Oui, je sais j'ai été un monstre d'arrêter le chapitre sur la disparition d'Hermione. Mais comme je sais ce que ça fait d'être frustrée quand on n'a pas la suite d'une fic, je vous publie le chapitre 10! Ca va pas vous plaire non plus la fin...

Bonne lecture et MERCIIII pour vos reviews.

Marayeva


Chapitre 10 : La Cabane Hurlante

- BULSTRODE ! Où est Parkinson ? Hurla le maître des potions en entrant dans la classe.

- Je ne sais pas Monsieur, mais si vous voulez mon avis, ça sent mauvais pour la Sang de Bourbe, répondit elle dédaigneusement.

- Justement, on n'en veut pas de votre avis ! Potter, Weasley vous restez là, les autres rentrez dans vos salles communes, le premier qui sort de sa salle commune fera perdre 100 points à sa maison, et gagnera un mois de retenue avec Rusard.

Tous les élèves rassemblèrent leurs affaires en vitesse et sortirent de la salle sans croire à ce qu'il venait d'entendre. Le cours de potion annulé à cause de l'absence d'Hermione Granger et de Pansy Parkinson.

Lorsque tout le monde fut sorti, Harry prit la parole :

- Que se passe t-il avec Hermione professeur ?

- Je l'ignore Potter, mais Parkinson a parlé de se venger d'elle pour le renvoi de Goyle et des mangemorts ont été aperçus à Pré au Lard depuis hier soir.

- Vous ne pensez pas qu'elle a pu…

- Si Potter, je crains que Parkinson ait enlevé Hermione pour la livrer aux mangemorts.

- Attendez, intervint Ron, depuis quand vous appelez Hermione par son prénom et vous vous inquiétez pour elle ?

- Ron ! Soupira Harry

- Weasley, je savais que votre bêtise était nettement supérieure à la moyenne mais là vous faite preuve d'une stupidité qui nous fait perdre du temps et peut couter la vie de votre amie. Allez immédiatement prévenir le Directeur, le mot de passe est « Sucre vanillé ». Potter allez chercher votre carte de malheur, pour une fois elle pourrait servir intelligemment. Retrouvez moi tous dans le hall d'entrée, ordonna t-il en sortant de la classe.

Les deux garçons se regardèrent et partirent en courant vers leurs destinations.

Arrivé en haut de l'escalier du 2ème étage, Ron croisa le Professeur Dumbledore en grande conversation avec le Professeur Mc Gonagall.

- Professeurs ! Les appela t-il.

- Weasley, ne devriez vous pas être en cours avec le Professeur Snape ? Demanda Minerva

- Si, on y était, mais Hermione a disparu, elle n'est pas venue au petit déjeuner et Parkinson non plus. Elles ne sont pas venues en cours, Professeurs, et Sna… Le professeur Snape pense que Parkinson a enlevé Hermione pour se venger d'avoir fait renvoyer Goyle.

- Par Merlin, Albus ! S'écria la professeur de métamorphoses. Où est Severus, Weasley ?

- En bas dans le grand hall, il nous attend.

- Et bien mes enfants, ne paniquons pas, rendons nous auprès de Severus et allons retrouver la petite Granger. Nous vous suivons Ronald. Calma le directeur.

Pendant ce temps, Harry arriva à son dortoir, il attrapa la carte des Maraudeurs et l'activa :

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

La carte s'activa immédiatement et Harry commença à chercher Hermione. Il descendit du dortoir et sortit de la tour Griffondor en cherchant toujours le nom de son amie sur le parchemin. Arrivé dans le hall, il hurla :

- Là !

Toutes les têtes se tournèrent vers lui.

- Vous l'avez trouvée, Potter ? demanda précipitamment Severus, oubliant pour l'occasion sa maîtrise de lui légendaire.

- Oui, elles sont dans le passage secret qui mène à la cabane hurlante, répondit Harry, surprit par l'inquiétude de son professeur.

- Nom d'une gargouille ! Si elles atteignent cette fichue cabane, les mangemorts auront la main sur elle, Albus il faut agir vite. S'exclama Minerva.

- Albus, voilà près de 20 ans que je vous dis de faire détruire cette cabane ! rugit Snape.

- Allons, calmez vous ! Cria Albus. Minerva, accompagnez Messieurs Potter et Weasley à leur Tour et veillez à ce qu'ils n'en sortent pas. Severus venez avec moi, nous allons jusqu'à ce passage secret et allons essayer de rattraper les deux jeunes filles.

- C'est trop tard Professeur, coupa Harry. Elles ont atteint la cabane. Ajouta t-il d'une voix blanche.

Severus lui arracha la carte des mains et parti en courant. Il n'entendit pas les cris de ses congénères qui le suppliaient de les attendre.

Il pénétra dans le passage secret, se lança un sort de désillusion et de silence et courra aussi vite qu'il le put en suppliant Merlin qu'il ne soit pas trop tard. Lorsqu'il arriva devant l'entrée de la cabane quelques minutes plus tard, un hurlement déchirant le silence lui retourna les entrailles.

- Hermione ! Murmura t-il.

Au même moment, la voix de Bellatrix Lestrange se fit entendre.

- Tu as fais du bon travail, Pansy, ton papa sera fier de toi lorsque, à la victoire du Seigneur des Ténèbres il sortira d'Azkaban. Alecto, raccompagne Pansy jusqu'à l'entrée du passage pour qu'elle retourne à l'école. Il ne faudrait pas que tu sois soupçonnée d'être à l'origine de la disparition de la fille, ma chérie.

- Bien Madame. Mais vous direz à Gregory que j'ai fais tout ça pour lui, hein ?

- Bien sûr ma chérie, bien sûr. Allez, va !

Severus entendit des bruits de pas et soudain, Alecto Carrow et Pansy Parkinson sortirent de la cabane. Il profita d'être désillusionné pour jeter un pétrificus informulé au mangemort et de stupéfixer la jeune fille. Ils tombèrent en même temps dans un bruit sourd. Il s'approcha du corps du mangemort et, sans réfléchir, lui jeta le sort fatal. Pansy était autant paralysée par le sort qui la bloquait que par la peur que le regard de son professeur lui apportait. Il avait les yeux plus noirs que jamais, et son visage était déformé par la rage. Il s'apprêtait à jeter le même sort à Pansy lorsque le hurlement d'Hermione retentit de nouveau.

- Vous ne perdez rien pour attendre Parkinson. Les détraqueurs vous sembleront de véritables compagnons de jeux à côté de ce que je peux vous faire vivre en vous traquant. Lui dit-il. Il invoqua des cordelettes avec lesquelles il assura l'immobilisation complète de l'élève et couru jusqu'à l'entrée de la cabane.

Toujours désillusionné et sous sort de silence, il entra sans bruit et pénétra jusqu'au premier étage où se trouvaient Hermione et Bellatrix. Il désarma la mangemort et leva ses sortilèges de désillusion et de silence.

- Tiens, tiens, tiens, le traître ! S'écria Bellatrix. Décidemment, tu as un faible pour les sang de bourbe on dirait.

- Silence Bella. Tu viens de commettre une grossière erreur en t'en prenant à elle. Tu as ruiné sa vie autant que la mienne, mais cette fois, je vais te tuer. Dit-il d'une voix polaire.

- Alors fais vite, Sevichou, car Alecto ne va pas tarder à revenir…

- Elle est morte ! Je l'ai tuée alors qu'elle sortait d'ici, il y a 10 minutes.

Bella blanchit et, folle de rage, sortit une nouvelle baguette de sa manche.

- Sectumsempra ! Hurla t-elle

- Protégo, lança Severus. Il éclata de rire et dit : Tu n'es pas très originale, Bella, tu ose utiliser mes propres sorts contre moi ? (Petite référence au tome 6)

- Endoloris !

Severus n'eut pas le temps de contrer le sort et s'écroula au sol lourdement.

Il résista autant que possible au sort et serra les dents de toutes ses forces. Hermione, mal en point, se précipita auprès des lui et lui attrapa la main droite.

- Arrêtez ! Hurla t-elle à l'intention de Bella. Arrêtez, ne lui faites pas ça ! Pleura t-elle.

- Comme c'est mignon ! Ricana la mangemort. Elle intensifia le sort et Severus lâcha un hurlement déchirant et chercha le regard d'Hermione. Il serra sa main et soudain, un cri aigu retentit.

Bellatrix était aux prises avec Fumsek, le phénix de Dumbledore. Il donna un coup d'ailes qui projeta Bellatrix à l'opposé de la pièce puis se rapprocha des deux autres. Hermione serra sa main plus fortement dans celle de Severus et, de l'autre main, saisi une patte de l'oiseau. Dans un éclat de lumière aveuglant, ils disparurent tous les trois.

Ils atterrirent dans le bureau directorial. Hermione ayant puisé ses dernières forces pour s'échapper s'écroula au sol, inconsciente. Severus se précipita vers elle et lui attrapa la tête avant que celle-ci ne cogne sur le sol de pierre. Il ne fit plus attention à ce qu'il l'entourait et serra très fort la jeune fille contre lui :

- Je suis là Hermione, ça va aller. Pomfresh va te soigner. Réveille toi, s'il te plait.

- Severus, commença Dumbledore en posant une main sur l'épaule de son maître des potions. Il faut l'emmener à l'infirmerie. Vous devez y aller également.

- Je vais bien Albus, mais elle a besoin de soins. Répondit Severus en se levant. Il tenait toujours la jeune fille contre lui et, la maintenant fermement, sortit en direction de l'infirmerie.

Chacun de ses membres était encore endoloris à cause du sortilège de torture mais il était comme anesthésié. Il arriva à l'infirmerie et déposa doucement son élève sur le lit blanc puis il s'écroula sur une chaise tout près. L'infirmière arriva en courant et lui donna une fiole d'une potion jaune qu'il reconnu comme étant un décontracteur musculaire. Il avala rapidement le contenu de la fiole et expliqua en détail ce qui s'était passé dans la cabane hurlante afin que l'infirmière puisse apporter tous les soins à Hermione.

Alors que l'infirmière s'affairait autour de la jeune Griffondor toujours inconsciente, Severus décida de descendre à ses appartements prendre une douche et se changer. Il croisa de nombreux élèves sur le chemin qui affichaient un air surprit devant l'état de leur professeur. Ses habits étaient déchirés et du sang séché demeurait sur son arcade sourcilière gauche. Il accéléra le pas et arriva enfin chez lui. Il se déshabilla en vitesse et entra sous le jet d'eau brûlante de la douche. Il y resta de longues minutes à laisser l'eau couler sur son corps. Puis il se savonna et utilisa une nouvelle fois le shampoing d'Hermione, toujours chez lui, pour se laver les cheveux. En reposant le flacon de shampoing sur l'étagère, il laissa à nouveau couler des larmes de désespoir. Il regarda, de ses yeux embués, le flacon de shampoing de la jeune fille et réalisa pleinement qu'il avait eu la peur de sa vie ce matin. La peur de la perdre. Severus comprit qu'il tenait à la jeune fille bien plus qu'il ne l'admettait jusqu'alors et qu'il voulait qu'Hermione fasse complètement partie de sa vie. Il coupa l'eau et sortit de la douche. En se séchant il se regarda dans le miroir.

- Mon pauvre vieux, tu crois vraiment qu'elle peut te vouloir autrement que comme un ami ? Tu es vieux, ton nez devrait être refait comme le font les moldus et avec ton caractère tu vas la faire fuir. Se dit il amèrement. Il saisit le support à savon et le jeta contre le miroir. Puis Severus sortit de la salle de bain, enfila un boxer noir, un pantalon noir et une chemise noire également et, oubliant ses éternelles robes noires, ressortit de chez lui en direction de l'infirmerie.

Lorsqu'il arriva, Hermione était installée confortablement sous des couvertures et son visage, bien que très pâle semblait s'apaiser lentement. Il caressa son front et déposa un baiser sur sa tempe puis s'assit sur la chaise près du lit. L'infirmerie était déserte. Il en profita pour saisir la main gauche d'Hermione et se la serra contre sa joue. A nouveau, des larmes coulèrent. Severus repensa à ce qu'Hermione avait dit quelques jours plus tôt : « Je ne pleure jamais d'habitude. Je pleure toujours contre toi »

- Moi aussi, je pleure contre toi, tu vois. Et non, tu ne vois pas. Pomfresh a écrit sur le cahier que tu avais épuisé toutes tes réserves d'énergie. Il faut que tu te reposes. Si tu savais comme j'ai eu peur Hermione. J'ai cru que je ne te reverrais jamais.

Severus resta longtemps à regarder sa main caresser les cheveux d'Hermione en silence. Puis, décidant qu'il fallait partir, se pencha au dessus de son oreille et lui souffla doucement :

- Ne me laisse pas. Je veux bien rester juste ton ami, mais je t'aime trop pour te perdre.

Il embrassa à nouveau la tempe d'Hermione et commença à se lever lorsqu'il sentit qu'on lui saisissait le poignet.

Il se tourna vivement et ses yeux noirs plongèrent dans ceux noisette de sa jeune amie.

- Ne me laisse pas non plus. Ne souffre plus jamais comme ce matin. Le supplia t-elle.

Il se figea et, réalisant qu'Hermione avait entendu ses faiblesses sortit en courant de l'infirmerie sans un regard pour la jeune fille.