- Non, ça ne peut pas être vrai ! D'où tu tiens ça en plus ?

- Danielle et Sophie en auraient entendu parler, qui l'on répété à James, qui l'à dit George, qui m'en à parlé tout à l'heure. Et si, c'est très sérieux, déclare Ginny en se balançant sur sa chaise pour la faire tenir en équilibre.

- Ça veut dire qu'on l'aura deux fois par semaine en plus du samedi ?

Lucy abaisse les sourcils l'air dépitée.

- Pas de panique, c'est juste une rumeur. Si ça se trouve c'est juste quelque qu'un qui à lancé ça comme ça pour semer la panique, en quelque sorte, parmi les novices. Un peu genre de chose qui t'amuserais Ginny, dis-je avec une une pointe d'accusation dans la voix.

Oserait-elle ne pas me prévenir pour un coup comme ça ?

- Si seulement. J'aurais bien aimé être à l'origine de tout ça, mais tu m'attribue des honneurs qui ne me reviennent pas Eva.

Je soupire. Si seulement ça avait pu être l'un de ses blagues. Tout sauf voir Pratt six heure dans la même semaine.

- J'imagine qu'on sera fixées demain matin de toute façon.

- Chuuut Lucy, ne parle pas de malheur, rétorquais-je l'air dramatique.

- Tiens, prend un gâteau, ça te calmera les nerfs.

Elle sort de sa poche un petit paquet en plastique qu'elle me tend.

- Qu'est ce qu'on ne ferais sans tes gâteaux, lance Ginny en piochant dans le paquet. Mmmh citron, mes préférés.

Je fourre ma main moi aussi dans le sachet à la recherche du précieux sésame que je déguste avec plaisir.

Depuis la conférence j'ai arrêté tout tentative pour essayer de m'éloigner de Ginny. Je n'ai plus aucune culpabilité à passer tout mon temps libre avec elle, et Lucy se joint à nous dès qu'elle le peut. Le crois que ça lui à fait plaisir à elle aussi de la retrouver.
Sans travailler moins, elle semble plus disponible à passer du temps avec nous et profite de ces moments hors révisions pour se détendre. Elle se dévoile aussi beaucoup plus amusante qu'elle n'y paraît au premier abord, même si avec Ginny on à bien compris qu'essayer de lui faire faire quelque chose en dehors du règlement était encore trop ambitieux.

C'est plutôt l'inverse pour moi. Je ne suis pas devenue une rebelle non plus, et j'ai plutôt intérêt à ne pas me faire renvoyer de l'initiation si je ne veux pas me retrouver à la rue, mais j'ai arrêté de prendre autant de pincette avec les gens. Je refuse de me plier à la ligne de conduite des Erudits depuis le discours de passe du temps dès que je le peux avec ceux que j'apprécie, et ceux que je n'aime pas commencent à le savoir. Je prends même parfois un certain plaisir à embêter certains volontairement, j'imagine que je n'ai pas besoin de citer de noms.
C'est l'effet Ginny : elle révèle nos personnalité

Après avoir regarder sa montre, Lucy se lève.

- Il se fait tard, je vais aller me coucher, dit-elle en rassemblant ses affaires.

- Oh non, pas maintenant, gémit Ginny. J'allais te demander ce que tu comptais faire avec Finn ?

- C'est vrai ça, comment ça avance ? je renchéris, particulièrement curieuse.

- Continuez de vous faire des films toute seule si vous voulez, moi je vais dormir. Il est presque minuit, déclare-t-elle sur le pas de la porte. Bonne nuit les filles.

- Tu ne t'en tireras pas comme ça, le sommeil ne sera pas une excuse éternelle ! crie Ginny depuis sa chaise tandis qu'elle s'éloigne dans le couloir.

- Je ne t'entend plus ! lui répond Lucy sur le même ton.

Ginny se renfrogne dans sa chaise, faussement vexée.

- Si elle ne fait rien je vais finir par les enfermer tout les deux dans un placard jusqu'à ce qu'il se passe enfin quelque chose, grogne-t-elle

- Si tu fais ça, c'est toi qui va finir dans un placard tu sais.

- Mouais, pas faux. Elle en serait bien capable. En attendant, pour nous remettre de notre peine, il nous reste ça ! Dit elle en agitant avec un grand sourire le sachet de gâteaux au citron.

Il faudra que je me rappel de ne jamais laisser trop de nourriture en libre service à sa portée. Lucy à un peu trop déteint sur elle au sujet de la nourriture. On continue de se goinfrer en passant d'un sujet à l'autre jusqu'à ce que le paquet soit vide. Maintenant que Lucy est est partie, on en vient rapidement au plan que nous avons prévu pour le lendemain : prendre le contrôle des serveurs informatique pour pouvoir diriger les communications et diffuser un message de Jeanine quelque peu... détourné. Des extraits enregistrés de Jeanine, remis bout à bout sur un fond sonore musical. Notre nouvelle version fait une critique assez amusante des Érudits – enfin selon notre point de vue - voir les ridiculise même un poil.

Ginny voulait quelque chose d'une certaine ampleur, qui ne cible pas qu'un petit groupe. « Plus rigolo d'en regarder les conséquences » selon elle. Elle m'a confié que son but pendant l'initiation, puisqu'elle avait été obligée de rester ici, était de perturber la vie quotidienne le plus possible. Je ne sais toujours pas pourquoi elle se sent tellement piégé, Inlassablement, tous les matins, elle continue de disparaître pendant une heure avant le petit déjeuner. Je suis certaines que les deux sont liés mais dès que j'aborde le sujet de près ou de loin elle se ferme et change de sujet. Je n'ai jamais essayer de la suivre, elle m'en voudrait trop je pense.

En tout cas son plan à l'air de porter ses fruits, très régulièrement on entend les Erudits se plaindre de certains « incidents ». Les leaders ont bien tentés d'enquêter mais à tomber dans des impasses à chaque fois, ils n'approfondissent pas leur recherches pour quelques blagues. Tout est parfaitement orchestré par Ginny, et elle à su s'entourer des bonnes personnes, au final on est insoupçonnable. J'espère juste que ça va durer.

- Donc George s'occupera de nous couvrir, il m'a donné l'enregistrement qu'ils ont fini ce matin.

- Si Danielle sait que James à participé... je ne donne pas cher de sa peau

- Techniquement il n'a pas vraiment participer. George lui à juste demandé de composer une musique, sans donner beaucoup plus de détails. Apparemment il était tout content de pouvoir s'essayer à ça sur son ordinateur, il s'est beaucoup amusé, m'explique Ginny qui n'a pas vraiment l'air soucieuse.

- Et tu ne crois pas qu'il va nous en vouloir quand il va découvrir pour quoi on va réellement utiliser sa musique ?

- Peut-être un peu, avoue-t-elle en levant innocemment les yeux au ciel. Mais je suis sûre qu'il finira par rigoler avec les autres. Sauf si Danielle est avec lui...

On rigole en imaginant la scène. Danielle est une fille tout à fait sympathique, mais elle n'est pas Érudite pour rien. Sérieuse jusqu'au bout des lunettes.

- Bon c'est pas tout mais il faudrait peut-être aller se coucher. Si on s'endort sur les tables Pratt va nous tomber de dessus.

- Oh non, par pitié arrête de parler de lui ! La supplié-je en gémissant.

Sur le chemin du retour elle me donne des petites tapes dans le dos pour me réconforter tout en s'amusant de ma réaction.

XxxxxX

- Cette semaine marque un nouvel exploit, résonne la voix condescendante de Pratt. Personne n'est venu se plaindre de vous. J'aurais préféré qu'on vienne me voir pour me rapporter des compliments mais j'imagine que c'est déjà un progrès en soit. Et qu'il faudra que je m'en contente.

Je soupire en appuyant mes coudes sur la table. Au moins je ne me suis pas fait à nouveau remarquer pour mes exploits en cours, j'en suis plutôt fière. Par contre je n'ai toujours pas vraiment hâte d'aller au cours de soutient cet après midi.

A côté de moi Sophie griffonne discrètement quelques calcul et des schémas. En regardant du coin de l'oeil je comprend qu'elle travaille pour sa présentation – en biologie végétale. Elle à passé beaucoup de temps avec Monsieur Hal pour préparer son dossier.

Pratt continue son cours jusqu'à arriver au sujet de conversation principal chez les novices en ce moments : la présentation .

- La semaine prochaine marquera la fin de la première phase de l'initiation. Elle n'est pas encore éliminatoire mais je préfère vous prévenir qu'elle sera hautement déterminante, énonce-t-il en posant son regard sur certains novices.

Il reprend en attrapant un paquet d'enveloppe sur le bureau.

- Voici vos convocations individuelle. Elles contiennent l'heure et la salle de votre passage ainsi que le jury qui vous évaluera, énonce-t-il en déambulant dans les rangées pour distribuer les enveloppes. Vous me ferez le plaisir de les ouvrir plus tard, je ne souhaite pas avoir un concert de gémissements jusqu'à la fin de mon cours.

Tous ceux qui avaient commencés à prendre les enveloppes en main les reposèrent aussi discrètement que possible sur le coin de leur table.

- Il me reste un dernier point à aborder. Comme vous l'avez peut-être déjà entendu, votre professeur de physique, Mr Stoeger, ne sera plus en mesure d'assurer son enseignement pour des raisons...personnelles, dit-il en fronçant le nez pour réprimer une grimace. C'est donc moi qui le remplacerai dans toutes ses fonctions jusqu'à la fin de l'initiation.

Oh non ! Moi qui espérais encore que ce ne soit qu'une stupide rumeur. Ginny se retourne pour échanger un coup d'oeil désolé avec moi et je croise aussi le regard de détresse de Lucy à l'autre bout de la salle. La plupart des autres élèves ne semblent pas ravis non plus, sauf peut-être Stéphanie et son faire-valoir, qui se redressent sur leur chaises. Pratt les a déjà à la bonne, elles vont pouvoir faire les heures supplémentaire de lèche.

- Je m'attend donc à vous voir fournir un travail de qualité quand je vous verrais lundi. Mon temps est précieux et je ne m'attends pas à le passer avec une bande de tir-au-flanc qui ne sait pas reconnaître un enseignement de qualité.

- J'espère pour lui que ses chaussettes ne sont pas trop serrées, vu la taille que doivent atteindre ses chevilles maintenant, me souffle à l'oreille Sophie

Je me mords les lèvres pour éviter de rire.

- Et puisque que votre ancien professeur faisait parti du jury pour les évaluation du week-end prochain, certains d'entre vous auront le plaisir de me voir à cette occasion.

Et un coup en traître de plus, un. Je commence à douter sérieusement de leur volonté de nous voir réussir l'initiation. Je n'ai jamais eu aucune croyance en un quelconque Dieu, mais d'un coup la perspective d'une telle personne me paraît beaucoup plus attrayante si elle me permet d'éviter de l'avoir dans mon jury, et je mets à faire des prières silencieuses en croisant les doigts.

.

- Alors, qui à tiré le gros lot ? demandé-je au groupe une fois tous installés pour le déjeuner.

Ginny lève mollement sa fourchette et Lucy laisse échapper un « moi » sans enthousiasme. Mon enjouement fait un peu tache à côté.

- Dois-je en conclure qu'on peut t'accueillir dans le clan des chanceux ? m'interroge George.

- Oh que oui ! Lancé-je, heureuse, frappant dans sa main et celle de Sophie.

- Arrêtez avec votre joie. Laissez nous déprimer en paix à l'idée de notre future condamnation, nous lance Ginny avec une magnifique moue sur le visage.
George lui réplique et les deux commencent à se chamailler comme des enfants.

Avec Sophie on soupir, plus amusées qu'agacées au final. Après ça je sens quelqu'un qui s'approche de moi. Tom apparaît dans mon dos et appuie son bras sur mon épaule comme si de rien n'était pendant que je bois mon soda. La surprise de son contact me fait avaler de travers et je me met à tousser comme une tuberculeuse.

Est-ce qu'un jour j'arriverais à me comporter normalement avec lui, bon dieu !

Après avoir alerté toute la cafétéria, ma toux fini par se calmer pendant que Tom continue à me donner des petites tapes dans le dos.

Il n'y a qu'en public qu'il m'arrive des choses de ce genre avec lui. Je deviens presque incapable de contrôler ma nervosité – qui heureusement arrive à passer juste pour de la maladresse. Enfin je crois. Quand on est seul à parler, tous se passe très bien et je ne passe pas pour une dinde empotée. Je suis normale : je parle, je rigole, je fais même des remarque pertinentes pendant qu'on débat sur certains sujets. Mais en publique non, pas moyen.

- Tom arrête, tu vas nous la casser, se plaint Sophie en essayant d'éloigner ses mains de moi.

Je lui en suis reconnaissante, s'il est un peu plus loin je serais moins nerveuse. En face, Ginny et Lucy ont la mâchoire crispée à force de se retenir de rire, ou de faire des commentaires à voix basse – sans doute les deux. Elles savent très bien pourquoi je réagit comme ça. Traîtresses.

Je tente de leur lancer un regard noir pour les dissuader continuer. Absolument pas convainquant avec mon visage rouge et le reste de toux, et elles n'en sont que plus amusée.
Tom me lance un regard d'excuse, avec ses grands yeux bleus et un demi sourire, et cette fois ci j'arrive à ne rien faire de stupide. Le reste du repas se déroule aussi normalement que possible et c'est avec toujours autant d'envie que je me rend au cours de soutient de chimie

Il commence par nous rendre les test de la semaine dernière, avec un petit commentaire pour chacun lorsqu'il donne la feuille, d'une gamme allant du désapprobateur au presque encourageant.

- Tu as fait pire, dit-il quand il passe à côté de moi.

J'ai presque un sans-faute et c'est tout ce à quoi j'ai le droit ? J'enrage. À chaque cours, peut importe mes résultats ce n'est jamais assez bon. Est-ce que ça le tuerais de ne pas agir comme un connard au moins une fois ?

- Et maintenant pour la correction, qui vais-je donc appeler ?

Il parcourt la salle du regard en se passant une main dans les cheveux pour replacer quelques mèches récalcitrantes. Il tourne la tête vers ma rangée, à peine à-t-il ouvert la bouche que je choisi de le devancer et me lève en faisant grincer bruyamment ma chaise avant qu'il puisse parler. C'est toujours pour moi de toute façon.

Il semble étrangement satisfait et ne bronche pas quand j'avance pour m'emparer du feutre. À ma grande surprise, j'ai même le droit à un « et bien voilà, très bien » quand j'ai terminé.
Il doit être bipolaire, ou quelque chose dans le genre.

Comme pour chaque professeur cette semaine, il fini par en venir à notre examen pour la fin de la première phase d'initiation. Au moins cette fois ce n'est pas une énième demande de « qui à choisi un sujet dans cette matière ? ». Ils se sont tous donné le mot cette semaine pour nous le rabâcher.

C'est peut être leur technique pour être sûr qu'il n'y ai aucun moyen que l'on oublie, parce qu'une liste de tout les sujets choisi à été faites il y à deux semaine. Soit ils n'ont même pas jeter un coup d'oeil à la liste, soit ils tentent de trouver ceux qui auraient changer d'idée en cours de route. Techniquement ce n'est pas interdit, mais selon toute logique, faire 3 semaines de recherches en quelques jours, ça a de grandes chances de mal finir.

- Puisque vos cours vont s'arrêter pendant la deuxième phase de l'initiation, il n'y aura plus de cours supplémentaire pour les matières obligatoire. Autrement dit, c'est censé être la dernière fois que je vous vois ici en tant qu'élève.

La dernière fois ? Est-ce que quelqu'un aurait choisi d'exaucer un de mes vœux ?

- Cependant...

Je savais bien qu'il y avait un piège.

- Ce qui vous attend après votre examen ne sera pas de tout repos, et il sera indispensable de vous continuiez à travailler sérieusement si vous voulez avoir une chance de vous en sortir, ajoute-il très sérieusement. En aucun cas il ne faudra vous reposer sur ce vous avez appris jusqu'à présent, ce sont des bases, et elle ne seront pas suffisantes si vous visez un bon poste au sein de la faction. L'esprit d'un Erudit doit toujours être à la recherche de nouvelles connaissances, ne jamais se reposer. Aussi, si certains d'entre vous se ne sentent toujours pas au niveau, ou souhaitent progresser, il devrait être possible de continuer à faire quelques cours comme celui ci. Si certains de vous sont intéressés, vous pouvez contacter le professeur Harrison ou moi même.

Personne ne fait de remarques, que ce soit pour approuver cette idée ou pour se plaindre. Personnellement, si je pouvait avoir à ne jamais remettre un pied dans une de ses salle de classe je ne m'en porterais pas plus mal. Et je sais que Sophie ou Tom seraient prêt à m'aider à continuer de travailler pour avoir le niveau requis pour la fin de l'initiation. Clark ne semble pas se formaliser de notre silence, le mettant sans doute sur le compte de la réflexion personnelle de chacun.

Le reste de la séance n'a rien d'exceptionnel. On revient sur les travaux pratiques d'hier – où je n'ai encore une fois provoquer aucun incident – mais où je ne suis quand même pas totalement arrivé au résultat attendu : ma solution finale qui devait être violette tendait plus vers le rose, mais au moins c'était la bonne gamme de couleur, celle de Scott était orange. On fait une dernière série d'exercices avant que ce dernier cours ne touche à sa fin.

Clarke nous retient quelques minutes avant que l'on parte

- Je souhaite bonne chance à ceux que je ne reverrais pas, j'espère que vous réussirez à passer l'initiation. Je reverrais les autres pendant le présentation de vos dossier, on m'a en effet proposé de faire parti du jury d'évaluation, je compte sur vous pour être à la hauteur de nos attentes.

Oh non, je ne l'attendait pas celle là. C'est loin d'être aussi dérangeant que Pratt, mais si je tombe sur lui c'est certain qu'il fera tout pour me déstabiliser. Quand j'ai regardé ma convocation, je n'ai chercher que le nom de Pratt. Je n'ai absolument pas fait attentions aux autres noms. Je ne suis même pas sûre d'avoir envie de savoir si Clark sera présent pour m'évaluer. Je passerai le reste de la semaine à l'imaginer en train de me n'ai plus qu'a reprendre mes prières silencieuses pour tomber sur des professeur plus neutres sur leurs évaluations, ou mieux, qui ne me connaissent pas et à espérer que le destin acceptera d'être généreux avec moi.

Le cours enfin fini, j'ai l'impression d'avoir retrouver une partie de ma liberté, je n'aurais plus à faire ça toute les semaines. Au bout du couloir, je croise Tom qui vient dans ma direction.

- Dernier cours ? demande-t-il sans doute à cause de mon grand sourire

- Oui !

- Tu sais que c'est moi qui vais te forcer à réviser maintenant, pour que tu continues à ne pas faire de bêtises.

- J'y compte bien ! Maintenant que j'ai réussit à me remettre à niveau, je ne veux pas tout reperdre.

Il s'amuse de ma réaction en me promettant d'être sans pitié. Le connaissant je ne risque pas grand chose, mais j'apprécie l'attention qu'il porte au maintient de mon niveau.

- J'allais oublier, s'écrie soudain Tom. Ginny et George m'ont envoyé te chercher, ils veulent te voir. Vous avez quelques chose à faire cet après-midi apparemment.

Ginny et George avaient préférés mettre le moins de monde possible au courant, afin d'éviter que trop de personnes ne soient sanctionnées au cas où quelque chose tournerais mal. Même si j'essaye de ne pas le montrer, je suis un peu déçue qu'il ne soit venu me voir que par demande de George et Ginny.

- J'imagine que tu ne vas rien me dire de ce que vous préparez ? demande Tom quand on arrive à la passerelle qui mène au dortoir.

- Ne me demande rien et je ne te mentirais pas, je lui répond avec un clin d'oeil.

- Soyez prudent, dit-il en me retenant par la main avant que je rentre dans le dortoir.

Il me fixe de ses grands yeux azur en disant cela et j'ai du mal à ne pas m'empourprer. Il n'avait jamais eu ce genre de prévenance avant, et je ne sait pas trop comment je dois l'interpréter. Enfin si, je sais très bien comment mon cerveau l'interprète puisque je sens mes joues brûlantes et mon cœur battre plus vite, mais je ne sais pas si c'est la manière dont lui voudrait que je le perçoive.

- Te voilà enfin Eva ! Nous interromps Ginny en apparaissant à côté de nous. Merci de nous l'avoir ramené Tom, même si je suis sûre que ça ne t'as pas beaucoup déranger d'aller la chercher. Aller vient pas là toi, reprend-elle à mon intention en prenant par les épaules, on a des choses à faire.

- Salut Tom ! ai-je à peine de temps de tire pendant que Ginny me pousse dans le dortoir.

À cette heure de l'après midi il est vide, et puisqu'il qu'il est très facile de voir les entrées et les sorties, selon Ginny c'est au final un lieu très adapté pour discuter loin des oreilles curieuses. George me tend un manuel qu'il prend au hasard sur le lit de Ginny – pour justifier des révision de groupe au cas ou quelqu'un rentrerais dans le dortoir – et nous finissons de mettre au point les derniers détails pour tout à l'heure.

Une heure plus tard, avec Ginny, on se rend en douce jusqu'au bureau du professeur d'histoire des factions. Pour lancer notre message, nous avons besoin d'un ordinateur relié aux serveurs de la faction. Dans les salles informatiques lambda, les ordinateurs sont bardés de protections, pour justement éviter ce que nous comptons faire. Ginny à fini par m'avouer que c'était ce qu'elle vérifiait l'autre jour pendant le cours d'informatiqu où je l'avais remarquée. Excepté Jeanine et tous les autres responsables ou personnes importantes dans la faction, les professeurs sont les seuls à avoir les ordinateurs adéquates, et surtout relativement facile d'accès. Surtout lorsque, comme le professeur Kaplan, on à tendance à être trop confiant – ou distrait – et qu'on laisse régulièrement la porte de son bureau ouvert sans surveillance.

Pour le moment, ce n'est pas entrer dans le bureau qui pose problème – George s'occupe de retenir Mr Kaplan – mais plutôt faire le chemin sans être repérées. Nous n'avons aucune raison valable d'être dans cette partie de la faction, même en prétextant une entrevue ( ce n'est que pendant la semaine que les professeur acceptent de nous recevoir pour des questions complémentaires).

- Stop, quelqu'un arrive, murmure Ginny en m'empêchant d'avancer.

Pour tenter de se fondre dans le décor, on s'est habillées à la manière de nos professeurs : les cheveux tirés en arrière, un tailleur pantalon bleu marine pour moi, une chemise blanche et une jupe moulante bleu roi pour Ginny. Des chaussures à petits talons et l'incontournable paire de lunette pour nous deux. Même si l'on peut toujours prétendre être l'assistante de quelqu'un pour justifier notre présence, Ginny vérifie chaque intersection. Autant croiser le moins de monde possible.

Nous faisons semblant d'avoir une discussion sur notre hâte de savoir le sujet de la prochaine conférence, et l'homme passe son chemin sans même faire attention à nous.

- La voie est libre, reprend Ginny.

On continue tout droit jusqu'à arriver au dernier croisement avant le bureau de Mr Kaplan. Comme prévu la porte n'est pas vérouillée, et le bureau vide. Je reste à l'extérieur, de manière aussi discrète et naturelle que possible en feuilletant des papier, pendant que Ginny transfère notre fichier jusqu'au serveur de communication et installe un retardateur pour la diffusion du message. Cinq minutes plus tard elle est ressortie et on peut prendre le chemin du retour. Le message sera lancé automatiquement dans quinze minutes, ce qui normalement nous laisse assez de temps pour partir de là et être vu en train de faire autre chose pour avoir un alibi.

Malgré notre prudence, un groupe de cinq jeunes Erudits fini par apparaître en face de nous dans un couloir. Impossible de faire demi tour maintenant. On avance à leur rencontre avec une démarche aussi assurée que possible mais je baisse tout de même la tête au moment où on arrive à leur niveau. Ils discutent entre eux et ne semblent pas vraiment faire cas de notre présence, mais du coin de l'oeil de crois reconnaître un fille métisse qui nous encadre pour les cours d'ingénierie et l'un des garçon : Clark, mon tortionnaire de chimie.
Je ne prend pas le risque de tourner la tête pour vérifier et continue à avancer tout droit en pressant un peu le pas pour ne pas risquer qu'il me reconnaisse. Dix mètres plus loin, on change de chemin en prenant le premier tournant venu et on se dépêche de revenir dans les parties communes à tous les membres de la faction. On retourne ensuite vers le dortoir.

- Pfiou, c'était juste, dis-je en m'éventant avec ma main pour me rafraîchir de la marche forcée.

- Ça m'étonnerais qu'ils puissent nous soupçonner, on était déjà loin du bureau de Kaplan.

- J'ai reconnu l'un des garçon du groupe, Aiden Clark, informé-je Ginny.

- Tu penses qu'il t'a vu ? demande Ginny en fronçant les sourcils

- Non, même moi je ne l'ai reconnu qu'au dernier moment. Avec les lunettes et cette coiffure ça m'étonnerais qu'il ait pu faire le rapprochement.

- Tant mieux, dit-elle en changeant son tailleur pour un jean et un haut ample qui dénude une de ses épaules.

Je détache mes cheveux en vitesse et ajuste le décolleté de mon t-shirt pour ne pas trop attirer l'attention – où au moins pas pour de mauvaises raisons. Il nous reste tout juste quelques minutes pour rejoindre George dans le hall. Une fois là bas, il nous fait signe de le suivre à la mezzanine « le meilleur endroit pour admirer notre oeuvre ». On s'installe sur une table près du rebord et on attend l'instant fatidique.

Enfin les premières notes de musique résonnent dans les hauts parleurs. Tous les Erudits présent sur la mezzanine et dans le hall semblent intrigués par ce début d'annonce inhabituel. C'est au tour des premières paroles « arrangées » de Jeanine d'être diffusées, et les premiers signes de consternation apparaissent. Les sourcils se haussent, puis se froncent. Les bouches s'ourlent d'indignation, et ce qui commençait comme un murmure réprobateur se transforme en un brouhaha de contestation qui ne parvient pourtant pas à couvrir le son du message pirate.

- Pop-corn ? Nous propose George en ouvrant un sachet en plastique.


Il était tard, j'étais en trian d'écrire et cette scène est apparue dans mon esprit. Ne me demandez pas d'explications, je n'ai pas plus de détails que vous sur le fonctionnement de mon cerveau.

Ginny : Toi qui était si douce et bienveillante

Eva : Et maintenant je suis rugueuse et diabolique c'est ça ?

George : Pour ce qui est du diabolique je sais pas si je peux faire quelque chose, par contre

pour le côté rugueux j'ai de bons rasoirs si tu veux, dit-il en montrant sa joue lisse

Eva: J'apprécie ta sollicitude mais il se trouve que j'ai déjà investie là dedans à force de devoir traîner en jupe

George : Je t'ai toujours vu en pantalon

Eva : Au début j'ai dû porter des jupes !

George: Ça veut dire que tu ne te rases plus maintenant ?

Lucy : Par pitié, faites le taire!

.

01h38

la pilosité féminine est un sujet trop peu évoqué dans les fanfictions à mon goût. Je ne suis pas sûre que l'heure qu'il est m'aide vraiment dans mes réflexions