Salut à tous !

Je suis de retour après une petite absence. Il me fallait être inspirée et la dite inspiration est finalement venue ! Le site m'a manqué ! Ainsi que vos messages ! Merci pour les favoris ainsi que vos abonnements, ça me touche de me dire que des personnes ont envie de connaître la suite et je me sens très satisfaite de pouvoir enfin l'apporter ! Écrire est toujours un plaisir fou, je ne m'attendais pas à être lu, surtout que c'est la première fanfiction que j'écrit et poste.

Donc... Nous en étions au chapitre 9, qui était assez riche en émotions. Je vous laisse maintenant avec le chap 10 *wow, on passe un cap là* :D Assez difficile à écrire, je l'aime particulièrement, sans trop savoir pourquoi. Mais bref, je ne vous en dit pas plus…

Invité(e) : Quel gentil compliment ! Contente que tu ai aimé(e) ma fiction en tout cas, merci d'être passé(e) !

(aussi, je voulais vous demander votre avis sur les épisodes de la saison 8 qui sont sortis récemment, afin de comparer avec mon opinion ^.^)

Sur ce, je vous laisse avec les warnings. Bonne lecture à tous :D

WARNING: destiné à un public averti, cette histoire est très fortement susceptible de contenir : langage grossier, descriptions gores, violences, abus psychologique et physique graphique/ou pas envers des personnages à figure humaine, des animaux identifiables, ou créatures fictives, allusion (jamais graphique) à des scènes dites adultes.

Je n'ai malheureusement pas de beta-reader et l'orthographe n'est pas mon meilleur ami. Malgré ma traque perpétuelle des fautes, certaines m'ont sûrement échappées, excusez-moi par avance. J'espère m'en débarrasser aux prochaines modifications.


Précédemment

Il allait se vanter quand une autre série de grondements se détacha du silence de la nuit noire. A une quinzaine de mètres, une petite horde se dirigeait vers eux.

Dans ses bras, le nez d'Ilda se mit à saigner, elle tomba dans les pommes.

Il fallait faire vite.

Negan suivit la route 13 en direction de l'ancienne usine désaffectée :

Son royaume, son endroit, son Élysée, son île, sa base.

Sa création.


CHAPITRE 10 : À CŒUR OUVERT :

J'étais réveillée et nous étions dans les bois, "un raccourcis" préconisé par N.

Sous les chaussures de Negan, les branches craquaient, me rappelant le bruit des bûches qui éclataient dans la cheminée de mes grands-parents paternels. J'avais à peine huit ans cet hiver en question, ma mère était morte depuis déjà deux ans, et la neige tombait abondamment. Je pense que malgré tout, j'étais assez heureuse dans ce souvenir précis qui me revient ce soir.

Mes paupières se ferment seules ; j'inspire l'air étonnamment froid de cette nuit d'été, et je me revois chez eux, des années en arrière :

Leur grand jardin s'était retrouvé couvert d'une épaisse couche de flocons laiteux. Malgré leurs injonctions de rentrer au chaud « Allez ma chérie, reviens ! Tu vas tomber malade ! », j'aimais m'allonger sur ce manteau blanc glacé. Mon petit frère et moi jouions jusqu'à l'épuisement. Le ciel était gris, à peine teinté de quelques nuances bleutées. Cette sensation d'extase et d'insouciance, allongée ainsi, me manque tellement. Je sais que, même s'il neigeait et que le paysage m'éblouissait encore plus, je ne pourrais jamais ressentir une telle et totale plénitude.

Oui, un affamé pourrait s'avancer silencieusement vers moi, je mettrais peut-être du temps à attraper mon couteau à cause de mes doigts engourdis par la température négative. Sûrement, ce charognard me mordrait. Mon sang éclabousserait la neige, perlant la glace auparavant immaculée par des dizaines de taches rouge vives. Mon cadavre pourrirait lentement, incrusté dans une couche de gel dont je ne pourrais m'échapper, effrayant les survivants qui passeraient vers moi. Je me relèverais sans doute après la fonte, partant à mon tour à la chasse aux humains.

Habillée chaudement avec d'espèces couches de vêtements pendant les giboulées, ces derniers auraient - je pense - du mal à me tuer. Je ferais probablement beaucoup de victimes avant qu'on ne libère mon âme de ce fardeau de corps, qui s'est relevé après que mon coeur n'ait arrêté de battre, me faisant errer, dans le seul but de détruire et voler des vies, sans même que je ne soit responsable de ma propre existence exterminatrice.

Voilà.

Voilà, ce qui me passe par la tête en permanence.

Des images, des scénarios, des « et si… » me préparant au pire, me forçant à envisager le moindre de mes gestes dans le détail. Car la vérité douloureuse est que j'ai peur de mourrir ; j'ai peur que mes choix affectent les autres gravement. Par conséquence, je reste trop souvent indécise.

Mais retour à la - bien vilaine - réalité :

Je suis toujours aveuglée par d'épais bandages, casées dans les bras musclés d'un tueur notoire : l'assassin et commanditaire des meurtres de beaucoup d'amis, notamment Abraham.

Son souffle humide et chaud fait frissonner ma nuque ; ce contact au plus proche de lui - je suis dans ses bras - me partage entre dégoût et soulagement.

Soulagement de ne pas être seule, aveuglée, faible et léthargique dans une si dense forêt typique de l'Amérique du Nord. Il est impossible pour moi de me repérer ici, quand bien même je pourrais voir, cela ne m'aiderais pas mieux. Sans lui pour me guider, je suis perdue, malheureusement.

Et, bien sûr, dégoutée : car cet homme est Negan.

J'en suis arrivée à associer le nom Negan avec tout les malheurs qui m'accablent. Un seul type représentant tant de misères et de désolation.

Je me souvient bien de son visage et je me demande bien ce qui se cache derrière cette facade. Y-a-t-il un homme comme nous autre derrière ce comportement nonchalant, ce plaisir à procurer chez l'autre du déplaisir, ne passant rien sous silence. Tantôt sérieux, tantôt moqueur et joueur. Manipuler est sa deuxième nature, je sais qu'il n'y a que comme cela qu'il a pu s'entourer d'une si grande milice.

Son camp est le mien sont en guerre, pourtant, je me retrouve dans ses bras, volontairement sauvée d'une mort certaine car ce dernier à besoin de mon expérience de survivante. Je suis pourtant bien plus jeune que lui.

Je me rappelle bien de cette belle chevelure brune et de cette barbe soignée et grisonnante. Il n'était pas - encore - un vieillard, plutôt un jeune esprit dans un corps mature, se rapprochant de la cinquantaine tout au plus.

Negan sifflote un air désuet, entre deux respirations athlétiques.

Contre moi, la candide et sage Ilda - du moins c'était ce qu'ils devaient tous penser avant que je défonce le crâne d'une femme devant leurs yeux ébahis - qui n'aura que 19 dans les semaines à venir. Le calcul est vite fait. Alors : pourquoi pense-t-il avoir si besoin de moi ? Qu'est-ce qui me rend si utile à ses yeux face à d'autres comme Michonne ou même Carl ? Sans fausse modestie, je ne comprends pas pourquoi il tenait temps à nous garder dans ses murs Daryl et moi.

J'ai des forces, c'est vrai : mon ingénuosité, ma capacité à m'adapter, ma conscience, ma justice, mon sens de la loyauté et de l'honneur, mon côté psychologue du dimanche ainsi que ma diplomatie. Mais ces qualités ne sont pas vraiment le reflet du Sanctuaire.

Je devrais creuser la chose. Hors, il est pour l'instant temps de rompre le silence, mettant ma fierté à terre en le bravant la première. Prenant soin de formuler ma phrase à 'avance, dans ma tête, afin de m'exprimer dans mon meilleur anglais, je lui propose :

« Hum, Negan, voudriez-vous me lâcher s'il vous plait, j'aimerais marcher seule à présent. »

Ma voix semble pacifique, mais au fond de mon coeur, il n'en est rien. La colère est toujours gravée profondément, pas prête de s'effacer.

« Ouais pas d'problèmes missy, répond-il d'une voix co-opérative.

Il me fait doucement glisser contre son ventre, sa boucle de ceinture m'érafle le dos et je râle, en français.

Putain, il peut vraiment rien faire sans me faire du mal ce … Pff.

J'entends le malfaiteur pouffer alors que je frotte ma hanche endolorie.

- Au faite, pas besoin de toujours s'exprimer comme une bourgeoise, tout le monde se fout de ta gueule dans ton dos chez nous. Fallait que je te le dise, mignonette, raconte Negan d'une voix presque joyeuse, accentuant son côté ''farceur''.

Alors que je le suivait de près, lui qui avait ralentit son pas, je m'arrête net, offusquée ; il en fit de même. Comment cela, parler comme une bourgeoise ? Mon anglais est-il si terrible ?

- Oui et bien c'est l'anglais qu'on apprend dans les livres ! Car oui moi je suis allée à l'école au moins, j'ai passé des diplômes et je parle une autre langue que la mienne, pas comme vous les américains, qui pensaient - enfin pensiez - être les rois du monde. Mais à vrai dire, vous n'êtes plus les rois de rien du tout. Un peu comme vous même dans quelque temps : vous ne serez plus le roi de rien, juste un type déchu, qui a eu son moment de gloire lui et sa bande de dégénérés, qui ne le sont pas moins que leur taré de leader, qui s'appelle Negan. Désolée, continuais-je sur un ton faussement mielleux alors que je m'étais remise à marcher, fallait que je le dise. »

Negan était toujours là où je m'étais arrêtée, et DAMN IT, ce que j'aurais aimé voir sa tête à ce moment précis.

« Et par c… »

Un grognement rauque, puis un autre, vinrent perturber notre dispute sous tension.

L'épave que je suis est-elle leur proie ou leur prédateur ? Mon corps me répond : des sueurs froides me traversent, ainsi que des frissons d'horreur. Ma respiration s'accélèrent tandis que le temps se ralentit. Dans ma poitrine, mon coeur s'emballe douloureusement et ma bouche devient sèche.

Il semblerait bien que je suis la proie. Avec tout le calme que j'essaye de garder, je me baisse discrètement au sol, je ne peux pas savoir s'ils m'ont repérés, et tente d'attraper un morceau de bois.

Les râles rauques et sinistre s'intensifient : mes tempes bruyantes m'empêchent de savoir d'où.

Negan grogne lui aussi bruyamment alors qu'il semble tuer les créatures : mais il s'éloigne ! D'autres bestioles semblent se rapprocher de ma position !

« Concentre toi Ilda. Trouve des plans, ne t'inquiètes pas, tu vas t'en sortir. »

Alors je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis.

Grimpe dans un arbre ! Je tente de trouver un tronc assez épais et branchu en tendant mes bras ramollis dans le vide : sans succès.

Alors, cours ! Toujours à l'aveuglette, je me relève comme une flèche afin de courir le plus vite possible. Je me cogne contre un arbre que je n'ai pas repéré assez vite, puis deux, puis trois.

« BAM. » Ce dernier me fait tomber à terre : ma tête tourne et je crois que mon nez saigne ; en tout cas il me fait mal et des larmes me viennent dans les yeux par réflexes.

Je m'accroche à un rocher afin de me relever mais glisse, tombant bruyamment dans une flaque. La boue glaciale s'infiltre dans mes vêtements, jusqu'à toucher ma peau de la plus désagréable des manières : je n'ai plus de forces, mais je dois me relever et courir pour me réchauffer. Sinon, je mourrais de froid.

« A la une, à la deux, à la trois ! »

J'arrive finalement à me hisser sur la pierre et continue mon chemin, sans avoir aucune idée de l'endroit vers lequel je me hâte. Aussi, je m'inquiète de savoir où est parti Negan et donc d'être perdue à tout jamais dans ces bois.

Les ronces m'écorchent les avant-bras et les mains alors que je tente de les traverser, je peux sentir le sang couler en quantité.

Je cris de douleur, rameutant les infectés dans ma direction.

Quel plan me reste-t-il ? Dois-je enlever mes bandages ? Même s'il n'y a qu'une mince chance que je puisse m'en sortir, je dois la prendre ! Mais si cela signifie risquer la cécité, quel choix me reste-t-il alors…

Negan…

Qu'est-ce que lui demander de m'aider fait-il de moi ? Une soumise ? Une lâche ? Une collaboratrice ?

Je n'aurais bientôt plus le temps de me poser de questions si je suis morte.

Sans crier gare, je hurle. Quelque chose de dur, de collant et de gluant, m'a agrippé la cheville. Je m'agrippe a un tronc peu solide et saute sur place afin d'écraser ce qui doit être une main et aussi, cela empêche que le rôdeur n'ai le temps de planter ses dents dans mes chairs.

« NEGAN ! HELP ME » criais-je de toute mes forces. Une nuée de battements d'ailes s'envolent au dessus de moi.

J'entends des pas venir dans ma direction, mais, à ma grande surprise, ces derniers s'estompent avant d'arriver vers moi.

Le salaud, il a fuit ! Puis, alors que je commence à faiblir, j'entends :

- On dirait bien que tu as besoin de moi. Besoin d'un taré de Negan, pour te sauver la peau ! » Me lance-t-il tout en se rapprochant de moi à une lenteur agonisante avant de m'annoncer la mise « Dis moi que tu es Negan, et ta vie sera sauve. Refuse de te soumettre, et ce sera la mort. »

De mon côté, j'ai réussi à écraser la tête du décharné d'un coup de pied sec qui s'était enfoncé dans son crâne rempli de jus et de mélasse de cervelle.

Mais je ne suis pas sortie d'affaire, d'autre bruit nous entourent : ils sont sûrement beaucoup.

Pour autant, je sais que je ne plirais pas.

« Negan. Je ne sais même pas si c'est votre .. vrai prénom ou nom, mais je ne le porterait pas. C'est peut être naïf, mais Wilda Edna Yngvar Belrose est le nom que m'a donné ma mère et mon père. Je préfère mon sort plutôt que de les piétiner en choisissant de les trahir. » Je sentais qu'il commençait à vouloir rétorqué une de ses remarques insensibles, et me dépêchais donc d'enchaîner. « Vous pouvez faire le choix de me sauver malgré tout ou de m'exécuter, car c'est ce que vous ferez si vous me laissez mourrir. »

Les grognements s'amplifièrent. Je repris ma respiration trop saccadée et me hâtais :

« Je vous devrais deux faveurs. Choisissez lesquels, je n'ai qu'une parole. Même auprès d'un homme comme vous. »

Une main frôla mon épaule.

« BAM. SPLOURCH. BAM. PAM. »

Dans une suite de bruits sourds, les corps de décharnés tombèrent massivement au sol, leur cerveaux explosés par Lucille - appelé un bout de bois par un prénom me semble toujours être une idiotie monumentale, mais grâce à sa participation, je sortirais peut-être vivante de cette endroit de malheur.

« POUM. »

Le ou la dernière créature est fauchée à son tour.

Negan revient vers moi essoufflé :

« Deux … faveurs. Ce … que … je veux ? Ok Ild...a. Allez, on ... rentre. »

Il me prend par le coude et m'entraîne en avant.

Un milliard de questions me brûlent la langue.

Dans quel bourbier me suis-je encore mise ?


Au Sanctuaire.

Les recherches afin de retrouver Negan sont vaines. Son véhicule, retrouvé déserté, portes ouvertes, en contrebas de la route n'est pas de bonne augure pour Simon, qui, en secret, s'imagine déjà en prétendant à la succession de l'empire que Negan a bâtit.

« Et la fille ? Pas de traces non plus ? Demande Dwight d'un ton qui ce veut détaché, faisant semblant de ne pas se souvenir du prénom d'Ilda, qu'il avait bien retenu.

- La fille ? Je m'en contrebalance sale péquenot. Je m'en fous comme du dernier bronze que j'ai coulé.

- Quel fin poète tu fais, Simon !

- J'en suis un ! D'ailleurs, si besoin tu as de séduire une belle donzelle, n'hésite pas à me demander conseil.

Dwight sourit amèrement, tirant une bouffée de cigarette qui le fait tousser grassement. L'humanité est bien amochée. Lui aussi d'ailleurs, est bien amoché, autant dehors que dedans et il le sait. Finalement, ''Dwightounet'' s'avoue qu'il l'aime bien la petite beauté que Negan a dégotté, il la trouve "rigolote". Le blond chasse ses pensées ''de nana'' de sa tête, se reconcentrant sur une petit cube de bois qu'il essaye de tailler.

De temps à autre, il donne de nouveaux ordres à ses compagnies, attendant ensuite leurs retours sur l'état de la situation, feignant d'être impliqué, voir inquiet.

Quand, soudain, le brouhaha habituels qui règnent dans les niveaux inférieurs s'intensifient, l'empêchant de sculpter avec précision. Simon aussi est agacé par le bruit.

« Encore un qui s'est fait volé son bout de pain, à tout les coups ! Braille-t-il en frottant sa moustache, alors qu'Athena, une ancienne professeur de yoga, lui rapporte un thé.

- J'vais voir, propose Dwight. »

« 'Vont m'entendre ces petites crevures à bramer comme ça ! » S'échauffe-t-il en descendant les escaliers qui le mène au rez de chaussée et l'entrée de l'usine qui leur sert de camp.

Le blond au visage angulaire ouvre les deux portes avec force :

« Bon vous allez la fermer bande de sous-mer…. »

Un sifflement de plusieurs notes bien familières résonne dans toute l'entrée du hangar.

Autour de lui, tout le monde s'agenouillent respectueusement, tête baissée, laissant apparaître une grande silhouette svelte d'homme, et une, un peu plus petite, de femme.

Dwight tombe à genoux lui aussi.

Negan est rentré au bercail.

Et avec ''la fille''.

*MUSIQUE DU GÉNÉRIQUE DE WALKING-DEAD*


J'espère que ce nouveau chapitre vous aura plus. Encore désolée pour le délais un peu longuet cette fois-ci, je posterais le prochain chapitre dans très peu de temps je l'espère.

MERCI DE ME LIRE, à bientôt pour la suite. *cybercâlins*

TATA