Bonjour à vous toutes!

Je tiens d'abord à m'excuser tout particulièrement pour l'irrégularité de mes posts. Certaines petites contraintes auxquelles je ne m'attendais pas m'ont retardée dans mes écrits.

Comme je le disais précédemment, cette fic est courte et il ne reste que 3-4 chapitres et la fin est déjà écrite.

Je tiens ensuite à vous remercier pour me laisser des commentaires -

(oui ils sont un peu fous, très égocentriques, insupportables, compliqués ...ET ne savent pas trop ce que signifie équilibre et sérénité - A leur décharge ils ont 22 ans, ont toujours été gâté pourris et reviennent de loin!).

- et tout notamment « lola034 » à laquelle je réponds merci, ça me touche beaucoup ET oui, j'ai une demande sur un répertoire en attente.

Je vois que vous êtes plus nombreuses à me suivre.

N'hésitez pas à me laisser un avis (bon au mauvais, il n'y a pas de limite -excepté les insultes bien sûr- ).

Sur ce, bonne soirée et bonne lecture!


CHAPITRE IX

Allongée sur un lit qui me semblait aussi froid que ma longue absence, je réfléchissais.

Mes doigts me démangeaient. J'étais à deux doigts de partir à la recherche de mon sac où devait traîner mon calepin. Je devais absolument tout coucher sur le papier.

Je tournais la tête vers mon Mac qui semblait me narguer sur mon bureau, mais renonçais à l'utiliser.

Absolument rien n'avait bougé ici. Carlisle et Esmée s'étaient contentés de faire faire le ménage.

Une chambre protégée du temps qui passe, dans l'attente de mon retour.

Je m'étais empressée de récupérer le T-shirt que m'avait offert Emmet et avais raccroché le collier de nouilles d'Alice au miroir de ma coiffeuse.

J'avais longtemps observé la fameuse poubelle d'Edward, pensant à tout le chemin parcouru depuis.

A côté d'un cadre photo de mon bureau qui abritait l'image d'Alice et moi, bronzées et souriantes dans un bar d'une des plages de San Diego, j'avais calé une photo d'Edward en train de me serrer dans ses bras, son visage caché dans mon cou.

J'avais besoin de rendre la situation réelle, ici, dans cette chambre, au sein de cette maison dans laquelle je ne pensais plus jamais me sentir chez moi.

Malgré ces derniers mois, je ne m'étais jamais aventurée plus loin que le salon ou la cuisine. Edward était toujours prêt lorsque mon père venait le chercher avant de nous amener à l'aéroport.

Mais aujourd'hui j'étais là, m'installant pour deux jours afin de soutenir Alice et Jasper. Ces derniers annonçaient officiellement leur fiançailles.

Sous le regard insistant de Carlisle, j'avais déposé ma petite valise dans mon ancienne chambre. J'avais même poussé le vice jusqu'à me balader dans celles d'Alice, d'Emmet et d'Edward. Tout comme la mienne, elles n'avaient pas vraiment changé, bien qu'elles portaient les stigmates de nombreux passages. J'avais noté qu'Edward avait affiché une photo agrandie de moi, en noir et blanc, face à son bureau.

Sur le lit d'Alice s'étalait une magnifique robe, d'Issey Miyake, qu'elle enfilerait dans quelques heures pour aller trinquer à son futur mariage.

Cette petite soirée se faisait en toute intimité. Notre petit groupe habituel, quelques amis de Carlisle et Esmée et...mon père accompagné de Sue.

Je finis par me tirer de mon lit et observais par la fenêtre le jardin de la grande propriété des Cullen. Les arbres nus et rabougris paraissaient tristes. Je devinais un vent glacial se faufiler entre leurs branches.

Nous étions fin Mars et il ne devait pas faire plus de 7° C à Forks.

J'aperçus soudain Edward, son caban bien fermé, un bonnet sur la tête, emmitouflé dans l'écharpe que je lui avais offerte. Il fumait nerveusement sa cigarette. J'avais tenté de le faire arrêter, sans succès. Il arrivait à s'en passer plusieurs jours et puis, à la moindre contrariété, il replongeait.

Après notre dispute d'il y a trois semaines, il était reparti de plus belle. Ce week-end était un peu notre parenthèse enchantée, entièrement tournée vers le bonheur de sa sœur et de Jazz. Nous avions passé tous nos précédents weekend séparés. Chacun chez soi d'abord, puis lui avec sa famille et moi avec mon père.

Il savait que j'allais partir pour Portland mais ne l'acceptait pas. Ce n'était pas notre éloignement qui l'inquiétait, ah ça non, c'était Félix. J'avais mal qu'il ait si peu confiance en moi.

« Maintenant que je t'ai enfin retrouvée, je ne vais pas te laisser filer », répétait-il fréquemment.

Si au début de notre relation cette phrase accélérait les battements de mon cœur et envoyait des décharges électriques dans tout mon corps, maintenant, elle me faisait un peu peur.

Je ne reconnaissais plus Edward, enfin, je le découvrais sous un jour qui ne me plaisait pas.

Il ne brillait qu'en ma présence, littéralement. Être si dépendant de moi...être accroché à moi comme ça...ne se préoccupant que de mon bien-être...Je ne savais pas si j'arriverais à l'assumer vraiment.

J'avais longtemps eu l'impression de mener mon petit monde, avec mon père et sa tristesse, avec mes études et mon avenir tout tracé... mais toujours en attente de plus.

En attente auprès de ma mère, auprès de Mike, auprès d'un avenir plus excitant.

Alice et les Cullen avaient chamboulé ma vie, ils avaient répondu à cette attente...tout en m'écrasant.

Me retrouver aujourd'hui à être le maillon fort dans mon couple ne m'aidait pas. Je me sentais encore bien trop minuscule pour tirer Edward vers le haut.

Je savais qu'il aimait son travail, sa famille, sa vie. Pourtant, il était persuadé que c'était uniquement moi qui le faisait sentir complet. Il avait tort.

Edward avait toujours était le moins sociable, le plus froid des trois enfants Cullen. Mais il était également le plus passionné, le plus créatif, le plus poétique. Il se perdait dans ses émotions, dans la musique, dans ses lectures, dans le cinéma. Cela lui permettait de composer, de s'échapper de lui-même. Il se dépensait aussi beaucoup, aimant entretenir son corps.

Avec moi, tout avait disparu, comme s'il devait se focaliser uniquement sur ma petite personne. Il tirait un trait sur toutes ses envies. Et c'était mal, pour lui, pour nous...

Cette vérité m'avait frappée durant une conversation avec Rosalie, cinq mois après que l'on se décide enfin à être ensemble.

« Dis-moi, ça t'emmerde pas qu'Edward ait pas de vie, tu sais, qu'il attende toujours après toi pour organiser le moindre moment de son emploi du temps? » m'avait-elle demandé abruptement.

« Pardon? ».

J'étais choquée. Comment osait-elle insinuer une chose pareille?

Et pourtant elle avait mis le doigt sur quelque chose, une impression de malaise qui m'avait déjà effleurée...

« Ben ouais, il te suit partout, comme s'il était un peu ton toutou. Em m'a dit qu'il avait encore annulé leur squash l'autre soir parce qu'il ne savait toujours pas ce que tu voulais faire ».

J'avais observé mon amie allongée sur son canapé, épanouie, si belle, tellement Rosalie- je vis avec mon homme une relation extraordinaire car nous prenons toutes nos décisions ensemble dans une parfaite harmonie- Hale, et la colère m'avait gagnée.

« Dis-donc, c'est pas parce que tu as oublié ce que c'était d'être une putain de nympho, toujours à deux doigts de tromper ton mec, que tu peux te permettre de me faire la leçon. Je te signale que ça s'est pas fait tout de suite avec Emmet, vous avez pas mal galéré! »

J'avais sciemment frappé là où ça faisait mal, sans pitié.

Ses beaux yeux bleus avaient d'abord été traversés par la surprise, puis par la gêne et enfin par une peine profonde.

« Mais... », m'avait-elle dit stupéfaite, « je dis ça pour toi Bella. Je ne veux pas que tu te retrouves malheureuse dans ta relation...Ça m'a l'air sérieux vous deux, alors j'essaie de t'aider, de rééquilibrer la donne ».

« Et de quel droit je te prie? Je te rappelle que tu m'as avoué faire des rêves érotiques sur ton directeur de recherche, encore récemment, et je ne t'ai jamais conseillé de tout faire pour rééquilibrer ta relation avec Emmet ».

« Mais...ça n'a rien à voir... »

« Comprends-moi bien Rose », l'avais-je coupée, « je te remercie de te soucier de mon couple mais je ne te permets pas d'utiliser ce ton péremptoire et insultant pour m'affirmer ce qui semble être bien ou non. Toi et Emmet vous vous en sortaient admirablement mais vous êtes loin d'être un exemple! »

Sur ces paroles, je m'étais relevée de mon fauteuil et étais partie en claquant la porte, laissant derrière moi une Rosalie médusée.

Je ne comprenais pas vraiment pourquoi j'avais réagi si violemment. Mais ma rage était bien réelle.

Une fois dans la rue, j'avais immédiatement appelé Angela pour prendre de ses nouvelles. Elle avait quitté Ben depuis quelques semaines et était en train de s'installer chez Tanya. Je ne l'avais pas accompagnée. Même si je comprenais qu'Ange s'entende bien avec elle, je n'avais aucune envie de voir l'ex d'Edward, et elle non plus d'ailleurs.

Lorsqu'Angela avait débarqué dans mon appartement en pleine nuit et en pleurs, j'étais persuadée que tout allait s'arranger entre eux. Ben et Ange étaient faits l'un pour l'autre, leur séparation était impensable.

Mais Angela s'était installée chez moi et avait refusé que je lui passe Ben au téléphone.

« On a parlé des heures entières Bella! Rien n'a changé, c'est fini... »

Un coup de tonnerre s'était abattu sur moi, l'incroyable s'était produit. Jacob et moi étions restés des heures au téléphone à commenter l'évènement, incrédules.

Si leur couple pouvait avoir une fin, je n'arrivais pas à imaginer que les autres puissent être éternels...

Au bout du fil, Angela semblait en forme, elle plaisantait. Je lui avais proposé que l'on se fasse un film dès le lendemain et elle avait accepté, enthousiaste.

Putain! Ils étaient toujours aussi géniaux, même dans leur rupture.

Ils ne nous en faisaient nullement ressentir le poids, ne nous demandaient jamais de choisir entre eux deux.

J'étais rentrée chez moi, pas vraiment bien, pour tomber sur Edward tentant de faire à manger. Il avait fait brûler ma poêle. Il voulait faire un risotto.

Une excellente bouteille de vin trônait sur le bar américain ainsi qu'un superbe fraisier provenant certainement d'une grande pâtisserie.

Il m'avait lancé un regard désolé, un air contrit sur le visage.

« Je crois que je vais appeler le traiteur de la 52ème » avait-il ronchonné.

J'avais éclaté de rire, tout sentiment d'anxiété envolé.

C'était mon Edward. Toujours fidèle à ses goûts de luxe, il se débrouillait quand même pour me faire plaisir simplement. Mes plats préférés, un petit repas intime...tout ce que j'aimais.

Avec mon couple, j'avais un peu renoué avec le train de vie des Cullen. J'avoue que même si j'avais posé des barrières, je profitais de certaines largesses d'Edward pour me permettre de me payer des vols réguliers pour Forks.

Je ne culpabilisais plus, comment changer l'éducation de toute une vie?

Edward faisait des efforts considérables pour limiter ses petites attentions, voyant bien que cela me dérangeait plus qu'autre chose.

Je mettais d'ailleurs secrètement de l'argent de côté depuis des mois pour nous offrir un voyage en Andalousie. Je savais qu'il rêvait de découvrir le sud de l'Espagne.

Après avoir trinqué à la santé de la poêle carbonisée, nous avions entamé une conversation animée sur nos projets du weekend suivant. Il me laissait décider, comme toujours.

« Au fait, demain soir je vais au ciné avec Angela », avais-je annoncé.

« Ah...ok, je t'attendrai chez moi alors? ».

Il avait eu l'air déçu, presque...perdu.

« Tu ne préfèrerais pas faire autre chose? », avais-je insisté, « Je ne sais pas, voir Jasper. Ça lui ferait plaisir. Tu sais combien il est nerveux en ce moment. Il a peur que son stage ne lui donne pas d'emploi depuis qu'il s'est engueulé avec sa tutrice ».

« Ouais je sais...Il me l'a dit. Je verrai » avait-il répondu d'un ton évasif.

J'expirais bruyamment et il avait relevé un sourcil interrogateur.

« Edward, pense à toi un peu... ».

« Qu'est-ce que tu veux dire? »

Je ne le savais pas encore vraiment. Après tout, était-ce si terrible qu'il m'attende le lendemain soir?

J'avais préféré changer de sujet.

« Dis, on pourrait aller un de ces soirs au petit piano bar que tu as repéré. Pourquoi pas avec Em et Alice? Et Ben aussi. Ça te donnera peut-être envie de me composer un autre magnifique morceau ».

« Oh oui, ma sublime muse » avait-il singé d'une voix grave de crooner.

Mon portable s'était manifesté à ce moment là.

C'était un mail professionnel d'Irina. Ma supérieure. Edward avait eu un air vaguement dégoûté lorsque je lui avais dit. J'avais préféré éviter toute confrontation et nous avions fini la soirée devant un film, avachis l'un sur l'autre sur le canapé.

C'était l'un de nos sujets de dispute récurent. Irina et Félix.

La première draguait soi-disant Edward, le second était apparemment raide dingue de moi.

Je n'avais jamais vraiment voulu croire Edward.

Pas que je ne pensais pas qu'une fille puisse succomber à son charme, au contraire, mais Irina était trop imbue d'elle-même pour ça. Edward n'était que le copain d'une de ses employée, aussi beau soit-il. De plus, elle nous bassinait régulièrement avec son fiancé, un entrepreneur fortuné, qui habitait pour l'instant en Chine.

Paradoxalement, elle avait des côtés adorables et m'apprenait avec fougue les ficelles du métier. J'avais plaisir à la voir en dehors du boulot. Grâce à elle, j'avais très vite pu me spécialiser dans les chroniques culturelles.

« Les scandales politiques peuvent attendre Bella », m'avait-elle expliqué, « les journalistes américains sont des chiens sur ces sujets. Il vaut mieux que tu t'illustres dans ce domaine, surtout avec ton talent naturelle. C'est la meilleure façon de percer au sein de notre petit journal ».

Je m'étais rapidement retrouvée à faire équipe avec Félix. J'avais de suite accroché avec lui. Il était très grand, très brun, et avaient des yeux marrons empli de douceur.

On s'entendait exceptionnellement bien sur le plan professionnel, partageant les mêmes idées. Je m'étais très vite sentie en confiance et avais commencé à me confier.

Lorsque je lui avais parlé de la situation avec mon père, il m'avait appris que les correspondants de Portland pensaient à agrandir leurs locaux et cherchaient des volontaires. Cette ville représentait une véritable chance, elle regorgeait de grands festivals d'importance, tant littéraire que cinématographique.

Irina avait promis de soumettre ma candidature au Big boss.

J'avais rapidement parlé à Edward d'une possibilité de bosser sur la côte ouest et il s'était immédiatement renseigné pour pouvoir travailler dans les bureaux de sa boîte situés à Seattle.

Et sans même me prévenir!

« Je ne veux pas que tu plaques tout ici, sans te poser une seule question, juste parce que j'aimerais revenir sur la côte ouest! » m'étais-je énervée.

...

Je détaillais longuement la silhouette élancée d'Edward qui écrasait sa cigarette de son pied. Le nouveau tournant que prenait notre relation me rendait encore plus nerveuse.

Il y a trois semaines, lorsqu'Irina m'avait annoncé que Félix et moi partions quatre mois sur Portland pour faire nos preuves, j'étais restée abasourdie.

Félix ne m'avait jamais dit qu'il postulait!

« Tu pourras rassurer ton homme Bella, ce n'est que quelques mois, vous aurez le temps de voir venir... » avais ajouté Irina d'un air conspirateur.

Félix m'avait lancé un regard gênée.

« Qu'est-ce que tu lui as dit! » avais-je éclaté après qu'Irina ait quitté la salle de réunion.

« Ne t'énerve pas Ok? J'ai juste parlé du fait que toi et Edward avaient un peu de mal à vous mettre d'accord sur vos projets futurs ».

« Mais je m'étais confiée à toi! Pourquoi tu lui en as parlé, à elle! Quel intérêt? »

« Je ne sais pas, on était tranquille, à parler boulot autour d'un verre, et puis elle a posé plein de questions, je ne sais pas...Ça m'a échappé. » admit-il.

« Et pourquoi tu ne m'as pas dit que tu postulais toi aussi? »

« Je n'en avais pas vraiment l'intention et puis Irina m'a dit que je devais tenter moi aussi ma chance. Alors je me suis lancé. J'ai hésité à t'en parler parce que je vois bien qu'Edward ne m'aime pas vraiment. Je voulais éviter de le dire avant que ce soit sûr. Pour ne pas te mettre dans l'embarras et qu'il te dissuade de le faire. Ça te dérange? »

« Non!», répliquais-je immédiatement, « enfin, tu en as le droit, j'aurais juste préféré que tu m'en parles, peu importe Edward ».

« Je suis vraiment désolé Bella ». Son air était sincère.

J'étais un peu perdue.

Je n'avais pas voulu gâcher la soirée avec Edward alors je m'étais tue. Je voulais lui en parler après la fête de Ben.

Je me doutais que Félix m'aimait bien. Pourtant, il n'y avait jamais eu d'ambiguïté, j'étais avec Edward.

Je m'en voulais de m'être confiée à lui sur mes problèmes de couple. Mais on s'entendait si bien. Avec lui j'étais dans un autre monde, loin de mon cercle, loin de tout.

Ma tactique avait toujours consisté à repousser les délires jaloux d'Edward pour éviter d'envenimer les choses, je commençais à le regretter maintenant. Il fallait que je lui parle franchement.

L'œil brillant d'Irina me revenait en mémoire lorsque je l'avais informée qu'Edward et moi allions à la soirée d'un ami et que tout le monde était le bienvenu.

Seul Félix et elle étaient disponible.

Je ne sais pas pourquoi j'y étais quand même allée avec eux.

Comme un sursaut face à la colère d'Edward, comme une envie de me prouver que tout allait bien, qu'il exagérait...

Lorsque j'étais arrivée chez Ben, j'avais sauté sur Rose pour savoir où était ce dernier, j'avais un besoin criant de le voir.

Irina s'était rapidement perdue dans la foule tandis que Félix ne me lâchait pas.

Rosalie m'avait appris qu'il était encore avec Alice et Emmet.

J'avais commencé à entamer une bière, vaguement consciente que Félix et Rose parlaient de leur travail respectif.

« Oui, d'ailleurs avec Bella on vient d'avoir une proposition intéressante » s'était soudain excité Félix.

A ces mots, j'étais immédiatement sortie de mon état léthargique et avais traîné Félix hors de la cuisine en gueulant à Rose que nous allions vers les chambres.

J'avais fermé derrière-moi la porte qui menait au couloir et avais indiqué la chambre de Ben et Ange lorsque j'avais surpris un couple en train de s'engueuler dans le petit couloir.

Nous nous étions assis sur le lit, et, pour la première fois, sa proximité m'avait gênée.

Était-il à ce point conscient de la jalousie d'Edward?

« Personne ne sait pour Portland », l'avais-je averti, « je veux d'abord en parler à Edward ».

Son regard doux m'avait immédiatement rassuré. J'avais retrouvé l'ami, le confident.

« Je ne dirai rien. Mais il faut que tu lui parles ».

« Je ne sais pas comment lui dire, Portland, c'est loin! Je ne sais pas s'il acceptera de rester ici, tu sais la relation à distance... Mais j'ai tellement envie d'y aller! ».

C'était un cri du cœur. Il fallait qu'Edward me fasse confiance.

« Bella cette opportunité ne se refuse pas. Ton boulot est important, te rapprocher de ton père aussi. Il comprendra s'il t'aime vraiment. Et puis tu verras, on va tout défoncer là-bas toi et moi. On va être deux correspondants de première main! »

Sa main s'était alors posée sur ma cuisse et je m'étais immédiatement raidie.

Enlève ta main putain!

C'est à ce moment qu'Edward avait débarqué dans la chambre. Son air menaçant m'avait fait peur.

Il avait balancé sa bière et fixait Félix d'un regard de tueur.

Il ne fallait surtout pas qu'ils se battent! Pas ici!

Je devais le calmer et lui faire comprendre. La tension dans la pièce était étouffante, m'énervant d'autant plus.

Mais Edward avait semblé plus blessé par mon attitude qu'autre chose et était parti comme une furie.

J'avais à peine eu le temps d'apercevoir Jasper tentait de l'arrêter.

Emmet m'avait retenue par le bras.

« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais quand il est comme ça, il faut le laisser se calmer ».

Je l'avais harcelé au téléphone. Face à son silence, j'avais tiré Félix dans un coin.

« J'aime Edward Félix! Je veux que ce soit clair pour toi! J'irai à Portland pour travailler avec toi et c'est tout ».

Il avait immédiatement acquiescé, les joues rouges: « Je le sais Bella et je ne demande pas autre chose. Je t'assure ».

Sur un hochement de tête, j'étais partie chercher mes affaires et Edward m'avait téléphoné, hors de lui.

Ma dernière dispute avec lui m'avait vraiment fait peur. Parce que je sentais que c'était celle de trop, parce que j'avais le sentiment qu'il n'accepterait jamais ma collaboration avec Félix, parce que je commençais à croire qu'il n'avait peut-être pas tout à fait tort.

J'étais heureuse de faire l'amour avec lui cette nuit là. Le trou béant dans mon cœur s'était immédiatement refermé.

Protégée par ma couette, je lui avais tout raconter, lui assurant néanmoins que Félix ne cherchait pas après moi.

Je savais qu'Edward était prêt à tout plaquer pour me suivre sur Portland, quitte à ne rien retrouver.

Mais je savais aussi qu'il adorait son boulot, son patron. Sa capacité à tout envoyer valdinguer pour moi était flatteur mais ridicule. Je ne savais pas si Portland allait aboutir sur quelque chose, je n'avais même pas encore envisagé la solution Seattle, je n'aimais pas Félix, je l'aimais lui.

Je ne lui avais jamais dit. Je ne savais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que je ne l'avais jamais dit à un autre ou bien parce que je sentais notre relation encore trop fragile...

Lorsqu'on avait débarqué sur Forks la nuit dernière, j'avais voulu qu'on aille chez mon père.

J'avais envie de lui, dans ma chambre d'adolescente.

Son sexe entre mes lèvres, j'aspirais goulument. J'aimais le voir comme ça, à ma merci, ses mains accrochées au drap, peinant à ne pas bouger. Quand il éclatait dans ma bouche, je me sentais puissante. Je n'avais jamais autant aimé sucer un homme. Pour lui, je le ferais à chaque fois, s'il me le demandait.

…...

Jasper avait maintenant rejoint Edward dans le jardin et plaisantait avec lui. Il avait l'air sûr de lui, heureux.

Je n'arrivais pas à réaliser que Jazz et Alice se fiancent. Alice avait réussi à tenir ça secret. Impensable pour elle...Même sa famille n'était pas au courant!

Elle nous avait lâché la nouvelle il y a une semaine, juste après son weekend en famille.

Elle semblait déterminée, comme si cette annonce était un défi qu'elle acceptait de relever.

J'étais dans la cuisine de son loft, me remémorant nos nombreux matins universitaires peu glorieux, quand elle s'était approchée de moi, timidement.

« Je suis heureuse que tu sois là Bella, heureuse de pouvoir partager cette nouvelle avec toi. Malgré tout ce qui s'est passé, je t'ai toujours considérée comme ma meilleure amie...la seule en fait... ».

Ses beaux yeux verts me scrutaient avec appréhension. Ma petite Alice...mon petit despote, rien qu'à moi...elle allait se fiancer!

Prise d'une bouffée d'affection, je l'avais tirée dans mes bras, la serrant très fort. Cela faisait une éternité que nous n'avions plus connu une telle étreinte, et pourtant, cela me semblait toujours naturel.

« Je suis heureuse pour toi Alice », avais-je chuchoté à son oreille, « d'autant plus qu'il s'agit de ce cher Jasper ».

Elle s'était dégagée de moi en riant, essuyant ses yeux légèrement rougis, et avait décrété d'une voix directive.

« On va organiser une grande fête pour l'évènement. Je veux que mon père réserve une belle salle au Ritz, surtout si Jazz et moi on attend plus d'un an pour se marier, il faut que la soirée soit marquante!

Par contre, ça se fera en octobre. Je veux que ton anniversaire soit la soirée de la rentrée. D'autant plus que ça fera un an que tu seras avec mon frère! »

Je l'avais regardée tendrement, à courts de mots.

Décidément, certaines choses ne changeraient jamais, tandis que d'autres, en revanche...

Je soupirais en pensant à mon père, engoncé dans son costume, certainement en train de faire la conversation à Carlisle et Esmée en attendant les quelques invités.

Les parents de Jasper ne viendraient pas, je doutais même qu'ils se déplacent à la soirée de fiançailles.

« Trop occupés en octobre... », avait marmonné Jasper devant un Carlisle raide de colère.

Ce dernier s'était alors enfermé dans son bureau, certainement pour les appeler.

J'avais mal pour Jasper.

J'imaginais mon état si Renée ne venait pas pour un événement si important.

Elle m'avait d'ailleurs plusieurs fois invitée en Floride avec Edward, afin d'apprendre à mieux le connaître au cas où... Ma mère...

Elle était devenue une célibataire endurcie et passait ses journées à s'occuper de ses plantes ou à faire du Yoga! La seule chose qui me rassurait sur son état de santé mentale était qu'elle ne pensait même pas à chercher un travail, se contentant de dépenser la généreuse pension de Phil.

…...

Un bruit de moteur m'apprit que Jacob et Léa étaient enfin arrivés. Je fixais la grille d 'entrée pour les apercevoir s'extirper de leur voiture et se diriger vers Edward et Jazz.

J'étais heureuse qu'ils soient là, d'autant plus que Jacob me manquait énormément. Il était rare que nous puissions nous retrouver ces derniers temps.

Quelques minutes après l'avoir aperçu passer la porte d'entrée, on toqua à ma porte.

« Entre Jacob! » criais-je.

Il était beau dans son complet noir. Il avait fait des efforts, je n'y étais pas habituée.

Je me jetais dans ses bras et il me réceptionna en riant.

« Doucement quand même », me prévint-il, « j'ai le dos cassé par la grosse valise de Léa. »

« La grosse valise? Juste pour ce soir et demain? » m'étonnais-je.

« Non! », s'écria t-il, « Pour toute la semaine, faut pas déconner non plus! J'aime bien Alice et Jasper mais quand même...j'en profite pour voir des clients sur Seattle. A ce train là, je vais bientôt avoir des clients dans chaque État Madame ».

Un air de fierté teintait son sourire, sentiment qui me gagna rapidement.

« Félicitations mon brave! »

On se dirigea vers mon lit, s'asseyant de biais, nos têtes tournées l'une vers l'autre.

« Tu es tout beau », souriais-je.

Il me fit un clin d'œil appuyé et son regard se perdit dans la chambre.

« Bon sang, ça me fait bizarre d'être ici », s'exclama t-il.

J'acquiesçais en silence.

Il ramena brusquement ses mains sur ses genoux, son dos penché en avant, ses yeux impatients.

« Alors, point potin! » annonça t-il, « Ben et Angela? J'arrive pas à les joindre ».

« C'est bon signe », répondis-je aussitôt, « Ils ne pouvaient pas venir pour un laps de temps si court, MAIS, ils en ont profité pour s'organiser une soirée tous les deux. La carapace se craquèle...lentement mais sûrement ».

J'adressais un air satisfait à Jacob.

« Cool », sourit-il, « J'espère qu'il va y avoir du progrès... ».

Un air sombre frappa son visage avant de disparaître rapidement.

Il me frappa le bras.

« Et Rose? » Continua t-il, « Elle a l'air super énervé et vient d'envoyer chier Alice, je leur ai à peine dit bonjour du coup ».

Je soupirais.

« Rose s'est un peu attrapée avec Esmée et comme tu as pu le constater, elle est maintenant d'une humeur massacrante ».

« Ah! » se contenta de dire Jake.

Il connaissait un peu la situation, enfin pas beaucoup plus que moi en vérité. Edward restait toujours très évasif quant aux problèmes de sa mère. Emmet aussi apparemment, Rose semblait penser que ses rapports avec cette dernière s'était réchauffés.

Pourtant, après que mon amie ait soufflé à Esmée qu'elle serait heureuse que sa mère organise ses fiançailles, cette dernière avait rétorqué d'un ton un peu froid que ce ne serait certainement pas pour demain. Je frissonnais légèrement en pensant à ce que pouvait bien dire Esmée sur moi à Edward. Cependant, elle ne m'adressait que des regards emplis de tendresse...

Jacob ne s'attarda pas plus sur cette histoire et me gratifia de chaleureuses félicitations pour Portland. Il finit par consulter son portable.

« Mon père arrive...Il m'a l'air bien distrait en ce moment, je me demande si c'est pas les copines de Sue qui le titillent... D'ailleurs, papa Charlie m'a l'air en pleine forme avec son beau costume, Sue n'arrête pas de le dévisager comme s'il était un beau morceau de viande! »

« Arrête » gémis-je en faisant mine de me boucher les oreilles.

Il rigola bruyamment tout en faisant bouger ses sourcils d'une manière suggestive.

Je râlais pour la forme avant de lui avouer:

« Bon, c'est vrai qu'il va bien, les médecins disent qu'il se porte comme un charme, même s'il se fatigue vite...Mais il s'est passé quelque chose cet après-midi et ça m'embête un peu... ».

Je lui racontais rapidement que Carlisle et Esmée avait tenu à m'offrir la voiture qu'ils m'avaient acheté, il y a plus de deux ans. C'était une superbe Audi A3, gris métallisé, flambant neuve.

« On l'a faite un peu rouler pour qu'elle ne dépérisse pas », m'avait appris Carlisle, « Et on a pensé qu'après tout ce temps, elle te revenait de droit. C'est ton cadeau d'anniversaire en avance ».

Je me tenais là, maladroitement, face au garage, mes yeux perdus dans la carrosserie rutilante.

Charlie se tenait à mes côtés, un bras autour de ma taille qu'il avait resserré à l'annonce de Carlisle.

« Ils m'en ont parlé avant et je suis d'accord », avait-il précisé, « On s'est arrangé pour qu'elle te soit livrée dans 5 jours sur New York ».

Je m'étais tournée vers lui, surprise.

« Mais..Et ma Chevrolet? » avais-je demandé.

« Tu pourras en faire ce que tu veux...Ou la donner à Jacob ». Mon père avait soupiré en empoignant mes épaules. « Tu sais ma fille, cette antiquité n'était que provisoire. Et je préfère te savoir dans une voiture plus sûre ».

Gagnée par une excitation incontrôlable, j'avais sauté dans ses bras, puis ceux de Carlisle et d'Esmée, pour finir dans l'étreinte d'Edward qui m'observait d'un air soulagé.

Nous étions partis tous les deux faire un petit tour, la musique à fond, fonçant à travers le paysage nu et désolé de Forks.

« Charlie était d'accord Bella », me sermonna Jacob, « tu n'as pas à culpabiliser. C'est ça de côtoyer des personnes riches. C'est pas comme si tu ne le savais pas...D'ailleurs ton meilleur ami accepte de récupérer ton épave...y'a bien des pièces que je pourrais récupérer... »

Je lui pinçais le bras en signe de protestation.

« Il semblait quand même un peu triste », marmonnais-je, « Je ne veux pas refaire les mêmes erreurs ».

« Tu ne les referas pas Bella », me tranquillisa t-il, « En plus, Charlie a l'air d'avoir participé à ta surprise ».

Je lui souris faiblement avant d'ajouter d'un ton moqueur:

« Heureusement Emmet est là pour détendre l'atmosphère avec ses blagues lourdingues. »

« Hé! », protesta Jacob, « j'adore ses blagues ».

Tu m'étonnes...

Après un léger silence, Jake poursuivit:

« Bon, et Edward? »

Mon cœur se serra un peu dans ma poitrine.

« Et ben, depuis que j'ai mis les choses au point avec Félix, il semble un peu mieux accepter que je parte avec lui...Mais bon...On verra quoi. »

Jacob déposa un baiser sonore sur ma joue qui me donna du baume au cœur.

« Allez viens! Allons nous goinfrer et picoler du champagne à la santé d'Alice et Jazz! »

Je le suivis après avoir lissé ma robe et m'être une dernière fois étudiée dans le miroir.

Une fois descendue au grand salon, je fus frappée par le changement d'atmosphère.

Un énorme buffet avait été dressé, parsemé de plats multicolores et agrémenté de sauts à champagne où étaient plongées plusieurs bouteilles.

La grande table basse en verre avait cédé sa place à une petite piste de danse aménagée pour l'occasion.

Emmet et Edward avaient installés près du mur un ordinateur portable, relié à des enceintes, dans lequel était programmé une playlist spéciale -Alice et Jasper.

Au milieu de ce décors, évoluaient plusieurs groupes de personnes, élégamment vêtues, parmi lesquels je reconnaissais des amis de Carlisle et Esmée.

J'embrassais chaudement Léa et Billy avant qu'Alice ne me traîne vers le coin de la pièce où trônait le piano.

Surprise, j'aperçus Edward prendre place derrière l'instrument dans un mouvement souple tout en me lançant un sourire éclatant.

Et il commença à jouer...les Nocturnes de Chopin.

Tout le monde s'était tu autour de moi. C'était un silence appréciateur, rempli d'admiration. Edward était encore plus beau lorsqu'il jouait, il irradiait. Son talent n'en paraissait que plus écrasant.

Alors que ses longs doigts courraient sur les touches, je reconnus immédiatement la « Nocturne N°13 in C minor Op. 48 », mon morceau préféré.

Les derniers accords du morceau, plus rapides, plus nerveux, pour se terminer dans une triste lenteur, me laissaient toujours en larmes. Ça n'avait d'ailleurs pas loupé.

Lorsqu'Edward se redressa sous les applaudissements enthousiastes pour se diriger vers moi, je ne pus que lui chuchoter un « Merci » malhabile, la gorge nouée par l'émotion.

Il m'embrassa chastement avant d'aller récupérer deux coupes de champagne et de m'en tendre une.

Carlisle réclama alors l'attention de l'assistance et se fendit d'un petit discours solennel et tendre. Sa joie transparaissait dans chaque mot. Il était fier de sa fille.

Alice le regardait, bouleversée, accrochée à sa mère. Esmée avait également passé son bras autour de la taille d'un Jasper soudain embarrassé d'être le centre d'attention.

Les applaudissements fusèrent lorsque Carlisle se tut et tout le monde leva son verre à la santé des futurs fiancés.

Jasper et Alice remercièrent tout le monde et Emmet déclencha la musique en criant un « Que la fête commence! » sous les cris de Jacob.

Edward prit longtemps sa sœur dans ses bras avant d'aller voir Jasper.

Mon père et Sue se pressaient près du buffet, déjà envahi par plusieurs personnes, tandis que Billy invitait Léa à danser.

Rosalie et Emmet étaient déjà sur la piste, enlacés au son de la musique de Pulp Fiction.

Em semblait être en train de consoler Rose. Essayant de m'en assurer, je croisais le regard de cette dernière, il était triste. Je lui renvoyais un sourire chaleureux et ses yeux s'allumèrent légèrement.

J'observais longuement mes amis, tous casés, sérieusement. Oublié leur cœur d'artichaut ou, au contraire, leur tendance à la baise frénétique. Ils étaient jeunes et amoureux.

Avais-je moi aussi trouvé ma moitié?

Un souffle chaud caressa soudain ma nuque.

« Tu danses Bella? La prochaine chanson est pour toi ».

Je me laissais glisser dans son étreinte et, quelques secondes plus tard, les accents planant de « In Safe Hands » de Badly Drawn Boy s'élevèrent dans la pièce.

« Je vais aller à Portland Edward et tout va bien se passer » lui assurais-je

Il me renvoya un sourire triste.

« Je sais...j'irai arroser tes plantes » tenta t-il sur le ton de la plaisanterie.

J'avais envie d'effacer son air résigné. Je voulais qu'il se réjouisse pour moi. N'avait t-il donc aucune confiance en nous?

« En Juillet, on se retrouve tous pour une semaine de vacances à San Diego et on avisera à ce moment là », continuais-je d'une voix apaisante, « Si il faut, on s'emballe pour rien, ils ne me garderont pas là-bas et préfèreront juste Félix... ».

Un éclair de peur traversa alors son regard.

Merde! Peut-être que je me trompais complètement, peut-être qu'il n'avait tout simplement pas confiance en lui!

J'écartais rapidement le sentiment de malaise qui m'envahissait pour me plonger dans ses yeux.

Mes mains caressaient tendrement ses cheveux et son regard se réchauffa lentement.

Nous continuâmes à tourner sur nous-même, emportés par la douceur de la musique, insouciants des gens autour de nous.

A ce moment là, je me fis la promesse solennelle d'être assez forte pour nous deux , parce que, au plus profond de moi, quoiqu'il advienne, je savais que je ne pourrais jamais vivre sans lui.


Ce chapitre était une petite transition pour comprendre l'état d'esprit de Bella.

Grand merci à la talentueuse « Sandrine50 » qui a la gentillesse de prendre le temps de me laisser son avis à chaque chapitre.

Oh et si vous ne connaissez pas Badly Drawn Boy « In Safe Hands », je vous conseille vivement d'écouter, c'est vraiment beau et planant...