Bonjour à tous,
En ce Vendredi matin, il est temps de vous offrir un nouveau chapitre, mais avant, je remercie toutes celles qui m'ont laissé des reviews.
J'ai toujours beaucoup de plaisir à les lire et y répondre.
Alors je vous dit simplement et comme chaque semaine : Bonne lecture.
Le docteur, la danseuse et le vampire
Chapitre 9 :
POV Alice :
Bella et moi sommes rentrées à la villa. D'après ma vision, Emmet et Rosalie doivent rentrer de la "chasse" bientôt dans une tenue ne laissant aucun doute sur leurs activités. *
En temps normal, ils auraient subi mon courroux pour avoir osés détruire les superbes ensembles que je leurs avais préparé mais aujourd'hui, je ne pense qu'à Erwan et Stella.
Jacob choisit ce moment pour arriver. Il est encore tendu, je le sens.
-Bonjour, Jacob, le salut Esmée. Comment vas- tu ?
-Bonjour Esmée, répond-t-il Pas génial. Tous le monde est là ?
-Carlisle ne devrait pas tarder, dit Edward tandis que Rosalie et Emmet descendent l'escalier.
-Attendons le alors, décide le loup.
-Je suis là, déclare ce dernier qui vient d'arriver.
-Très bien, vous connaissez tous le projet d'Alice ?
-Ils sont au courant, déclarais-je. Tu acceptes ?
-Sous certaines conditions. Si l'un des deux doit faire du mal à qui que ce soit, loups ou humains, indiens ou non, nous le tuerons. Si cela doit se produire, J'attends d'Alice, qu'elle tienne sa promesse.
-Quelle promesse ? L'interrompt Jasper en me fixant.
-J'ai promis de lui donner ma vie si Erwan ou Stella devaient blesser quelqu'un, expliquais-je. Mais ça n'arrivera pas, alors inutile de t'inquiéter.
-Si ça doit arriver, continue Jacob, je tuerai aussi la blondasse et son nounours.
-Quoi, s'emporte Bella.
-Fais attention à toi, le cabot, réplique Rose acide.
-Inutile de s'énerver, m'interposais-je avant que la situation ne dégénère. Cela n'arrivera jamais. Nous y veillerons.
-C'est toi qui le dit, reprend Jacob impassible. Ma dernière condition est qu'ils sachent dans quoi ils s'engagent et qu'ils l'acceptent.
-Je m'en assurerais, déclare Carlisle.
La conversation continue, mais je n'écoute plus. Je réfléchis à comment parler à Erwan et Stella.
-T'inquiète pas, me dit Jasper en déposant un baiser sur ma joue, tu trouveras un moyen.
Bella me tient toujours sous son bouclier, mais Jasper me connaît si bien qu'il devine mes pensées.
-Je sais qu'ils accepteront, mais j'ai peur de leurs réactions quand ils sauront que c'est ma faute. Je ne peux pas leur cacher ça. Ils vont devoir rester longtemps avec nous. Pourront-ils supporter de me voir ?
-Ils pourront, me rassure-t-il. Tu leur offres une nouvelle chance. Je suis sûr qu'ils te pardonneront.
Mon homme a trouvé les bons mots, mais il me faut plus.
-Bella, s'il te plaît, demandais-je en me tournant vers elle.
Elle comprend, et retire son bouclier. Jasper et Edward tournent alors la tête vers moi, l'un sentant mes émotions, l'autre lisant mes pensées. Jasper m'envoie alors des ondes de sérénité, tandis qu'Edward se contente d'un petit hochement de tête en signe de soutien.
-Merci, murmurais-je à l'attention de Bella, Edward et Jasper tous en même temps.
Je sens alors le besoin de m'éloigner, de m'isoler pour mettre mes pensées au clair. Me levant, je saisis la main de mon autre moitié et m'éloigne en direction de la forêt.
Après avoir couru une dizaine de minutes, je m'assois sur un tronc, tandis que Jasper prend place à mes cotés.
-Merci d'être toujours là pour moi, murmurais-je en posant mes lèvres sur les siennes.
-À jamais, dis-il en me serrant contre lui.
Il continue de m'envoyer des ondes de sérénité. Saisissant à nouveau ses lèvres, je quémande l'autorisation d'entrer. Acceptant, il approfondit notre baiser. Le désir monte en moi, tandis que ces mains me caressent le dos et les bras. Plongeant alors les miennes sous sa chemise, je parcoure des doigts ses multiples cicatrices. Alors qu'il ôte sa chemise, un rayon de soleil vient frapper son torse. Sa peau éclate alors millions de flammèches brillantes. Ses cicatrices formant d'incroyables arabesques plus sombres. C'est magnifique. J'adore le voir ainsi. Une à une, j'embrasse les marques sombres, alors qu'il entreprend de me retirer mon chemisier.
Relevant ma tête, il m'embrasse, pendant que ces mains viennent choyer mes seins par dessus mon soutien-gorge en dentelle mauve. Je sens mon shorty s'humidifier. Aucun doute que lui aussi doit sentir mon désir, autant grâce à son pouvoir qu'à ces sens de vampire. Ses mains s'aventurent vers le sud lorsque mes pensées se tournent vers Erwan et Stella. Comment puis-je prendre du bon temps pendant qu'ils souffrent seuls à l'hôpital ?
Repoussant Jasper, je dis :
-Non, je ne peux pas. Pas encore, pas maintenant.
J'aperçois un éclair de frustration dans son regard. Il pourrait se servir de son pouvoir pour me faire craquer. Une minuscule dose de désir et je l'emmène au paradis, mais il me comprend. Il sait que je lui en aurais voulu. Il sait aussi que s'attirer mes foudres n'est pas une bonne idée. Ma vengeance est toujours terrible et même Emmet réfléchit à deux fois avant de s'attaquer à moi.
-Je suis désolée, mon Jazz, m'excusais-je. Mais je te promets que dès qu'Erwan et Stella seront transformés, tu seras heureux de t'être retenu.
-Je comprends, dit-il alors qu'un éclat d'anticipation brille dans ses yeux.
Saisissant mon chemisier je me rhabille. Mon bas-ventre est encore en feu mais ma tête m'empêche de satisfaire mon besoin physique. Je pars en courant en direction de la villa, abandonnant le pauvre Jasper, qui j'en suis sûre, doit lui aussi se trouver en état de manque.
POV Jasper :
Comment a-t-elle pu m'abandonner dans un tel état ?
Mais ce n'est pas humain, ni vampire d'ailleurs. Il faut absolument que je me calme avant de rentrer. Mais le souvenir du strip-tease d'Alice me revient en mémoire avec l'effet inverse de celui recherché. Je cherche alors quelque chose d'horrible dans mon esprit et me viens alors en tête l'odeur de ces foutus loups. C'est suffisant pour me faire redescendre provisoirement.
Rentrant à la villa, je tombe sur Edward qui éclate de rire en lisant dans mes pensées. Emmet, qui joue sur sa console, se retourne pour comprendre ce qui provoque l'hilarité de notre frère.
-Partage Ed, que je me marre aussi.
-Jazz est frustré, répond ce traître sans s'arrêter de rire.
-Outch, se moque Emmet. Forcé de faire ceinture par un lutin. Mais c'est terrible. Heureusement qu'il lui reste ses mains.
-Ha ! Ha ! Moquez-vous … répondis-je blasé en m'éloignant. Rappelez moi qui c'est qui as attendu plus de cent ans pour découvrir le sexe et qui ne peut désormais plus sans passer ? Et toi, continuais-je en me tournant vers un Emmet hilare, fais gaffe ou je m'arrange pour que Rosalie te prive de sexe pendant au moins une semaine !
Soudain, il redevient sérieux.
-Si tu fais ça, je te … je te … , menace-t-il.
-Tu me quoi ? demandais-je amusé.
À cours d'idée, il appelle :
-Chérie !
-Quoi, mon ours, répond une voix depuis le haut de la villa.
-Viens, je t'emmène euh … hésite-t-il, je t'emmène au paradis, continue-t-il aussi subtil que d'habitude.
-Pas maintenant, conclut simplement Rosalie, je suis au téléphone avec Nessie.
-Et merde, bougonne l'ours en se replongeant dans son jeu vidéo tandis qu'Edward et moi éclatons à notre tour de rire.
POV Erwan :
Stella s'est endormie, la tête posée sur mon torse. Je peux voir ses cheveux flamboyants ainsi que son visage serein de dormeuse. Quelle chance j'ai eu de tomber sur une fille aussi adorable. J'ai bien du mal à voir des défauts en elle, quoi qu'elle en dise.
Depuis une vingtaines de minutes, je ressens des picotements dans ma main gauche. J'aurais dû avertir le docteur Cullen immédiatement, mais je n'ai pas le courage de réveiller ma chérie. À la place, je m'efforce de bouger les doigts, sans grand succès jusqu'à présent.
C'est l'instant que choisi le docteur Cullen pour entrer. Il a un sourire attendri en voyant Stella endormie à moitié sur moi.
-Docteur Cullen, vous tombez bien, chuchoteais-je pour ne pas réveiller ma belle, j'ai des sensations qui reviennent dans la main gauche. Je ne peux pas encore la bouger, mais j'ai des picotements.
-C'est plutôt bon signe, répond-t-il tout bas. Depuis combien de temps ?
-Environ une demi-heure. J'aurais dû vous appeler tous de suite, mais je ne voulais pas la réveiller, m'excusais-je en désignant Stella des yeux.
-Je comprends, ce n'est pas grave. Vous sentez ceci ? demande-t-il en me touchant le bout des doigts.
-Oui, plus ou moins. C'est comme du sable coulant sur ma main.
-Bon, nous verrons comment ça évolue. Pour l'instant, il n'y a rien à faire de plus.
-Je sais, merci Docteur.
-Appelez-moi Carlisle.
-Seulement si vous m'appelez Erwan et que vous me tutoyez.
-Marché conclu. À plus tard, Erwan.
-Merci Carlisle.
Il sort alors que Stella se met à bouger sur moi. Se redressant, elle plonge ses yeux dans les miens.
-Nous t'avons réveillé? demandais-je désolé.
-Oui, mais ne t'inquiète pas. Est que ça va ?
-Je retrouve des sensations dans la main gauche.
Un sourire illumine son visage.
-Formidable, c'est une bonne nouvelle, s'enthousiasme-t-elle.
-Ne crions pas victoire trop vite, tempérais-je.
-Tu as raison, acquiesce-t-elle. Mais c'est déjà ça.
Je ne suis pas aussi confiant qu'elle. Je sais que rien ne peut m'assurer que je retrouverais l'usage complet de mon corps. Mon intuition me dit même plutôt le contraire. Je m'efforce de ne pas l'écouter, de ne pas calculer mentalement combien de temps devrait durer cette paralysie, mais je n'ai que peu de succès.
POV Stella :
Je m'efforce de rester optimiste, Erwan en a besoin. Je sens bien qu'il a du mal à encaisser. Nous ne parlons pas beaucoup, depuis l'accident. Il n'y a rien à dire. Tout est différent désormais. J'ai envie de pleurer mais sans que je puisse dire comment, j'ai réussi à me retenir jusque la. Une part de moi, ne veut pas le faire devant lui. Il souffre suffisamment comme ça.
-Tu m'excuses, demandais-je hésitante. J'ai besoin de sortir un instant pour prendre un peu l'air.
Je m'en veux un peu de lui demander ça alors que lui est cloué dans ce lit, mais il faut que je respire de l'air pur. Une part de moi a aussi besoin d'un peu de solitude pour évacuer les émotions que je retiens en moi.
-Bien sûr, répond-t-il en souriant.
Je me sens fondre devant ce regard chargé d'amour.
-Je reviens vite, dis-je en me levant. Je t'aime, ajoutais-je en passant la porte.
Je devine le :
-Moi aussi.
Titubant plus ou moins maladroitement jusqu'au bureau des infirmières, je demande :
-S'il vous plaît, je voudrais sortir un moment, prendre l'air.
C'est le Docteur Cullen qui me répond. Ce levant prestement d'un bureau sur lequel il remplit un dossier, il m'installe dans un fauteuil roulant.
-Voilà, ce n'est pas l'idéal, mais c'est le plus simple. Les ascenseurs sont au bout du couloir. Je peux vous laisser ou vous voulez que je vous accompagne.
Cet homme est vraiment très gentil. Il ressemble à Erwan quand je l'ai connu, en plus vieux et plus sûr de lui. Il a beaucoup d'expérience, malgré son jeune age. Déclinant son offre, je gagne les ascenseurs puis sors à l'extérieur. Une fois dehors, je ne peux me retenir plus et me mets à pleurer. Toutes les larmes que j'ai retenues depuis que je suis dans la chambre d'Erwan, coulent sur mes joues.
*Si vous voulez connaître en détail les activités de Rosalie et Emmet va falloir laisser des commentaires…. Qui a dit que c'était du chantage ?
Et voila, c'est déjà fini pour aujourd'hui.
Je suis sur que vous êtes un peu frustré, alors avez-vous bien tous vu la petite note ? Oui, alors vous savez quoi faire...
À bientôt.
