Auteur : Abby and Jes
Titre : Cœur de Loup
Couple : Draco/Ron
Genre : Romance/Drame
Rated : M
Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient, entre autres, à JKR. Certains personnages sont de nous (Jude, Jean et Charles, le petit Harry, Diana, Mihaela, Laura).
Distribution : Abby s'est glissée dans la peau de Draco, et Jes dans celle de Ron.
Statut : Finie à l'écriture. 15 chapitres
Bêta correctrice : Red Blood Apple
Résumé : Dans un monde sorcier qui se remet difficilement de la guerre et des personnes disparues, Draco vous aurait ri au nez si vous lui aviez dit qu'un jour, Ron deviendrait le centre de son monde. Mais voilà, on ne peut rien faire contre le destin et la réalité peut parfois même dépasser vos rêves les plus fous.
Périodicité de publication : Un chapitre par semaine voir plus, si nous sommes gentilles.
Note Abby : Hello les petits loups. J'espère que tout va bien par chez vous ! Merci pour vos toutes vos agréables reviews. (hi hi, je fais des ryhmes :p). Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents. Bonne lecture et à très vite \^-^/
Note Jes : Impardonnable. Le retard est entièrement ma faute, ainsi que sur les autres fics. Mille pardons ! *-* Sinon, voici la suite qui se trouve être l'avant avant dernier chapitre, vu que l'histoire en compte 13 ainsi que deux chapitres bonus. Voilà, vous êtes prévenus ^^ J'espère que cette suite vous plaira. Bonne lecture (^-^)
Merci à celia brandon massen, Westyversionfrench, Larva Heart, stefanyboh, Ether Aan' Kira, holybleu, fan-yaoi-love, Zifan
pour leur review, mise en alerte et/ou favoris.
Cœur de Loup
Chapitre 10
POV Ron
La soirée se terminait et je posai mon livre, regardant Draco qui lui, jouait avec le chien. J'eus une idée et tout en me redressant, proposai :
- Il n'est pas encore trop tard et le ciel est magnifique ce soir. Ça te dit une promenade avant ton massage ?
- Pourquoi pas, où veux-tu qu'on aille ?
- La Colline de Têtafouine, à l'extérieur de la ville. Salazar appréciera pouvoir y courir.
- Très amusant. Mais je pensais qu'on avait arrêté ces surnoms idiots quand j'avais emménagé au Terrier la première fois, souffla-t-il visiblement blessé.
- Hein ? Quoi ? Oh, fis-je soudain avant d'éclater de rire.
Je dus me tenir le ventre et Salazar commença à courir partout, tout en aboyant. Mais Draco lui, semblait blessé. Je cessai alors de rire, difficilement je devais l'avouer et dis en tentant de garder mon calme :
- Je... c'est vraiment le nom de cette colline, aucune moquerie. Je n'avais même pas pensé à cet... incident de quatrième an... année.
Je ris de nouveau, même si je me sentais mal pour lui, cela ayant dû être un horrible moment.
- Ouais...aucune moquerie, c'est marrant, ça crève pas les yeux, vu comment tu te marres.
- Ben, je n'avais pas pensé à ça, mais là, c'est... Hum, pardon mon amour.
Je me tus, mon rire s'envolant. Je ne savais pas comment me racheter et tout en allant prendre la laisse du chien et sa balle, je dis :
- Crois-moi, je n'avais aucune arrière-pensée.
J'attrapai Salazar et accrochai la laisse à son collier où nous avions indiqué nos coordonnées, ayant eu très peur la fois où il s'était enfui. Heureusement qu'on l'avait retrouvé rapidement.
Je me relevai ensuite et dis :
- Je... tu vas continuer à bouder ou tu viens avec nous ?
- Un Malfoy ne boude jamais ! Répliqua-t-il en me dépassant après qu'il ait enfilé son manteau.
- Je devrais le noter quelque part, je risque d'oublier, marmonnai-je en sortant.
- Je le noterais pour toi si tu veux, rétorqua-t-il en souriant.
- Merci mon amour, que ferais-je sans toi, dis-je ironique avant d'aller l'embrasser.
- Probablement pas grand-chose, je te l'accorde.
Je souris et lui pris la main, tout en tenant le chien de l'autre. Nous passâmes notre nouvelle palissade et commençâmes à nous diriger vers la ville.
Nous restâmes silencieux, regardant juste le ciel et profitant de cette soirée agréable.
Il caressait ma main de son pouce et moi, de temps en temps, je le bousculais, l'embrassant ensuite sur la mâchoire ou le cou, le chauffant un peu… voir beaucoup. Je n'avais pas raté ses regards mais faisais comme si, en lançant la balle de temps en temps au chien. Avec la laisse magiquement ensorcelée, il pouvait aller et venir en toute tranquillité.
- Au fait, je ne te l'ai pas dit, mais mon oncle a écrit à papa et nous invite au mariage de mon cousin. Et hum... eh bien...
Je me tus, me rendant compte que je n'aurais pas dû. Et puis de toute façon, j'étais sûr que nous n'allions pas y aller à ce mariage alors pourquoi en parler.
- Oui ? M'incita-t-il à poursuivre en plantant ses yeux dans les miens.
- Quand papa m'a dit avec qui il se mariait… et bien, j'ai passé du temps chez eux, avec eux et je me sens coupable de ne plus avoir pris de nouvelles d'eux.
- Je vois. Et, tu veux y aller ?
- Oui, j'aimerais. Mais...
Je soupirai et stoppai, me sentant mal à l'aise.
- Il se marie avec Maurine, lâchai-je.
- Et bien c'est une bonne nouvelle ! S'exclama-t-il bizarrement enthousiaste.
- Oh, ça ne te dérange pas qu'on y aille. C'est dans deux mois et j'ai vérifié, pas de pleine lune, expliquai-je.
- Non, ça ne me dérange pas. Et j'essaierai de maitriser mon loup assez pour qu'il ne lui arrache pas la tête, promis, finit-il avec un sourire carnassier avant de m'embrasser.
Je lui rendis son baiser et repris la marche puis me stoppai à nouveau.
- Tu ne me fais pas ton truc de loup à dire oui à tout ce que je propose ou dis, hein ? Je... Si tu y vois un problème, ce n'est pas grave, je déclinerai l'invitation.
- Je veux savoir où tu as vécu et... et rencontrer les gens que tu as côtoyé. Je veux tout connaitre de toi Ron et ces deux années-là, ce n'est que du flou et... tant que tu ne te colles pas à cette Maurine et que personne ne me dit un truc du genre "Tu as vu le roux là-bas, c'est trop un bon coup" en me parlant de toi, je devrais m'en sortir.
Je blanchis, ne sachant pas exactement qui serait présent au mariage et ayant tout de même eu plusieurs filles dans mon lit, voire ailleurs. Il dut remarquer mon expression embêtée car il dit :
- C'est bon bébé, fais pas cette tête. Je suis un grand garçon, je ne me mettrai pas à pleurer au milieu des invités, promis.
Je fus rassuré et repris sa main. Quand Salazar ramena sa balle, Draco la lui prit et joua avec tout le reste du trajet. Une fois arrivés à la colline, nous gravîmes un peu sa hauteur et nous assîmes au sol, enroulant la laisse à la cheville de Draco, ce dernier n'ayant pas voulu que je le fasse à la mienne.
- Parle-moi des étoiles, soufflai-je en me blottissant contre lui.
- Et bien... il y en a beaucoup et elles sont loin, rit-il en renforçant sa prise sur moi.
Puis il nous entraîna en arrière et commença à me montrer quelques constellations alors que le chien était venu s'allonger entre nous, sur nos cuisses.
Je buvais ses paroles et admirais le ciel, sentant la fraicheur de la nuit m'envelopper. Puis, regardant vers lui alors qu'il regardait les étoiles, semblant chercher quelque chose, je soufflai soudain :
- Pourquoi on n'est pas marié ?
- Parce que tu ne me l'as jamais demandé.
J'écarquillai les yeux, ne comprenant pas.
- Ce n'est pas à moi de demander, soufflai-je. Enfin, pas que je joue la fille, mais tu es... le dominant, terminai-je tout bas.
Il rit puis poussa le chien et s'allongea sur moi en me clouant gentiment au sol. Il pencha ensuite la tête sur le côté :
-"Pas que tu joues la fille" ? Tu as toujours le don pour choisir tes mots, pouffa-t-il avant de reprendre plus sérieusement. Mais, pour répondre à ta question, oui je suis le dominant mais tu es... celui qui choisit. J'y pense depuis longtemps mais... j'ai toujours eu peur que tu puisses me dire non, ne me demandes pas pourquoi, je n'en sais rien.
- Je n'aurais pas dit non, avouai-je dans un murmure, tout en me noyant dans son regard.
Je soulevai ensuite ma tête et posai mes lèvres sur les siennes, de manière aérienne et glissai vers son cou, le mordillant un peu. Je soufflai suite à ça au creux de son oreille :
- Je te l'ai dit au tout début, c'est toi qui choisis, toi qui agis. Tu es mon homme, mon compagnon, mon loup. Tu es mon tout, finis-je en prenant sa bouche d'assaut et attirant son corps encore plus contre le mien.
Il me repoussa gentiment et nous mit tous les deux debout avant de détacher la laisse du chien de sa cheville et du collier de Salazar, le laissant ainsi libre d'aller où il voulait.
- Il risque de s'enfuir, il fait nuit, on aura du mal à le trouver, dis-je en suivant des yeux notre chien.
- Je le récupérerais, contra-t-il en se laissant tomber à genoux et de sortir une boite de l'une de ses poches.
Il ouvrit ladite boite et je découvris une bague en or blanc toute simple à l'intérieur. Il m'adressa un sourire hésitant et ajouta :
- Je t'ai dit que j'y pensais depuis un moment. Alors, Ronald Weasley, veux-tu m'épouser ?
Je clignai des yeux, la bouche ouverte. Je n'avais déjà pas prémédité ma question, elle m'était venue en pensant justement au mariage de mon cousin. Mais là... je me rendais compte qu'il avait acheté une bague, qu'il la gardait sur lui et... et il venait de me demander en mariage, là, sous ce magnifique ciel étoilé.
Je ne sus quoi répondre, ou plutôt, rien ne voulut sortir de ma bouche et je me laissai tomber au sol, à genoux, le regardant... mes yeux se brouillant de larmes. Je hochai la tête plusieurs fois, tout en me raclant la gorge. Je pus alors enfin répondre :
- Oui, cent fois oui, mille fois même. Oui, je veux bien t'épouser Draco.
Il mit tant d'amour dans le baiser qu'il me donna ensuite que je sentis mes joues se mouiller, mais en me reculant je me rendis compte que lui aussi pleurait, un magnifique sourire éclairant son visage. Il prit ma main et enfila la bague à mon annulaire gauche.
- Elle est magnifique, constatai-je une fois qu'elle fut à mon doigt.
Je l'embrassai de nouveau, effaçant après cela ses larmes de mes lèvres.
- Je... je n'ai pas de bague pour toi, je t'en achèterais une demain mon amour, dis-je penaud.
- Hey, je t'ai un peu pris de court je pense bébé, alors ne t'en fais pas pour ça, hm ?!
- Okay, soufflai-je en cherchant le chien des yeux. Salazar, criai-je ensuite, ne le voyant pas.
- C'est bon, je m'en occupe, reste là, dit-il avant de renifler et de s'élancer au bas de la colline, plus rapide que je ne le serais jamais.
Il revint quelques minutes plus tard, la laisse pendante autour de son cou et le chien dans les bras.
Je fus soulagé et eus besoin de le prendre dans les miens, le serrant contre moi. Je l'embrassai et passai ensuite mon bras autour des épaules de Draco. Nous rentrâmes à la maison, moi gardant Salazar dans les bras, vu qu'il s'était assoupi.
J'imaginai soudain un enfant à la place et cela me chagrina avant que la demande de Draco ne prenne le dessus. Je me sentis léger le reste du trajet et une fois au Clapier, je posai délicatement le chien sur le fauteuil. Draco alla ranger son manteau, la laisse et le collier. Et moi, je partis en cuisine voir s'il nous restait quelque chose pour fêter ça.
Je tombai sur une bouteille de vin de la pendaison de crémaillère et revins au salon où je tombai sur la vue la plus attendrissante que je n'avais jamais vue. Draco était accroupi devant le fauteuil, ses doigts caressant de manière aérienne Salazar, le regard brillant.
Et je compris enfin, après tout ce temps.
- Toi aussi, hein...
- De quoi, moi aussi ? Demanda-t-il confus.
- Ça te manque de ne pas pouvoir avoir d'enfant, répondis-je en allant m'asseoir sur le canapé.
Je posai la bouteille sur la table ainsi que les deux verres que j'avais pris.
Il se redressa et s'assit à mes côtés :
- J'aurai bien voulu avoir un mini-toi, c'est vrai. Mais... je suppose que je me suis fait à l'idée. De toute façon, je ne pense pas que j'aurais fait un bon père, vu mes antécédents...
- Je suis sûr du contraire, tu es une bonne personne, affirmai-je en me blottissant contre lui.
- Peut-être, mais toi, tu peux t'identifier à ton père. Il est un peu bizarre parfois mais c'est un bon père. Si je m'identifie au mien... disons que cet enfant finirait vite par me détester. Mais tu me combles, tu sais, je ne pensais pas avoir un jour la moitié de ce que tu représentes et je t'ai toi, alors même si avoir un enfant pourrait être sympa, je suis déjà carrément chanceux. Mais je suis désolé de ne pas pouvoir te donner la seule chose que tu veux vraiment.
- Tu n'es en rien fautif, le rassurai-je une fois de plus. Et je n'avais jamais imaginé ou pensé pouvoir vivre quelque chose de si profond avec quelqu'un. De toute façon, j'aurais voulu un enfant rien qu'à nous. Mais... je m'y fais maintenant, bien que ça me manque. Surtout avec mes frères qui...
Je me tus soudain, ne voulant pas leur en vouloir pour les enfants qu'eux pouvaient avoir.
- Je sais, Ron. Tu sais, peut-être qu'on pourrait leur en voler un ?! Ils en ont tellement de toute façon. Mais pas un des jumeaux, ils ressemblent trop à leur père et oncle si tu veux mon avis.
Je ris, me redressant ensuite et nous servant un verre de vin. Je lui tendis le sien et portai ensuite un toast :
- A nous, la plus belle chose qui me soit jamais arrivé.
Il ancra ses yeux dans les miens et murmura :
-A nous, le plus beau miracle que ce monde ait réalisé.
Il trinqua et but, tout comme moi. Puis, nous parlâmes de tout et de rien en vidant la bouteille. Ensuite, me faisant rire, il me prit comme une mariée jusqu'en haut, avant de me mettre nu. Il s'éloigna après ça de quelques pas et commença à se dévêtir lentement, d'une manière que je qualifierais de sensuelle. Il bougea même un peu ses hanches.
Voyant ses yeux posés sur mon corps dans son plus simple appareil, je commençai à me caresser le torse. Son ronronnement langoureux me fit continuer et je me pris au jeu, parcourant mon corps de mes doigts, murmurant son prénom alors qu'il continuait de s'effeuiller doucement, couche après couche.
Quand le moment arriva où il retira son boxer, il le fit plus lentement, ancrant son regard au mien et je me plaçai à genoux, au bord du lit. Ma main alla effleurer mon érection conséquente et il grogna, montrant ses dents. Puis, une fois nu, il s'approcha et je me léchai les lèvres, désirant qu'il comprenne. Cela ne rata pas, face à son regard devenant soudain doré.
Depuis quelques mois déjà, je m'étais pris à vraiment aimer l'avoir en bouche, le faisait monter au septième ciel.
Il s'approcha de moi et se plaça juste devant moi, caressant mes cheveux. Je n'attendis pas et penchai la tête en avant, engloutissant son membre dressé. Je fis aller et venir mes lèvres tout en le tenant par la taille. Je pus l'entendre gémir mon prénom comme si c'était le seul mot qu'il pouvait prononcer et cela me motiva encore plus.
J'accélérai, jouant de ma langue et quelques minutes plus tard, il se vida en moi, me laissant le plaisir de le goûter. J'avalai tout, léchant ensuite le reste, le nettoyant. Il me poussa suite à ça et m'allongea, avant de lui-même s'occuper de moi, tout en me pénétrant de ses doigts.
Je me sentis fondre et bougeai des hanches pour en sentir plus. Il ne fut pas long à exhausser mes demandes et bientôt, il fut en moi, à nouveau dur rien que pour moi.
Il bougea tantôt lentement, tantôt rapidement, me faisant languir, gémir, supplier.
Quand vint le moment où la pression fut trop forte, il changea d'angle, plaçant mes jambes sur ses épaules, me pilonnant plus vite, plus profondément. Je criai mon plaisir, alors qu'il grognait de plus en plus comme un animal sauvage, ses yeux dorés toujours présents.
Il vint enfin m'embrasser et je me rendis compte que cela m'avait manqué. Il dévia ensuite vers mon cou et sans que je m'y attende, il me mordit intensément, me faisant geindre.
J'éjaculai sous la vague de sensation, bougeant toujours des hanches.
Il enfonça ses dents en moi presque aussi profondément que son sexe et soudain, je le sentis se tendre et se vider, alors que sa langue léchait la plaie. Il revint ensuite sur ma bouche, du sang présent sur ses lèvres que je léchai, avant de sucer sa langue. Il gémit et empoigna mes hanches, n'ayant pas cessé de bouger en moi. De nouvelles sensations arrivèrent et je me mis à trembler.
Puis, il cessa mais resta au-dessus moi, retirant malgré tout mes jambes de ses épaules. Je soufflai et respirai une grande goulée d'air avant de commencer à caresser son dos.
Il fit un son qui ressemblait fort à un ronronnement avant de murmurer :
- Bon sang c'était... bon, vraiment vraiment vraiment bon.
POV Draco (Deux mois plus tard)
Je resserrai ma prise sur la main de mon mari et observai autour de moi. Une grande tente se tenait à une cinquantaine de mètres de nous et nous nous trouvions dans une immense prairie. Quelques enfants criaient et sautaient en se courant après tandis que les adultes discutaient entre eux. Il y avait du monde, beaucoup plus de monde qu'à notre propre mariage quelques semaines plus tôt.
Le lendemain du jour où j'avais fait ma demande, Ron avait été m'acheter une bague presque identique à la sienne, mais où or blanc et or jaune se mêlaient harmonieusement. Nous étions ensuite allés directement au Terrier et avions annoncé la nouvelle à ses parents, puis à Bill, Charlie et les jumeaux afin de tous les inviter à notre mariage qu'on souhaitait organiser le plus vite possible. On ne voulait pas une grande célébration de toute façon alors on n'avait pas besoin de mois et de mois de préparation.
J'avais ensuite été retrouver mon parrain pour l'inviter lui aussi pendant que Ron était resté au Terrier avec sa mère pour choisir une date et nos costumes. Quand j'étais revenu, tout était déjà organisé. Le mariage aurait lieu deux semaines plus tard, le Ministère ayant un créneau et nos costumes avaient été commandés, il ne nous restait plus qu'à aller les faire ajuster. Ron avait également décidé d'inviter Luna Lovegood et Neuville Londubat, mais ces derniers étaient en voyage alors Luna nous avait envoyé une lettre de félicitations, comme si la nouvelle ne l'avait pas surprise le moins du monde alors que la lettre de Londubat avait des airs de beuglantes. Mais malgré sa surprise, il était resté correcte et courtois, je devais au moins lui accorder ça.
Tous les deux avaient promis de venir nous visiter dans les mois à venir et Ron en avait été ravi. Les deux semaines suivantes étaient passées à la vitesse de l'éclair et finalement, ce fut le jour J.
J'avais réveillé mon fiancé avec de douces attentions et des caresses et nous avions fait l'amour doucement avant d'aller nous préparer. Nos deux costumes étaient blancs mais avaient quelques différences. Le mien avait des reflets argentés alors que celui de Ron était légèrement couleur crème. La cérémonie au Ministère s'était extrêmement bien passée et Ron et moi avions tous deux bataillé pour retenir nos larmes alors que nous nous étions embrassés une fois les alliances échangées, en vain.
Nous nous étions ensuite tous retrouvés au Clapier pour déguster un délicieux repas préparé par Molly avec l'aide de Severus, comme quoi, tout pouvait arriver. Jude avait été magnifique dans sa petite robe violette et j'avais de suite remarqué le petit air triste affiché par mon nouveau mari.
Je savais qu'il aurait toujours ce vide en lui, mais malheureusement, lui et moi aurions à faire avec.
En fin de soirée, Ron et moi avions décidé qu'il serait préférable de nous changer avant le gâteau au chocolat, Jude et Harry ayant absolument souhaités le déguster sur nos genoux. Ron avait enfilé une chemise blanche et un pantalon de smoking noir, mais je m'étais décidé pour une tenue bien plus décontractée. J'avais mis le jean bleu foncé que Ron m'avait acheté peu de temps auparavant et qu'il adorait me voir porter, ou me retirer, au choix, ainsi que le t-shirt arborant fièrement mon amour pour lui. Nos invités, qui n'avaient encore jamais vu ce t-shirt, s'étaient moqués joyeusement malgré tout attendris et mon cher et tendre avait retrouvé le sourire.
Quand le soleil s'était levé, nous étions encore tous en train de discuter et plaisanter, sauf les enfants qui s'étaient endormis longtemps auparavant. Nous avions finalement décidé de tous rentrer nous coucher et nos trois chambres en trop nous avaient été bien utiles, ce que n'avait pas manqué pas de nous faire remarquer Bill.
Pour la première fois depuis longtemps, nous avions posé un Silencio sur la porte, ce qui nous avait fait sourire tous les deux, nous rappelant de bons souvenirs. J'avais ensuite fait l'amour à mon mari d'abord avec douceur, puis plus sauvagement et nous nous étions endormis dans les bras l'un de l'autre.
Cela faisait maintenant un mois que nous étions mari et mari, mais pour moi, c'était comme si c'était la veille. Ce jour resterait probablement le plus beau de toute ma vie.
- Draco ?! M'interpella Ron alors que je secouai la tête pour revenir à l'instant présent. Ça va ?
- Oui, je pensais juste à notre merveilleux mariage.
- Je m'en doutais, fit-il en riant. C'était bien mieux que tout ce bling bling ici.
J'acquiesçai vaguement et baissai les yeux en sentant quelque chose, ou plutôt quelqu'un, s'agripper à ma jambe. A peine regardai-je en bas que je vis Harry tendre les bras vers moi, dans l'espoir que je le prenne dans les miens. Je levai les yeux au ciel avant de lâcher la main de Ron pour attraper l'enfant. Je le portai ensuite avec l'un de mes bras, le calant sur ma hanche, de façon à pouvoir reprendre la main de Ron qui me tira doucement à sa suite vers la grande tente.
Nous n'avions pas assisté à la cérémonie au Ministère Canadien, mais il n'était pas rare que seule la famille proche y participe, les amis et le reste de la famille se retrouvant ensuite pour la fête. Nous nous assîmes sur un banc, l'un à côté de l'autre et j'assis Harry sur nous deux, une fesse sur chacune de nos cuisses. Il commença à jouer avec nos mains et nos doigts, les triturant et les mêlant, l'air extrêmement concentré. Ron déposa un baiser sur mon épaule avant de poser sa tête dessus, souriant en observant les autres enfants jouer plus loin.
Bill et Fleur nous rejoignîmes mais Harry refusa de bouger de là où il était alors nous parlâmes tranquillement tous les quatre pendant qu'il continuait de s'amuser avec nos mains. Un homme que j'identifiais comme le marié arriva soudain et salua poliment Bill et Fleur avant de presque se jeter dans les bras de mon mari. Harry grogna de se retrouver ainsi coincé et je l'imitais, même si pas pour les mêmes raisons. Ron se tourna vers moi et me présenta :
- Draco, je te présente Archibald. Archibald, voici mon mari, Draco.
- Ton...mari ? S'étonna-t-il, sans animosité cependant.
- Oui, fit-il avec un large sourire. C'est... en partie à cause de lui que j'étais venu vivre avec vous et pour lui que je suis reparti.
- Ah...je vois.
Une jolie blonde aux yeux gris vêtue d'une robe blanche arriva soudainement et s'assit aux côtés de mon mari. Je m'intimai au calme et inspirai profondément. Elle n'avait rien fait, pour l'instant, mais elle m'agaçait déjà. Elle prit Ron dans ses bras et déposa un baiser sur sa joue. Maintenant, elle avait fait quelque chose.
- Je suis si heureuse de te voir Ron.
Elle sourit et Ron sembla mal à l'aise, essayant de se reculer. Elle comprit et le lâcha.
- Maurine, je te présente mon mari, Draco. Draco, voici... Maurine.
Je lui jetai un regard et hochai la tête vaguement avant de me tourner vers Harry qui était à mes yeux bien plus intéressant qu'elle ne le serait jamais. Elle s'exclama alors :
- Ton mari ? Comment peux-tu être marié à un homme ? On a été ensemble pendant presque deux ans Ron.
- Eh bien, vu que j'étais avec lui avant d'être avec toi, disons que c'est possible. C'est mon âme-sœur, dit-il en me regardant. J'ai juste pris peur et j'ai atterri ici.
Je lui adressais le plus beau sourire dont j'étais capable, mais ça ne devait pas être très concluant parce qu'il se jeta ensuite sur ma bouche comme si nous ne nous étions pas embrassé depuis des mois. Harry se mit à rire entre nous et à taper ses mains l'une contre l'autre, apparemment aussi heureux que moi. Quand nous nous séparâmes, Archibald ajouta en regardant Harry, souriant :
- En tous cas, votre fils semble beaucoup vous aimer.
Je vis Ron blanchir et déglutir tout en regardant le petit Harry. Je décidai alors de répondre moi-même :
- C'est le fils de Bill, pas le nôtre.
Même si mon loup ne faisait que grogner parce qu'il avait osé blesser mon mari, j'avais essayé d'être le plus agréable possible, après tout, le jeune marié semblait plutôt sympathique.
- Oh, il est mignon. Désolé, j'ai cru que vous l'aviez adopté, ajouta le marié d'un air soudain mal à l'aise.
- Ce n'est pas grave, soupirai-je alors que Ron se levait et partait, après m'avoir tendu l'enfant.
Je nous excusai succinctement avant d'essayer de laisser Harry à ses parents pour rejoindre mon mari, mais ce dernier refusa et s'accrocha à moi en commençant à chouiner. Je soupirai et l'emmenai avec moi avant de suivre Ron calmement jusque dans la tente pour l'instant vide. En le voyant me tourner le dos, son corps secoué de sanglots, je compris qu'avoir Harry ici n'était vraiment pas une bonne idée et je ressortis de la tente pour le tendre au premier Weasley que je croisai. Je retournai ensuite à l'intérieur mais ne vis plus Ron. Je suivis son odeur et le retrouvai plus loin dans un renfoncement qui nous permettait d'être à peu près invisible.
Il était assis, la tête sur ses jambes relevées contre son torse. Je m'assis à ses côtés et passai mon bras autour de ses épaules avant d'enfouir mon visage dans ses cheveux. Je ne savais pas quoi dire pour le réconforter et ça me tuait.
- C'est trop dur, glapit-il. J'essaie, de toutes mes forces… mais là, c'est juste trop dur.
- Je...
J'allais lui dire que j'étais désolé mais ce n'était pas ce qu'il avait besoin d'entendre. Et je n'avais aucune idée de ce que je pouvais dire pour l'apaiser, alors je le serrai juste contre moi le plus fort possible sans le blesser et retins mes propres sanglots. Voir mon amour dans cet état était une vraie torture. Et c'était à cause de moi et de mon loup-garou.
- Je ne comprends pas ce que j'ai pu faire de si mal pour... pour...
Je me figeai et serrai les poings, refusant de pleurer. C'était à cause de moi, je devais l'aider, pas me mettre à geindre.
- Tu n'as rien fais de mal, bébé... Tu n'as rien fais de mal, jamais. Tu es... tu es parfait. Et je t'aime. Je t'aime tellement...
- Moi aussi je t'aime, je t'aime tellement, pleura-t-il en s'accrochant à moi.
Je callai sa tête contre mon épaule et me retins de ne pas le serrer trop fort. Je voulais me fondre en lui, bon sang je voulais me fondre en lui et qu'un petit être aux cheveux roux et aux yeux bleus en résulte.
- Je voudrais tellement être une femme, soupira-t-il quelques minutes plus tard.
- Je t'aime comme tu es Ron, masculin. Pour ma part, j'aimerais que les hommes aient un moyen d'avoir des enfants. J'ai demandé à Severus s'il n'y aurait pas une potion pour ça mais d'après lui, ce n'est pas si simple.
- Je sais, je me suis renseigné de mon côté en demandant à Hermione, avoua-t-il. Et j'ai pensé une fraction de seconde à lui demander de porter notre enfant, mais elle m'a appris avant que je n'ouvre la bouche qu'elle était stérile. Je... je n'aurais pas dû te cacher tout ça.
- J'aurais préféré que tu m'en parles, tu m'avais dit que c'était l'adoption ou un enfant de moi alors je pensais... mais tu pourrais, on pourrait peut-être trouver une femme pour porter ton enfant, enfin notre enfant... je ne t'en voudrais pas, Ron. Jamais je ne pourrais t'en vouloir.
Rien que d'y penser me donnait envie de vomir et de pleurer mais je devais rester fort, pour nous deux, pour lui.
- Non, je n'étais pas moi-même ce jour là, dit-il. J'avais dû garder Jude et Harry et... j'avais… Je ne veux pas élever un enfant si cela vient d'une femme que nous connaissons. Je veux que ce soit totalement inconnu. Et ça, à moins que les lois changent, c'est impossible. On doit faire avec. Et puis, on a Salazar qui est devenu grand. Et on l'aime. On s'aime. On ne devrait rien vouloir de plus.
- Mais on veut quelque chose de plus... et tu as besoin de quelque chose de plus.
Il bougea un peu et ancra son regard dans le mien, puis murmura :
- Ce que je veux là tout de suite, c'est que tu ne culpabilises pas. Promets-moi que tu... ne t'en voudras plus pour ça, promets-le moi mon amour.
- Comment veux-tu que je... Tu te souviens la scène que tu m'as faite il y a des années parce que je t'avais menti ? Je ne veux pas que ça recommence, alors il est hors de question que je te fasse une promesse que je n'arriverai jamais à tenir.
J'inspirai profondément avant de poser mes mains sur ses joues et de continuer d'une voix plus douce :
- Comment veux-tu que je ne culpabilise pas quand je te vois si triste ? Je... j'ai envie d'un enfant mais toi, tu en as besoin pour te sentir complet. Et je l'ai compris, je le comprends. Je sais que le plus simple aurait été de te quitter pour que tu refasses ta vie avec une femme qui t'aurait donné des enfants mais je n'ai jamais pu, et ne pourrais probablement jamais. Parce que je t'aime, et parce que je sais que tu m'aimes aussi. Alors, tout ce que je peux te promettre, c'est d'essayer de trouver une solution d'accord ? Un moyen, je trouverai quelque chose.
- Tu viens de dire qu'il faut que nous arrêtions de mentir, fit-il tout en se relevant. Viens, ajouta-t-il, on doit nous chercher.
Je me levai à mon tour et le suivis, abattu. Je ne voulais pas que ma promesse devienne un mensonge.
OoOoOoOoO
J'observai Ron jouer avec Salazar et Harry par la fenêtre de la cuisine, avant de soupirer et de baisser la tête.
J'agrippai l'évier et le serrai fort mais me calmai en l'entendant grincer douloureusement. Cela faisait près de trois ans maintenant que j'avais fais cette promesse à Ron, celle de lui apporter un enfant, par n'importe quel moyen.
Je gémis piteusement en sentant les larmes rouler le long de mes joues.
J'avais fait des recherches pour essayer de trouver une potion ou un sort ou quelque chose. Mais je devais me rendre à l'évidence, Ron avait finalement raison.
J'avais menti.
POV Ron
Je finis d'écrire la dernière phrase et soufflai, heureux que ma semaine soit finie. Je rangeai le désordre que j'avais mis en quelques heures et quittai ensuite le bureau, saluant mes collègues.
Je pris ensuite la direction des cheminettes, devant repasser chez mes parents afin de prendre les courses, maman les faisant à notre place.
Elle avait l'habitude de savoir quoi prendre, à quel prix, à quel vendeur.
Je fus rapidement au Terrier et me rendis dans la cuisine, où j'étais sûr de trouver maman, sauf qu'elle n'y était pas.
J'allais l'appeler mais entendis du bruit à l'étage. Je montai alors et la trouvai en train de fermer la porte de la chambre de Ginny, les yeux rougis.
- Oh maman...
Je la pris dans mes bras, la consolant. Il était vrai que j'évitai de penser à elle, ne supportant pas qu'elle soit morte si jeune. Mais je devais aussi avouer que j'avais eu plus de chagrin pour Harry. Et ça, ça me faisait de nouveau penser à être un monstre et en y réfléchissant, c'était peut-être pour ça que je n'avais pas la joie d'être père.
- Je suis désolée mon chéri, fit-elle en se reculant, séchant ses larmes et me pinçant les joues.
Elle descendit ensuite et une fois dans la cuisine, elle agit comme si je n'avais jamais vu ce que je venais de voir et ne voulant aller contre son envie, je pris place sur une chaise, prenant la tasse de thé qu'elle me tendait.
Elle revint ensuite avec un sachet de courses et s'assit à table, me demandant si ma journée s'était bien passée et si je n'avais pas oublié l'anniversaire de papa qui approchait. C'était bientôt, dans deux petites semaines et je la rassurai en disant que "non, je n'avais pas oublié". Mensonge... ça m'était complètement sortit de la tête.
Une fois ma tasse vide, je m'excusai, sachant que j'allais préparer le repas avec un peu d'avance ce soir, la pleine lune étant pour aujourd'hui.
Je sortis, le sachet contre mon torse et pris le chemin du Clapier. Avant d'arriver, je pus entendre Salazar aboyer comme un fou et bientôt, je vis sa tête dépasser de la clôture. Sa langue pendouillait et ses deux pattes avant étaient posées sur le bois blanc.
- Oui mon bébé, papa arrive, criai-je souriant.
Il sauta, tentant de passer au-dessus, mais cela était impossible et une fois que je fus devant le portail, il vint devant moi sans toutefois me sauter dessus. Il était intelligent. Il me suivit à l'intérieur et ne voyant pas Draco, je posai le paquet sur la table de la cuisine et sortis derrière. Je le vis torse nu, s'occupant de son précieux petit potager. Je le reluquai ouvertement sans qu'il ne me voit, puis dit :
- Est-ce que mon homme voudrait une limonade ?
- Avec plaisir, sourit-il.
Je lui souris et fis demi-tour, retournant en cuisine. Je me mis aussitôt à la tâche, coupant les citrons frais achetés par maman. J'en coupai un bon kilo, avant de prendre une carafe. Je préparais ensuite la limonade, ajoutant les épices que Severus nous avait conseillé de mettre et qui donnaient un bon goût.
Une fois prête, j'en servis deux verres auxquelles je jetai un sort de refroidissement, puis plaçai la carafe dans le meuble sous sortilège afin de garder les aliments au frais.
Je ressortis ensuite et Salazar vint à ma rencontre, une balle dans la gueule. Je me hâtai de donner son verre à Draco, lui volant en même temps un baiser rapide, et me mis à jour avec la boule de poil, lui lançant sa balle aussi loin que je le pouvais.
Je vidai ensuite mon verre et voyant que le soleil commençait déjà à se coucher, je dis :
- Tu devrais aller prendre un bon bain pendant que je prépare le diner mon amour.
Il me sourit et déposa un baiser sur mon front puis rentra à la maison.
Je jetai un regard à son petit jardin et en fus fier une fois de plus avant de rentrer, appelant Salazar pour qu'il rentre lui aussi.
Je me fis ensuite un devoir de préparer quelque chose de bon pour Draco. Je suivis la recette à la lettre, ne désirant pas rater le lapin à la mélasse puisque je savais que Draco aimait bien.
Quand tout fut mis à mijoter, je commençai la mousse au chocolat, en ayant trouvé une tablette dans le fond du paquet. Si maman croyait qu'elle allait pouvoir nous l'offrir, elle se trompait. Je mettais un point d'honneur à lui payer chaque course dès que je recevais ma paie. Et cette tablette n'allait pas faire exception.
Je mis ensuite la table et vis Draco descendre, pantalon lâche et t-shirt enfilé.
- Oh, tu es déjà prêt ?
Je jetai un coup d'œil à la casserole et vis que j'avais encore dix bonnes minutes avant que ça ne soit cuit et me dis que si j'allais me laver maintenant, nous aurions un petit moment rien qu'à nous avant sa transformation.
- Tu peux t'occuper du reste de la cuisson ? Demandai-je en finissant de mettre les couverts.
- Bien sûr.
Je filai à l'étage, commençant à me dévêtir en chemin et sautant ensuite dans la douche afin de ne pas perdre de temps.
Quand je fus lavé et à moitié essuyé, j'allai dans la chambre et pris mon pyjama. Je n'en mettais que les nuits de pleine lune, me sentant mal à l'aise nu, avec Draco sous forme lupine.
Quand je fus de nouveau en bas, je le vis servir les assiettes. Je pris donc place à table et l'embrassai avant de commencer à manger quand il fut installé. Salazar, lui, dévorait sa part, dans un coin de la cuisine, là où nous avions installé ses gamelles. Il en mettait bien entendu plus à côté que dans son estomac, mais il était juste trop craquant comme ça.
- Au fait, temps que j'y pense, dis-je en vidant mon verre de jus de citrouille. C'est l'anniversaire de papa dans deux semaines. J'avais complètement oublié.
- Quel piètre fils tu fais, sourit-il, taquin.
Je fis la grimace et dis :
- Et toi, quel piètre beau-fils tu fais.
- C'est différent, c'est presque mon devoir d'oublier tous ces trucs. Comme ça, tu peux être celui qui y pense.
Je ris et lui donnai un coup derrière la tête pour sa bêtise et finis ensuite de manger.
- Tu veux un dessert ?
Je demandai, voyant qu'il n'avait pas fini son assiette. Mais avant qu'il ne réponde, je dis :
- C'était si mauvais que ça ? Je n'ai pas trouvé pourtant.
Je commençai à débarrasser et le sentis me prendre dans ses bras.
- C'était très bon, merci Ron.
- Ah, je préfère ça, fis-je en sortant le récipient de mousse. Tu en veux ? Demandai-je en commençant à m'en servir.
- Oui s'il te plait, mais juste un peu, je n'ai pas très faim.
J'acquiesçai et lui en servis une petite part avant de recevoir le chien en plein dans les jambes.
Il était aussi goinfre que moi celui-là.
- Oui, tiens, voilà.
Je trempais mon doigt dans mon bol et lui en donnais un peu, sachant qu'à forte dose, le chocolat était un poison pour les chiens. Il sembla content car il partit dans le salon, allant s'installer devant la cheminée.
Nous le suivîmes et nous installâmes sur le canapé. Je me relevai quelques minutes plus tard pour allumer le gramophone et écouter un peu de musique.
Draco mangea la moitié avant de simplement se blottir contre moi.
Quand nous remarquâmes que la nuit tombait, nous descendîmes à la cave, non sans que je ne lance un sortilège d'alerte sur la porte d'entrée afin d'éviter tout accident.
Quand nous fûmes en bas, la porte verrouillée, j'allai m'installer sur le lit, notre ancien pour être exact. Après le cadeau des jumeaux avec le lit King size, nous avions décidé de descendre celui-ci.
Draco vint se blottir contre moi, restant toujours silencieux. J'en déduisis que son loup était triste. Comprenant pourquoi, je ne fis que le garder près de moi.
Voyant ensuite la lune apparaître, tout comme Draco qui se leva, je m'installai un peu mieux et le vis se dévêtir.
Il alla dans le coin, ayant toujours cette peur infondée de me blesser pendant la transformation.
Seulement, le temps sembla durer sans que rien n'arrive.
Draco sembla surprit lui aussi mais resta dans son coin. Je vérifiai par la petite fenêtre en haut du mur donnant sur le jardin arrière et vis pourtant que la lune était maintenant là, pleine, rouge et magnifique.
C'est vrai, j'en avais entendu parler au bureau. Il y avait l'alignement des planètes.
- Je ne comprends pas, soufflai-je. Ressens-tu quelque chose ?
- Je me sens... étrange. Mais pas comme si j'allais me transformer. Mon loup n'a même pas l'air d'en avoir envie...
- Oh... eh bien, allons au lit, autant rester ici cette nuit, au cas où. Ça doit être pour tout le monde. Un effet secondaire de la lune rouge certainement. On demandera à Bill demain, dis-je en retournant sur le lit.
- Je ne suis pas sûr. Et si ça arrive d'un coup et que je suis près de toi et que je te blesse, Ron. Je ferais mieux de rester là.
Je soupirai et dis ensuite, sur un ton plus dur :
- Ramène tes fesses ici, tu ne me feras pas de mal. Et même si ça arrive, je suis assez grand pour décider, non ?
Il sembla hésiter avant de soupirer et de finalement me rejoindre sur le lit.
- Je ne voulais pas te mettre en colère, souffla-t-il.
- Je sais, murmurai-je en m'allongeant.
Il en fit de même après une petite hésitation et bien vite, je sentis son sexe contre ma cuisse. N'ayant pas peur de lui, je commençai à me frotter à lui et fus rapidement sur le dos, lui entre mes jambes, m'embrassant et se frottant à moi, créant une friction entre nos érections.
Nous espérons que ce dixième chapitre vous a plu. N'hésitez pas à nous donner votre avis, nous ne mordons pas :p
Abby and Jes
