Ce n'est pas simple d'avoir les idées qui divaguent quand on s'appelle Sesshomaru ... mais bon, ça reste un youkai mâle XD.

Bonne lecture ^^


Durant les jours qui suivirent, Sesshomaru se surprit à observer -mater serait le mot juste- Tanéko avec un peu plus d'attention. Elle n'était pas dénuée de charme, avec ses yeux verts pétillants et son corps athlétique. Comme nombre de ses congénères félins, elle affectionnait de paresser au soleil. Le malheur étant que la youkai prenait des poses parfois lascives, ce qui n'était pas fait pour arranger l'état d'esprit de son compagnon de route. Il pensait de temps à autre à aller promener sa main sur le corps de la brune. Ces étranges pensées le mettaient mal à l'aise, en plus de susciter une certaine inquiétude sur sa santé mentale. Ce n'était pas normal que son esprit dérive autant sur Tanéko. Il avait tendance à devenir un peu agressif avec elle, tant des idées peu catholiques lui traversaient l'esprit.

Naturellement la démone ne se laissait pas impressionner et répondait vertement à ses piques. Sesshomaru n'étant pas expansif, personne dans l'histoire ne comprenait ce qui lui arrivait. Et quand bien même on lui posait la question, il ne répondait rien. C'est donc dans une curieuse ambiance que le groupe voyageait.

« Qu'il fait bon aujourd'hui. » lança Tanéko.

« Oui, on va pouvoir pique-niquer dans un champ de fleurs j'espère. » répondit Rin.

« Et se dorer au soleil ! »

A l'avant, juché sur Entei, Sesshomaru écarquilla yeux en entendant cette suggestion. Un dilemme s'installa : devait-il la laisser faire et profiter de la vue, ou bien hâter le repas pour éviter que son esprit ne s'égare encore ? Il en venait quand même à oublier Hakudoshi et Naraku, ce qu'il trouvait franchement dérangeant. Rien n'était capable de le déconcentrer autrefois. Faiblissait-il ? Pourvu que non.

« Seigneur Sesshomaru ? » appela Tanéko.

Aïe, de nouveau le frisson quand elle s'adressait à lui. Il faudrait qu'il se penche plus avant sur ce mystère.

« Quoi donc ? » répondit-il de son ton habituel.

« Pourrions-nous arrêter dans ce champ là-bas à gauche ? »

Sesshomaru tourna la tête dans la direction indiquée. Un champ coloré s'étendait à perte de vue. Pour lui, il était temps de répondre à son dilemme. Oui non, plus vite moins vite …

« Tâchez de ne pas traîner. »

« Rassurez-vous ce n'est pas notre genre. » répondit la brune avec un sourire.

Déjà elle faisait bifurquer Ah-Un. Sesshomaru suivit ensuite. Rapidement, Rin et Tanéko déballèrent ce dont elles avaient besoin, avec la célérité due à l'habitude. Jaken alluma le feu une fois le bois disposé en dessous. En attendant que la cuisson soit effective, Tanéko ne trouva rien de mieux à faire que de s'allonger. Signal d'alerte chez Sesshomaru. Prestement, il détourna la tête. Il concentra son regard miel sur le paysage alentour pendant un moment. Puis, comme si une force supérieure l'attirait, il reporta les yeux sur la youkai. Cette dernière venait justement de rouler sur le dos.

Les pupilles dorées remontèrent des jambes jusqu'aux hanches, passèrent sur la taille puis remontèrent sur le buste pour arriver au visage, serein et détendu. Sesshomaru s'imagina caresser son visage, descendre ensuite sur tout le reste.

« Ce n'est pas une youkai d'un rang élevé, pourtant ...je la trouve plus agréable à regarder que toutes ces poupées artificielles de la cour. » songea-t-il.

Une beauté simple, sans fioriture, naturelle. Lorsqu'elle combattait à ses côtés, c'était toujours avec une grâce certaine. D'ailleurs, il aimait aussi voir la détermination briller dans ses yeux, ses gestes précis et assurés qui lui conférait une aura sauvage. Tanéko restait féminine quelle que soit la situation. Tiens, la voilà qui se redresse aux aguets. Douche froide pour Sesshomaru : un ennemi s'avancerait-il sans qu'il ne l'aie repéré ? Il s'était lui aussi redressé, la main déjà sur la garde de Tôkijin. Toutefois, il se tranquillisa très vite. L'air ne lui apportait que l'odeur d'une proie. Un sanglier qui passait non loin. La chasse devait être un spectacle aussi intéressant à voir que le combat, songea soudain Sesshomaru.


Nul doute que Tanéko devait y paraître aussi fière et sauvage qu'en pleine bataille. Il ne l'avait jamais suivie lorsqu'elle s'absentait pour chasser.

« Tu comptes t'attaquer à un sanglier ? » demanda-t-il.

Il s'était décidé à la tutoyer à présent.

« Nous avons besoin de viande. » répondit la brune qui s'éloignait déjà.

« Mais c'est dangereux onee-san. » fit Rin.

« Pas plus qu'une proie youkai. »

Tous trois la regardèrent s'éloigner en direction du sanglier. Un instant après, Sesshomaru se leva puis partit en silence dans la même direction. Tanéko de son côté, avait déjà trouvé sa victime. L'animal broutait sans se rendre compte de sa présence. La brune avança à pas feutrés, ventre à ras du sol. Plus loin, caché derrière un tronc, Sesshomaru surveillait le déroulement des évènements. Soudain, le sanglier releva la tête. Il venait de sentir la présence de la démon. Ce fut le moment que choisit Tanéko pour bondir toutes griffes et dents dehors, avec un son très félin.

« Miiaaoow ! »

Surtout très chat en fait. Le gibier avait repéré l'énergie démoniaque, et préféra fuir. La brune le talonna. Elle fut prompte à le rattraper. Sesshomaru suivait toute la scène, admirant les muscles jouer pendant la course de la brunette. Tanéko saisit soudain une défense. Le sanglier couina, elle grimpa sur dos. Le poids le ralentit considérablement. Tanéko en avait profité pour sortit un long poignard. Elle tira violemment sur la défense, obligeant la bête à incliner la tête. La gorge ainsi libérée, la démone y planta sa lame. Le gibier glapit de douleur, avant de s'effondrer. La youkai chat le lâcha avant qu'il ne touche le sol. Elle pirouetta pour se rétablir. Elle revint tranquillement vers sa proie qui se vidait de son sang. La chasseresse avait veillé à sectionner une artère vitale.

Tanéko s'accroupit près de l'animal, saisit la poignée de son arme et la retira. Le sang gicla, inondant son bras. Le sanglier rendit son dernier soupir au moment où elle rangea son poignard.

« Je sais que vous êtes là ! » lança-t-elle soudain.

Sesshomaru vit qu'elle tournait la tête vers lui. Ainsi donc, elle l'avait repéré. Nul doute que si elle chassait, ses sens devaient être aiguisés en conséquence. Sesshomaru sortit des fourrés puis s'arrêta à quelques mètres.

« Vous aviez peur que je me blesse ou bien est-ce la faim qui vous a attiré ? » questionna la brune.

« Ni l'un ni l'autre. »

Elle fronça les sourcils d'incompréhension. Que faisait-il là alors ?

« Allons-y. » conclut Sesshomaru.

Tanéko chargea le sanglier sur une épaule, et le suivit. Il avait eu raison, le spectacle valait le coup d'œil. Tout en finesse malgré la violence de l'acte, rapide et sûre d'elle dans l'action.

« Lord Sesshomaru, êtes-vous sûr d'aller bien en ce moment ? » questionna la brune à côté de lui.

« Pourquoi, ai-je l'air d'aller mal ? »

« Eh bien, les deux autres n'osent sûrement pas vous en parler, mais nous trouvons tous que vous avez un comportement plutôt étrange ces derniers temps. »

Oh. Sesshomaru retint un soupir agacé. Cela se voyait donc … il lui faudrait être plus discret à l'avenir.

« Je vais très bien. Parlons plutôt de notre quête. Voici un moment que nous n'avons plus de nouvelles d'Hakudoshi. » répondit Sesshomaru en changeant habilement de sujet.

« C'est vrai. Il doit être à la recherche des quatre points cardinaux. » annonça Tanéko.

La lisière de la forêt fut en vue.


« Les quatre points cardinaux ? » répéta le youkai blanc.

« Oui, c'est nécessaire à l'ouverture d'un passage vers la frontière entre le monde des vivants et celui des morts. Techniquement ils sont gardés sur chacune des terres dans un temple. Je crains qu'il n'aie mis la main sur une ou deux. » expliqua la brune.

Le campement fut en vue. Tanéko déposa son gibier afin de le préparer. Ce qui donna l'occasion à Sesshomaru de méditer ses paroles. Si ces fameux points étaient répandus aux quatre coins du pays, il devait logiquement y en avoir un dans les terres de l'Ouest. Il se rappela alors de ce fameux temple qu'il avait longtemps cru désert. Il se situait dans une forêt profonde, si ses souvenirs étaient exacts.

« Tanéko, à quoi au juste ressemblent ces point cardinaux ? » demanda Sesshomaru.

« Ce sont des flèches en or. A ce qu'on raconte, une fois réunies elles sont particulièrement dévastatrices. Autrement, elles ouvrent des passages vers l'au-delà. » exposa la brune.

« Je vois. Et qui les gardent ? » continua le démon.

« Hmmm … pour le nord il s'agit d'une tribu de chèvres. Au Sud c'est le clan du lapin, à l'est la tribu du tonnerre et enfin l'Ouest … les youkais chiens. »

Il avait donc raison. Mais pourquoi ne se rappelait-il pas de cette information ? Ni son père ni sa mère ne lui en avait parlé.

« Nous ferons route vers l'Ouest. Sur mes terres il nous sera plus facile de trouver cette flèche. » décida Sesshomaru.

« Si vous voulez. Je serais d'avis d'envoyer un message aux autres gardiens, à moins que les moines et prêtresses de mon village ne l'aient déjà fait. »

Tanéko avait terminé de découper la viande. Une majeure partie fut mise à conserver dans le sel, une autre servit à compléter le repas en cours. Comme à son habitude, Tanéko fit goûter le repas à Sesshomaru, qui hocha la tête pour signifier que c'était à son goût. La youkai fit ensuite le service. Chacun mangea en silence. Quelques fruits servirent de dessert. Pendant que Sesshomaru croquait dans une pomme, Tanéko elle s'était de nouveau allongée, et passait la langue sur ses mains.

« Huhuhu ! Là tu aimerais bien que sa langue se promène sur ton corps. » entendit Sesshomaru dans sa tête.

La petite voix perverse ! Le blanc avala de travers et toussa.

« Seigneur Sesshomaru ! Tout va bien ? » s'enquit Jaken.

« Moui. Ce n'est rien. » assura le concerné, la main devant la bouche.

Voilà un moment qu'il n'avait plus entendu ce côté malsain de lui-même, c'était trop beau pour durer. Il mordit à nouveau dans son fruit, non sans jeter un œil vers la brune. Elle avait reprit sa toilette de chat, et en était aux avant-bras. L'image d'elle au-dessus de lui opérant ce genre de manœuvre sur son torse s'imposa devant les yeux de Sesshomaru. Il les ferma aussitôt. Tout comme il serra la main, oubliant momentanément la pauvre pomme qui s'y trouvait. La malheureuse fut impitoyablement broyée comme un citron. Le jus inondant sa main eut le mérite de faire revenir Sesshomaru sur terre.

Il lâcha le fruit et secoua la main.

« Ah bravo. » fit sa voix.

« Toi la ferme. C'est de ta faute. » songea-t-il en se léchant les doigts.

« Que nenni cher ami. Je ne suis que le messager de ton subconscient. Mon rôle est de te faire prendre conscience de certaines choses. »

« Pour la énième fois ce n'est pas le moment ! »

« Ce genre de chose ne se commande pas môssieur. »

« Vous voulez une autre pomme Sesshomaru-sama ? » s'enquit Rin en lui tendant le sac contenant les fruits.

Étant donné que cette foutue voix lui donnait envie de mordre, autant le faire dans quelque chose de comestible.

« Qu'est-ce que vous avez fait avec la précédente ? » s'étonna Tanéko, en voyant le fruit complètement destroy à terre.

« Rien. » fit Sesshomaru un peu sèchement.

« Ah bon ben je suis rassurée alors. Parce que le jour où vous ferez quelque chose, ce sera sûrement autrement plus charmant. »

Il lui retourna un regard torve, avant de mordre brutalement dans sa pomme. Mais soyez rassurés, aucun fruit n'a été maltraité pour l'écriture de cette fic. Encore que … bref. Tanéko échangea un regard avec Rin et Jaken. La fillette haussa les épaules dans un geste d'ignorance. Mouais, il devenait bizarre quand même. Le repas terminé, il fallut reprendre la route. Sesshomaru prit la voie des airs avec Entei. Ah-Un suivit aussitôt après. Bon, le seigneur de l'ouest devrait voir à se contenir une fois qu'il serait dans son royaume. Sa mère ne manquerait pas de le titiller si jamais elle venait à se rendre compte de son attirance pour Tanéko.


« Ce qui me fait penser qu'elle va encore jouer les entremetteuses en me proposant telle ou telle vassale. J'en ai déjà marre. » se dit-il les yeux en bille.

« Dis, y'a bien des youkais mâles dans ton palais non ? » demanda son bavard interne.

Sesshomaru arrondit les yeux. Non mais … pourquoi cette question ? Devait-il aussi s'intéresser à eux ?

« Ah ben un peu mon neveu, qu'il faudra que tu t'y intéresses. »

Kooaaaaaa ? Il n'avait pas de compagne, d'accord, mais il n'était pas en manque au point de sauter sur tout ce qui bouge quand même ! Heureusement que Sesshomaru menait, les autres ne pouvaient pas voir la tête superbement choquée qu'il affichait. Il la secoua brièvement pour se reprendre.

« Mais qu'il est bête ! Je parlais en terme de rivalité. Veille donc à ce que personne ne s'approche de ta Tanéko d'un peu trop près. » précisa sa voix.

Là, Sesshomaru fut soulagé. Il était encore sain d'esprit.

« Ce n'est pas MA Tanéko compris ? Comment faut-il que je te le dise ? »

« Bon bon d'accord, mais ne viens pas dire que je ne t'ai pas prévenu. »

Sa petite voix se tut soudain, apparemment décidée à ce qu'il passe par ce genre d'épreuve. Sesshomaru soupira. Bon débarras. Il devrait avoir la paix pour tout le restant du voyage, et probablement après. Enfin une bonne nouvelle.

« Je ne pensais pas revenir dans le palais du seigneur Sesshomaru. » fit Rin.

« Tu y as déjà été ? » releva Tanéko.

« Oui, y'a pas si longtemps. J'ai rencontré sa maman. »

« Et comment est-elle ? »

« Elle lui ressemble beaucoup. En dehors de ça elle n'a pas l'air méchante. Mais nous ne sommes pas restés longtemps : c'était pour que Lord Sesshomaru apprenne le Meidou Zangetsuha. » informa Rin.

« Et késaco ? »

« C'est une technique qui ne s'utilise qu'avec Tenseiga. Elle permet d'ouvrir un passage vers l'au-delà, pour y expédier les ennemis. » répondit Jaken.

« Ah oui quand même. »

Depuis le temps, la démon chat avait appris que Tenseiga était un sabre particulier. Destinée à soigner, la lame ne pouvait par conséquent ni tuer ni blesser. C'était une arme de l'autre monde, littéralement. Tanéko reporta ses yeux vers l'avant, sur Sesshomaru plus précisément. Elle l'avait vu quelques fois à l'œuvre et devait reconnaître que c'était un très grand combattant. Par contre pour cerner son caractère ce n'était pas évident. Surtout en ce moment. Tanéko le savait calme et réfléchi, toujours concentré sur son objectif. Alors qu'est-ce qui pouvait bien le déranger à ce point ?

« J'ai comme dans l'idée que ça a un rapport avec moi. Pourtant, je suis comme à l'ordinaire. » réfléchit-elle.

Sesshomaru finit par sentir son regard. Il jeta un œil par-dessus son épaule. Sitôt qu'il comprit qui le fixait ainsi, son corps se raidit. Le démon détourna aussitôt la tête. Il ne comprenait décidément pas pourquoi la jeune youkai avait un tel effet sur lui. Jamais auparavant il n'avait ressentit un trouble pareil. Derrière, Tanéko haussa les épaules, puis entonna un petit chant. Au fur et à mesure que les notes défilaient dans l'air, Sesshomaru sentit ses muscles se relâcher, signe de détente. Il eut un fin sourire. Elle avait incontestablement le pouvoir de l'apaiser. Baissant les yeux, il remarqua qu'ils approchaient des frontières de ses terres.

Il amorça une descente, puis resta à une certaine altitude. Enfin, se dessina la frontière. Le palais apparut à son tour, majestueux et coloré. Sesshomaru donna l'ordre d'atterrir. Les gardes dans la cour pensèrent tout d'abord à une attaque. La mère du démon vint au balcon. Elle plissa les yeux, et aperçut son fils.


« Que personne ne tire. C'est mon fils qui s'en vient. » lança-t-elle.

Aussitôt, une haie d'honneur se forma pour accueillir l'héritier des terres de l'Ouest. Les sabots d'Entei se posèrent sur le sol. L'immense cheval blanc marcha ensuite jusqu'à la mère de Sesshomaru, venue lui souhaiter la bienvenue. Le youkai sauta à bas de sa monture.

« Mère. » dit-il en guise de salut.

« Sesshomaru. Je m'attendais pas à te revoir de sitôt. A moins que tu ne sois décidé à prendre les rênes du pouvoir, ce qui m'étonne un peu. » répondit la dame blanche.

Ses yeux dorés glissèrent sur les personnes accompagnant son fils. La petite humaine était toujours là, ainsi que le serviteur vert. Par contre, elle ne connaissait pas la femme à la droite de Rin. L'inconnue s'inclina toutefois avec grâce.

« Je ne suis en effet pas venu pour diriger nos terres. Parle-moi plutôt du temple situé aux confins de notre forêt. » répondit Sesshomaru.

« Hm ? C'est donc là la raison de ta visite. Fort bien, entrez donc. »

Sesshomaru emboîta le pas à sa mère, ainsi que tous les autres. Tanéko en profita pour observer les magnifiques fresques qui ornaient les murs, et les vases aux teintes chatoyantes. A l'avant, Sesshomaru relata ce qu'il avait appris de ce temple.

« Ah oui ! Maintenant que tu me le dis, j'ai entendu dire que ce temple devait être gardé avec soin. Il contiendrait un précieux artefact. Figures-toi que nous avons reçu un message en provenance d'un village inconnu, nous demandant de renforcer la garde autour de cet endroit. » informa la châtelaine.

« Et qu'en est-il ? » s'enquit Sesshomaru.

« Rien du tout. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir d'intéressant dans ce vieux temple. »

« Dispose de davantage de gardes, dès maintenant. Une incarnation d'un démon nommé Naraku projette de s'emparer de cet artefact. » avertit Sesshomaru.

« Naraku huh. J'ai entendu des rumeurs sur cette créature. Soit, puisque c'est là ta volonté. »

Elle appela un garde, pour lui donner les instructions de son enfant.

« Voilà qui est fait. Maintenant, que diriez-vous de prendre un peu de repos en nos murs ? » proposa la mère du youkai.

« C'est que nous ne sommes guère disponibles. » répondit Sesshomaru.

« Allons, on trouve toujours un peu de temps pour sa famille. D'autant plus que ton ami et vassal Toru revient de campagne. Une petite fête est organisée en son honneur, tu ne vas pas refuser d'y paraître ? »

Et allez donc. Sesshomaru savait qu'en venant ici le séjour ne serait pas aussi bref qu'il l'avait espéré. Maintenant que sa mère avait rempli son rôle en l'aidant à maîtriser le meidou, elle pouvait passer à un autre genre d'amusement. Sesshomaru ne pouvait en effet refuser, au risque de froisser et offenser son vassal, ce qui n'était jamais bien bon. Il donna donc son assentiment à contre-coeur.

« Bien ! Je vais donc vous donner des appartements. » répondit la souveraine.