Good Evening Lovelies,
Je suis sincèrement navrée pour ce long retard. J'avais de l'inspiration puisque mon plan était détaillé mais j'étais très prise et je n'ai pas avancé rapidement. Bon maintenant je vous laisse avec le chapitre.
Klausetcaroline : Coucou ma belle, je te remercie pour ta review. Je t'ai déjà répondu en MP donc je ne vais pas répéter ce que je t'ai dis mais je te remercie encore sincèrement. Gros bisous ma belle et bonne lecture.
KlarolineMichaelson : Coucou toi! J'ai été très surprise de voir ton pseudo s'afficher. Je ne pensais pas que tu lirais une fiction sans Klaroline donc je suis vraiment ravie qu'elle te plaise. Merci pour ta review, gros bisous et bonne lecture.
Luna77100 : Coucou, je te rassure tout de suite, je n'ai pas tué l'enfant de Klaus. Non, je n'ai pas osé faire une chose pareille. Je te laisse découvrir ce que cache Hayley. Merci pour ta review, gros bisous et bonne lecture.
Immortelle42 : Coucou, oui il y aura des scènes Ophélie et Hayley pas dans ce chapitre mais dans le prochain et le suivant encore. Merci pour tout tes compliments, gros bisous et bonne lecture.
Fifi Brindacier : Coucou, aaahhh quelle magnifique review! Sinon c'est dingue tu es dans ma tête ou quoi? Tu comprendras en lisant le chapitre ;) Pour ce qui est d'Elijah tu vas voir qu'il prend de l'ampleur dans ma fiction mais pas forcément en bien ou pas :/ En tout cas, bonne lecture, merci pour ta review et gros bisous.
Many Delena : Coucou ma belle, je te remercie pour ta review. Pour ma part, j'adore Marcel et Sophie d'où le fait qu'ils apparaissent dans ma fiction. Sinon pour le Klauphélie tu vas voir que leur relation ne tourne pas comme tu le penses... Je te laisse découvrir le pourquoi du comment, bonne lecture et gros bisous.
Nadiz : Coucou ma belle, merci pour ta review, tu vas voir que cette fin de chapitre te laisse encore en haleine. Gros Bisous ma belle et bonne lecture.
Audrey : Coucou ma bichette, merci pour ta review ma belle. J'espère que tu ne seras pas déçue par le tournant de ce chapitre. Gros bisous ma belle et bonne lecture.
Kansasbykeres : Coucou ! Merci pour toutes tes reviews, j'espère que tu ne sera pas déçu par ce chapitre. Gros bisous ma belle et bonne lecture.
TU ES LE PREMIER JOUR DE MA VIE
Chapitre 10
Aucun Sacrifice, Aucune Victoire
POV – Rebekah :
La nuit est tombée depuis plusieurs minutes. Le ciel est parsemé d'étoiles. Une atmosphère lourde et poisseuse emplit les rues et le bayou de la Nouvelle-Orléans. Je cours à perdre haleine vers Oliver, ne sachant pas ce qui m'attend. Je sais juste qu'il a besoin de moi, le son de sa voix résonne encore dans ma tête. J'accélère d'avantage jusqu'à me retrouver chez lui.
Le cœur palpitant et le goût du sang dans la bouche, j'entre chez lui en ouvrant la porte à la volée. Il est devant une vasque, torse nu. Il se lave les bras et le visage. Il lève les yeux dans le petit miroir accroché au mur en face de lui. Nos regards se croisent et je peux lire aisément qu'une chose grave s'est produite. Je m'avance mais une odeur de sang l'embaume. Je préfère rester ou je suis pour plus de sécurité. Je ne veux pas le tuer.
- Je ne m'attendais pas à ce que tu arrives si vite. Me déclare-t-il.
- Tu m'as dit qu'il y avait un problème donc je suis venue aussi vite que j'ai pu. Dis-je en le regardant toujours, terminer sa toilette.
- Tu permets ? Me demande-t-il en se tournant vers moi tout en déboutonnant son jean.
Je reste l'observer la bouche grande ouverte devant son torse puissamment musclé et ses bras parfaitement dessinés !
- Rebekah ! Me rappelle-t-il.
- Quoi ? Dis-je sans pour autant levé les yeux de son corps d'Adonis.
Il s'avance vers moi. Aussitôt mes petites veines entourent mes yeux et mes crocs s'allongent malgré moi en respirant à nouveau cette odeur de sang.
- Désolée…
Je me retourne brusquement pour qu'il ne me voie pas comme ça.
- Ce n'est rien. De toute manière c'est ce que je voulais que tu fasses ! Déclare-t-il en s'éloignant de moi.
- Quoi ?
- Que tu te retournes, Rebekah ! Je vais enlever mon pantalon comme ça je ne sentirais plus le sang. M'explique-t-il en retirant son vêtement.
Je peux entendre le glissement du jean contre sa peau. Putain qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette cabane !
- Ah !... Et pourquoi tu as du sang sur toi ?
Je tente de concentrer mon esprit sur autre chose que l'homme nu derrière moi.
- J'avais réussi à organiser le rendez-vous avec la louve de ma meute. Commence-t-il.
- Pourquoi « avait » ?
- Parce que d'autres loups sont arrivés au point de rendez-vous. Je m'étais éloigné pour t'appeler quand je suis revenue, ils l'avaient tuée. Continue-t-il la gorge nouée.
- Quoi ?!
Je me retourne brusquement, il vient à peine de mettre un boxer propre mais je n'en tiens pas compte.
- Les loups… ceux qui ne redeviennent humains que les nuits de pleine lune, ils l'ont tuée. Répète-t-il en enfilant son jean, la tête baissée et la voix rauque.
- Mais pourquoi ?
- Je n'en sais rien mais ils n'étaient pas là par hasard. Dit-il. C'était une embuscade, ils étaient là pour tuer.
J'ouvre la bouche et la referme, réfléchissant à ce qui s'était passé. La seule explication possible est que quelqu'un les avait prévenus. Je n'ai qu'un nom en tête : Hayley !
- Je suis désolée… Dis-je dans un souffle lorsque j'entends une sorte de gazouillis.
J'observe la pièce et remarque alors une boule formée par la chemise de bûcheron d'Oliver posée sur le lit en coin.
- Qu'est-ce que c'est ?
Il ne me répond pas aussitôt alors je m'avance vers le lit et ouvre la petite boule. J'y découvre une jolie petite fille, aux grands yeux vert émeraude, aux cheveux châtain clair, toute nue et encore recouverte d'une fine pellicule blanchâtre. A n'en pas douter, elle vient de naître !
Je touche le petit bout de son nez et descends caresser sa joue. Elle gazouille encore plus fort et lève ses petites gambettes, tout en cherchant maladroitement à m'attraper la main. Je souris devant cette jolie poupée.
- A qui est cet enfant ?
- A la louve que cette maudite meute a tuée ! Me révèle-t-il avec rage.
- Elle a accouché alors qu'il la tuait ?
Je pose plus cette question pour me rassurer mais je ne suis pas dupe. Je me doute de ce qui s'est produit réellement. Oliver hésite à me le dire mais il finit par prendre son t-shirt dans son armoire tout en m'expliquant l'histoire.
- Comme je te l'ai dit, nous étions arrivés à l'endroit où je comptais vous donner rendez-vous à la mère de ta nièce et toi. Je m'étais éloignée pour t'appeler mais je n'avais pas de réseau donc j'ai dû faire quelques mètres supplémentaires pour parvenir à te joindre… Sa gorge se serre… A ce moment-là, j'ai entendu des hurlements, j'ai couru pour l'aider mais c'était trop tard. Ils l'avaient tuée…
- Et le bébé, il n'est pas arrivé là par enchantement ?
- Ne me crie pas dessus ! Me rétorque-t-il.
Je ne me suis pas rendue compte que j'ai levé la voix. Je m'excuse aussitôt, me rendant compte que c'est aussi dur pour lui de raconter cette histoire que moi de l'entendre. Je l'invite à continuer.
- J'ai entendu les battements cardiaques du bébé. La louve qui devait vous aider était enceinte de 6 mois et demi, elle aurait dû accoucher dans deux semaines normalement… Il marque une pause et avant d'enfiler son t-shirt gris, il m'annonce… J'ai fait ce que j'avais à faire pour sauver la petite.
J'avale ma salive ne sachant quoi répondre. Il avait dû ouvrir le ventre de cette femme pour sauver cette petite fille sans quoi, elle serait morte prisonnière du corps de sa mère. J'ai toujours la main posée sur le ventre du nourrisson, je m'apprête à le réconforter lorsque j'entends un hurlement de loup, un cri aigu et proche. Oliver et moi nous nous regardons inquiets.
- Finis de t'habiller ! On lève le camp ! Dis-je en me dirigeant vers les serviettes de toilette propres posées sur le meuble de vasque.
J'enveloppe la petite louve dedans afin qu'elle soit au chaud et au propre. Elle continue de gazouiller comme si de rien n'était tout en cherchant à frotter son petit nez en trompette avec sa main. Je prends ensuite une chemise d'Oliver et l'enveloppe dedans. Je la prends dans mes bras et me dirige vers le loup qui observe les alentours par la fenêtre, son fusil à la main.
- Poses le fusil et tournes-toi s'il te plaît ?
Il s'exécute surpris. Je lui donne la petite dans les bras et défaits mon écharpe noire et blanche que j'ai autour du cou. Je les entours avec afin de faire une sorte de porte bébé.
- Tu rigoles là ? Me fait-il sérieux !
- J'ai la tête de quelqu'un qui plaisante ?
- Tu es plus rapide, il faut mieux que ça soit toi qui la porte et l'emmène en sécurité. Je vais les retenir pendant ce temps-là. Me propose-t-il tout en cherchant à se libérer.
Je l'arrête aussitôt dans son mouvement.
- Non ! Je suis une Originel, je vais les retarder et toi tu vas courir avec cet enfant le plus loin possible ! Dis-je en le regardant dans les yeux.
- Rebekah… Souffle-t-il.
Je pose mon index sur sa bouche pour le faire taire. Nous nous regardons dans les yeux, je peux sentir son cœur au travers de la pulpe de ses lèvres et entendre les battements cardiaques de la petite louve. C'est la première fois de ma vie que je sais exactement ce que je dois faire et ce que je veux vraiment faire !
- Je serais juste derrière vous. Ne t'inquiète pas. Aller !
(Veuillez écouter la chanson The Lumineers - Scotland)
Je prends le fusil posé sur la gazinière.
- Tu sais te servir de ça ? Me demande Oliver surpris.
- On va vérifier tout de suite ! Prépares-toi à courir.
Je donne un coup d'épaule dans la porte afin de l'ouvrir tout en tenant le fusil chargé. Je tire dans le premier loup qui se présente. Je recharge et vise le second. Je recharge encore et vise le troisième. A chaque fois, je fais mouche et en plein cœur.
- Cours ! Dis-je en criant à Oliver.
Aussitôt il sort de la maison la petite serrée contre lui. Je ne m'attarde pas à les regarder s'enfoncer dans les bois, je reste concentré sur mon objectif. Un loup me saute dessus au même instant mais je le sens avant qu'il n'attaque et le frappe de la crosse du fusil. Il tombe à mes pieds et j'enfonce mon talon aiguille dans sa poitrine lui transperçant le cœur.
- J'ai bousillé une paire de Jimmy Choo ! Je peux vous dire que vous allez en baver !
Je retire mes escarpins et m'élance vers la meute qui me fait face, les prenant par surprise. Je pose un pied sur le tronc d'un arbre proche, m'élance dans les airs et tire. A chaque fois, je fais mouche ! Je retombe sur mes pieds mais je suis obligée d'abandonner mon arme déchargée. Les loups s'organisent alors pour me sauter dessus tous en même temps. J'utilise ma rapidité pour leur échapper et je cours après Oliver afin de le retrouver ainsi que le bébé.
J'arrive près du jeune homme qui fait face à deux loups garous menaçants. Je les contourne le plus discrètement possible puis fond dessus aussi vite qu'une rafale de vent. L'un d'eux se retrouve empaler à une branche haute d'un arbre tandis que j'arrache le cœur de l'autre.
- Ça va ?
- Mieux maintenant ! Me répond Oliver souriant.
- Et la petite ?
Il la regarde attentivement avant de relever les yeux vers moi, un grand sourire aux lèvres.
- Elle dort ! Me répond-il.
Je souris aussi, nous avons là une petite guerrière qui se rit du danger ! Nous reprenons notre chemin le plus rapidement et le plus discrètement possible. Nous arrivons enfin sur la route qui longe le bayou. Je suis venue sans voiture pour être plus rapide, nous devrons donc rentrer à pied. Je m'avance la première à découvert, il n'y a rien. Je me tourne vers Oliver mais à ce moment-là je le vois tomber en avant. Il parvient à se retourner pour ne pas écraser le bébé tout en se faisant tirer par la meute. Je m'élance aussitôt voyant l'un d'eux près à le mordre en pleine gorge. Je frappe ce loup et parvient aisément à reconnaître même au travers de ses prunelles de louve qu'il s'agit d'Eve. La colère gronde en moi comme elle n'a pas grondé depuis longtemps. Mes veines autour de mes yeux, injectés de sang, sont à fleur de peau et mes crocs s'allongent. Je tremble de rage et m'élance vers le groupe comptant une dizaine de loups. J'arrache des cœurs, des têtes, m'abreuve de leur sang sans me rendre compte qu'une voiture s'est garée sur la route.
Un coupé sport violet s'arrête. Le conducteur descend et s'avance dans le bois passant à côté d'Oliver qui sert contre lui le bébé, choqué de me voir aussi en rage. Dans un excès de courage, un loup me saute dessus mais il est intercepté par cet individu qui nous a rejoints. Il l'attrape d'un bras et le soulève de toute sa haute, le mordant à pleine bouche et le démembrant rien qu'avec ses dents. La meute couine et commence à reculer voyant l'allier qui nous a rejoint.
Une fois les loups garous partis, je me précipite vers Oliver dont la jambe est mordue jusqu'en haut du mollet. Je me mords et lui fais boire mon sang, tout en vérifiant que le bébé va bien. Celle-ci s'est réveillée mais ses yeux mouillés me montrent qu'elle va se rendormir. Je caresse la joue de l'enfant qui se met à bayer avant de retomber dans les bras de Morphée. Oliver boit toujours mon sang jusqu'à ce que sa jambe soit complètement guérie. Je me relève ensuite vers l'homme qui nous a aidés. Il se tient penché légèrement en avant recrachant le trop plein de sang qu'il vient d'ingurgité. Je le reconnais malgré qu'il soit souillé de sang de la tête au pied, ses cheveux ne sont plus bonds mais rouge hémoglobine. Je lève les yeux vers ce géant, tout en muscle : il s'agit d'Ulrick !
- Il me semble que je tombe au bon moment, n'est-ce pas ? M'interroge-t-il un sourire carnassier sur les lèvres.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
J'aide Oliver à se relever tout en réajustant le porte bébé de fortune que je lui ai installé.
- J'ai appris votre retour à la Nouvelle Orléans, je me devais de venir saluer mes voisins. Explique-t-il tout en s'essuyant le menton maculé de sang.
- Parfait ! Dis-je. Dans ce cas, tu vas nous ramener à la maison. Tu te rappelles du chemin ?
- Le chien ne monte pas dans ma voiture. Déclare-t-il en observant Oliver dans les yeux.
- Il vient avec nous ou tu restes en dehors de la Nouvelle-Orléans ! Dis-je avant qu'Oliver n'ait eu le temps de répondre au pique du Vampire.
Ulrick me regarde dans les yeux et lève ses sourcils avant d'afficher un sourire goguenard. Il tend la main vers sa voiture nous invitant à monter à l'intérieur.
- C'est ton nouveau prétendant, Rebekah ? Tu baisses en niveau ! Tu dois vraiment être désespérée. Déclare-t-il avant de monter dans son coupé sport.
Je serre les mâchoires pour ne pas lui fracasser le crâne contre sa voiture mais je sais que me battre avec Ulrick ne sera pas aussi facile que d'affronter un Vampire lambda.
POV – Ophélie :
Nous sommes tous les trois assis sur le canapé devant la cheminée de la chambre de Davina. La tête de la jeune sorcière est posée sur mon épaule, ses larmes coulent toujours mais elle semble s'être apaisée. Klaus fixe l'âtre silencieux. Je ne pense pas qu'il soit habitué à ce que quelqu'un ait besoin de lui, pourtant c'est exactement ce que Davina lui fait ressentir. Dans le cimetière, il l'avait soutenue et encouragée à dire au revoir à Tim et maintenant elle lui tient la main comme si elle se tenait à une bouée de sauvetage. Leurs doigts entremêlés ne se lâchent pas et selon moi ils ne sont pas prêts de se lâcher. Klaus tourne le regard vers moi, nos yeux se croisent. Une vague de frisson me parcourt de la tête aux pieds. Je lui souris reconnaissante d'être juste là même s'il ne prononce pas un mot, même s'il est perdu et pas très alaise : il est là pour Davina ! Klaus baisse les yeux de toute évidence gêné. Je ne me lasserais jamais de le voir tel un enfant qui se découvre ou se redécouvre.
Davina se redresse enfin. Nous la regardons tous les deux en silence dans l'attente de ce qu'elle va faire ou ne pas faire. Finalement, la jeune sorcière se lève en nous indiquant qu'elle allait prendre une douche et se changer. Klaus et moi restons assis l'un à côté de l'autre sur le canapé dans le silence le plus total. Je sens son odeur m'envahir, son aura m'encercler, je me sens prisonnière de lui alors qu'il ne fait rien pour que j'ai ce genre de sentiment. Je me lève tremblante et me dirige vers le lit. Je dois m'occuper pour ne pas penser. Je retire les oreillers et les pose sur le fauteuil le plus proche. Je retourne vers le lit et y découvre Klaus en train de repousser les couvertures. Je l'aide et réinstalle les oreillers. Une fois le lit grand ouvert, il reste à l'observer pensif. J'avale difficilement ma salive me demandant s'il n'est pas en train de remettre en question mes conditions, mon cœur s'emballe, j'ai soudainement chaud, le dessus de ma lèvre supérieur s'humidifie sans aucune explication et je me surprends moi-même à me mordiller la lèvre tout en l'observant les bras croisés pensif. Klaus tourne les yeux vers moi et lève les sourcils interloqués.
- Ça va ? Me demande-t-il surpris de me voir dans cet état.
- Oui ! Juste un peu de fatigue. La journée a été rude.
Je parviens à le convaincre, du moins je crois… Il s'approche de moi et plonge son regard dans le mien comme s'il cherchait à sonder mon âme. J'ai horreur qu'il fasse ça ! Non en fait, j'adore mais à chaque fois je me perds dans ses magnifiques yeux bleu-gris !
- Je suis conscient que ces derniers jours n'ont pas été faciles pour toi et te confier les obsèques de Tim n'a pas dû être une tâche facile. Des souvenirs difficiles ont dû te revenir…
Je pose avec douceur le bout de mes doigts sur ses lèvres. Ophélie tu joues avec le feu !
- S'il vous plaît parlons d'autre chose ?
Klaus comprend assez vite qu'effectivement l'enterrement avait remué beaucoup d'émotion en moi et que je préférais maintenant tourner la page.
- D'accord… murmure-t-il en prenant mon visage en coupe.
Sa bouche se rapproche tout doucement. J'observe ses lèvres à quelques centimètres des miennes. Mon cœur s'emballe, les papillons au cœur de mon estomac sont suspendus, attendant impatient le moment de prendre leur envol. Déjà je sens son haleine chaude contre ma peau. Je prends mon courage à deux mains et m'écarte de lui. J'attrape Lapinos entre mes mains et le pose sur le lit de Davina en attendant qu'elle sorte de la salle de bain. Klaus soupire afin de montrer son mécontentement, il se dirige vers la porte d'un pas furieux et sort de la chambre en l'ouvrant rageusement. Mon cœur se serre de le laisser s'en aller ainsi, en colère contre moi mais je refuse de déroger à mes principes et ceux même s'ils me tuent à petit feu. Je serre mon lapin en peluche contre moi et me rassois devant la cheminée attendant que Davina ressorte de la salle de bain.
Quelques minutes plus tard, je le vois à nouveau pénétrer dans la chambre, calmé. Il tient une peluche entre les mains, un lapin beige avec un nez rose et l'intérieur de ses oreilles recouvert d'un tissu fleuri. Je le vois s'avancer, quelque peu gêner de tenir cet objet dans les mains. Je ne peux m'empêcher de le trouver terriblement mignon en le voyant jouer avec le lapin tout en s'asseyant à nouveau prêt de moi sur le canapé.
- Tu crois qu'il va lui plaire ? Me demande-t-il légèrement anxieux.
- J'en suis sûre. Dis-je en m'approchant afin de voir de plus près la peluche.
Klaus tourne le visage vers moi et je comprends aussitôt son air : Si tu ne veux pas que je te saute dessus, écartes-toi ! Je me réinstalle à ma place lorsque Davina sort de la salle de bain. Elle nous observe apparemment ravie de notre présence. Elle se dirige vers son lit et se place au milieu en prenant Lapinos dans ses bras. Nous nous levons tous les deux et nous nous installons à son chevet. Davina remarque alors la peluche que Klaus tient dans ses mains. Elle fronce les sourcils ne comprenant pas.
- Je t'ai acheté cette peluche, si tu en veux, bien-sûr. Souffle-t-il.
Davina prend le lapin entre ses mains, ses yeux brillant de joie.
- C'est vraiment le mien ? S'enquit-elle.
- Bien-sûr. Répond-t-il.
- Merci ! Fait-elle en se jetant à son cou.
Klaus la serre contre lui ravie que son cadeau lui plaise.
- Aller, il est temps que tu dormes maintenant. Déclare-t-il en se raclant la gorge.
Davina se rallonge tout en serrant son lapin contre elle. Nous la recouvrons tous les deux avec sa couette et commençons à nous diriger vers la porte pour sortir de la chambre.
- Vous pouvez rester le temps que je m'endorme, s'il vous plaît ? Nous supplie-t-elle.
Klaus et moi nous nous regardons impuissant face à la demande de l'adolescente. Chacun de nous s'allonge alors de chaque côté de Davina. Elle ferme les yeux et exténuée de sa journée, s'endort rapidement.
POV – Elijah :
Ophélie et Niklaus sortent tout en douceur de la chambre de Davina. Ils ne m'ont pas vu malgré que j'avance d'un pas décidé dans leur direction. Je ralentis les entendant parler entre eux.
- Klaus pour tout à l'heure… Commence la jeune femme.
- N'en parlons plus. Tu as posé des conditions en acceptant de venir travailler ici, à moi de les respecter. Lui répond mon frère brutalement.
Ophélie marque un temps d'arrêt apparemment choqué par le ton de mon frère, qui se rend lui-même compte qu'il a été trop dur avec elle. Tous deux se regardent dans les yeux, je peux lire en mon frère qu'il s'en veut d'avoir été si froid envers la jeune femme et celle-ci semble culpabiliser aussi mais pour une autre raison.
- Vous avez raison n'en parlons plus. Rétorque-t-elle la voix chevrotante. Bonne nuit, Klaus.
- Bonne nuit, Ophélie. Lui répond mon frère en la regardant s'éloigner de lui.
La jeune femme passe près de moi, me lançant un sourire timide que je lui rends avec bienveillance. Je m'avance à la rencontre de mon frère pensif et en colère contre lui-même.
- Comment va Davina ?
Je ne cherche pas à savoir ce qui s'est passé entre eux laissant mon frère m'en parler s'il en ressent le besoin.
- A ton avis ? Me rabroue-t-il.
J'ouvre la bouche pour lui rappeler que ses problèmes personnels ne doivent en aucun cas l'autoriser à me parler sur ce ton mais je suis interrompu par la voix de notre sœur qui nous appelle depuis la cours. Niklaus et moi allons l'y rejoindre le plus vite possible devant l'insistance de son appel. Nous descendons l'escalier et découvrons notre sœur maculée de sang. Niklaus se précipite vers elle vérifiant si elle est en bonne santé. Je m'avance aussi à mon tour et m'intéressent surtout aux explications de notre sœur.
- Que s'est-il passé ?
- Nous avons été attaqués par une meute de loups garous. Répond-t-elle la voix chevrotante.
- Nous ?
- Oliver et moi ! M'explique-t-elle tout en laissant Niklaus inspecter chaque trou dans ses vêtements et chaque trace de sang.
Je suis le mouvement de tête de Rebekah et découvre le fameux Oliver entouré par Diego et Thierry. Je m'avance vers lui, suspect.
- Savez-vous pourquoi notre sœur et vous avez été pris pour cible ?
- Ils ne visaient pas Rebekah, ils me visaient moi car j'ai été le témoin d'un meurtre de leur meute sur un membre de ma meute. Me répond-t-il en me regardant dans les yeux.
Il tient serré entre ses bras un objet enveloppé dans l'écharpe de notre sœur.
- Qu'est-ce que…
- Rebekah, tu as été mordu ! Déclare Niklaus.
Je tourne les yeux vers mon frère et ma sœur. Rebekah tente d'apercevoir la morsure située sur son omoplate.
- C'est impossible, je n'ai rien senti ! Réplique-t-elle.
- Et pourtant si ! Répond-t-il en lui enfonçant ses doigts dans la plaie.
- Aïe ! Tu n'étais pas obligé de faire ça ! Rage-t-elle.
- Au moins, tu me crois maintenant. Dit-il tout en se mordant et en lui offrant son sang pour la guérir plus vite.
Rebekah accepte et se délecte du sang Hybride de notre frère. Je reporte mon attention sur Oliver.
- Où en étions-nous ? Ah ! Oui, qu'est-ce que vous tenez contre vous ?
Oliver tourne les yeux vers Rebekah avant de me répondre. D'un mouvement de la main, elle l'autorise à me révéler ce secret. Il défait l'écharpe et je découvre un nouveau-né.
- D'où vient cet enfant ?
- De la louve qui devait nous apporter des réponses sur la grossesse d'Hayley et comme par hasard c'est ça meute qui a tué la mère de cette petite. M'explique Rebekah qui a terminé de boire le sang de notre frère.
Je serre les mâchoires, furieux ! Chaque jour un nouvel élément est apporté pour me prouver mon erreur. Pour me prouver que j'ai eu tort de lui faire confiance. Je regarde cet enfant endormis entre les bras du loup qui l'avait sauvé.
- Vous allez rester ici pour la nuit. Vous y serez en sécurité et vous pourrez vous reposer. Dis-je comme pour m'excuser d'avoir causé autant de dommage. Rebekah ! Veux-tu guider ton ami dans une chambre d'ami ?
Rebekah et Oliver gravissent l'escalier les menant jusqu'au premier étage. Je me tourne vers Niklaus qui réajuste la manche de sa chemise. J'attends ses répliques cinglantes mais il n'en fait rien.
- Tu peux sortir. Invite-t-il une personne.
Un homme immense, à la carrure massive sort de derrière une alcôve. Il est maculé de sang même ses cheveux blonds sont tâchés. Je le reconnais aussitôt, il s'agit d'Ulrick.
- Je vois que tu n'as pas perdu ton flair. Raille Ulrick en direction de mon frère.
- Je suppose que tu es venue en aide à notre petite sœur, n'est-ce pas ? Lui demande Klaus tout sourire.
- Je passais dans le coin. Plaisante Ulrick.
Nik s'avance vers lui prudemment et les deux hommes tombent dans les bras l'un de l'autre en riant.
- Tu n'as pas perdu la main. S'exclame avec joie mon frère. Alors combien en as-tu eu ?
- Oh rien qu'un ! Ta sœur était déchaînée… pas étonnant qu'elle n'ait pas senti la morsure ! Rétorque Ulrick !
Tous deux se dirigent dans le bureau de Nik en passant près de moi comme si je n'existais pas. Je soupire, mon frère ne changera donc jamais les étrangers à notre famille passeront toujours avant son propre sang !
POV – Ophélie :
J'ouvre les yeux difficilement tant mes paupières sont collées. Je m'assoie dans mon lit et m'observe dans le miroir psyché en face de moi. Mes cheveux bruns sont en pagailles, ressemblant plus à un nid d'oiseau qu'à une quelconque coiffure. Mon teint est blanc cadavérique et moi qui n'a jamais eu de cerne de ma vie me retrouve avec deux marques bleutées en dessous des yeux. Ce n'est pas brillant ! Il faut vraiment que je change de place ce miroir. Je sors enfin de mon lit et me dirige vers la fenêtre pour l'ouvrir et profiter des rayons du soleil. J'inspire profondément mais les odeurs de gaz d'échappement ainsi que l'asphalte qui fond au soleil montent jusqu'à mes narines. Je tousse légèrement et referme la fenêtre. Je me rends dans la salle de bain afin de remettre un peu d'ordre dans mes cheveux et me passer un peu d'eau sur le visage avant d'aller déjeuner.
Une fois fait, je quitte ma chambre vêtu de mon magnifique pyjama peau de vache. Le pyjama des jours où je suis morose car oui, je suis morose. Je ne sais plus où j'en suis avec Klaus, ni même ce que je veux vraiment. Je pénètre dans l'immense cuisine aux meubles blancs et aux plans de travail couleur ardoise. Je marque un temps d'arrêt en y découvrant un homme aux cheveux longs et blonds, torse nu et sacrément musclé !
- Bonjour ! Dis-je simplement.
- Bonjour ! Répond-t-il apparemment aussi surprit que moi.
- Je suis Ophélie.
- Enchanté ! Oliver ! Déclare-t-il gêné.
Je lève les sourcils intrigués mais m'avance pour me préparer mon petit déjeuner.
- Stop ! Me crie-t-il d'un coup.
- Pourquoi qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est que je pensais être le seul à déjeuner… commence-t-il.
- Et alors ?
Je continue de m'avancer et le découvre complètement nu.
- OH ! OH ! Ah oui ! Je vois !
Je lève les yeux vers le plafond pour ne pas paraître indiscrète tout en cachant de mes mains la vue qui se présente à moi.
- Désolé ! Dit-il en attrapant la première chose qui lui tombe sous la main pour cacher son intimité.
- Oh ! Mais non pas avec le couvercle de la marmite !
- Il n'y a que ça ! Rétorque-t-il.
Klaus pénètre à son tour dans la cuisine précipitamment. Je le regarde surprise de le voir rentrer ainsi.
- Ophélie, est-ce que ça va ? Me demande-t-il l'air inquiet.
- Euh… Oui ! Dis-je en le voyant se rapprocher. Non !
- Non ? S'étonne-t-il tout en flashant près de moi.
Il remarque alors le grand blond caché derrière son couvercle.
- Non mais ça ne va pas de te trimbaler nu dans MA cuisine ! Hurle l'Originel qui comprend enfin ma réaction.
Klaus s'avance à grandes enjambées vers le grand blond qui ne recule pas pour autant. Je m'interpose entre les deux hommes me retrouvant bloquée entre les deux, presque écrasée entre eux.
- Stop ! Arrêtez !
Klaus m'ignore royalement. Il fixe rageusement Oliver d'un œil mauvais.
- Ce n'est pas bien grave ! Dis-je pour tenter de calmer le jeu.
- Pas bien grave ? Répète Klaus.
- Bah… oui ! Il est au courant maintenant il ne le refera plus. N'est-ce pas ?
- Je ne le referais plus ! Répond le grand blond.
- J'espère bien parce qu'il n'y aura pas toujours quelqu'un pour te protéger. Rétorque Klaus.
Oliver quitte la cuisine toujours caché derrière le couvercle de la marmite. Un autre grand blond rentre à son tour, torse nu lui aussi. Mais ce n'est pas possible, il y a une source à grand blond musclé ici ? Je reste l'observer incrédule.
- Bonjour ! Fait-il en s'avançant vers moi, vêtu d'un pantalon de jogging, tout en me tendant une main. Je suis Ulrick. Je crois que je n'ai pas eu le plaisir de vous rencontrer.
- Euh non, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Je m'appelle Ophélie. Dis-je en rosissant à son baise main.
Je sens le regard de Klaus sur ma main et sur les lèvres d'Ulrick contre ma peau. Il irradie d'une colère sourde qui me tord l'estomac et me broie le cœur.
- On doit parler ! Déclare Klaus de but en blanc coupant Ulrick.
- Je te suis. Lui répond Ulrick en me fixant de ses prunelles bleues.
Klaus soupire et sort de la cuisine. Ulrick sourit et finit par se diriger vers la sortie.
- J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir durant mon séjour ici. Déclare-t-il.
- Vous comptez rester longtemps ?
- Tout dépend tu temps que vous voulez que je reste. Raille-t-il avant de sortir.
Je roule des yeux : mais qu'est-ce qu'ils ont tous après moi ?
POV – Klaus :
Je pénètre dans mon bureau en poussant la porte violemment. Je me serre un verre de bourbon et m'assoie en fixant la porte d'un œil mauvais. Ulrick pénètre dans la pièce et referme la porte derrière lui.
- Qu'est-ce qu'elle est appétissante dis-moi ! Tu l'as goûté ? Me demande-t-il tout en se servant un verre.
Je me voyais me précipiter sur Ulrick, l'attraper d'une main par la gorge et le traîner jusqu'à l'extérieur de mon bureau pour le jeter par-dessus la mezzanine. De là, je le rejoignais d'un pas nonchalant au rez-de-chaussée lui laissant le temps de se relever et de m'attaquer. Je lui décochais un violent coup de poing en plein visage le faisant tomber lourdement sur le sol. J'arrachais le pied d'une chaise pour faire office de pieu et l'empalais au mur comme trophée de chasse. Ophélie descendait choquée de me voir agir de la sorte mais je l'attrapais par la taille, plaquais mon corps contre le sien et posais mes lèvres sur les siennes pour partager avec elle un baiser passionné. Je la soulevais de terre et la conduisais dans ma chambre où je la faisais mienne !
Je suis perdue dans mes pensées mais le raclement de gorge d'Ulrick me ramène bien trop vite à la réalité. Je me rends compte que j'ai un sourire niais plaqué sur le visage. Je reprends aussitôt mon air sérieux et me tourne vers Ulrick qui me regarde les yeux plissés et la mine amusée. Je me racle la gorge à mon tour et l'interroge :
- Puis-je savoir ce qui t'amène réellement ici ?
- Ça me paraît évident, non ? Je suis venue pour reprendre notre affaire, là où nous l'avions laissée ! Déclare-t-il.
- Quoi ? Tu veux reprendre le traité qui unifiera la Nouvelle-Orléans, Shreveport et tous les petits bleds qui se trouvent entre nos deux villes ?
- C'est exactement ça ! Répond-t-il.
Je réfléchis à sa proposition lorsqu'Elijah pénètre dans mon bureau. Il s'avance vers nous et s'assoie sur le fauteuil face à moi.
- Je pense que ça serait une excellente idée. Déclare-t-il.
- Ce n'est pas beau d'écouter aux portes ! Dis-je sur le ton de la plaisanterie.
Il balaye ma remarque d'un revers de la main et s'avance vers moi tout en posant ses coudes sur le dessus de mon bureau.
- Le quartier Français est resté trop longtemps livré à lui-même il est temps que nous reprenions les choses en main. Nous avions bâti un empire et se traité aurait été la cerise sur le gâteau. Tente-t-il de me convaincre.
- J'en suis conscient, mon cher frère mais les choses ont changé depuis 1919. Dis-je en m'adossant contre mon fauteuil en croisant les mains sur mon ventre.
- En effet les choses ont changé mais cela ne veut pas dire que c'est impossible à réaliser. Déclare Ulrick ravie d'avoir trouvé un allié en Elijah.
- Je vous rappelle que pour créer un tel traité, il va falloir ratifier un autre traité mais de paix celui-là entre les différentes factions !
- Ce n'est pas un problème pour Shreveport nous sommes déjà en paix. Rétorque Ulrick.
- Ce ne sera pas un problème pour la Nouvelle-Orléans ! S'enorgueillit Elijah.
- Ah bon ? Dis-je surpris.
- En effet, nous avons déjà Davina de notre côté. Déclare-t-il.
- Davina ? Je te rappelle tout de même que Davina est certes la sorcière la plus puissante de la ville mais elle n'a pas l'influence nécessaire ! En revanche…
- Oui ? Me presse-t-il de continuer.
- Sophie Deverau, oui !
- Je doute que Sophie accepte de signer un traité de paix avec nous. Raille-t-il.
- A moins que nous ayons son amant de notre côté.
- Qui ? Me demande Elijah.
- Marcel !
- Marcel et Sophie ? S'étrange-t-il. Bon, voilà une bonne nouvelle. Du côté des loups, Rebekah s'en est déjà occupée sans s'en rendre compte. Continue-t-il. Quant aux humains…
- Ça risque d'être plus compliqué. Déclare Ulrick. J'ai entendu parler du nouveau maire de la Nouvelle-Orléans, Wayne ! Il n'a pas l'air de vous faciliter la tâche.
- En effet mais nous avons un moyen de le faire plier. Rétorque Elijah.
Je le fixe intensément sachant très bien de qui il parle en faisant allusion au moyen de pression !
- Quel est-il ? Demande Ulrick intrigué par l'échange de regard entre Elijah et moi.
- Ophélie ! Répond mon frère sans hésiter.
Ulrick se lève alors apparemment ravie.
- Parfait ! Dans ce cas, je m'en vais prévenir les miens. Déclare-t-il en se dirigeant vers la porte. Et organiser une petite fête pour célébrer notre futur traité.
Il sort de mon bureau et je reporte mon attention sur mon frère.
POV – Elijah :
Klaus m'observe avec insistance. Je sais qu'il est furieux que je cherche à impliquer Ophélie.
- Elle ne sera pas en danger !
- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Me demande-t-il.
- Je ne compte pas mettre sa vie en danger mais le plus important c'est que Wayne le croit lui !
Mon frère me regarde réfléchissant à ce que je viens de lui dire puis je vois un sourire se dessiner sur son visage. Il se dirige vers le bar et serre deux verres de son meilleur bourbon.
- A notre futur traité ! Déclare-t-il.
- A notre futur traité !
Nous avalons notre verre tranquillement, le dégustant. Une fois que j'ai terminé le mien, je me lève et me dirige vers la porte.
- J'ai quelque chose à faire pourrais-tu me rejoindre à la chambre d'Hayley avec Davina, s'il te plait ?
Niklaus se redresse en fronçant les sourcils.
- Je ne compte pas mettre la sorcière en danger mais je voudrais mettre Hayley devant ses propres erreurs.
- Je vais tenter de la convaincre. Me répond mon frère.
Je le remercie et sors de son bureau. Je me rends dans le petit salon où sont réunis Rebekah, Oliver et la petite louve. Je m'avance au milieu de la pièce. Le nouveau-né est assis sur les genoux de ma sœur et boit un biberon de lait, sous les yeux attendris du Loup-Garou et de Rebekah.
- Rebekah ! Pourrais-je t'emprunter l'enfant ?
- Me l'emprunter ? Répète-t-elle incrédule.
- Je n'en ai que pour quelques minutes. Il ne lui arrivera rien. Promis.
Ma sœur hésite mais au même moment la petite louve termine son biberon. Rebekah me regarde puis regarde l'enfant niché au creux de ses bras. Elle soupire puis se lève. Elle me la pose dans les bras avec douceur. Je regarde ce petit être qui m'observe aussi au travers de ses prunelles vertes émeraude.
- Je te la ramène très vite. Dis-je en sortant du salon.
Je me dirige au travers du dédale de couloir jusqu'à arriver à la chambre d'Hayley. Je pénètre à l'intérieur sans frapper. Elle sort de sa salle de bain, enroulée dans une grande serviette de bain.
- Elijah ! S'écrit-elle.
Au même instant Niklaus accompagné de Davina pénètre dans la chambre.
- Merci Davina. Dis-je en me tournant vers la jeune sorcière.
- Qu'est-ce qu'elle fait là ? S'égosille Hayley.
- Tu n'es absolument pas en position de poser des questions, Hayley ! Dis-je en m'avançant vers elle tout en tenant la petite louve qui baille à s'en décrocher la mâchoire. Nous savons grâce à Rebekah que tu nous as volé quelque chose, je veux savoir quoi ?
Elle croise les bras sur sa poitrine et me défit du regard.
- Tu ne veux pas me répondre ? Bien ! Qu'est-ce qui arrive au bébé ?
Elle ne répond toujours pas.
- Je pensais que tu étais quelqu'un de plus humain que ça, Hayley ! Je pensais sincèrement qu'il y avait du bon en toi mais en fait tu ne vaux pas mieux que nous ! Dis-je pour la faire réagir.
- Ce que j'ai fait, je l'ai fait pour ma famille ! Répond-t-elle.
- Pour ta famille ? Une bande d'individu que tu ne connais pas et te pousses à tuer un adolescent et à rendre un bébé orphelin !
- Quoi ? S'étonne-t-elle.
- La femme qui devait nous aider ! Ta meute l'a tué !
- Non !
- Si ! Regardes-là ! Regardes-là bien Hayley… Je lève la petite louve vers elle afin qu'elle voit l'enfant qu'elle a rendu orphelin. Elle n'a plus personne au monde et c'est à cause de toi ! Tu sais mieux que quiconque ce que ça fait d'être seule, n'est-ce pas ?
Elle ne répond pas. Ses yeux se remplissent de larmes.
- N'est-ce pas ?
- OUI ! Crie-t-elle. Ils ne devaient pas tuer cette femme. Ils devaient simplement lui faire peur mais pas la tuer ! Sanglote-t-elle.
- Ça ne sert à rien de pleurer maintenant ! Elle n'a pas besoin de ta pitié ! Elle a besoin de connaître la vérité, elle a besoin de savoir pourquoi sa mère est morte comme Davina a besoin de comprendre pourquoi Tim est mort !
Hayley nous regarde tous tour à tour, Klaus, Davina, moi et le bébé.
- J'ai volé le livre de magie d'Esther ! Déclare-t-elle.
- Quoi ? S'écrie Klaus. Pourquoi ?
- Parce qu'Eve est une chamane et que nous voulons libérer notre meute de cette malédiction. Répond-t-elle.
- Mais c'est impossible ! Dis-je. Seule une sorcière de la même famille que la sorcière qui a lancé cette malédiction le peut.
- Ah moins… Commence Hayley.
- Ah moins que quoi ?
- Ah moins qu'elle fasse d'eux des Hybrides ! Termine Niklaus.
J'ouvre la bouche incrédule. Hayley s'avance vers Davina et se plante devant elle.
- J'ai tué Tim pour protéger Elijah, pour me protéger et aussi pour le bébé. Ce n'est pas ce que je voulais mais c'est ce que je devais pour t'empêcher de nous faire du mal. Explique Hayley.
- Mais pourquoi l'avoir kidnappé ? Demande Davina, ce qui me fait revenir les pieds sur terre.
- Davina… Ça c'était mon idée, je l'ai kidnappé car je voulais des réponses que toi seule pouvait apporter. Dis-je avec le plus de douceur possible.
- Encore pour me manipuler ! Vous n'êtes pas mieux que ces sorcières qui voulaient me tuer pour avoir plus de pouvoir. Pour n'importe quelle raison, on m'utilise ! J'en ai assez ! Hurle Davina les larmes ravageant son visage.
A cet instant les murs de la maison se mettent à trembler. La lumière des lampes de chevet scintillent dangereusement jusqu'à ce que les ampoules éclatent. Les fenêtres disparaissent alors et sont remplacer par des murs plein. Je tourne les yeux vers Davina, son visage exprime la rage, ses cheveux sont battus par le vent alors qu'il n'y a pas un souffle d'air. Klaus et moi sommes éjectés de la pièce en douceur comme si nous glissions. Je tiens toujours la petite louve dans mes bras qui ne semble pas plus perturbé que cela par la magie ! Davina sort tout en glissant vers le couloir. La porte de la chambre disparaît à son tour pour ne laisser qu'un mur. Mon frère et moi nous nous regardons surpris puis je tourne la tête vers Davina qui semble se calmer progressivement.
- Davina ? Ça va ? S'enquit mon frère.
- Mieux maintenant ! Répond-t-elle.
- Euh… Tu peux m'expliquer pourquoi tu as fait ça ? L'interroge-t-il.
- Parce qu'elle a tué Tim ! Parce qu'elle manipule tout le monde pour créer des hybrides ! Dit-elle.
- Si Tim est mort c'est de ma faute alors pourquoi ne pas m'avoir enfermé avec elle ?
- Pour elle ! Déclare Davina en pointant un doigt vers la petite louve. Vous la teniez dans vos bras mais ça ne veut pas dire que je vous pardonne ce que vous avez fait. Ça veut juste dire que grâce à elle, je vous laisse une seconde chance ! Me rétorque la jeune adolescente du haut de ses 16 ans.
J'acquiesce d'un mouvement de tête comprenant où elle veut en venir. Je laisse mon frère et la jeune femme pour ramener la petite à Rebekah.
POV- Klaus :
J'observe mon frère s'éloigner avec l'enfant avant de reporter mon attention sur Davina.
- J'étais comment ? Me demande-t-elle surexcité tout en sautillant sur place.
- Pardon ?
- J'étais effrayante ? Insiste-t-elle.
Je lève les sourcils interloqués. Je devrais peut-être éviter de passer trop de temps avec elle.
- Davina peux-tu me dire comment on va faire pour savoir si elle est enceinte ou non ?
- Elle l'est ! Déclare la jeune sorcière.
- Comment peux-tu en être sûre ?
- Parce qu'elle a tué Tim pour protéger l'enfant qu'elle porte et parce que je l'ai senti. M'explique-t-elle.
- Tu en es sûre ?
- Autant que 1 et 1 font 2 ! Me répond-t-elle tout sourire.
- Bien… euh… Comment on fait pour lui apporter de la nourriture et vérifier qu'elle ne fait pas de mal au bébé maintenant ?
- Bein… J'ai un peu perdu le contrôle ! Déclare-t-elle en baissant les yeux sur ses mains croisées telle une enfant prise en faute.
Je soupire et finit par la prendre par les épaules.
- On va trouver une solution, j'en suis persuadé ! Dis-je pour la rassurer.
- Oui, je vais travailler toute la nuit pour transformer les fenêtres en barreaux et remettre une porte. Déclare-t-elle.
- Je pense que je vais te donner quelque chose qui pourra t'aider à te concentrer et te contrôler.
- Ah oui ? Fait-elle étonnée.
- Oui ! Aller suis-moi.
- Mais au fait, j'étais effrayante ou non ? Me demande-t-elle à nouveau.
- Extrêmement effrayante !
- Houai ! S'exclame-t-elle en réglant son pas sur le mien pour se rendre dans mon bureau. Nous pénétrons dans la pièce et j'ouvre le coffre derrière le tableau représentant le visage d'un homme chauve.
- Tu es conscient que ce tableau est laid ? Me demande-t-elle.
- Ce n'est pas vraiment pour sa beauté que je l'ai gardé. Dis-je tout en sortant le contenu du coffre.
- Ah ? Et c'est pourquoi ? M'interroge-t-elle.
Je soupire repensant à ce moment où venant d'apprendre que j'allais être père, j'étais allé défier Marcel sur son territoire et j'avais mordu Thierry pour prouver à Marcel que ses règles pouvaient être enfreintes. En sortant de sa demeure, qui était en vérité la mienne, j'avais rencontré Cami qui m'avait alors parlé des sentiments du peintre des rues et bizarrement ses paroles se rapprochaient très exactement de ce que je ressentais à ce moment-là. Davina me regarde incrédule. Je lui explique alors ce que représente ce tableau à mes yeux.
- S'il ne représente pas un bon moment alors pourquoi le garder ? Me demande-t-elle.
Je ne trouve rien à dire. Elle n'a pas tort pourquoi garder des objets appartenant à un passé douloureux. Je pose ce que j'ai dans les mains et m'avance vers le tableau, le décrochant. Je l'observe une dernière fois et finis par le casser en petit morceau pour le jeter dans l'âtre de la cheminée. Je me tourne vers la jeune femme lui demandant d'y mettre le feu. Elle se concentre alors mais rien ne se passe.
- Bon et bien avant de pouvoir mettre des barreaux aux fenêtres de la chambre d'Hayley, je te conseille ce livre. Dis-je en me dirigeant vers le tas de livres que je viens de poser sur la table. Celui-ci te dira comment allumer un feu.
Davina le prend entre ses mains et caresse la couverture en cuir. Elle remarque alors le nom « Esther Mikaelson ».
- Mais je croyais qu'Hayley l'avait donné à sa meute. S'étonne-t-elle.
- Oui mais il n'y en a pas qu'un. Dis-je en clignant de l'œil. Et forte heureusement pour nous, Hayley n'est pas très maligne. Elle aurait dû vérifier ce qu'elle donnait à sa meute.
- Pourquoi ? Me demande Davina.
- Car celui qu'elle a donné n'est pas celui qui contient le rituel pour transformer un être humain en Vampire ou un Loup-garou en Hybride.
Davina me sourit et se plonge dans la lecture du livre de magie d'Esther. Je me dirige vers la sortie pour me rendre dans ma chambre afin de me préparer pour la soirée.
- Klaus ? Me rappelle-t-elle.
- Oui ?
- Merci pour les livres. Déclare-t-elle.
- De rien ! Dis-je en quittant la pièce pour aller me préparer afin de participer à la petite fête d'Ulrick.
…
Quelques heures plus tard
…
Je sors de ma chambre tout de noir vêtu. Je descends l'escalier et m'arrête vers le milieu en y découvrant mon frère observant la foule réunit dans notre demeure. La plupart des personnes présentes sont des vampires mais les loups garous, les sorcières et les êtres humains n'ont pas encore fait leur entré.
- Je me demande comment il a fait pour inviter autant de personne aussi vite ? S'interroge Elijah.
- Eh bien j'ai utilisé ce qu'on appelle les réseaux sociaux ! Vous devriez vous y mettre, vous verrez ça change la vie ! Raille Ulrick en bas des marches.
Nous descendons Elijah et moi-même. Je doute réellement que les dirigeants de chaque faction viennent à cette soirée et je ne me gêne pas pour le faire remarquer à Ulrick.
- Tu ne devrais pas douter de la puissance de Twitter. Plaisante-t-il en attrapant deux coupes de champagnes qu'il nous tend à Elijah et à moi puis il prend la dernière sur le plateau du serveur. A cette soirée qui commence on ne peut plus mieux…
(Veuillez écouter la chanson d'Alexandra Burke – The Silence)
Ulrick rive ses yeux vers la mezzanine, Elijah et moi suivons la direction de son regard. Ophélie est sur le point de descendre tout en parlant avec Rebekah et Oliver. Tous les trois rient de bon cœur. J'ai l'impression que ça descente de l'escalier est au ralentit. Elle pose délicatement sa main sur la rambarde et tourne la tête vers la foule. Elle pâlit légèrement devant le nombre d'invité. Nos regards se croisent, je sens une bouffée de fierté monter en moi comme si elle était déjà mienne. Je me ressaisis et tente de garder une contenance mais c'est peine perdu quand Ophélie tourne dans le dernier quart de l'escalier. Elle est magnifique, vêtu d'une longue robe de soirée au buste de dentelle noire et à la jupe bleu marine. Enfin elle pose le pied sur le pavé de la cour. Ulrick et moi nous précipitons à sa rencontre mais Thierry et Diego sont plus proches que nous et tendent leur bras afin de la guider dans la salle. Ophélie sourit de les voir à ses petits soins, elle attrape finalement chacun de leur bras et se laisse guider par eux d'eux. Les deux vampires s'avancent et la présentent avec une fierté, mêlé à l'amusement de la situation. Je n'arrive pas à détacher mon regard d'elle, je déguste ma flûte de champagne tout en la guettant. Je la détaille de la tête aux pieds. Ses cheveux sont coiffés en un chignon danseuse, son visage est maquillé légèrement faisant ressortir ses magnifiques yeux de biches, son teint blanc laiteux tranche avec la dentelle noire de sa robe. Elle porte des pendant d'oreille en argent et saphir. Elle est renversante et pourtant elle ne semble pas se rendre compte de sa beauté.
Thierry et Diego s'approchent de nous toujours tenant Ophélie. Je lui souris sans doute bêtement vu l'air surpris qui se dessine sur son visage. Finalement elle me rend mon sourire, un sourire adorable qui fait rosir ses petites pommettes.
- Ophélie, ce serait un crime que de ne pas reconnaître votre beauté ce-soir ! Déclare mon frère mettant un terme au silence qui avait envahi notre petit groupe.
- Je vous remercie Elijah. Dit-elle en penchant légèrement sa tête sur le côté.
- Ce-soir ? Vous êtes belle chaque jour mais je reconnais que ce-soir vous êtes renversantes ! Renchérit Ulrick.
Ses compliments me tordent les entrailles. Je roule des yeux et soupire avec force attirant l'attention de tous. Ophélie sourit et me lance un clin d'œil.
- Comment pourriez-vous savoir si je suis belle ou non chaque jour, nous ne nous connaissons pas. Déclare-t-elle me faisant éclater de rire.
Elijah et Ulrick tournent les visages vers moi. Autant Elijah semble amusé de la répartie de mon adorable humaine autant Ulrick semble avoir reçu une gifle magistral.
A cet instant, nous entendons un moteur ronronner avec force. Nous tournons la tête pour voir pénétrer une Lamborghini grise dans l'entrée de l'abattoir. La portière côté conducteur s'ouvre laissant Christian Wayne descendre de sa voiture vêtu d'un costume gris, d'une chemise blanche et d'une cravate rose pale. Il s'avance à notre rencontre laissant la portière grande ouverte pour que le voiturier aille la garer à sa place. Il marche à l'aise comme s'il arrivait en terrain conquis, nous le regardons approcher stupéfait par sa désinvolture même Ophélie le regard d'un air… dégoûté !
- Bonsoir ! Déclare-t-il en balayant notre groupe d'un regard hautain, jusqu'à ce que ses yeux se posent sur la jolie brune nous accompagnant. Ophélie ? S'étonne-t-il. Que faites-vous ici ? L'interroge-t-il.
- Elle travaille pour moi ! Dis-je avant qu'Ophélie n'ait pu ouvrir la bouche.
Wayne me lance un coup d'œil noir avant d'inviter Ophélie a dansé. Elle hésite quelques instants tout en me regardant mais elle finit par accepter. Je les regarde s'éloigner de nous quand Rebekah s'approche vêtu d'une magnifique robe noire, Oliver à son bras vêtu d'un costume bleu marine.
- Ça va Nik ? Me demande ma sœur. Je te trouve bien pâle ! Se moque-t-elle.
- Je suis un vampire, rien d'exceptionnel ! Dis-je brutalement.
Elle s'avance vers moi et rapproche ses lèvres de mon oreille.
- Ne sois pas jaloux… Elle ne s'intéresse pas à lui. Déclare-t-elle avant de s'éloigner rapidement avec son loup.
J'avale ma dernière gorgée de champagne rageusement et me concentre sur Marcel qui s'approche de nous.
POV – Elijah :
Je garde un œil sur Ophélie et Wayne. Cet homme ne m'inspire pas confiance. Ophélie est la bulle d'oxygène qui manquait à notre famille. Grace à elle, Niklaus s'apaise en douceur et je dois l'avouer moi-même, elle apporte une certaine stabilité qui nous faisait un cruel défaut. Nik observe Marcel s'avancer vers nous tout en gardant un oeil sur Ophélie et Wayne qui dansent ensemble. Il est jaloux c'est évident mais pour la poursuite de notre plan, il n'intervient pas, chose qu'il aurait fait par le passé et sans aucun état d'âme !
- Alors Marcel, quelles sont les nouvelles ? Lui demande mon frère.
- Eh bien… Commence Sophie qui se trouve derrière l'homme à la peau chocolat. J'aimerais savoir ce qu'on gagnerait, nous les sorcières, dans votre traité de paix ?
Niklaus, Ulrick et moi-même nous regardons ravie.
- Pour commencer, les sorcières retrouveront leurs biens, volés par les Vampires. Ensuite, vous pourrez user de la magie autant que vous le souhaitez avec, bien-sûr, l'obligation de ne pas l'utiliser à mauvaise escient… Dis-je
- C'est-à-dire contre les vampires ? Me coupe-t-elle.
- C'est exact ! Mais les vampires, eux-mêmes n'auront pas le droit de vous attaquer ! Les célébrations, elles aussi, seront à nouveau autorisés !... Quant à la moisson…
- Elle est impossible maintenant ! Déclare-t-elle.
- Pourquoi ? Demande Marcel.
- Car nous n'avons plus d'ancienne pour faire le rituel. Rappelle-t-elle sans pour autant souligner que c'était moi qui avais tué la dernière ancienne de leur communauté après que cette dernière ait tenté de tuer Hayley. Qu'elles seront nos obligations ?
- Ce sera les mêmes obligations que les autres factions, c'est-à-dire élire un représentant, répondre présent si une faction est en difficulté face à des ennemis extérieurs et bien-sûr respecter les codes et les mœurs de chacun. Dis-je.
- Ça me semble être un arrangement correct. Je dois en parler aux sorcières qui m'accompagnent. Dit-elle avant de s'éloigner de nous pour rejoindre un groupe de femme.
Je me tourne vers Marcel, qui ne la quitte pas des yeux. Je secoue la tête et avale une gorgée de champagne avant de m'adresser à lui.
- Tu penses qu'elles vont accepter ?
- Tu as convaincu Sophie et elle sait se montrer persuasive donc je pense que oui ! Déclare-t-il sans pour autant lever les yeux de la sorcière.
Je me concentre à nouveau sur Ophélie et Wayne, il sera plus difficile de convaincre le maire. Je suis bien conscient de ce qu'il va souhaiter mais aucun Vampire n'acceptera ses désirs ! Je tourne la tête vers Ulrick lui faisant un petit signe de tête, il me répond par un signe de tête à son tour.
POV – Ophélie :
Je sens les regards de Klaus, Elijah et Ulrick posés moi. Je n'ose les regarder de peur de perdre le fil. Christian approche ses lèvres de mon oreille, je sens son odeur masculine et son corps musclé contre le mien.
- Que faites-vous ici ? Me demande-t-il
- Comme vous l'a dit Klaus, je travaille pour lui. Dis-je tout en vrillant mon regard vers l'Hybride, celui-ci lève les yeux vers nous à cet instant, je lui souris mais il m'ignore royalement en tournant la tête vers Marcel.
- Il vous retient prisonnière, c'est ça ? Insiste-t-il en me faisant virevolter.
- Non ! Je suis là de mon plein gré. Il ne m'a pas kidnappé, il m'a convaincu. Dis-je en revenant vers lui, plaquée contre son torse.
Christian me regarde dans les yeux comme s'il cherche à sonder tout mon être, j'ouvre la bouche et la referme à la manière d'un poisson hors de l'eau. A cet instant une présence à nos côtés vient nous interrompre. Il s'agit d'Ulrick !
- Puis-je vous emprunter votre cavalière ? Demande-t-il à Christian tout en prenant ma main dans la sienne.
Christian n'ose répondre et me laisse aller avec l'immense blond à la carrure massive. Ulrick pose sa main au creux de mon dos et prend ma main dans l'autre. Je me laisse guider sans pour autant prendre de plaisir, j'aurai préféré que ça soit Klaus qui m'invite mais nous avons mis les choses au clair et il a accepté de respecter mes règles. Je cherche du regard Klaus, il est en grande conversation avec Christian et Elijah. Je me demande ce qu'ils trament ces trois-là.
- Alors Ophélie comment trouvez-vous la vie à la Nouvelle-Orléans ? Me demande Ulrick pour me faire la conversation.
- Eh bien, je n'ai pas encore eu l'occasion d'en voir les points positifs mais je garde espoir que ça arrive prochainement. Dis-je tout en cherchant à voir ce qui se passe.
- C'est bien dommage que vous n'ayez pas encore… goûté au plaisir du quartier français. Déclare-t-il mais je comprends qu'il ne parle pas du tout de la Nouvelle-Orléans, ni du quartier français !
Je n'ose pas lui répondre, d'ailleurs, je ne sais pas quoi répondre à ce genre d'insinuation.
- Sinon, je pourrais vous proposer de goûter au charme de ma ville ? M'invite-t-il.
Je tente de m'écarter de lui mais il a une poigne de fer.
- Lâchez-moi !
- Pas encore… Nous ne venons que de commencer notre danse ! Déclare-t-il.
- Vous croyez que j'ai envie de continuer de danser avec vous et vos remarques douteuses, pendant que quelque chose se trame dans mon dos ?
Ulrick me retient plus fort à m'en faire mal. Une larme de douleur s'échappe du coin de mon œil mais je ne lui donne pas la satisfaction de crier. Je le regarde dans les yeux et le visage crispé par la colère.
- Du calme ! Vous oubliez à qui vous avez à faire. Dit-il dans un souffle.
- Ah un porc dénué d'intelligence !
- Oh ! Quel sens de la répartie ! Je vois ce qui lui plaît en vous ! Rit-il sans pour autant me relâcher.
Il me rapproche de plus en plus de lui et plonge son regard dans mon décolleté.
- Hum… Voilà autre chose qui ne peut que l'attirer.
Je vois aussitôt rouge et lui enfonce le talon de ma chaussure sur le dessus de son pied. Ne s'y attendant pas, il s'écarte de moi et j'en profite pour m'éloigner le plus possible. Je cherche Klaus dans l'assistance, mon cœur battant à m'en faire mal. Je marche vite, trébuche mais parvient à garder contenance sans pour autant déranger les invités. Je cherche toujours mon Hybride, il sera le seul capable de me protéger. Je le vois enfin à l'autre bout de la cours toujours en grande conversation, je tente de lui faire des signes pour qu'il m'aperçoive mais il est bien trop absorber. Elijah tourne quant à lui la tête vers moi, je lui fais des signes mais il ne réagit pas. Je continue d'avancer le cœur battant à se rompre. Une main se pose sur mon épaule, me faisant sursauter, c'est Rebekah. Je me blottis dans ses bras soulagés.
- Est-ce que ça va ? Demande Oliver près d'elle.
- Non ! J'ai frappé Ulrick après l'avoir traité de porc sans cervelle ! Dis-je.
- Pourquoi as-tu fais ça ? M'interroge Rebekah me relâchant.
- Il avait des sous-entendus pour le moins douteux et puis, il a regardé dans mon décolleté.
- OK ! Retournes près de mes frères, ils pourront de protéger. Je vais le retenir. Me conseille la blonde.
- Ça j'en doute, Elijah a fait comme s'il ne me voyait pas !
- Elijah ? Bon bah va près de Klaus, il veillera sur toi, lui. Me répond Rebekah surprise.
- Tu es sûre ?
- Absolument ! Affirme-t-elle.
Je continue mon périple vers Klaus. Je me rapproche de lui, il ne reste plus qu'un mètre entre lui et moi. Klaus se retourne à ce moment précis et me regarde étrangement. Je lui souris soulagée et me précipite vers lui rassurée ! C'est à ce moment précis qu'Ulrick se jette sur moi et plante ses crocs dans ma gorge. Je regarde Klaus, une larme perle sur sa joue mais il ne fait rien. Mon corps s'affaiblie se seconde en seconde, mon esprit s'embrume, je garde les yeux rivés vers Klaus, tendant une main dans sa direction.
- Pitié… Dis-je avant de perdre connaissance.
POV – Klaus :
- Bon vous l'acceptez ce deal ou je laisse Ulrick la vider de son sang ! S'écrie mon frère me tenant toujours par le bras pour m'empêcher d'aller tuer Ulrick.
- Très bien ! Répond Wayne.
A cet instant, Elijah me lâche et je me précipite sur le Vampire, mes yeux passant du doré au bleu-gris et de nouveau au doré. Mes veines à fleur de peau et mes crocs allongés, je l'arrache à Ophélie est le jette au travers de la salle, par-dessus les invités. Je m'élance sur lui furieux qu'il s'en soit pris à elle, à mon Ange. Ulrick se relève tout doucement alors que j'arrive sur lui comme un boulet de canon. Je lui assène un violent coup de poing qui le propulse contre la porte d'entrée qui s'écroule sous son poids. Ulrick saigne du nez et de la lèvre mais il s'en moque et se relève malgré tout. Je continue de le frapper en plein milieu du quartier français. Il parvient à utiliser sa force pour m'emmener avec lui en plein milieu du bayou.
Cela me ravis, je pourrais laisser éclater toute ma colère. Nous nous lâchons arrivé au milieu d'une petite clairière.
- Je peux tout t'expliquer ! Commence-t-il.
- M'expliquer quoi, Ulrick ? Que tu avais des vus sur elle dès que tu es arrivé mais qu'elle t'a repoussé et que tu ne l'as pas supporté ? Dis-je
Il ricane ce qui m'énerve encore plus, je le plaque contre un arbre proche le soulevant et le plantant contre une branche qui le transperce de part en part.
- Et là, tu as toujours autant en vie de rire ?
- Tu crois qu'elle m'intéresse vraiment… Souffle-t-il en arrachant une chaîne autour de son cou. Je suis marié, Nik ! Dit-il en me tendant la chaîne avec accroché un anneau d'argent.
- Tu… ? Tu… ? Tu es marié ! Depuis quand ?
- L'année dernière ! Répond-t-il. Et rassures-toi, j'aime ma femme…
Je le décroche de l'arbre et l'observe incrédule.
- Pourquoi ?
- Il fallait que Wayne croie qu'elle était en danger et il l'a cru puisqu'Elijah t'a laissé m'attaquer ! M'explique-t-il en passant son alliance autour de son annulaire gauche.
- Donc Elijah était dans le coup ? Je savais que Wayne devait le croire mais de là à attaquer Ophélie, c'était une limite…
- Que tu n'aurais jamais accepté de franchir ! Finit-il.
Je secoue la tête. Je n'avais pas bougé, pétrifié parce que je voyais. Tout avait été si rapide et le visage d'Ophélie me suppliant de lui venir me revenait en tête. Ulrick réajuste ses vêtements troués.
- Bon, elle ne devait pas tenté de s'enfuir normalement mais cette femme a un sacré tempérament. Déclare-t-il.
- Oui… Dis-je pensif. Elle va me tuer quand elle va se réveiller.
- Euh… C'est vrai que ça risque de sacrément compliquer votre relation. Plaisante-t-il.
- Ce n'est pas drôle ! Il faut que je la voie. Dis-je en flashant jusqu'à la chambre d'Ophélie.
Je pénètre dans sa chambre, juste éclairée par la lampe de chevet. Elle n'est pas dans son lit pourtant ses draps sont grands ouverts. Je me dirige vers la salle de bain d'où filtre une lumière sous la porte. Je rentre dans la pièce et la regarde en train de poser un pansement sur sa gorge. Elle porte toujours sa robe, légèrement déchirée et maculée de sang. Son teint est tellement blanc que j'ai l'impression de voir un cadavre ambulant. Nos regards se croisent alors dans le miroir.
- Sortez ! M'ordonne-t-elle.
- Ophélie… Dis-je dans un souffle !
- Sortez ! Hurle-t-elle les larmes au bord des yeux.
- Je suis désolé !
- C'est trop facile d'être désolé après que le mal soit fait ! Déclare-t-elle en se tournant vers moi.
- Je ne voulais pas… Si j'avais su…
- Mais vous n'avez rien fait ! Je vous faisais confiance et vous m'avez trahi ! Vous serez toujours ce monstre manipulateur et égocentrique !
J'ai l'impression de recevoir une claque en plein visage. Ses larmes coulent le long de son visage tellement elle est furieuse contre moi. Les miennes roulent à leur tour sans que j'aie pu les retenir. Je sors de sa chambre et l'abandonne là, incapable de sous tenir son regard. Je descends les marches de l'escalier menant à la cours. La fête s'est terminée et tous les représentants des factions sont repartis sans n'avoir donné aucune de leurs signatures. J'y croise Elijah qui s'avance vers moi l'air désolé.
- Niklaus…
- Laisses-moi ! Dis-je.
- Nous devons parler. Insiste-t-il.
- Laisses-moi ! Dis-je à nouveau mais en hurlant ! Je l'ai perdu et a jamais tout ça pour un traité que nous n'avons pas !
- Tu ne l'as pas perdu… Elle t'aime. Tente-t-il de me convaincre.
- Non. Je secoue la tête en signe de dénégation. Elle voit le monstre en moi… Comme tout le monde d'ailleurs !
Mon frère ouvre la bouche pour continuer cette conversation mais je disparais l'empêchant de me trouver des excuses, l'empêchant de se justifier. Je flash le plus loin possible de cette ville, loin de ma famille, loin d'Ophélie…
Ne me tapez pas, pitié !
J'ai hâte d'avoir vos réactions et vos théories. J'espère que ce chapitre vous aura plus tout autant que les autres sachant que c'est un chapitre de transition.
Je vous fais de gros bisous. A bientôt.
Lilihammer56
