Titre : Le mariage
Genre : Romance et Famille
Rating : Tout public. (K+)
Personnages : Tous
Résumé : Que se passe-t-il lorsque toute l'équipe se retrouve invitée au mariage de Jane, la sœur de Riza ? Je vous laisse le découvrir. Rencontres, balades à cheval et préparatifs de dernière minute au programme !
Disclamer : Fma ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Notes : Et voilà ! Le suivant est en cours d'écriture ! ^^
Chapitre 10
Riza était en train de mettre la table à l'intérieur pour le repas du soir quand l'équipe entra. Ils étaient tous chez les Havoc pour aider et venaient juste d'arriver. Riza se prit à les envier. Sa mère n'avait pas arrêté de lui demander plein de choses : descendre un truc du grenier, en fait non, le remonter, déplacer la table, mettre des lanternes dehors. En réalité, sa mère stressait tout simplement. Son père avait eu la sublime idée de s'éclipser. Ses frères et sœurs étaient chez les Havoc, il ne restait plus qu'elle.
En les voyant rentrer, elle se laissa tomber sur une chaise épuisée. Jane lui fit un petit sourire désolé. Louise les rejoignit à cet instant et Riza eut l'envie, mais pas la force, de leur dire de fuir pendant qu'il était encore temps.
"Ah Riza, je me disais, pour la table, le crème et oranger, ce n'est pas..."
Riza soupira et heureusement pour elle, Jane intervint brusquement.
"Maman, ce sont mes couleurs préférées", rétorqua-t-elle.
Louise sursauta et remarqua leur présence. Néanmoins, elle n'abandonna pas son idée.
"Tu es sûre que ça fera bien ? J'ai un doute, Riza, tu veux bien...
- Maman ! gronda Jane. Riza est épuisée. Elle a travaillé toute la semaine."
Louise sembla se calmer un peu et prit un petit air triste.
"Tout se passera bien Maman", assura Riza en se redressant.
Sa mère soupira de dépit et tourna un regard vers Jane puis Riza. Puis, alors que les filles pensaient être tranquilles, elle sembla réaliser quelque chose.
"Non, jeune fille, comment peux-tu être demoiselle d'honneur sans cavalier ?! lança Louise, ayant trouvé un nouveau cheval de bataille.
Alors, Jane sentit la tension monter sur sa gauche. Riza se leva d'un coup et inspira profondément.
"Bien, maman, je t'aime beaucoup, mais là, c'est trop pour moi. Débouille toi !"
Et elle sortit avec un air furax que ses collègues connaissait bien.
"Tiens, ça faisait longtemps, marmonna Havoc. Vous devriez la suivre Colonel."
Il avait parlé tellement bas que Roy fut le seul à l'entendre.
"Je ne suis pas suicidaire, rétorqua-t-il.
- Non, mais vous êtes le seul à pouvoir réparer ce petit problème", sourit-il, lui adressant un clin d'œil.
Roy soupira pour la forme et la suivit aussitôt. Jane le vit faire et croisa le regard de sa mère.
"Problème résolu, déclara-t-elle avec force. Au suivant !"
Louise eut un petit sourire et l'entretient au sujet des lanternes installées dehors.
Non loin de là, Riza broyait du noir. Elle était à bout et se sentait très lasse soudainement. Assise au sommet d'une colline, dos aux montagnes, elle surplombait le village. Les yeux rivés sur l'océan, le vent marin lui parvint et elle respira cet air qui lui avait tant manqué.
Des bruits de pas lui parvinrent et elle vit une silhouette s'avançait à sa droite. Elle reconnut aussitôt son Colonel et son coeur s'accéléra.
"Riza, appela-t-il avec douceur. Vous êtes là ?"
Elle comprit à son ton que c'était une affirmation plus qu'une question. En fait, il attendait son accord pour la rejoindre.
"Ici, Colonel."
Sans un mot, il s'installa à ses côtés. Elle eut l'impression que les rôles étaient inversés. Normalement, c'était elle qui le suivait et qui s'inquiétait de la gêne occasionnée par sa présence.
Ils observèrent le soleil se coucher sur la mer et les premières étoiles monter dans le ciel.
"Riza ?" murmura-t-il après un moment.
Elle tourna son regard mordoré vers lui et il lui sourit. Elle était vraiment magnifique. Le tête appuyée sur ses genoux remontés contre sa poitrine, ses bras encerclant ses jambes, ses grands yeux interrogateurs et ses joues rougies. Oui, elle était sublime. Il crut mourir en la voyant répondre à son sourire.
"Eh bien Colonel, je croyais que vous aviez quelque chose à me dire", souffla-t-elle avec un petit air mutin.
Il se reprit et se força à adopter une expression neutre. Il devait sourire comme un idiot, c'était sûr.
"Je peux être votre cavalier pour le mariage de votre sœur."
Il avait dit ça sans trop y réfléchir et la regardait à présent avec tendresse. Elle eut envie de lui dire oui tout de suite, mais se retint. Il faisait ça parce qu'on lui avait demandé ? Pourquoi ne lui avait-pas proposé plus tôt ?
Elle sentit une main se poser sur la sienne.
"J'aimerais beaucoup que vous acceptiez Riza et je vous demande ça de manière totalement égoïste, vous me connaissez", sourit-il en passant son autre main dans ses cheveux.
Il était embarrassé. Avait-il peur qu'elle refuse ? Comment pouvait-il penser ne serait-ce que deux secondes qu'elle puisse dire non ?
"Bien, j'accepte, murmura-t-elle tout colère envolée. Mais alors, il va falloir vous trouver une autre tenue que votre uniforme militaire. Vous faites la même taille que William, allons lui demander."
Sur ces mots, elle se leva et gardant sa main dans la sienne, dévala la colline. À ce moment-là, Roy était le plus heureux des hommes.
Il avait osé et elle ne l'avait pas repoussé. Alors, il se promit de lui dire. Oui, il lui dirait.
William ouvrit son armoire et sortit quelques vêtements.
Roy se tenait en retrait, le regard rivé vers l'extérieur, les mains dans le dos. William sentit alors son attitude de Colonel. C'était un homme charismatique, qui avait l'habitude de commander et même ici, presque en vacances, son comportement laissait transparaître le militaire qu'il était. Pourtant de ce qu'il savait et ce qu'il avait vu, le Colonel n'était pas souvent sérieux. D'ailleurs, quand Riza lui parlait de lui, il n'avait pas l'impression qu'il était son supérieur.
Cependant, ici dans sa chambre, il se rendait compte que Mustang était aussi un homme réfléchi, qui savait gérer une situation de crise et là visiblement, il était en plein réflexion. Sa posture et l'atmosphère qui emplissait la pièce parlaient pour lui. Sa chère petite sœur lui avait caché ce côté. William s'en rendit compte à présent, mais dès qu'il était arrivé, tous ne pouvaient s'empêcher de lui témoigner un profond respect. C'était instinctif. Mustang ne devait même pas réaliser, Riza non plus d'ailleurs.
On frappa à la porte.
"Oui", fit Roy d'une voix forte.
Il savait très bien que c'était Riza qui arrivait. C'est en croisant le regard de William qu'il se souvint qu'il était dans sa chambre.
"Excusez moi, sourit-il en retrouvant une allure plus détendue. Ce doit être la force de l'habitude."
L'atmosphère se fit tout de suite plus douce et Riza le sentit puisqu'elle entra en souriant.
"Alors ?"
Elle lança un regard à son frère. Ce-dernier les dévisagea tous les deux et se concentra sur sa tâche. Finalement, ils optèrent pour un costume basique noir. La chemise était crème, mais c'était la seule touche rappelant le thème du mariage. De toute façon, ils ne pouvaient pas faire grand chose de plus. William lui prêta des chaussures et Roy partit se changer.
"Riza ? appela son frère une fois seuls.
- Oui, fit-elle en se tournant vers lui.
- Euh, non rien", sourit-il, réalisant son geste.
Elle le regarda bizarrement.
"Le Colonel est un homme bien", déclara-t-il après un moment.
Riza éclata alors de rire.
"Bien sûr, sinon je ne serais plus dans l'armée.
- Alors c'est pour lui que tu restes ?
- Oui, je...
- Pourtant, vous avez atteint votre but. Riza, tu veux passer toute ta vie dans l'armée ?"
Elle perdit son sourire et se tourna vers lui. Il était tellement sérieux tout à coup. Elle prit le parti de lui répondre et le regarda avec un sérieux désarmant.
"Le plus gros est passé et la vie reprend son cours. La paix s'installe c'est vrai, on pourrait s'arrêter là. Cependant, si Roy décide qu'il peut continuer de changer les choses en devenant Généralissime, je serai toujours derrière lui."
William la regarda, perdu devant cette Riza si grave qu'il ne connaissait que peu.
"Merci Lieutenant", fit alors la voix chaude et grave de Mustang.
Riza effectua un salut militaire et un geste de son supérieur suffit à lui enlever.
"Sauf votre respect Colonel, ce costume vous va à ravir", déclara alors Riza, les joues rougies.
Elle ne pensait pas qu'il entendrait sa conversation. Surtout qu'elle l'avait appelé Roy. Cependant, il ne revint pas dessus, mais son air lumineux parlait pour lui. Roy était heureux. Heureux parce qu'il avait eu peur un moment qu'elle ne le quitte. Après tout, c'était vrai. Tout allait pour le mieux, mais toute l'équipe était restée. Ils étaient tous là.
Il perçut son reflet dans la fenêtre. En effet, ce costume lui allait bien.
"Puis-je vous l'emprunter ?" interrogea-t-il, se tournant vers William.
Ce dernier eut un moment de flottement. De quoi parlait-il ? Il avait l'impression de louper une partie de la conversation. Comment faisait les autres pour ne pas se sentir de trop face à ces deux-là ? Enfin, il répondit par l'affirmative, comprenant qu'il devait s'agir du costume. Roy le remercia et fila se changer. Riza en profita pour sortir et William se retrouva seul dans sa chambre, en pleine réflexion.
Il descendit et croisa Jane.
"Eh bien, on dirait que tu as eu la révélation du siècle", se moqua-t-elle gentiment.
Elle posa la panier de linge qu'elle portait sur une console et l'observa.
"Rien, je... oui, je viens de comprendre que... enfin, ce n'est rien. Je dois être un peu aveugle", ironisa le blond en soupirant.
Inquiète, Jane le rejoignit et posa une main sur son épaule. Il s'appuya contre elle doucement.
"Est-ce que tu crois qu'elle est heureuse, Jane ? murmura-t-il alors qu'elle lui caressait les cheveux.
- Je ne sais pas, Will. Je ne sais pas."
Et c'était vrai, elle n'en savait rien.
Et voilà, déjà la fin du chapitre 10. J'espère que vous avez apprécié. Que pensez-vous de la prise de conscience de Will ? Ce rapprochement (enfin !) entre Riza et Roy ?
Dans le prochain chapitre : une balade à cheval sur la plage (mon cliché favori) ! L'arrivée de la petite amie d'Havoc et l'équipe devra reprendre du service. Eh oui, ils ne sont pas en vacances malgré tout. Tchousss les ptits loups !
