Chapitre 9 Conséquences

Aussitôt cette déclaration faite, Lyane fit entendre sa joie par un rugissement assourdissant, après quoi Bran et Arya furent les premiers à sortir de leur stupeur et à applaudir suivit par tous les souverains et de leurs seconds qui allèrent tous de leurs commentaires:

"Ça, c'est que j'appelle un guerrier d'exception! S'exclama Thormund.

-Ce fut un combat extraordinaire. Dit Brienne.

-Je serait honorer qu'il m'entraîne, pensa à voie haute Ver Gris.

-Tu m'ôte les mots de la bouche, Vers Gris. répondit Jorah.

-Avec un tell combattant,nous serions invincible. Se permit Bran, ce qui ne plut pas à Dany.

-Je ne te permet pas! Mon fils n'est pas une arme!

-Tu as raison, Dany. Bran, ce n'était pas aimable de parler de ton neveu comme ça. Le gronda Jon.

-Oui, c'est vraie. Concéda Bran. Je te demande pardon, Daenerys.

-Très bien, je te pardonne mais ne recommence plus."

Après quoi, ils se se sont retournèrent vers l'arène où une scène surprenante se déroulait. Car tandis que certains spectateurs se contentait d'applaudir, d'autres s'étaient lever et, en lançant leur poings en l'air, clamaient en parfaite synchronisation :

"REAGO! RAEGO! RAEGO! RAEGO! REAGO! RAEGO! RAEGO! RAEGO! REAGO! RAEGO! RAEGO! RAEGO! REAGO! RAEGO! RAEGO! RAEGO!"

Cela surprit Reago et Korona mais pas avec la même réaction: Lui ne comprenait pas qu'ils se mettes à l'acclamer alors qu'il avait laisser parler son vrais visage! Cela n'avait pas de sens! Elle sentant monter en elle une grande fierté en voyant que son peuple adoptif était aussi ouvert et juste. Elle sentait qu'ils allaient involontairement l'aider à provoquer l'avènement du Jour de la Promesse et pour cela elle les remerciait du plus profond de son cœur.

Mais un autre événement mit fin aux réjouissances des Westerosiens: Les esclaves se mettaient à tendre leur main comme pour attraper Reago en clamant un mot étrange qui choqua Reago, Korona et Missandei mais qui fit chaud au cœur des deux femme tandis qu'il choquait encore plus le jeune prince:

"TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR! TAKKAR!

-Missandei, que dise-t-ils? Demanda La Reine de Westeros.

-Ils l'appelle par son titre légitime à leurs yeux.

-C'est à dire? Questionna Tyrion.

-"Roi".

-On l'appelle le Roi-Esclave...Pensa Aemon à voie haute

-Aemon? Fit Viséria

-Korona nous l'as expliquer durant son récit: Les esclaves d'Avalon se sont peu à peu mit à considérer mon petit frère comme leur souverain, leur messie, leur dieu. Ils sont plus respectueux et obéissant envers lui q'envers leur maîtres ou l'empereur."

De l'autre coté, l'ambiance était très différente, les esclavagistes n'appréciant pas du tout l'hommage que leurs soumis offrait à leur pire cauchemar:

"SILENCE, MISÉRABLES! Rugit Sokar. JE SUIS VOTRE EMPEREUR ET JE VOUS ORDONNE DE CESSER SE BLASPHÈME!

-OBÉISSEZ A VOTRE SEIGNEUR ET MAÎTRE, BANDE D'INFÂMES CANCRELATS! Poursuivit l'interprète en brandissant un fouet, près à l'abattre mais avant qu'il n'y parvienne un esclave attrapa le bout en clamant avec force:

-Nous n'avons qu'un seul seigneur et c'est Reago Targaryen, notre roi! Clama-t-il"

Mais avant qu'il ne pu continuer, Korona attira toute l'attention en levant d'un coup les bras, obtenant ainsi le silence et s'avança avant de demander:

"Dame Missandei! Puis-je vous demander de traduire?

-Euh, ou-oui, b-bien sur. Répondit cette dernière un peu hésitante, surprise de la demande.

-Peuple des enchaînés, commença-t-elle en Eregonnien, je suis Korona et je porte la parole de votre souverain légitime: Reago Targaryen le Roi-Esclave! Et voici ses ordres! Proclama-t-elle avant de reculer de laisser le roi en question avancer pour s'adresser à son "peuple":

-Tuez les maîtres et livrez-moi enchaîner l'empereur Sokar!

-TAKKAR! Répondirent les "sujets" de Reago."

Après quoi, comme un seul homme, ils se jetèrent sur les manieurs de fouets et se mire à les massacrer, les étranglant avec les chaînes, les passant à tabac, les fouettant avec leurs propres fouets puis ils saucissonnèrent Sokar dans leurs chaînes dont ils s'étaient débarrasser entre temps avant de le "renverser" dans l'arène. Reago l'empoigna alors par les cheveux et, malgré son poids, le traîna sans difficulté jusque devant l'estrade de Westeros où il s'adressa à sa mère:

"Reine Daenerys, commença-t-il en s'inclinant ce qui surpris tous le monde, il est temps pour vous de réclamer à cette vermine le tribut de votre choix. Fini-t-il en désignant de la tête le gros plein de soupe qui se débattait du mieux que lui permettait sa corpulence."

Après quelques seconde de stupeur générale, un à un, tous se tournèrent vers la Mère des Dragons qui fut la plus longue à se remettre, n'étant pas habituer à voir son fils être aussi solennel et la vouvoyer mais elle se ressaisit et, avec sa démarche et posture habituelle, elle se leva et s'avança avant de commencer:

"Korona, pourrais-tu me rappeler la limite des réclamations?

-Des limites?Demanda la concernée avec un sourire sournois. Quelles limites? Il n'y a absolument AUCUNES limites à ce que vous pouvez réclamez du royaume conquit! Sentant alors le coque et les regards ahuris dirigées sur elle, Korona ricana: Eh oui, Ma Reine. C'est une conquête que vous venez de voir. Eregon est à vous désormais.

-Comment est-ce possible? Demanda Tyrion.

-Une conquête de territoire se fait entre deux armées sur un champs de batailles et cela provoque des pertes! Expliqua Vers Gris.

-C'est correcte. Se contenta de répondre Korona sans se départir de son sourire et de son calme. Et c'est exactement ce qui vient de se produire.

-Comment ça? Demanda Jon, de plus en plus perdu.

-Voici votre armée, dit-elle en désignant Reago. Voici votre champ de bataille, continua-t-elle en désignant l'arène. Quant aux pertes, eh bien...Fit-elle en désignant ce qui restait de Goro et les cadavres des Maître... Dois-je vraiment en dire plus? Demanda-t-elle. C'est une conquête en version réduite car c'est tout ce que pouvait se permettre Eregon ainsi qu'Avalon en son temps, conclut-elle.

-Que veut-tu dire? Interrogea Sansa.

-Eregon et Avalon étaient de très bons alliés au temps de leurs existences car très similaires pour ne pas dire identique, répondit Reago après avoir lâcher sur le ventre son prisonnier et se mettant à marcher lentement à travers l'arène. Tous deux des continents désertiques, tous deux sans autres revenus possibles que l'esclavagisme, tous deux n'ayant comme "armée",dit-il en faisant les guillemets avec ses doigts, qu'une poignée de paysans sachant tout juste manier le bâton."

Cette révélation fit bondir Vers Gris, ce qui surpris tous le monde, lui d'habitude si calme, si impassible, si froid, sauf avec Missadei bien sur:

"UNE POIGNÉE DE PAYSANS SACHANT TOUT JUSTE MANIER LE BÂTON? S'écria-t-il, estomaquer. Vous plaisantez, mon prince, rassurez -moi!

-Malheureusement non, commandant Vers Gris, il est on ne peut plus sérieux. Intervint la "dame de compagnie" aveugle du jeune dragon. C'était là toute la force militaire dont disposait ces deux royaume.

-Et comme je l'ai dit plus tôt, reprit l'ex-gladiateur, ces deux continent très proches ne sont que de vastes déserts stériles où rien ne poussent jamais et où sont éparpiller par ci par là des citées. La seul et unique source de revenu de ces empires était le commerce d'humains. C'est à travers cela qu'ils obtenaient tout: la nourriture, les ressources, les matières premières, la mains d'oeuvre... Vous comprendrez donc qu'ils n'avaient pas les moyens de se livrer à des batailles imposantes. Donc, quand les négociations ne marchait et qu'ils ne parvenaient pas à agrandir leur territoire de façon pacifique, leur seul façon de conquérir violemment des territoires, c'est ça, finit-il en désignant ce qui l'entourait.

-Pourquoi utilisez-vous le passé depuis tout à l'heur? Fit remarquer Sam.

-Premièrement: Car Avalon n'existe plus depuis cinq ans, et je le sais, c'est moi qui l'ai détruit, commença le petit prince avant de se tourner vers sa mère. Deuxièmement: Car... Voyons, Majesté... Nous savons tous que vous allez interdire l'esclavagisme à Eregon et étant donnée que, comme je vient de vous le dire, c'est le seul pilier du royaume, je leur donne un mois avant de disparaître.

-Je vous trouve plutôt généreux, mon roi, rigola Korona. Moi, je pari qu'en UNE SEMAINE, Eregon ne sera plus qu'un souvenir!

-Nous nous écartons du sujet! Rétorqua celui-ci piquer à vif par l'appellation "roi". Ma reine, mes excuses pour ces divagations.

-Ce...Ce n'est rien...Répondit-elle hésitante."

Décidément, ces dernière semaine, son fils avait le chic pour réussir à la perturber. Elle qui ne se laisse jamais déstabiliser, qui ne perd jamais son sang froid en public, qui arrive toujours à sembler intouchable, son fils arrivait sans même le vouloir à la mettre mal-à-l'aise: Sa façon décontracter de livrer un combat à mort comme si c'était un simple jeu, son aire ennuyé et froid alors que son visage est dégoulinant de sang, le ton détaché presque endormi dont il parle de ce royaume où, pourtant, il fut enfermer et torturer-Ce qui rappela à Dany qu'une foi rentrée à Port-Réal, elle devrait rendre visite à un nouveau pensionnaire des geôles du Donjon Rouge-et de la fin inéluctable d'un autre qu'elle allait provoquer et SURTOUT, son charisme et sa prestance avec les esclave, son comportement digne d'un roi. Aemon avait raison, il mérite son titre de "Roi-Esclave". Elle finit par reprendre contenance et commença donc à réclamer son tribut:

"Moi, Daenerys Targaryen, reine de Westeros, je réclame les esclaves, TOUS les esclaves d'Eregon sans la moindre exception. Je laisse à mon fils le soins de balayer ce qui restera.

-JAMAIS! Beugla Sokar quand Korona traduisit. JE NE LAISSERAIT PAS UNE VULGAIRE CATIN DE BAS ÉTAGE S'APPROPRIER MES BIENS!

-Est-il en train de violer la Loi de l'Arène? Demanda narquoisement Reago à son amour.

-Il semblerait, en effet... Répondit cette dernière à son béguin sur le même ton.

-Et quel est le châtiment pour ceux qui viol la Loi de l'Arène?

-...La mort..."

Aussitôt, Reago se glissa derrière l'ex-empereur avant de passer un bras devant le visage de ce dernier pour attraper son menton pour ensuite, d'un coup sec, lui arracher la tête qui atterrit sur l'estrade où se trouve encore les ex-esclaves qui firent entendre leur joie.

"Bon, sur ce, Majesté, permettez-nous de nous retirer afin de préparer notre voyage. Fit soudain Korona.

-Très bien, j'accepte... Et je pense que nous avons tous besoin de temps pour digérer convenablement ce qui vient de se passer."

Tous approuvèrent ses paroles. Et c'est donc après avoir remis son masque et sa cape et après une dernière révérence que Reago et Korona remontèrent sur Lyane avant de s'envoler, suivit par le "peuple" de Reago. Puis, un à un, tous les Westerosiens se retirèrent dans leur tente pour méditer ou discuter de tous ce qui venait de se produire en peu de temps. La famille Royale fut la dernière à partir, Daenerys fixant encore les reste de Goro, des esclavagistes et de Sokar. Elle était partagée entre la fierté face à la puissance et les talents de souverain de son fils et la peur que lui inspirait la part de ténèbres que son enfant venait de révéler. Puis elle se décida à retourner au palais où elle pourrait plus calmement saisir toute les conséquences qui allaient découler de cette suite d'événement.