre lui.
Andromède se bouina contre son ainé comme un chaton maltraité.
"- Si tu me disais ce qui ne va pas ?"
Shun resta silencieux.
"- C'est Hyoga ?"
Shun se crispa.
Shaka n'était pas plus bête qu'un autre. Il avait bien vu la distance entre les deux jeunes gens alors qu'ils étaient jusque là inséparables.
"- …Entre autre."
"- Qu'est ce qu'il a fait pour te mettre en colère ?"
"- Je ne suis pas en colère !"
"- Ha non ?"
L'adolescent se tut.
Oui, bon, il était peut-être en colère. Mais il était surtout profondément blessé par son ami. Qu'il ne veuille pas de lui…"comme ca", il le comprenait. Si ce n'était pas son gout, très bien. Il n'allait certainement pas le forcer à changer pour lui. Mais il ne comprenait pas sa réaction de rejet. Ce n'était pas comme s'il allait le violer au détour d'un bois sombre ?! Ils pouvaient juste rester ami non ? Et puis, le Sanctuaire d'Athéna étant ce qu'il était, il ne fallait pas reprocher aux serviteurs d'une déesse Chtonienne d'avoir gout pour leur propre sexe !
Shaka caressait le dos de Shun de façon apaisante.
Il comprenait le tourment du jeune homme.
"- Tu en as parlé à Ikki ?"
Shun renifla. Il adorait son frère mais des fois…
"- Je ne suis pas fou. Je n'ai pas envie qu'il le crucifie contre un mur avec des cuillères en bois."
La vierge rit doucement sous l'image mentale. Le phénix était toujours surprotecteur avec son frère. S'il apprenait que Hyoga avait fait du mal au garçon, il ne réfléchirait pas au "pourquoi". Il bourrerait dans le tas sans faire de distinction jusqu'à ce que l'honneur de son petit frère soit rétablit. En tout cas de son point de vue de grand frère monomaniaque.
"- Oui, en effet, ce serait un risque. Ton frère est parfois un peu trop excité quand il s'agit de toi."
Shun grogna un peu.
"- On peu dire ca oui."
Même s'il s'était fortement calmé depuis quelques temps, Ikki restait un dragon.
Il soupira.
"- Enfin, je ne sais plus quoi faire. Hyoga ne me parle plus et me fuit comme la peste et…."
"- Et ?" Shaka voyait bien qu'il y avait autre chose. "Je suis sur qu'un autre blondinet t'a tapé dans l'œil."
Shun rosit et baissa les yeux.
Shaka ne put retenir un petit sourire en coin.
Il avait déjà ses soupçons, ne restait qu'à les étayer.
"- Hum…. Un grand blond, mignon comme tout ?"
La rougeur de Shun s'accentua.
Shaka ne pu plus résister plus longtemps.
"-Ha Shun, je suis flatté, mais j'ai Kanon, tu sais…"
Andromède releva le nez vers la vierge. Il pouffa une seconde avant de glousser puis d'éclater franchement de rire.
Hilare, incapable de retenir son fou rire, il finit par s'appuyer contre le torse de Shaka, les mains serrées autours du ventre tellement ses abdominaux lui faisaient mal.
Stoïque, Shaka continua de lui caresser le dos jusqu'à ce qu'il se calme.
Finalement, Shun parvint à reprendre son empire sur lui-même.
"- Merci…Ca m'a fait du bien."
"- Mais de rien."
Allongé sur le canapé, la tête sur les genoux du chevalier d'or, Shun sourit à celui qu'il voyait comme un second grand frère. Il leva la main pour effleurer la joue de Shaka qui ouvrit les yeux.
"- Tu devrais les ouvrir plus souvent, ils sont vraiment jolis."
Shaka ne pu retenir une légère rougeur.
"- Je croyais que je ne t'intéressais pas. Et ils sont trop doux pour mon travail."
"- C'est vrai….mais ils sont beaux quand même…"
"- Tu détourne la conversation, Bronze !"
"- C'est encore vrai."
Shaka lui tira doucement une mèche de cheveux.
"- Ce n'est pas comme ca que je vais lâcher le morceau. Alors, le dit blondinet ne porterait-il pas un genre d'armure toute noire ?"
"- Shakaaaa !!!" Protesta Shun en enfouissant son visage dans ses mains.
"- Avec des ailes dans le dos ?"
"- Mais arrête !!!!"
"- Et un mono-sourcil des plus affreux ?"
Cette fois, Shun se redressa d'un coup pour le foudroyer du regard.
"- Il n'est pas affreux ! Juste que ca rends son regard plus dur, c'est tout ! Ca lui va très bien et….Ho Déesse."
Il donna une tape sur le torse de la vierge qui riait doucement.
"- Je le savais !"
"- Mais arrête ! Tu te moques !" Finit par murmurer Shun, un peu peiné.
Shaka le reprit dans ses bras.
"- Un tout petit peu, j'admets. Mais c'est vrai qu'il a quelque chose de séduisant même s'il n'est pas du tout mon type….C'est réciproque ?"
Le jeune bronze soupira doucement.
"- Je le croyais mais… Qu'est ce qu'un adulte de 23 ans peut trouver d'intéressant dans un adolescent de 14 ?"
Shaka fit la moue. C'était en effet un problème. S'il devait se passer quelque chose entre eux, le Juge devrait attendre au moins 2 ans et encore, ce serait tout de même du détournement de mineur dans la majorité des pays civilisés.
"- Il n'aura certainement pas envie de patienter jusqu'à ce que j'ai l'âge d'acheter de l'alcool." Soupira tristement l'adolescent. "Sans compter qu'à part ma ressemblance avec son maitre, je n'ai pas grand-chose pour l'attirer."
"- Tu veux dire à part ta gentillesse, ta douceur, ta compassion…"
"- Shakaaaaa !!!"
"- Ton intelligence politique aigue, ta fourberie naturelle que tu cache sous des dehors adorables…" Continua la vierge sans se laisser démonter.
"- Je ne suis pas comme ca !"
"- Ha oui ? Qui a fait croire qu'il n'était qu'un simple bronzouille qui peinait à se maintenir au niveau de ses 4 collègues alors qu'il avait atteint le septième sens avant même d'avoir son armure ?"
Shun fit la grimace.
"- Oui…Bon…D'accord…Mais…c'est très bien que les gens me sous-estimes. Ca me facilite le travail."
"- Quand tu seras pope, ce sera une défense que tu n'auras plus."
"- Quand je serais pope, j'espère que j'aurais prit une bonne vingtaine de centimètres au moins en hauteur, au moins autant en largeur d'épaules et que je ne ressemblerais plus à une petite fille fragile."
"- Je ressemble à une fille fragile."
"- Mais toi quand tu souris on a plus envie de s'enfuir en hurlant que de t'offrir un sucre d'orge.
"- Je suis vexé." Bouda la vierge.
Shun ne pu retenir un sourire.
"- Ose me dire que c'est faux ?"
"- Je n'ai rien dit. C'est bien ça qui me vexe."
Andromède gloussa avant de se
calmer.
Ca ne résolvait toujours pas son problème.
"- Envois Ikki lui démonter la tête ?"
"- Shakaaaa ! Tu ne m'aides pas."
"- Non, mais tu n'as plus l'air au bord des larmes, c'est déjà un grand pas en avant. Maintenant, réfléchis. Qu'est ce qu'un petit Shun peut faire à un grand Rhadamanthe, en restant dans la légalité bien sur, pour s'assurer que le dit Rhadamanthe va lui courir derrière pour quatre bonnes années comme un gentil toutou tout en se la mettant derrière l'oreille ?"
"- Tu touches au nœud du problème." Soupira Shun, lugubre.
Shaka lui tapota l'épaule.
"- Et bien, je te propose quelque chose. Je m'occupe de Hyoga et en échange, tu me promets de jouer les séducteurs avec le Juge."
"- Je sais pas jouer les séducteurs."
"- Mais si, tu le fais très bien. Ne fais pas l'innocent."
Shun rougit encore une fois.
"- Ce n'était pas prémédité."
"- Mais ca marche à chaque fois. Bon, occupe-toi de ton juge, je m'occupe de Hyoga et non, tu ne sauras pas ce que je fais. Dis-toi simplement que ton second grand frère va s'occuper du vilain garçon qui t'as brisé le cœur."
Andromède ne put que sourire
tristement.
Hyoga l'avait blessé, c'était vrai. Mais son
affection pour lui ne devait pas être si forte puisqu'il s'était
très vite consolé pour s'intéresser à Rhadamanthe.
Sans
compter que pour un peu, il en viendrait presque à plaindre Hyoga.
Shaka n'était pas le genre d'homme qu'il aimerait se mettre à dos. Le jeune bronze avait bien moins peur de DeathMask que de la Vierge.
***
Athéna ne prit même pas la peine de toquer à la porte du Temple de la Balance.
Elle entra calmement malgré la colère et la déception qui l'agitaient.
Dohko l'avait servit si parfaitement pendant si longtemps…Et maintenant, sur un coup de tête, il avait faillit gâcher tout sa vie. L'ancienne, et la nouvelle.
Le viol était punit de mort au Sanctuaire.
Sans Shura pour l'arrêter….
Ho, il aurait fallut que Shion se
plaigne bien sur. Mais tout finissait toujours par se savoir au
Sanctuaire. Ne serait-ce qu'à cause des serviteurs.
C'était pour
ca que Saga les avaient bannis du Temple du Pope quand il avait prit
le pouvoir.
Elle avait du interdire aux quelques personnes qui
avaient assistés a la scène de dire quoique ce soit en leur
assurant qu'elle s'occupait personnellement de la situation et
qu'elle n'apprécierait que peu qu'on déroge a son ordre.
Pour l'instant, elle avait été
obéit.
Et elle comptait bien que Dohko fasse de même.
"- Dohko…"
"- Athéna…"
Rigide dans son armure, les yeux perdus dans le panorama qu'il voyait de sa fenêtre, le chevalier d'or était l'incarnation même de l'outrage.
"- As-tu eut le temps de réfléchir à tes actes ?"
"- MES actes ? Déesse !"
Saori secoua la tête.
"- Si Shura n'était pas intervenu tu aurais été châtré, pendu et ton nom rayé des archives ! Tu n'aurais même pas eut droit a une sépulture quelle qu'elle soit et ton corps aurait été jeté aux charognards !" Siffla la déesse en espérant faire réagir le chevalier d'or.
"- Mais…."
Livide, la Balance recula de deux pas.
"- Mais je n'ai rien fait de mal !!"
Athéna fixa son chevalier,
incrédule.
Ne se rendait-il pas compte ? Était-ce l'âge ?
"- Shion est à moi." Plaida encore Dohko. "Il est à moi depuis longtemps !" Insista le chevalier comme si c'était l'évidence du siècle.
"- Dohko…"
"- Non Déesse. Vous ne comprenez pas. Shion m'appartient. Il est à moi. Shura me l'a volé ! Je ne peux pas le tuer, j'admets. Il est à votre service et tant qu'il n'a pas de remplaçant, je ne peux pas le tuer. Mais Shion !!! Déesse ! Il faut que je le reprenne ! Je ne sais pas ce que Shura lui a fait croire mais…Athéna. Il est mien !!! Il l'est depuis avant même la précédente guerre."
Saori fit la moue.
Non seulement
elle n'était absolument pas convaincue, mais même s'ils avaient eut
une histoire, elle était finie. Shion était avec Shura à présent.
Et rien ne pourrait faire changer ca, les désirs égoïstes de Dohko
moins que tout le reste. Peut-être que s'il n'avait pas été brutal
et emporté…
"- Ce n'est pas ce que m'a raconté Shion."
La grimace de douleur de la Balance fit froncer les sourcils à la jeune femme. Il pensait honnêtement que Shion était à lui ?
***
DeathMask grommelait.
En soit, ce n'était pas original.
Un Cancer dans les CNTP était toujours en train de grommeler. C'était d'ailleurs la preuve la plus éclatante de son bon état de santé, en sus d'un poil brillant, d'un mollet ferme et d'une tendance fascinante à grignoter les poissons rouges qui passaient à sa portée.
Mais pour l'instant, il grommelait méchamment.
On avait fait du mal à son Aphrodite.
Ho, on ne l'avait pas blessé, non…Mais on avait attenté a ses roses encore une fois.
La coupable était connue mais le poisson ne voulait rien faire.
Pandore était une invitée après tout. Mais ca ne lui donnait pas la permission de détruire les rosiers de son amant.
Aussi, a genoux dans la terre meuble,
les mains piquées par les épines tendres de jeunes pieds, le Cancer
aidait son compagnon a remettre son jardin en état.
Ca irait
vite.
Dès que les bébés pieds de roses seraient tous mis en
terre, le poisson utiliserait son cosmos pour les faire grandir et
rattraper la croissance des autres plants. Mais pour l'instant, ils
devaient jouer les jardiniers.
Aphrodite aurait pour forcer les autres pieds à se bouturer mais ce n'était pas la même chose. Le poisson adorait ses roses et les voir détruites par une femelle en rut qui voulait juste un endroit romantique pour jouer les donzelles le mettait dans une rage folle.
Le cancer tassa un peu la terre autour des racines de la jeune pousse qu'il venait d'installer puis, maladroitement, lui infusa un peu de cosmos pour la faire prendre plus facilement.
Deux bras se refermèrent autour de sa poitrine puis un joli museau taché de terre se posa sur son épaule.
"- Merci…"
Les joues roses, DeathMask grommela plus fort.
Il n'avait pas vu que son amant l'observait.
"- Je ne savais pas que tu savais faire ça, mon Deathy."
"- J'ai pas fais ca pour que tu le vois." Aboya un peu le Cancer, gêné.
Aphrodite ne s'en offusqua pas.
Il connaissait son amant depuis assez longtemps pour savoir qu'il ne lui en voulait pas vraiment. Il déposa un baiser dans son cou.
"- Tu t'y es bien prit…"
Le jeune chevalier d'or effleura la gorge de l'italien du bout des lèvres pendant qu'il caressait le jeune plan des doigts pour le faire grandir.
"- Je vais faire de toi un magnifique jardinier mon amour." Ronronna le poisson en mordillant un peu l'oreille de son amant.
L'italien repoussa le poisson pour revenir l'allonger sur les feuilles de roses et les fleurs.
"- Et bien, autant les baptiser tu ne crois pas…"
"- Avec plaisir." Souffla Aphrodite, les yeux déjà enflammés de passion.
"- MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FAITES LA ?" hurla Pandore en montant dans les aigus.
Dérangé et donc de mauvaise humeur, DeathMask se redressa d'un bond.
"- Quoi, qu'est ce qu'elle veut la mégère ?"
"- QUOI ? COMMENT OSES-TU MISERABLE ?!"
"- Vous êtes chez moi." Fit remarquer Le chevalier des poissons d'une voix polaire.
"- Et alors ?" Pandore n'allait certainement pas se laisser insulter par ces deux là.
"- Et alors, ne venez pas vous plaindre ! Vous m'avez déjà détruit mes roses deux fois, vous ne le ferez plus."
"- Je fais ce que je veux !" renifla la jeune fille, méprisante. " Ce ne sont pas deux…deux…."
"- Faites attention a ce que vous allez dire." Gronda Aphrodite sans ménagement."
Il se fichait de se faire traiter de pédale ou de fiotte. Il avait l'habitude. Mais il ne supporterait qu'on insulte son compagnon. DM lui avait le même problème. Qu'on l'insulte, il s'en fichait. Mais personne ne devait lever le ton contre son petit poisson. C'était fragile les petits poissons."
"- Pourquoi, vous m'attaqueriez ?" Sourit Pandore avec une grimace un rien cruelle. "Je suis une invitée et l'envoyée d'Hadès. Faites attention a ce que vous allez dire." Insista-t-elle avec moquerie.
"- Dame Pandore !" Siffla Rhadamanthe.
Le jeune Juge était très mécontent
d'avoir été dérangé pendant ses jeux avec Valentine par les
fluctuations de cosmos des deux chevaliers et de la jeune
femme.
Pandore regarda autours d'elle.
Elle n'avait pas voulu causer une telle commotion !
Tout ce que le Sanctuaire avait de sensible au cosmos était en train de converger vers la douzième maison, Athéna comprise.
"- Qu'est ce qui se passe ?"
La jeune déesse était en colère elle aussi.
Elle avait du interrompre sa discussion avec Dohko pour venir voir se qui se passait.
La Balance était des plus difficiles à comprendre et plus encore à convaincre qu'il n'avait aucun droit sur Shion. Pour lui, le Bélier lui appartenait parce qu'il l'avait acheté, des années plus tôt. C'était tellement tordu qu'une sourde migraine lui tiraillait le cerveau.
"- Il ne se passe rien, Athéna. Juste vos chevaliers qui font preuve d'une hospitalité toute relative."
"- QUOI ?" Rugit le Cancer.
Sans Aphrodite pour le ceinturer, il aurait bondit sur Pandore pour la réduire a l'état de pulpe sanglante.
"- DEATHMASK ! Tiens-toi un peu !" Gronda Aphrodite. "Ne lui donne pas raison."
Malgré son agitation, l'italien dut se ranger aux exigences de son amant.
Il se tint tranquille mais continua à foudroyer la jeune femme du regard.
"- Aphrodite, qu'est ce qui se passe ?" Répéta Athéna, à peine plus cordiale.
"- Pandore a déjà détruit mon jardin de roses deux fois pour s'y installer pour jouer de la harpe. Je n'ai rien dit jusque là, mais tout de même ! On replantait avec Deathy tout à l'heure quand elle s'est invitée une fois de plus sans autorisation avant de nous hurler dessus. Ensuite, elle nous a menacé de faire un scandale si on ne la laissait pas faire ce qu'elle voulait."
Athéna se tourna froidement, non vers Pandore qui se préparait à répondre, mais vers les trois juges qui faisaient front commun contre l'adversité.
"- Messieurs, puisque votre...accompagnatrice n'est pas capable de respecter la propriété d'autrui, je vais vous demandé, soit de la surveiller plus étroitement, soit de la renvoyer aux Enfers. Je ne supporterais pas qu'elle dérange et détruise le Sanctuaire par ses idiosyncrasies perpétuelles.
"- QUOI ? Mais je n'ai rien fait de mal !" Explosa Pandore lorsque les trois hommes hochèrent gravement la tête.
Minos vint prendre Pandore par le bras avec une fausse douceur.
"- Veuillez m'accompagner, jeune fille… Nous avons à discuter."
Eaque attrapa la jeune femme par l'autre bras et l'entraina en même temps.
"- Et de beaucoup de choses."
Ikki soupira de soulagement.
"- Et bien j'espère qu'elle va me laisser en paix avec tout ca."
Athéna haussa un sourcil.
"- Comment ca ?"
Le phénix fit la grimace.
"- Elle n'arrête pas de me suivre depuis qu'elle est arrivée. Je crois qu'elle pense que je suis désespérément amoureux d'elle." Il leva les yeux au ciel, dégouté.
Athéna eut un sourire.
"- Ce serait politiquement pratique d'avoir un de mes chevaliers engagé romantiquement avec un Spectre."
Rhadamanthe fit un effort pour ne pas rougir et pour ne pas jeter un coup d'œil à Shun qui le fixait l'air désolé et triste.
Ikki, lui, ne pu s'en empêcher.
Le sourire de la déesse se fit plus lupin.
Elle parvint, avec tact, à ne rien demander.
Si Ikki s'intéressait à quelqu'un, elle n'allait certainement pas risquer de tout gâcher avec des questions indiscrètes.
Seiya vint donner un coup de coude tout sauf réservé à Ikki.
"- Ha ouai, tu lui a tapé dans l'œil ? T'as de la chance, elle est mignonne. Alors elle t'intéresse pas ? Ou y a quelqu'un d'autre ??? Allez, raconte, soit un pote !!! Avoue !"
Le phénix resta de glace.
Il
n'allait certainement pas expliquer a Seiya qu'il appréciait de plus
en plus ses discutions et ses entrainement avec Eaque de Garuda.
S'il devait s'en ouvrir à quelqu'un,
ce serait d'abord Shun…ou plutôt non. Son frère avait l'air assez
malheureux comme ca ces derniers temps.
Il irait plutôt bavarder
une nouvelle fois avec Shaka.
La vierge était ouverte et disponible, elle.
Avec agacement, il repoussa rudement Seiya qui continuait à le charrier sous le regard agacé d'Athéna.
Tout le monde était méchant avec lui.
***
Les deux jeunes filles, épuisées et un peu échevelées s'arrêtèrent devant le poste de garde, haletante.
Aussi fatiguée qu'elles, une dame d'une cinquantaine d'année toisait le soldat de faction qui ne cessait de lui répéter qu'il ne pouvait la laisser passer, qu'il ne voyait pas de quoi elle parlait et qu'en tout état de cause, elle devait faire demi-tour.
"- Mère, ca ne sert à rien… Rentrons…"
"- Hors de question ! Je veux voir mon fils !"
Le garde soupira une fois de plus.
"- Madame, soyez raisonnable. Il n'y a personne de ce nom ici, je vous l'assure."
"- Vous vous moquez de moi ?"
Le garde recula machinalement d'un
pas.
Cette femme avait l'habitude d'être obéit.
Tout dans
son maintient de hurlait.
"- Madame…"
"- SUFFIT ! Je veux voir un responsable !!!"
Le sergent qui avait suivit toute l'histoire depuis l'intérieur du poste de garde se gratta la tempe.
Il finit par sortir de son baraquement.
"- Bon…Donnez moi votre nom et je vais voir ce que je peux faire.
"- Mais sergent…" Essaya le garde.
Le sergent le fit taire d'un geste, il s'en occupait.
"- Venez avec moi, si vous voulez bien."
Il installa la dame et les trois jeunes gens devant une tasse de thé pendant qu'il envoyait un messager au Sanctuaire.
"- ca va être long ?"
"- Je ne pense pas. Moins d'une heure, ne vous en faites pas."
La dame renifla, agacée par le délai. Néanmoins, elle avait progressée.
Il lui avait fallut du temps pour arracher l'adresse a son mari, mais maintenant, elle était là.
Moins d'une heure plus tard, en effet, le garde messager revint accompagné d'un grand type en armure dorée.
"- Il y a un problème sergent ?"
"- Cette dame voudrait voir quelqu'un qui d'après elle serait ici, mais le nom ne me dit rien et elle insiste."
Saga se fendit d'un petit hochement de tête impeccable.
Un peu impressionnée malgré elle par le maintient et le charisme du chevalier d'or, la femme finit toutefois par se reprendre.
"- Bonsoir. Je suis Lady Alexander. Et je viens voir mon fils."
Saga fit la moue.
"- Je ne connais personne de ce nom, ma Dame. Je suis désolée."
"-Je crois que les….comme vous…" commença-t-elle comme s'il était un insecte particulièrement étrange et probablement dangereux "L'appellent "Rhadamanthe"."
Le chevalier d'or des gémeaux siffla entre ses dents.
"- Heu…oui, il est ici… Que lui voulez vous ? Les civils ne sont pas admis au Sanctuaire. C'est…une base militaire."
La mère du Juge se redressa encore, les yeux lançant des éclairs.
"- Ces jeunes filles m'ont accompagnées pour que je puise choisir laquelle des deux va l'épouser. Maintenant, je veux voir mon fils !"
Le chevalier d'or ne pu se retenir.
Il bascula la tête en arrière et éclata de rire.
Déesse ! Pauvre Juge….Voila qui était bien cruel…
