Bonjour/Bonsoir à tous.

Je ne sais pas si je suis en retard ou pas, mais voici le chapitre 10. Je préviens qu'il n'est pas concentrer sur le Drarry, mais le prochain le sera ( Un Lemon?) haha. j'espere qu'il plaira tout de même.

j'ai oublier de mentionner quelque chose dans la publication précédente, donc j'en profite. je voulais remercier mes deux bêtas, car oui maintenant j'en ai deux :) Merci à Chaïma et à Laura pour leur superbe correction, merci beaucoup !

Un grand merci aussi aux lecteurs pour vos reviews ! C'est une grande motivation, je ne sais pas si j'ai bien répondu, dons dans le doute, désolé.

Pour les reviews anonymes, merci ! je ne peut y répondre maintenant, mais merci à vous.

Bonne Lecture.


My soul is a pigsty.

Je n'ai jamais cru que le diable était réel.

Mais dieu ne pouvait pas créer quelqu'un d'aussi immonde que toi.

Chapitre 10

Les premiers rayons du soleil commençaient à éclairer Londres qui en ce dimanche matin était calme. Néanmoins, quelques courageux arpentaient déjà les grandes rues, promenant leurs chiens, allant chercher les premiers croissants chez les commerçants ouverts ou se promenant tout simplement. A quelque pas du centre ville prés de la Tamise, la demeure des Malik était silencieuse. Mme et Mr Malik dormaient paisiblement dans leurs grand lit recouvert de soie profitant de leur dimanche. Ni l'un ni l'autre ne furent perturbés par les étranges bruits venant de la chambre voisine. Pourtant ils auraient du. Dans la chambre d'à côté, Liam Payne, cousin de Zayn Malik, était encore une fois victime d'une crise respiratoire. En somme, ces crises n'étaient pas dur à maitriser. Quand il était éveillé, certes. Le problème était que ses crises survenaient également lors de son sommeil, et dans ces moments-là, personne ne pouvait intervenir, mise à part si quelqu'un était également éveillé. Dans ces cas- là, il n'y avait qu'une solution : attendre que Liam se réveille –s'il y arrivait- et ait la force d'appeler à l'aide.

Le paysage défilait devant ses yeux, le vent s'abattait sur son visage faisant apparaître quelques larmes sur ses joues. Il ne maitrisait plus son corps, il ne maitrisait plus ses jambes… Il courait. Il courait à s'en déchirer les muscles. Il ressentait pleinement toute douleur. Celle de ses pieds, ses mollets, ses cuisses… Il avait l'impression que son corps allait brûler s'il ne ralentissait pas. Mais ce n'était pas le pire. Une douleur, beaucoup plus aiguë, plus prononcée lui tiraillait les poumons. C'était comme si une aiguille transperçait sa peau pour aller se planter dans ses organes. Sa respiration était saccadée, et il avait de plus en plus de mal à inspirer l'air. Il avait l'impression que quelque chose à l'intérieur de lui bloquait son fonctionnement respiratoire, et bientôt il savait qu'il ne pourrait plus respirer. Il devait arrêter cette course. Il devait arrêter de courir. Il ne put empêcher une quinte de toux. L'air commençait à manquer, il suffoqua et inconsciemment il porta sa main à son cœur. Il devait s'arrêter… Il devait s'arrêter… Il devait…Il…

Liam ouvrit brusquement les yeux. De l'air, il manquait d'air, il inspira fortement mais en vain. Le jeune homme pris de panique essaya de se lever mais ses jambes étaient engourdies. Des larmes commencèrent à perler au coin de ses yeux. Son cœur se serrait dans sa poitrine. Ses poumons s'enflammèrent et il commença à suffoquer. Soudain, Liam fixa le mur qui était collé à son lit. S'il frappait assez fort… Il joignit l'acte à la pensée et abattit son poing contre le mur. Il recommença encore…encore…encore… Son poing retomba lourdement sur le lit. On pouvait gérer ce genre de crise seul, mais Liam n'y arrivait pas. Il cédait à la panique au moindre problème, et au fond il en avait un peu honte. D'un coup, sa porte s'ouvrit sur Zayn, son cousin réveillé en panique par les coups dans le mur. Vêtu d'un simple caleçon, Zayn s'avança rapidement vers son cousin. Il vint s'asseoir en face de lui et prit son visage entre ses mains. Liam avait toujours la respiration haletante et s'était laissé aller à une panique trop grande.

- Liam, regarde-moi ! Le rassura-t-il d'une voix ferme. Écoute-moi ! Calme-toi…

Le Serdaigle le regardait d'un air apeuré, son corps pris de spasmes, et cette vision avait toujours déchiré le Serpentard. Il détestait le voir comme ça, il détestait s'inquiéter autant…

Liam ferma fortement les yeux se concentrant uniquement sur les mots et les douces mains de son cousin. Il devait se calmer, et Zayn savait comment faire. Il avait toujours su.

- Respire calmement. Voilà… Doucement. Murmura-t-il.

Peu à peu, le calme revint dans la chambre. La pièce était désormais bercée par la respiration quelque peu tremblante de Liam et la voix ferme et rassurante de Zayn.

Le Serdaigle rouvrit lentement les yeux, plongeant son regard dans celui de son cousin. La crise était passée. L'air pénétrait dans ses poumons correctement et sans douleur. Le soulagement vint remplacer la panique. Zayn retira délicatement ses mains du visage de Liam, les faisant glisser le long de ses bras.

- Ca va mieux ?

- Oui, je crois. Répondit le jeune homme la voix légèrement tremblante. Merci…

- Il est encore tôt, recouche toi.

Zayn se releva et rabattit la couverture sur son cousin uniquement vêtu d'un bas de pyjama qui s'était recouché sur le dos. Liam était bien le seul à voir le Serpentard aborder ce comportement. Aussi loin que remontait ses souvenirs, Zayn avait toujours été protecteur envers lui. Et depuis que Liam habitait avec lui et sa famille ce désir de protection n'avait fait qu'augmenter. Le Serdaigle avait supplié ses parents de le laisser aller dans le même lycée que son cousin. Dans un premier temps, ils avaient refusé, mais après maintes supplications de la part du jeune homme, ils furent contraints d'accepter. Habitant bien plus au nord, pour Liam il était impossible de faire un tel trajet chaque week-end. Ils avaient donc convenus qu'il emménagerait chez son cousin durant la période scolaire et rentrerait chaque vacances. Entre eux, régnait une fraternité sincère, malgré le fait qu'ils soient cousins. Pour eux ce n'était qu'un mot. Ils étaient beaucoup plus que ça, peut être trop. Mais ça c'était leur secret, personne n'était au courant de leur relation. Alors que le Serpentard s'apprêtait à tourner les talons, Liam lui attrapa la main. Aussitôt Zayn se retourna, comme s'il avait attendu que le Serdaigle agisse ainsi.

- Reste, s'il te plait.

Zayn réprima un sourire. Il soupira faussement embêté et ne se fit pas prier. Liam se poussa légèrement et le Serpentard se faufila dans le grand lit de son cousin. Automatiquement, le Serdaigle vint se coller à lui, entremêlant leurs jambes. Zayn l'attira contre lui l'entourant de ses bras musclés. Là, ils se sentaient magnifiquement bien, apaisés, entiers. Liam avait déjà oublié sa crise, et Zayn n'y pensait plus. Ensemble ils rejoignirent les bras de Morphée.


- Tu m'as manqué.

Louis eut un sourire à ces mots et l'embrassa follement. Azza faufila ses mains sous le T-shirt du Serpentard soupirant de bien être. Seulement deux jours qu'ils ne s'étaient pas vus et à peine leurs regards s'étaient croisés qu'ils se retrouvaient plaqués l'un contre l'autre dans un coin désert du château. Depuis lundi, alors que Louis l'avait subitement plaqué contre ce mur, Azza vivait un rêve éveillé. Ils s'étaient revus le soir même, puis le lendemain, comme tous les autres jours de la semaine. Il n'y avait que peu de paroles échangées entre eux, juste leurs corps, leur pulsion et leur désir, et pour le moment Azza était bien trop heureux pour s'en plaindre. Le Serpentard l'attira contre lui, collant leurs bassins. Ce dernier ne savait pas lui-même pourquoi il faisait ça, il en avait juste envie, il n'était pas du genre à se poser des questions, il faisait juste ce qu'il avait envie de faire. Et pour l'instant il avait envie de ce Griffondor. Il quitta la bouche du jeune brun pour aller picorer son cou. Azza, dont la respiration s'était faite plus rapide passa une de ses mains dans les cheveux châtains de son amant. Il ne leur restait que quelques minutes avant le début des cours pour se retrouver l'un l'autre. Louis se redressa et repoussa gentiment Azza.

- Si on n'arrête pas là je ne pourrais plus me contenir. Confessa Le Serpentard.

Le brun pouffa puis posa délicatement ses lèvres sur celle de son amant avant de reculer. Il attrapa son sac qui était posé contre le mur et lui sourit.

- A tout à l'heure. Fit le brun en tournant les talons.

Louis hocha la tête et à son tour récupéra son sac avant de partir.


Harry monta les marches menant au dortoir rapidement. Il n'était pas arrivé très en avance et il n'aurait pas le temps de ranger ses affaires, il le ferait ce soir. Tout les autres étaient déjà dans la salle commune attendant Harry pour pouvoir partir à leur première heure de cours qui était physique avec Rogue, ce qui n'enchantait guère Harry. Il n'aimait pas ce cours. Pour plusieurs raisons. D'abord, Rogue. Il s'était rendu compte que Sirius avait raison à son propos, il n'était pas porté sur la gentillesse et n'hésitait pas à rabaisser qui que se soit, à quelques exceptions prés. La matière, il fallait avouer qu'Harry n'avait jamais été doué pour la physique. Et pour finir, Malfoy. Celui-ci était placé à ses côtés, c'était une raison. Il soupira. Le brun balança son sac sur le lit, et fit rapidement son sac de cours faisant attention de ne rien oublier. Une fois fini, il redescendit quatre à quatre les marches et alla retrouver les autres. Il salua rapidement tout le monde remarquant l'absence d'Azza et se tourna vers Neville qui se tenait un peu à l'écart. Il lui tendit la main, mais aussitôt le jeune homme lui tourna le dos et partit. Abasourdi, Harry resta quelques secondes la main tendue dans le vide et sentit son cœur se serrer.

- Harry… ?

Le Griffondor sursauta à la douce voix d'Hermione. Sa main retomba lourdement contre sa cuisse. Il tourna la tête vers la jeune fille qui lui lançait un regard gêné. Il pu voir que les autres s'étaient regroupés un peu plus loin discutant d'on-ne-savait-quoi. Il reporta son attention sur Hermione.

- Ne t'en fais pas pour Neville, il est un peu bizarre depuis Vendredi. le rassura-t-elle. Ne lui en veux pas s'il-te-plait.

Harry ne put qu'acquiescer, un goût amer dans la bouche. Non il ne lui en voulait pas, il n'en voulait pas non plus à Blaine. Il ne comprenait pas… Il n'avait rien fait de mal, Le brun avait à peine vue Neville vendredi ! La jeune fille lui sourit, et Harry le lui rendit. Il aurait aimé lui sourire sincèrement. Tout deux rejoignirent le groupe et ils purent découvrir de quoi ils parlaient rassemblés comme ca. Le brun regarda la brochure que tenait Seamus dans les mains.

Le End's Up

Ouverture officiel en Février.

Le End's Up était une des plus grosse boîte de nuit à New York, très connue pour leurs soirées uniques et la venue de célébrités très convoitées. Voilà que la boîte débarquait à Londres et presque partout en Europe. Harry regarda le visage extasié de son ami Seamus. Lui était vraiment dingue de ce genre de chose. Il soupira, il se fichait pas mal de cette boîte. Ce fut quelques minutes plus tard qu'ils quittèrent la salle commune pour aller en cours. Accompagné de Ron, Lavande et Romilda, Harry sentit une légère angoisse monter à l'idée de passer une heure assis à côté de Malfoy. Et si celui-ci avait décidé de l'ignorer aujourd'hui et lui faire subir des crasses ? Le brun serra les poings. Qu'il fasse ce qu'il veut, Harry répondra avec joie. Arrivé devant la salle de cours où plusieurs élèves attendaient, Harry aperçut Blaine en compagnie de Terry Boot. Ils discutaient ensemble devant la porte rigolant parfois. Le Serdaigle détourna les yeux un moment et quand il croisa le regard d'Harry, il ne put empêcher un certain malaise. Le Griffondor le regardait avec un air d'incompréhension mêlé à de la déception. Aussitôt il tourna la tête. Ca le rendait malade de devoir faire une chose pareille. Harry était son ami… Il serra les dents, il fallait qu'il réussisse à lui parler.

La porte s'ouvrit soudainement sur le Professeur de physique qui les « invita » à entrer en silence. Harry avança vers sa table échangeant un regard avec Ron.

- Courage ! Lui murmura-t-il à l'oreille.

Le brun lui sourit en retour et alla s'asseoir à sa table. Il vit avec amusement Azza rentrer d'un pas pressé. Il lui adressa un signe de main à lui et Ron auquel ils répondirent Les Serpentards n'étaient pas encore là, tant mieux, Harry avait besoin de quelques instants pour souffler, il y avait beaucoup trop de mauvaises choses qui tourbillonnaient dans sa tête. Il inspira. Le problème avec Blaine s'arrangerait. Neville, Hermione lui avait dit qu'il était étrange depuis vendredi, ce n'était donc pas forcément de sa faute. Il s'ordonna de ne plus y penser avant la fin de la journée. Un autre problème, Malfoy. Il devait avouer qu'il n'y avait pas trente-six mille solutions, l'ignorer pour le moment, il ne devait pas se faire remarquer en cours. Et enfin, Son dernier soucis, Lui. Il avait un problème. Ses rêves beaucoup trop réels étaient un problème. Quand Malfoy allait franchir cette porte et venir s'asseoir à ses côtés, Harry savait qu'il ne pourrait pas empêcher certaines images de s'imposer à son esprit, et si jamais le Serpentard remarquait quoi que ce soit, il était foutu. Harry y avait pensé, longuement à ses rêves. Après tout comment ne pas y penser quand le matin, le Griffondor se réveillait avec une certaine excitation car il avait rêvé de Malfoy ? Comment ne pas y penser ? Comment ne pas mourir de honte… ? Le brun pouvait avouer que Malfoy était beau. Magnifiquement beau. Personne ne pouvait dire le contraire, même son pire ennemi. Alors Harry se disait que ce devait être ses hormones. Il était un adolescent comme tous les autres qui ne pouvait contrôler ce genre de chose. Mais pourquoi lui ? Harry affirmait qu'il pensait trop à Malfoy, il pensait trop à sa haine envers Malfoy. Il préférait cette deuxième réponse. S'imaginer le détruire était juste merveilleux, et il y passait beaucoup de temps. Beaucoup trop. Il serra les poings. Malfoy venait d'entrer dans la salle suivit des autres serpents. Il ne le regarda surtout pas. Il sortit ses affaires l'ignorant parfaitement, le visage serein. Il ne put néanmoins retenir un frisson quand il le sentit s'asseoir prés de lui, beaucoup trop près à son gout. Discrètement et l'air de rien, Harry décala sa chaise essayant d'être naturel. D'apparence aucune expression n'apparaissait sur son visage, tant mieux, car à l'intérieur c'était comparable à la 1ère guerre mondial, et il ne savait pas lui même comment il arrivait à rester impassible. Beaucoup trop de choses bouillaient en lui, sa haine envers Malfoy, son mal-être, sa honte, son désir, et la colère de ressentir tout ça pour le blond. Il se dégoutait. Quelques flashs vinrent s'ajouter à tout ça.

- Malfoy…

Il vit le blond sourire et sa tête disparut sous les draps. Il sentit la langue du blond lécher sa virilité tendue et sa bouche s'ouvrit dans un gémissement muet.

Non, non, non, non ! Pensa Harry horrifié. Il sentit ses joues le chauffer légèrement. Il vit Rogue fermer la porte et commencer l'appel. A ses côtés, Malfoy n'avait pas bougé. Assit tel un putain d'aristo, il regardait en direction du professeur. Le brun s'interdit de lui lancer ne serait ce qu'un coup d'œil.

Ses doigts agrippèrent le matelas. Sa respiration était saccadée, son cœur battait à la chamade, et son corps semblait brûler. Il ne put s'empêcher de gémir fortement quand Malfoy prit son membre en bouche.

- Putain… Fit-il en levant le bassin.

Il allait devenir fou. Sous la table, Harry avait les poings serrés à en faire blanchir ses jointures et agrippait son pantalon, le froissant. Ses joues devinrent plus brûlantes d'un coup. Il fallait qu'il se calme, et ne plus penser à rien. Faire le vide et se concentrer sur la voix rauque de son professeur.

- Penelope Deauclair, Vincent Crabbe, Hannah Abbot, Romilda Vane, Luna Lovegood…

Le Serpentard entreprît de lents va et vient, caressant ses fesses de ses mains. Cette douce torture le rendait fou, tout son corps était tendu, tremblant. Il se mordit la lèvre.

Se concentrer… Pensa Harry.

- Sally-Anne Perks, Terry Boot, Louis Tomlinson, Zayn Malik…

Autour de lui, tout n'était qu'obscurité. Il ne voyait rien à part les draps immaculés. Il n'en pouvait déjà plus.

- Plus vite….

STOP ! Il n'en pouvait plus, il était certain que son visage était rouge et que si quiconque regardait dans sa direction, il s'apercevrait du problème. Si ça continuait, il ne pourrait empêcher une érection, et mon dieu il mourrait de honte. Il sentit Malfoy bouger à côté de lui et les battements de son cœur s'accélérèrent. Ce qui était stupide, le blond ne faisait que sortir ses affaires. Rogue finit l'appel et se leva.

- Prenez vos livres page 394, et complétez individuellement la fiche que je vais vous distribuer. En silence Weasley. Rajouta-t-il.


La sonnerie retentit pour la dernière fois de la journée, soulageant la plupart des élèves. Harry se pressa de quitter la salle de Mme. Chourave, Ron et Azza sur ses talons. Il n'avait qu'une envie, allumer sa cigarette.

- Je vais fumer dans le parc.

- Ah, je viens avec toi ! s'exclama Azza.

Harry hocha la tête et regarda Ron.

- Désolé les gars, j'ai dit à Hermione que je la retrouvais à la bibliothèque.

- Tu détestes la bibliothèque. fit remarquer Harry.

- Laisse, c'est pour Hermione qu'il y va !

Les deux jeunes hommes pouffèrent devant l'expression de Ron. Celui-ci leva les yeux au ciel et les salua disant qu'ils se retrouveraient au diner. Un groupe de Serpentards passa devant eux et Harry se tourna vers Azza pour qu'il puisse sortir, mais ce dernier semblait tout à coup étrange.

- Harry, je suis désolé, j'avais oublié que je devais faire un truc important, on se voit tout à l'heure ?

- Oui, répondit Harry. A tout à l'heure.

Il regarda le Griffondor partir. Après tout, il avait besoin de réfléchir et de décompresser seul.

L'air lui fit du bien. Assez éloigné du château, il s'adossa contre un arbre immense entouré par quelques arbustes, alluma une cigarette et s'empressa d'inspirer la fumée. Dans l'ensemble, la journée s'était plutôt bien déroulée, malgré qu'elle fût totalement pourrie. Le cours de physique lui avait semblé durer une éternité. Il n'y eut aucun mot échangé avec Malfoy, pour son grand bonheur. Mais sa présence avait suffit à le rendre coléreux et mal à l'aise. Il ne la supportait plus. Au déjeuner, il n'avait pas pu parler à Neville qui était resté à l'écart, à l'opposé de Harry. Il ne l'avait pas revu de la journée et il appréhendait de le voir au dortoir.

Le brun soupira et entendit un bruit étrange à sa droite. Il tourna vivement la tête tout à coup aux aguets mais ne vit rien à par les arbustes. Il haussa les épaules et tira sur sa cigarette.

- Psst !

La Harry se releva d'un coup prêt à assommer quiconque qui essayerai de le surprendre. Il regarda tout autour de lui mais ne vit rien.

- Harry ! Chuchota une voix sur sa droite.

Le brun se tourna et vit une tête au dessus d'un arbuste. Blaine. Harry fronça les sourcils. Etait-il en train de rêver ou bien Blaine était réellement caché derrière un arbuste l'appelant ?

- Viens ! Dépêche-toi !

Harry jeta son mégot, prit son sac et avança vers le Serdaigle. Il enjamba avec difficulté le buisson et tomba sur Blaine accroupi l'air légèrement paniqué. Le brun se mit à sa hauteur, ne comprenant rien à la situation.

- Qu'est ce qu'il se passe ? Demanda Harry d'une voix inquiète. Pourquoi tu m'ignores ?

- Je vais tout t'expliquer Harry, mais avant ça tu dois me faire une promesse.

C'était complètement incompréhensible. Pourquoi étaient-ils cachés derrière un putain d'arbuste en chuchotant ?

- Quoi ? Écoute, je ne comprends absolument rien à ce qui se passe ! Qu'est ce qui te…

- Je n'ai pas beaucoup de temps Harry ! Le coupa Blaine soudain inquiet.

Harry ne l'avait jamais vu ce comporter de cette manière. Blaine était toujours souriant, respirant de joie de vivre, faisant rire quiconque lui parlait. Il se passa une main sur son visage soupirant. Il voulait savoir pourquoi ce dernier l'avait soudainement ignoré.

- Ok, vas-y. Fit Harry.

- Promets moi de ne rien dire à personne.

Voyant qu'Harry ne comprenait rien, il alla droit au but.

-Il ne faut pas que tu en parles à Malfoy.

- Pourquoi j'irais parler à ce con !? Qu'est ce qu'il vient faire ici ?! S'énerva Harry.

- Promets moi de ne rien lui dire Harry !

- Je te le promets !

Blaine parut soulagé mais son inquiétude ne disparut pas pour autant. Il avait l'air mal à l'aise, comme si ce qu'il allait avouer était honteux. Harry l'encouragea du regard.

- Ne m'interrompts pas s'il te plait. Harry hocha la tête. Mercredi un élève de ton dortoir est venu m'informer que McGonagal souhaitait me voir après le diner. J'y suis allé, mais c'était un piège, Malfoy et d'autres Serpentards étaient là.

Harry écarquilla les yeux. Il sentit lentement son estomac commencer à se contracter. Ce n'était pas bon.

- Malfoy m'a demandé d'arrêter de te fréquenter ! J'ai refusé bien évidemment ! Mais… par je-ne-sais quel moyen, il a réussi à se procurer des photos de moi. Des photos prises à mon insu, vraiment compromettantes. Harry je suis désolé, il a menacé de les afficher si je n'acceptais pas !

Au fur et à mesure que Blaine parlait, Harry avait serré les poings au maximum. Il sentait dangereusement monter la colère, brûlant chaque partie de son corps, faisant bouillonner son sang.

- J'ai accepté, je suis désolé. Harry tu es mon ami et je t'aime beaucoup ! Mais je ne pouvais pas ! Si ces photos se seraient retrouvées…

- Arrête. Le coupa Harry dans un murmure. Arrête.

Son cœur battant à la chamade était compressé dans sa poitrine. Ses mains commençaient à trembler de rage, il ferma les yeux essayant de se calmer mais ce n'était même pas la peine d'essayer. Voila la raison pour laquelle Blaine l'avait ignoré. Il ne lui en voulait pas. Et là il pensa à Neville. Il crut exploser. Son poing s'abattit avec une violence dont il n'imaginait pas capable sur le sol et Blaine sursauta. Cet enfoiré de Malfoy… qu'avait-il fait à Neville !? Et Blaine… A cause de lui… Par sa faute, Malfoy s'en prenait à ses amis. En réalité, Il n'avait jamais cessé les hostilités. Comment avait-il pu croire qu'il le laisserait tranquille ? Il attaquait simplement à travers les autres, et Harry ne s'était aperçut de rien. Sa tête allait exploser, tout son corps tremblait de rage, et sa haine… ce mot était-il assez puissant pour décrire ce qu'il ressentait ? Il en doutait. Il ne put empêcher son poing de frapper le sol à nouveau. Il fallait que cette colère sorte, il ne pouvait la garder, c'était beaucoup trop pour lui.

- Harry, je suis désolé… Murmura Blaine d'une voix pleine de culpabilité.

Soudain Harry ouvrit les yeux fixant le Serdaigle. Celui-ci fit un bon en arrière. Apparemment son regard exprimait ce qu'il ressentait plus qu'il ne le pensait.

- Ne t'excuse pas, je ne t'en veux pas, pas à toi.

Sa voix était trop colérique, il n'arrivait plus à la contrôler.

- Désolé, je suis bien trop énervé. C'est à moi de m'excuser, c'est de ma faute.

- Non ! Intervint Blaine.

- Merci de m'en avoir parlé, je vais régler cette histoire très rapidement.

- Tu m'as promis de ne rien dire Harry ! S'exclama Blaine, soudain paniqué.

- Je sais. Fais moi confiance d'accord ? Je sais ce que je fais, ne t'en fais pas pour ces histoires de photos.

Blaine hocha la tête. Il savait très bien que quoi qu'il dise, il n'empêcherait pas Harry de faire ce qu'il avait en tête. Le brun se leva et lui adressa un sourire. Il le remercia encore une fois et partit d'un pas pressé. Avait-il fait le bon choix d'en parler à Harry ? Il se tendit, une vision s'installa dans son esprit. Celle de ses photos accrochées sur le panneau d'affichage.


Liam posa son plateau à moitié plein sur sa table et s'assit. Luna vint s'asseoir à côté de lui suivit par Roger et Sally qui s'installèrent en face d'eux. Les quatre Serdaigles commencèrent à manger calmement. Luna commentait un magasine tout en mangeant faisant la conversation pour quatre. Liam regarda son assiette et soupira discrètement, il n'avait pas faim. Mais si jamais Zayn, assis à la table du fond le voyait sauter le repas, il aurait le droit à des représailles. Le jeune homme se força et mangea. La journée s'était bien passée, sans encombres bien qu'ennuyante. Le seul moment divertissant fut quand le téléphone de Blaise s'était mis à sonné en plein cours d'histoire. Le Serpentard avait répondu, interrompant le récit de Mr. Binns et s'était levé quittant la salle murmurant un « ne vous occupez pas de moi, continuez ». Il fallait avouer que la tête du Prof en valait la peine. Liam regardait toujours son assiette qui se vidait petit à petit quand il commença légèrement à s'essouffler. Ce n'est rien, se rassura-t-il. Il fallait garder son calme et cela passerait tout seul. Et pour trouver son calme, il fallait chercher les yeux de Zayn, ce qu'il fit. Le Serpentard, assit avec ses amis jeta un coup d'œil dans sa direction et vit le regard de son cousin. Il planta son regard chocolat dans celui de Liam et hocha discrètement la tête, l'incitant à se calmer. Quelques instants plus tard, Liam lui sourit. C'était passé.


Harry se retourna pour la énième fois dans son lit en rageant. En face de lui, Ron dormait profondément la bouche grande ouverte. De là où il était, le brun pouvait voir le filet de bave qui s'en dégageait. Il l'enviait, lui avait trouvé le sommeil. Harry ne pouvait pas dormir. Pas comme ça, pas dans cette état. Comment dormir alors que la rage et la colère étaient en train de lui bouffer les entrailles ? La culpabilité qui lui rongeait l'esprit… Après tout comment ne pas se sentir coupable ? C'était uniquement de sa faute. Harry serra les poings étouffant un juron. Dés que Blaine lui avait avoué ce qu'il se passait, Harry n'était plus le même. A partir de cet instant, il n'avait eu qu'une pensée, qu'une idée, et surtout qu'une envie, aller voir Malfoy et lui faire payer. Il aurait pu aller le voir directement après avoir quitté Blaine, mais à cet instant il n'était plus lui-même, Harry n'aurait su se contrôler. Retourner à son dortoir lui avait semblé être la meilleure solution, et surtout ne pas adresser la parole à qui que ce soit, de peur de ne pas contrôler sa colère. Il avait prit une douche, froide pour calmer ses pulsions, ce qui n'avait absolument pas marché, au contraire, il en ressortit plus colérique. Alors il s'était vêtu d'un simple caleçon et s'était couché. Pendant une heure Harry était resté inerte, fixant le plafond d'un regard noir, les poings serrés. Le brun tenta même de retenir sa respiration, essayant vainement de calmer son rythme cardiaque mais rien à faire. Et là, il explosa. Son oreiller s'en rappellera toujours. Il l'avait frappé, encore et encore faisant sortir le trop plein de haine en lui. Harry avait hurlé, peut être pour faire passer sa colère, mais le son n'avait pas été plus loin que la porte, étouffé par son oreiller. Le brun avait répété ça pendant plus d'une heure, c'était comme s'il était entré dans une sorte de transe. Après ça, il s'était écroulé, épuisé. Quelques minutes après il dormait, ne s'étant même pas rendu compte des larmes qui ravageaient son visage tordu par la haine. Sa culpabilité sans doute. Ce fut Ron qui, une demie heure après vint le réveiller pour aller manger. Harry avait simplement murmuré un « je n'ai pas faim » et lui avait tourné le dos. Ron n'avait pas insisté. Le brun s'était rendormi aussitôt. Et maintenant qu'il était réveillé, c'était comme si son défoulement n'avait servi à rien, il était revenu au point de départ. Débordant de haine, de colère et de culpabilité. Il n'en pouvait plus de rester là à écouter les ronflements de Ron qui emplissaient le dortoir. Il jeta un coup d'œil à l'horloge posée sur la table de chevet du rouquin. Elle indiquait 01 :18. Persuadé qu'il ne tiendrait pas une minute de plus, Harry rejeta la couverture et se leva. Il prit un jean qui traînait au sol, un pull qu'il avait piqué à Sirius, des chaussettes et son paquet de cigarettes. Le brun sortit de la chambre le plus discrètement possible ses chaussures à la main. La salle commune était vide et mal éclairée. Seul un reste de feu de bois éclairait d'une lumière douce la pièce circulaire, projetant des ombres dansantes. Ses chaussures aux pieds, Harry sortit prudemment regardant de chaque côté du couloir si personne n'arrivait. Rassuré, Harry prit la direction de la salle de classe de Mme. Chourave. Il doutait qu'à cette heure-ci les grandes portes soient ouvertes, donc il emprunterait la porte qui se trouvait dans la salle de son professeur d'SVT. Elle menait à une serre ouverte sur le parc, elle n'était jamais fermée, pour dire, il n'y avait même pas de serrure. Le brun descendit les escaliers et tourna à gauche mais il se stoppa revenant sur ses pas. Ou à droite… Il jura, le Griffondor ne savait pas quelle direction prendre. C'est vrai que la plupart du temps il ne faisait que suivre Ron et Azza sans vraiment regarder où il allait, même s'il connaissait à peu près le chemin. Il soupira reprenant sa marche tournant à droite. Si ce n'était pas la bonne, il reviendrait sur ses pas. Le son de ses chaussures claquant sur le sol résonnait dans le couloir, ce qui l'énerva. Il savait que le concierge faisait des rondes de temps à autres. Ron lui avait confié que ses frères s'étaient fait prendre un bon nombre de fois d'ailleurs. Harry ralentit la cadence et il put reconnaître avec soulagement le couloir qui menait à la salle du professeur Chourave. Impatient de se retrouver dehors, il accéléra le pas, mais arrivé à mi-chemin, il stoppa tout mouvement. Des bruits de pas raisonnaient, et ce n'était pas les siens. Pris de panique, Harry regarda à droite et à gauche essayant de trouver une échappatoire, et la chance lui sourit. Un petit placard se trouvait à sa gauche. Il se précipita vers celui-ci et l'ouvrit. A l'intérieur se trouvaient quelques produits d'entretien, il y avait tout juste la place pour une personne. Il s'apprêta à entrer quand la personne fit son apparition à l'autre bout du couloir. Harry eut juste le temps de voir le concierge arriver avant de se glisser discrètement dans le placard, mais au moment de fermer la porte, le brun se figea. Rusard avait des cheveux aussi clairs ? Était-il aussi grand ? Non, bien sûr que non…Le Griffondor sentit ses mains trembler. Un voile passa devant ses yeux. Le temps d'une seconde, Harry sortit du placard en trombe et avança d'un pas rapide vers le jeune homme qui se dirigea vers lui lentement. Aussitôt, il s'arrêta.

- Toi… Fit Harry menaçant.

Draco Malfoy haussa un sourcil voyant Potter sortir d'un placard à balais et se stopper au milieu du couloir. Quand à Harry, Il n'était plus lui même. Arrivé à la hauteur du blond qui s'apprêtait à ouvrir la bouche, le brun envoya son poing en plein dans le visage du blond d'une force qu'il ne connaissait pas faisant gicler du sang de son visage. Sur le coup, Malfoy bascula se retenant juste de tomber. Les yeux écarquillés, le blond passa une main sur sa mâchoire douloureuse et sentit un goût amer envahir sa bouche. Il cracha. Draco tourna vivement la tête vers Potter qui le regardait comme s'il voulait le tuer. Pas un simple regard de haine comme il avait pu en voir, non. C'était beaucoup plus intense, sincère, puissant, et il aimait ça. D'un geste rapide, le Serpentard lui retourna son coup faisant gémir le brun de douleur, mais contrairement à Potter, il ne lui laissa pas de répit. Alors que le Griffondor trébuchait se retenant de tomber, Malfoy l'attrapa par le col de son pull et lui asséna un coup dans l'estomac avant de le plaquer durement contre le mur du couloir. Le blond cru voir un sourire se dessiner sur les lèvres de sa Némésis mais n'eut pas le temps de vérifier car Potter lui envoya un violent coup de tête qui l'obligea à reculer. Là il ragea. Il était en colère.

- Potter, tu ne sais pas dans quoi tu t'engages. Siffla Malfoy d'une voix à en faire trembler n'importe qui.

Toujours adossé au mur, Harry ricana. Comme ça, le sang coulant de son visage, son regard haineux et son ricanement, le brun avait tout bonnement l'air d'un fou. Etait-il devenue fou ? Sa haine l'avait-elle transporté à la folie ? Non, bien sûr que non.

- Oh si Malfoy. Je crois que c'est toi qui ne sais pas où tu vas. Lui cracha Harry.

Le blond lui envoya un regard glacial. Avec une rapidité dont lui seul avait le secret, il plaqua son avant bras contre la gorge de Potter lui arrachant un hoquet de surprise.

- Ecoute-moi bien Potter, je ne te lâcherais pas. De près ou de loin je serai là pour te détruire. Je peux faire de toi ce que je veux. J'ai déjà commencé…

Harry se débattait sous la poigne de fer de Malfoy. Ses mains essayaient vainement de retirer son bras qui commençait à lui faire manquer d'air. Les visages de Neville et Blaine apparurent devant lui et son sang bouillonna dans ses veines.

- Comment as-tu osé t'en prendre à eux ? S'écria tout à coup Harry. Je t'interdis d'approcher qui que se soit !

- Vraiment ? Se moqua Malfoy. Désolé Potter, je crains de ne pas pouvoir accepter ta demande.

Le Griffondor avait envie d'exploser, de hurler, lui hurler sa rage… Harry s'était trouvé des amis, des gens extraordinaires, et à cause d'une pourriture comme Malfoy il devait y renoncer ? Eux qui l'avaient accueilli si chaleureusement, qui l'avaient fait rire… Non il n'y renoncerait pas, il était prêt à n'importe quoi pour les garder, quitte à se perdre lui-même… Le brun arrêta de se débattre. Faisant hausser les sourcils du blond. L'idée qu'il venait d'avoir n'était pas bonne, pas bonne du tout… Mais il serait prêt à tout pour ses amis non ? Devant lui les visages de Ron, Azza, Hermione, Lavande, Seamus, Neville et tous les autres s'affichèrent. Oui il était prêt à tout.

- Malfoy, j'ai un marché à te proposer. Fit Harry tout à coup sérieux.

Le Serpentard, surprit retira son avant bras et recula d'un pas. Potter avait l'air déterminé, mais une autre expression était visible sur son visage. Une expression que Malfoy ne pouvait pas déchiffrer. Il s'apprêta à répondre quand au bout du couloir des bruits de pas résonnèrent.

- Qui est là ? Fit une voix rocailleuse, visiblement énervée.

Les deux jeunes hommes se figèrent, tournant la tête vers la voix en question.

- Le concierge… Murmura Harry pour lui-même.

Prit de panique le brun ne sut quoi faire, il jeta un coup d'œil à Malfoy qui lui aussi avait tourné la tête vers lui, et en même temps leurs regards se dirigèrent vers le placard sur leur droite. Non…, pensa Harry. Plutôt mourir.