Chapitre 10 : Telle mère tel fils
Note : Et voici le dernier chapitre avant les vacances! les autres arriveront après le 27. et oui courage pour l'attente! et bonne vacances ! :p
Mercredi soir, après le diner, une réunion d'urgence du personnel fut mise en place. Tout le monde y assistait, à l'exception de Dolores Ombrage, qui avait passé la journée au ministère à tenter d'amadouer Fudge pour d'obtenir l'interdiction du Chicaneur.
« Albus ? Ce Twist aurait-il raison ? Quelqu'un use-t-il d'un objet de magie noire sur nos élèves ? » Demanda Pomona Sprout en regardant avec méfiance Minerva McGonagall, qui était assise à côté du directeur, et rageait en lisant ce qui avait été imprimé à son sujet.
« Je n'en suis pas sûr. Les protections de l'école auraient dû rendre la chose impossible, ou tout du moins m'en avertir. » Dit Albus en soupirant. «Mais il est évident que Twist m'attribut cette négligence. »
Severus Rogue ricana. « Mais comment Mr Twist a-t-il pu mettre la main sur un des exemplaires du livre d'Helena Serdaigle au juste ? Je crois me souvenir que celui-ci a disparu il y a cinq ans. »
« Eh bien, on dirait qu'il a été retrouvé, non ? » interrogea Filius en sirotant son thé. « Et s'il a été trouvé là où il prétend l'avoir trouvé, alors je me demande combien d'autres livres ayant une valeur historique ont été "perdus" ou "égarés" ? »
« Où est Dolores ? Ne devrait-elle pas être ici ? » Questionna Pomona en interrompant la conversation.
« Poppy ? Combien d'élèves sont venus te voir après leurs détentions ? » Demanda Albus en ignorant la question de la professeure.
« Aucun Albus. » Signala l'infirmiére. « Bien que Melle Granger soit venue me demander de l'essence de Murtlap la semaine dernière. »
« A-t-elle dit pour qui est-ce que c'était ? » lui demanda le directeur par-dessus sa tasse de thé en fronçant les sourcils.
« Non, mais elle n'avait pas à le faire. Je sais que c'était sans aucun doute pour Mr Potter. Le pauvre enfant, il déteste venir me voir pour rien. »
« Eh bien, pouvez-vous lui reprocher ? » renifla Pomona.
« Est-il venir te voir, Minerva, au sujet de ses détentions ? » demanda avec inquiétude Albus.
Elle soupira. « Oui, il l'a fait, mais à une seule occasion. »
« Eh bien ? Que t'a-t-il dit, et comment l'as-tu géré… ? » L'interrogea le vieillard.
« Je ne lui ai pas laissé le temps de me dire quoi que ce soit. J'avais encore eu affaire avec une des farces des jumeaux et il m'a abordé au mauvais moment » déclara Minerva en essayant de s'excuser. Elle n'avait pas l'air heureuse.
« Je lui ai simplement dit d'essayer de faire profil bas et d'éviter les conflits avec Mme Ombrage. »
« Tu as donc rejeté sa plainte d'un geste de la main ? » Severus ricana. « Et moi qui pensais que tu prenais soin de tes "petits lions", en particulier Potter ! »
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Dolores semblait très fière d'elle en revenant à Poudlard après la réunion du personnel. Elle avait passée toute la journée avec Cornélius. Il avait été facile de le convaincre que tout cela n'était que des divagations d'élèves mécontents qui devaient être ignoré. Après tout, nota-t-elle avec un sourire suffisant, toute réponse du ministère n'aurait fait que donner de la crédibilité aux dires de Twist. Il avait donné son accord et l'avait assuré qu'elle était toujours sa main droite dans l'école, et serait bientôt promu au grade de Grande Inquisitrice, lui donnant ainsi le pouvoir de changer les choses.
Même Lucius Malfoy avait assuré à Cornélius que cela ne mènerait à rien lorsqu'il serait interrogé sur cet article. Les rumeurs allaient mourir d'ici un jour ou deux, il était sûr que le monde sorcier était bien trop intelligent pour croire aux « excès de colère verbale » d'Oliver Twist.
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Le lendemain, tandis que les élèves de Poudlard prenaient leur petit-déjeuner tranquillement, Cornélius Fudge recevait des beuglantes, du courrier et des visites de parents très en colère. Ils lui hurlaient dessus non seulement au sujet de la sécurité de leurs enfants, mais également sur l'éducation de second ordre qu'ils recevaient. Beaucoup des personnes étaient liées à des sang-purs l'ayant soutenu pendant son élection. En effet, il avait paru que nombreux avaient été les élèves ayant suivis les conseils de Twist et aient envoyés, la veille, des lettres avec photos en tant que preuve chez eux. Dolores et Albus avait oubliés de fermer les volières avant qu'elle ne parte pour la journée.
Amélia Bones, accompagnée de plusieurs Aurors, fit irruption dans le bureau du ministre l'après-midi-même. « Cornélius. Un mot. »
Cornélius prit dans son bureau une potion calmante.
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Le soir même, Amélia Bones, une équipe d'Aurors et plusieurs parents suivis de leurs avocats, apparurent à Près-au-lard et descendirent sur Poudlard.
Le dîner venait tout juste de finir quand ils entrèrent par les grandes portes. C'est un Albus surpris qui leur fit face. « Pouvons-nous vous aider Madame Bones ? » demanda-t-il, ses yeux bleus perdant leur éclat coutumier.
« Oui, Monsieur le Directeur, vous le pouvez. J'a ici un mandat pour l'arrestation de Dolores Ombrage… » Amélia commençait à parler lorsqu'elle fut interrompu par les cris et sifflement de joie du corps étudiant. Ombrage se mis debout, le visage rouge de colère. Ses forts raclements de gorge couverts par les étudiants.
Un craquement et une vague de pouvoir magique les surpris tous et les réduisit au silence. « Continuez s'il-vous-plait, madame Bones. »
« Comme je le disais, j'ai un mandat pour l'arrestation de Dolores Ombrage, pour torture sur des élèves sous sa charge. Plusieurs parents ont déposés des plaintes sur l'utilisation d'un artefact de magie noire sur leurs enfants. Donc, j'aimerais que tous les élèves ayant eu des détentions avec elle se lèvent… » Ordonna Amélia alors que beaucoup d'élève se levaient. Ils appartenaient à toutes les maisons sauf celle de Serpentard. Ses Aurors et elle comptèrent plus de vingt élève et notèrent que Harry Potter en faisait parti.
« Pour l'amour de Merlin ! Dîtes-moi Albus comment vous n'avez pas pu savoir ce qui se passé ? Vous êtes censé être le plus grand sorcier de notre temps et Maître des protections de Poudlard ! Comment ne pouviez-vous pas le savoir ? » Ragea Amélia tandis que ses Aurors emmenaient Ombrage en garde à vue et que les parents et avocats prenaient les enfants à part pour les interroger.
Albus Dumbledore garda sagement la bouche fermée.
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« Mr Potter. »L'appela Filius, au-dessus de sa pile de livres, alors qu'il allait sortir de la salle de classe. C'était une semaine après l'article sur l'utilisation d'une plume de sang à Poudlard. La fureur qui avait suivi s'était finalement un peu calmé et maintenant tout le monde retenait son souffle - attendant que la seconde chaussure tombe, pour ainsi dire.
« Oui, monsieur ? » dit Harry, surpris, en levant les yeux.
« J'aimerais aborder un sujet avec vous. Pouvez-vous venir après votre dernier cours cet après-midi ? »
« Oui monsieur. » dit-il avec un froncement de sourcil, indiquant sa perplexité, tout en rangeant ses livres dans son sac.
C'est tard dans l'après-midi qu'un Harry nerveux frappa à la porte du professeur d'Enchantements. Heureusement, il avait réussi à fausser compagnie à Ron et Hermione à la sortie de leur dernière classe. Il ne voulait certainement pas qu'ils l'attendent pour l'interroger sur ce que le professeur Flitwick avait à lui dire.
« Viens dans mon bureau, Harry, cela ne devrait pas prendre longtemps. » L'invita, de sa voix de fausset, le professeur d'Enchantements.
Harry sourit en entrant dans le bureau encombré. Cette pièce avait la personnalité du professeur Flitwick. Elle était adaptée à sa petite taille, mais elle contenait des chaises normales pour ses visiteurs.
D'un geste de main, Filius Flitwick ferma la porte de son bureau et Harry sentit un puissant sortilège de confidentialité être jeter. « Ici, nous ne serons pas entendu. Assieds-toi, Harry. Ou devrais-je dire Mr Twist ? » Sourit-il en allant vers sa chaise derrière son bureau.
Harry sursauta légèrement. Il continua d'étudier les murs du bureau où était disposés plusieurs plaques et trophées de duel. Il se demanda quel mensonge il allait bien pouvoir inventer pour se sortir de là. « Je ne sais pas de quoi vous êtes en train de parler, Monsieur. » dit-il en tournant lentement son visage vers son professeur.
« C'est un fait reconnu, Harry. » expliqua Filius en s'appuyant sur le dossier de sa chaise, tout en croisant ses mains. « Qu'un enseignant compétent peut, au fil du temps, reconnaître le style d'écriture de ses élèves. Peut importe si l'étudiant pense l'avoir bien déguisé. Le style, le ton et le rythme de la manière d'écrire d'un élève peuvent être reconnus, et l'identifient. Ce talent est très utile et aide à reconnaître les tricheries lors des examens. »
« Et en quoi cela m'identifie-t-il comme Oliver Twist ? » demanda Harry en essayant de paraître nonchalant et en s'appuyant contre une bibliothèque, mais intérieurement, il se savait démasqué. Le jeu était fini, il allait être brûlé vif ! Il savait que plusieurs personnes voulaient sa tête en tant que Oliver mais également en tant que Garçon-qui-a-survécu.
« Assieds-toi Harry. » répéta Filius.
Harry prit le siège offert et avec un gémissement douloureux, il fit la seule chose qu'il pouvait faire : attendre que la hache tombe.
« Je connaissais très bien ta mère et j'étais en fait, son mentor et maître d'Enchantements quand elle était apprentie. Elle avait un esprit très brillant. » Déclara le professeur de manière nostalgique. « Je dois avouer que je me réjouissais de pouvoir t'enseigner, jusqu'à ce que je lise ton premier essai. Ton écriture était atroce et ta manière d'organiser ta pensée sur le papier était chaotique. J'étais horrifié que quelqu'un d'aussi brillant que Lily Evans ait mit au monde un enfant si médiocre… »
« Mais monsieur… » Protesta Harry.
« Laisse-moi finir, mon enfant. » dit Filius en levant une main. « Puis, après, j'ai trouvé le brouillon de l'un de tes essais sur le plancher et je l'ai comparé à ce que tu m'avais remis, et j'ai réalisé que tu sabotais tes devoirs ! Imagine ma surprise quand, plus tard dans l'année, tu laissais parfois échapper quelques signes ici et là qui attiraient mon attention. Il semblait très étrange qu'un enfant si doué pour utiliser sa magie et avec autant d'adresse soit tellement en déclin dans d'autres domaines. Cela n'était tout simplement pas logique. Assurément, ais-je pensé, il a un cerveau. Alors pourquoi ne l'utilise-t-il pas ? Puis j'ai réalisé que tu le faisais, mais pas de la façon dont nous nous y attendions ! Je suis tout à fait conscient du fait que tes amis, Melle Granger, se targue d'être l'élève la plus intelligente et que Mr Weasley a un problème de jalousie. » Continua-t-il en soupirant profondément. « J'en suis venu à la conclusion que leur amitié signifiait plus pour toi que tes notes académiques. C'est pourquoi je ne t'ai pas poussé au maximum de tes capacités dans ma classe. »
Harry baissa la tête et attendit. Son cœur battait la chamade. Il savait qu'il allait être expulsé. Dumbledore avait limite promis de le faire si jamais il apprenait qui publié sous le nom d'Oliver Twist.
« Je t'ai observé depuis ton arrivé ici, mon enfant. Quand j'ai compris ce qui se passait, je n'ai rien pu dire car personne ne m'aurait pas cru. Tu avais bien couvert tes traces, trop bien dans certains cas. Les autres professeurs avaient déjà leurs opinions sur toi et celles-ci semblaient être plus ou moins figées. »
Harry jeta avec précaution un coup d'œil à son professeur et ne trouva dans ses yeux que de l'inquiétude et un peu d'amusement. « Que voulez-vous dire monsieur, et pourquoi avoir gardé mon secret ? » demanda Harry.
Filius soupira et haussa les épaules. « Tu dois comprendre qu'Albus me garde uniquement car je suis un duelliste de renom et un maître d'Enchantements. Ajoute à cela mes connexions à Gringotts. Le ministère ne peut pas me mettre à la porte, et même s'ils le voulaient, ce serait provoquer toutes sortes de problèmes entre eux et avec les Gobelins, puisque j'ai été ici suffisamment longtemps pour avoir le monopole. »
Filius s'arrêta un moment pour pouvoir regarder son élève. Harry le regarda droit dans les yeux avec un espoir grandissant.
« Je penses que tu as été répartis dans la mauvaise maison, Harry. » sourit Filius en changeant le sujet. « Je crois que Severus aurait été horrifié d'avoir un Potter à Serpentard, mais ce n'est pas le point. Tu montres les meilleurs atouts de cette maison. Je crois que tu aurais fait un excellent Serpentard ou peut être, un Serdaigle. Je te félicite sur tes capacités. Avec le courage de Gryffondor, la ruse et l'intelligence de Serpentard et de Serdaigle, tu feras un fin duelliste quand tu seras en âge. »
« Vous voulez plutôt dire si je survis d'ici là, n'est-ce pas ? » demanda Harry avec une pointe d'amertume.
Filius marqua un temps, puis hocha la tête. « Tout à fait, mon garçon. Tout à fait. » Le professeur poussa un soupir et fit en sorte que la conversation revienne au sujet. « Maintenant, au sujet de ces articles. Comme je l'ai dit, un bon instructeur connaît le style d'écriture de son élève. Et je dois admettre qu'il m'a fallu lire plusieurs fois tes lettres et articles avant d'être sûr que c'était toi. »
« Plusieurs de mes Serdaigles ont tentés de protester contre la presse écrite par le passé, mais sans succès. Il y a quelque chose dans la mentalité de Serdaigle qui les pousse à réunir beaucoup trop de faits et statistiques dans leurs écrits : on pourrait croire qu'ils veulent les graver au fer rouge dans la pensée de leurs lecteurs. Ils ne semblent pas comprendre que les gens n'aiment pas les statistiques bruts et qu'ils devraient les livrer à petite et pas à grande dose. »
Le petit professeur opina. « Tu sais parfaitement comment manier les faits et statistiques de manière à ce qu'ils se fondent dans l'esprits de tes lecteurs, et que les sorcier peuvent les comprendre et cela qu'ils soient de classe moyenne ou élevée. Ta première lettre était écrite de manière très simple, et est venue au bon moment avec tout juste assez d'impact pour que les gens la remarquent. Je vous félicite, Mr Potter. » Dit Filius en se levant de sa chaise et en se courbant devant le jeune garçon stupéfait.
Harry rougit. « Je…euh…que se passe-t-il maintenant ? »
« Rien pour l'instant. » Sourit le professeur en se rasseyant. « Je sais pertinemment qu'aucun autre instructeur ne t'a démasqué. » Rit-il doucement. « En fait, ils prennent les paris sur qui pourrait être Oliver et ton nom ne figure même pas sur la liste. Non, Mr Potter, votre secret est tout à fait sûr. Venons-en à présent à la raison pour laquelle je t'ai demandé de venir. Je vais te donner une aide supplémentaire, pour les statistiques et des faits peu connus dont tu auras besoin… dans le plus grand secret, bien sûr. »
« Mais pourquoi ? » stupéfait, Harry le regarda. Il savait qu'il ne pouvait pas faire confiance à son chef de maison. Elle n'avait jamais été là pour lui, même quand il était allé lui demander son aide. La semaine dernière, il était allé se plaindre de ses détentions et elle lui avait simplement dit : « Gardez le profil bas, Mr Potter et évitez les détentions. » Et Rogue ? Il ricana intérieurement.
« Par amour pour ta mère et toi, mon enfant. Il y a eu trop de secrets ayant été cachés depuis bien trop longtemps. Il est temps que quelqu'un les fasse sortir au grand jour. »
Harry sortit du bureau du professeur Flitwick avec un nouvel élan d'espoir. C'était vraiment dommage qu'il n'ait pas abordé ce professeur il y a des années, mais à l'époque il ne savait pas à qui faire confiance. Au moins, maintenant, il donnerait à l'homme le bénéfice du doute.
Alors comme ça, ils prenaient des paris sur l'identité de Twist ? Harry était presque en train de jubiler. Il se demanda si les jumeaux prenaient les paris parmi les élèves. Tout pour une contre-attaque rapide, hein ?
