Hello les n'amis!

Désolé pour le retard mais il y avait tellement de chose à faire, le bac blanc à préparer... Ouin, j'aime pas le bac blanc XD.

Je remercie encore CrazyNight pour avoir corriger mon chapitre. Je crois qu'on ne le dit jamais assez, mais les Bêta son vraiment important pour le bon déroulement d'une fiction ^^.

Nous sommes toujours du point de vue d'Ariana

CHAPITRE 10 : Secret révélé.

« Bah alors ça… Un homonculus qui part de son propre gré, intéressant. Ça voudrait dire que, soit il ne pouvait pas les supporter, soit il avait d'autres projets. Pour être honnête, j'étais soulagée de ne pas à avoir à me battre avec lui… et maintenant, je fais quoi ? »

- Bon… Je fais quoi de toi la mouflette ? demanda l'homme en noir.

- Mouflette ? Attention à ce que tu dis «machin ».

- J'ai un nom la mouflette. Je m'appelle Greed.

- Moi c'est Ariana. Pas enchantée.

De même, la mouflette.

On pourrait dire que ce Greed était en quelque sorte mon «grand frère », bien plus que Pride ou encore Envy. Quoi que Wrath était bien plus vieux que les trois autres. Bon, peu importe. Le fait est qu'il commençait à me taper sur le système le gars à m'appeler «la mouflette ». Greed me regardait d'un air… intéressé.

- Tu ne fais pas partie du groupe des sept pêchés capitaux si je ne m'abuse. Qu'est-ce que le père a eu comme idée de fabriquer un homonculus pareil…

- Je ne suis pas vraiment une homonculus. Je ne le suis qu'à moitié. Et heureusement ! Je ne veux aucune parenté de quel genre que ce soit avec Envy !

- Je crois qu'on va s'entendre toi et moi. Je ne peux pas supporter cet avorton non plus !

Une poignée de main et je pus boire le reste du bar à moi toute seule. Mais non je rigole ! J'ai eu le droit qu'à de l'eau citronnée… Ce qui me surprit dans mon comportement, c'est le fait que je ne voulais pas avoir de liens particuliers avec Envy alors que d'un côté, cette espèce de palmier m'attirait comme un papillon autour d'un feu. Alors que Greed, comme je l'avais supposé précédemment était parti de son plein gré car il avait d'autres projets…

- Et quels sont ces projets ?

- La Vie éternelle.

Je battis des cils, interloquée. Vite : autre question…

- Euh… Et pourquoi ?

- Je cherche la gloire, le pouvoir, posséder les femmes, être reconnu, avoir tout ce que je désire ! On ne m'appelle pas l'Avarice pour rien ! Mouahahaha !

Super… Encore un fou mégalomane. Comme si Roy ne suffisait pas… Les hommes. Tous les mêmes.

- Et toi ? T'es là pour ?

- Il me semble l'avoir déjà dit.

- Ah oui… Tes trucs d'investigations militaires à la con…

« A la con » ? On ne me l'avait jamais faite celle-là ! Mais il fallait reconnaître que dans un sens, il n'avait pas tort : je me serais bien passée – comme mon fidèle compagnon à quatre pattes – de me retrouver dans un tel endroit sombre, puant l'alcool et le tabac, sans parler des filles qui se trémoussaient un peu plus loin… répugnant… L'homme se leva de son tabouret, s'étira de tout son long en remettant ses lunettes de soleil. A quoi ça pouvait lui servir dans un endroit pareil ? Mystère et boule de gomme.

- Bon, mademoiselle, la sortie est de ce côté. Si tu veux bien me suivre.

Il partit seul vers les escaliers qui menaient à la porte d'entrée. Je le suivais du regard, nullement intéressée par sa proposition. Il s'arrêta, voyant que je ne le suivais pas. Toujours sur mon tabouret, je sirotais mon eau citronnée tandis que Greed revenait vers moi.

- Quoi ? dis-je d'un ton détaché. Tu pensais peut-être que je n'allais pas faire mon boulot pour tes beaux yeux quand même.

- Non mais au moins bouger ton cul vers la sortie, tu aurais pu.

Levant un sourcil, je posai mon verre et regardai un instant Aki qui renifla d'un air dédaigneux. Mon chien était tout aussi d'accord que moi sur la question : nous devions faire notre job même si la perspective de me mettre un autre homonculus à dos ne me plaisait guère. L'autre se gratta la tête en regardant ma chimère de compagnie.

- J'ai pas trop envie de me prendre le bec avec une môme qui se prend pour une militaire chevronnée alors, si tu pouvais dégager d'ici, ça serait bien.

- Comment ça une môme ! On m'a déjà pris pour un mec mais une môme ! Jamais !

- On se calme la mouflette. Je ne voulais pas t'énerver, dit-il en souriant à pleines dents.

Akira se mit sur les pattes arrière pour poser sa truffe froide sur ma main. Le contact de son museau humide me fit sursauter. Passant un bref regard sur l'animal, qui tenta en vain par ses yeux de me calmer, un éclair de génie me traversa. Je croyais savoir où voulait en venir Greed. Petit futé ! Reprenant mon calme – même si la « môme » n'était toujours pas passée – c'est toute guillerette que je fixais l'homonculus.

- En m'énervant assez, tu pensais peut-être que j'allais décamper. Raté.

- Quelle emmerdeuse celle-là, cria l'homme qui s'était pris mon mur dans notre précédent combat.

- Du calme Dolchatte. Y'a pas de quoi s'énerver. fit l'Avarice.

Un autre éclair de génie me traversa. Que je suis gâtée aujourd'hui ! Et s'il savait quelque chose sur la pierre philosophale ? Au vu de son étroite filiation avec les homonculus – même s'il avait «fuit » le groupe – il pouvait peut être me renseigner.

- Au fait Greed. Tu ne saurais pas quelque chose sur la pierre philosophale par hasard ? dis-je en le regardant droit dans les yeux pour appuyer mes dires.

L'intéressé arqua un sourcil avant de s'asseoir sur son tabouret. Finalement, il avait peut être abandonné l'idée de me faire partir de son établissement ?

- Qui te dit que je sais quelque chose ?

- L'intuition féminine sans doute.

- Féminine ? Les seules femmes que je vois ici son actuellement sur le podium là-bas. Toi, tu es une mouflette en mal de sensation forte.

Il avait dit ça avec un tel sérieux que j'en restais coite. Laissant ma bouche entrouverte, Greed me regarda par-dessus ses lunettes, l'air amusé.

- Ferme la bouche. Les mouches volent bas ici.

Akira souffla fortement avant de me fixer de ses yeux dorés, l'air agacé. Depuis que j'étais petite, jamais je ne l'avais vu avec cette humeur de chien. J'y pense… c'est un chien. Enfin bon, le Greed en question commençait lui aussi à courir sur le haricot du cabot. A croire que tous les hommes que j'allais rencontrer s'étaient passés le mot. Toujours étant, sa manière mystérieuse de détourner ma précédente question me frappa, me laissant de plus en plus croire qu'il savait quelque chose.

- Détourne pas la question, tête de requin. Je veux mon info, sinon, je casse tout dans la baraque.

Ce n'était pas vraiment dans mes habitudes de poser ce genre d'ultimatum. Mais après mûre réflexion, dans une situation comme celle-ci, entourée par je ne sais quels gugusses et en prime un homonculus au sourire Colgate, je ne voyais pas trop comment j'allais m'en sortir. Ayant remarqué à quel point ce bar lui était cher, le fait même d'envisager la casse le rendrait peut être un peu plus apte à me fournir ce que je demande. Penchant la tête et fermant les yeux, Greed se massa les tempes en un soupir non contenu.

- Je sens que la soirée va être longue si je ne te donne pas satisfaction.

- Gagné. Alors ?

L'avarice posa un coude sur le bar ainsi lui permettant de reposer sa tête. Ce que je pouvais être casse-pieds parfois.

- Tu me donnes quoi en échange de ton information ?

- En plus d'avoir des principes, te voilà à me faire du marchandage.

- Ce n'est pas du marchandage la mouflette, mais de l'échange équivalent. Tu es Alchimiste d'état non ?

Et il pense que l'échange équivalent s'applique une vermine dans son genre ? Mais je rêve ! Ce n'est pas possible de voir des types dans son genre faire des demandes pareilles ! Il se prend pour qui ? Aki remit sa truffe froide sur ma main me sentant bouillir de rage. L'homonculus sourit de plus belle, sachant pertinemment que mes nerfs étaient à vif. Manipulateur qui plus est…

- Alors ? me fit-il.

- Pas question.

- Alors tu peux partir.

Il se leva lentement du tabouret et commença à partir. Aki me sauta dessus, me faisant sursauter. L'animal me tira la manche de veste noire, m'obligeant à descendre de mon perchoir. Suivant le chemin prit par mon «congénère », le chien trottait bien gentiment devant moi, toujours dans ma manche dans sa gueule. Il la lâcha enfin, une fois arrivés derrière l'homonculus. Greed se retourna, surpris par ma présence.

- Quoi ? T'es toujours pas partie la mouflette ?

- NON MAIS TU VEUX QUE JE TE…

- Nous acceptons vos conditions. Nous vous donnerons quelque chose d'équivalent à votre information Pas plus pas moins, est-ce clair ?

Le berger allemand avait parlé. Quel sens de la négoc' mon dieu ! Avant même que je puisse dire quoi que ce soit, le cabot tourna à demi sa tête, ses yeux dorés lançant des éclairs qui me forçaient au silence des plus religieux. Sur ce coup là, ce chien me le payera un jour. Ce qui était assez surprenant venant d'Akira, c'était le fait qu'il vouvoie Greed contrairement à moi. C'était sûrement pour mettre une distance de sécurité entre lui et l'homonculus. Son instinct canin peut être ? L'homonculus se pencha au dessus d'Aki, plus pour l'étudier qu'autre chose.

- Et bien ? On révise ses paroles mon garçon ?

- Pfff… Ne commencez pas à jouer avec moi, homonculus. Comme vous l'aurez certainement remarquez, je ne suis pas dans un bon jour. Alors s'il vous plaît, abrégeons.

Sans autre forme de procès, Greed releva le menton pour me regarder. Non, je n'avais aucune objection à faire mis à part le fait que c'est moi qui suis censée mener la barque entre Aki et moi ! Étant donné le regard fulgurant du chien - qui signifiait clairement que je n'avais pas mon mot à dire- il était clair que quoi que je dise, mes paroles ne seraient pas recevables pour Akira. Si Nala savait ça… Si elle avait été là, jamais cela ne se serait produit !

- Bien bien. Pour commencer, je veux que la gamine ne dise rien à propos du bar. C'est vrai qu'on s'est fait remarquer depuis quelques temps et que les vieux du coin inspirent à une vie tranquille, mais sachez que je limite la casse au maximum.

- Entendu. Maintenant l'information sur la pierre philosophale.

- Ah oui… Une minute.

La minute parue plus longue que prévue pour le chien, qui grinçait des crocs, tentant vainement de réprimer un grognement de fatigue. La patience n'était pas son fort pour tout dire. A moi non plus d'ailleurs. Il en fallut de peu pour que je ne décide pas de m'asseoir à même le sol en attendant le bon vouloir de Greed. Celui-ci avait les yeux fermés et semblait réfléchir. Se payait-il ma tête ? Non parce que franchement, ça serait bien le genre du bonhomme.

- La composition de la pierre vous intéresserait-elle ?

- On prend, dit sèchement Akira.

Il mit un temps considérable à nous toiser, scrutant Aki qui commençait sérieusement à s'impatienter. Il paraît qu'un chien aurait mordu un brigand dans le sud de Central tellement fort que ses dents seraient restées collées à la jambe du type. Akira aurait bien pu être ce chien et l'envie ne lui manquait sûrement à cet instant de reproduire en direct live les propos que nous avions entendu.

- La pierre philosophale... Une jolie pierre rouge sang. Et quel sang ! L'ingrédient principal étant des êtres humains vivants, et par centaine… que dis-je, des milliers de vie étant enfermés dans cette petite pierre, il y a de quoi devenir rouge.

Aki se tendit en même temps que moi. Des êtres humains comme… ingrédient… Réduits au simple rang d'ingrédient ? Heureusement que je n'avais rien mangé durant le voyage, je crois que j'aurais tout vomi sur place. Mon estomac en était tout retourné. J'ai dit que j'en avais vu des vertes et des pas mûres dans ma maigre existence mais cela dépassait tout ce que j'imaginais jusque-là. Les fondements de la science s'écroulèrent sous mes yeux.

Et Edward qui allait savoir ça… Sans oublier que c'est moi qui aurais le plaisir de lui annoncer ça. Ô joie ! Lui qui détestait ce genre de chose. Il serait bien du genre à me faire une scène, une crise de nerf Made in Edward Elric comme je fus souvent accoutumée lorsque Roy le taquinait un temps soit peu. Les jours à venir allaient être vraiment longs. Je devrais échafauder un plan pour Ed : je ne pouvais pas lui cacher cette «bombe » et encore moins lui lâcher telle quelle. Un peu de tact tout de même ! Je ne suis pas une Enger Mustang pour rien ! La finesse, ça me connaît un peu… Restait à savoir si j'allais réussir à faire passer la pilule auprès du blond. C'était une autre histoire.

Et puis mon affaire qui n'allait pas avancer à cause de cet échange équivalent de merde ! J'allais dire quoi dans mon rapport du coup ? « Pardon mais je n'ai rien pu faire. J'avais fait une promesse au proprio du bar en échange d'une info » ? J'allais passer un sale quart d'heure quand Roy saurait ça. Je pourrais avoir un de ces blâmes sérieux… Marqués au fer rouge sur mon dossier comme «faute professionnelle : n'a pas mené la mission à bien. ». Ah ça… Pas de quoi retirer ma licence d'Alchimiste mais assez pour me rétrograder au niveau de secrétaire et encore, si on a encore confiance en mes compétences… Je finirais peut-être en agent d'entretien ? Je vois ça d'ici. « Attention! The Mop Alchemist to serve you*! » Après le tact, la ruse. Ruser auprès du Colonel n'allait pas être facile non plus. Encore, ruser auprès de Roy le civil, ça passe, mais une fois en uniforme, c'était carrément autre chose. A voir comment procéder…

Cette fois, je m'assis pour de bon au sol. J'étais carrément au bord du gouffre. Mon cerveau se mit en mode veille, me laissant complètement livide. Coincée. J'étais coincée entre mon devoir et cette bombe d'information. Aki, tel une statue de sel, se brisait intérieurement. Je pouvais le vois juste à sa mine dégoûté et complètement perdue. L'homonculus avait fait mouche, cette information valait largement mon silence sur son bar.

- Il lui arrive quoi à la petite ? demanda une voix féminine.

- J'sais pas. Elle doit être sous le choc. Regarde son clebs : tendu comme un arc.

La femme blonde que j'avais vue dans le bar plus tôt dans la journée discutait de mon sort avec Greed. Je n'avais pas le cœur à les écouter que la fatigue des dernières heures me prenait la tête. A croire qu'elle allait exploser… (ce qui fut le cas lors de mon précédent combat, je dois le reconnaître). Me levant lentement, je fixais les personnes devant moi. Remerciant l'homme en noir, Akira et moi sortîmes du bar sans demander notre reste.

Je dus errer environ une heure dehors, espérant me remettre d'aplomb pour mon rapport peu flamboyant. Qu'allais-je bien pouvoir dire à Roy… Un mensonge est simple à faire. Je trouvais que je mentais de plus en plus ces derniers temps et non à mon grand plaisir. Mais, un de plus, un de moins… disons que ce n'était pas ça qui va changer quelque chose dans la balance. Si le paradis existait, je n'en ferais sûrement pas partie.

- Ariana. On devrait peut être rentrer à l'hôtel tu ne crois pas ?

- Ah… Si si. J'arrive.

Je n'avais même pas faim. L'idée même de manger quelque chose me rendait malade. Arrivés devant l'hôtel, Aki s'engouffra le premier à l'intérieur, me demandant si je pouvais appeler Roy maintenant avant qu'il ne parte du QG. Je me dirigeais vers une petite alcôve un peu plus loin où trônait un téléphone sur une tablette. Aki était resté sous prétexte de veiller sur moi. Sacré chien.

- Ici le QG de Central j'écoute.

- Ariana Enger à l'appareil. Mon matricule est le E230309. J'aimerai m'entretenir avec le Colonel Mustang s'il vous plaît.

- Ne quittez pas. Je vous mets en relation.

J'avais complètement oublié cette petite musique d'ambiance qui avait le don de m'énerver.

- Allô ?

- Colonel Mustang, c'est Ari.

- Oh Ari ! Tu tombes bien ma petite ! Si tu savais le nombre de choses qui se sont passées ici depuis que tu es partie ! Le lieutenant Hawkeye est une vrai tortionnaire…

- Je ne suis pas là pour vous écouter vous plaindre mais pour faire mon rapport.

- Comme ça je pourrais faire une pause. Raconte.

Enfin l'attention que je mérite. Pas trop tôt. Si je ne l'avais pas stoppé dans son élan, il aurait pu continuer ainsi pendant des heures.

- Pour commencer. Je n'ai rien trouvé d'intéressant sur le Bar pour le moment. Quand je m'en suis approché pour étudier la structure, il y avait deux trois videurs devant. Je ne suis pas restée longtemps devant au risque de me faire pincer.

Il eut un petit silence très peu rassurant. Je m'étais appliquée à prendre la voix la plus neutre possible pour ne pas l'alerter. Je le sentais, ses yeux noirs posés sur le combiné, prêt à foudroyer… Je doutais fortement que mon mensonge passe. Plus le temps passait, plus j'en étais sûre.

- Bon. Que comptes-tu faire du coup ? Il faut pourtant que tu y entres dans ce bar. Tu n'as pas trente mille solutions. Y avait-il une autre sortie ?

- Euh… je n'ai pas pensé à regarder.

- Ah la la… Je savais bien qu'il fallait que je te mette avec quelqu'un sur cette affaire. souffla t-il.

- Oh ça va hein ! Ce n'est que ma troisième mission hors de Central. Laissez-moi donc le temps de me faire la main.

Il se mit à rire. Se moquerait-il ? C'est vrai quoi ! Ca faisait seulement un an que j'étais devenue Alchimiste d'Etat. Fallait pas pousser non plus mémé dans les escaliers !

- Enfin… J'espère juste que les gardes ne t'ont pas reconnu. Sans quoi, ta couverture tombe à l'eau.

Ah oui… Ma couverture. Disons que je n'en avais plus. Un truc à ne pas dire en tout cas.

- Autre chose Colonel. Savez-vous où se trouve Edward ?

- Le Full Metal ? Il est parti à Rush Valley il me semble.

- Dommage…

Ça serait certainement mieux de lui parler face à face qu'au téléphone. Enfin bon, mon rapport étant fait, je pouvais aller me coucher.

- Ça ne va pas Ariana ?

Plus de Ari ? Ça sent mauvais…

- Pourquoi ça n'irait pas ?

- Habituellement, tu es plus causante que ça.

- Je suis juste fatiguée. Ça ira mieux après cette nuit.

- Hum… Au fait, nous allons être mutés à Central pour de bon ! Fini les allers et retours entre East-City et Central !

- Ah quand même ! On va pouvoir arrêter de changer de bureau quand on est à Central !

Enfin une bonne nouvelle qui avait l'air de réjouir Roy. Personnellement, cela ne changeait pas grand chose à mon affectation puisque j'étais déjà sur Central. Mais j'allais pourvoir arrêter les déménagements de toutes leurs affaires entre le QG et la gare, ainsi que les «au revoir » tortueux entre moi et les membres de l'équipe…

- Attendez, ça ne va pas être possible… Jean a une petite amie et …

- Je suis déjà au courant. Tant pis pour lui. Une de perdue dix de retrouvées !

- Facile de dire ça pour vous. Jean n'est pas un tombeur de la même pointure que vous… dis-je en soufflant.

- Jean ? Depuis quand l'appelles-tu ainsi ? s'énerva t-il. J'espère qu'il ne se passe rien entre vous hein ?

- Mais ça va pas de dire un truc pareil ?! Nous sommes juste de bons amis lui et moi. C'est Jean qui m'a dit de l'appeler comme ça. Tout le monde d'ailleurs : Kain, Vato, Heymans et même Riza. Soit disant que ça faisait plus détendu.

- Je vois. J'imagine que tu vas m'appeler Roy au bureau.

- Je ne me permettrais pas. Vous êtes quand même mon supérieur hiérarchique. Pensez qu'à Central, les hauts dignitaires vous voient d'un mauvais œil au vu de votre jeune âge. Ils prendraient mal le fait que je vous appelle par votre prénom.

Personne n'était au courant que Roy était mon père adoptif. Et on se gardait bien de le crier sous tous les toits. Le moindre faux pas et Roy serait mal. On se servirait de moi pour faire pression sur lui et tout ce qu'il avait fait jusqu'ici serait réduit à néant. Je ne voudrais pas être la cause de ses problèmes, ça non.

- Pas bête. Je remarque que tu commences à être comme moi ma petite Ari. Bon, je ne vais pas te retenir plus longtemps, tu dois te reposer.

- C'est plutôt à moi de vous laisser : j'entends votre lieutenant préféré hurler pour que vous vous mettiez au travail.

Il rit à pleins poumons avant de raccrocher. Nous avions pris l'habitude de ne jamais nous dire au revoir au téléphone ainsi que de ne pas se tutoyer. Pour simple raison de sécurité. Les lignes sont très peu sûres maintenant. Il ne faut pas attirer l'œil sur nous pour les raisons que j'avais clairement établies ci-dessus. Me tournant vers Aki qui avait attendu bien sagement, nous montâmes dans notre chambre pour une bonne nuit de sommeil.


« l'Alchimiste à la serpillière pour vous servir ! »