Bêta : Mireillelabeille & Jin Ginkaku
Déjà 10 chapitres, merci d'être là, que vous soyez reviewer, follower ou que vous mettiez cette histoire dans vos favoris, ça me fait chaud au cœur, alors encore merci à tous...
Sorry I'm late... #Enjoy
Chapitre 10
Il dut reconnaître que le dîner qu'ils prirent dans une salle à manger ouverte sur l'extérieur fut une expérience des plus enrichissantes pour lui. Il découvrit que Zoé Grey était une jeune femme très intéressante. Avide de connaissance, celle-ci avait absorbé tout le savoir qu'elle avait pu lire dans le grimoire des Black en un rien de temps, et même lorsqu'elle en vint à parler des chapitres dédiés aux Arts Sombres, elle ne trembla pas une seule seconde.
– Incroyable ! C'est vraiment... impressionnant ! Qui aurait cru que les hiéroglyphes égyptiens puissent être tant utiles pour les rituels de sang ?! Il me tarde d'essayer ! s'exclama-t-elle.
Devant la surprise du cadet Black, Zoé lui concéda une explication :
– Tu sais certainement que les rituels de sang sont plus puissants que de simples sortilèges. Laisse-moi te donner un exemple : imagine que tu veuilles forger une barrière contre toutes les maladies sur, disons ton premier-né, il te suffira d'entailler son index et le tien et de psalmodier l'incantation trois fois d'affilée. C'est aussi simple que ça, et ton fils ne tombera pas une seule fois malade de toute son enfance. En fait, contrairement à ce qu'on pourrait croire, la plupart des rituels de sang penchent en réalité plus vers la magie blanche que tout autres branches de la Magie, lui expliqua Zoé tout en continuant d'engloutir son steak.
Regulus devait bien admettre que cette femme à la peau d'ivoire détenait une véritable montagne d'informations et de savoirs. Elle aurait été une parfaite Serdaigle, peut-être même une digne Serpentarde si elle avait étudié à Poudlard. Mais lorsqu'il lui avait demandé pourquoi elle n'avait pas été là-bas pour ses études, elle avait plissé le nez de dégoût.
– Pas que je veuille être blessante, mais Poudlard ne m'a jamais intéressé, dit-elle en secouant la tête. Puis elle releva la tête vers lui, planta ses yeux violets dans ses propres yeux et sourit, avant d'expliquer :
– J'ai étudié à l'Institut de Magie de Kyoto, au Japon, commença-t-elle tandis qu'un rire mélancolique lui échappait. Je me souviens encore de mon tout premier jour là-bas : tout le monde pensait que j'étais une sorte de mauvaise farce... puis finalement ça m'est passé et je les ai ignorés au fil du temps pour me plonger dans une multitude de branches de magies différentes, dit-elle en prenant une gorgée de son thé à la réglisse.
– Une farce ? Est-ce que c'est parce que ta famille est essentiellement constituée de Cracmols ? demanda Regulus.
Amphitrite rit doucement en retour.
– Non, ce n'est pas ça du tout. Au Japon, ils n'ont que peu d'intérêt pour ce genre de sujets. Néanmoins, il est vrai que les Cracmols qui vivent dans ce pays ont une meilleure vie et même de meilleurs propositions professionnelles que les sorciers eux-mêmes maintenant que j'y pense. Seulement, le problème est tout autre. En vérité, je souffre d'une rare forme d'albinisme. Ma peau et mes cheveux sont aussi blancs que la neige et mes yeux ne sont pas en très bon état non plus. À cause de ça, je dois sans arrêt mettre de la crème solaire si je ne veux pas que ma peau tourne au rouge écrevisse, précisa-t-elle en riant.
– Je me rappelle encore les premières semaines après la rentrée lorsque j'avais onze ans, dès que j'approchais l'un de mes camarades de classe, ils hurlaient à l'assassin, criant 'Shinigami !' à qui voulait l'entendre. C'était assez comique je dois dire, étant donné qu'en japonais, cela signifie 'Dieu de la Mort'. Les japonais sont un peu paranos sur les bords… enfin les sorciers et sorcières là-bas le sont en tout cas, poursuivit-t-elle en essuyant une larme de rire.
– C'est étrange, pourquoi te prendrait-il pour la Mort elle-même ? s'enquit-il avec curiosité.
– Oh, tu sais, c'est parce que le blanc représente la mort dans leur culture, raconta-t-elle d'une voix douce.
– Ce n'est pas de ta faute, ma chère. Si ma mémoire est bonne, en 1756, Zeus Grey du côté de ton arrière-arrière-grand-père était touché par la même maladie que nous. Ça a dû sauter quelques générations, je pense, dit Amphitrite en sirotant son thé. Et ça ne t'a pas empêché d'être première de ta promotion de toute façon, qu'importe la couleur de tes cheveux, nota-t-elle en replaçant sa tasse sur son socle.
– Ça a dû être vraiment stressant de devoir constamment rester première en tout, nota Regulus en continuant à manger tranquillement.
– Eh bien, pour intégrer la Brigade des Tireurs d'Élites, je ne pouvais pas me permettre d'avoir moins que d'excellentes notes. Je suis une chercheuse la plupart du temps, mais depuis que je les ai rejoints, on m'a envoyé sur le terrain à quelques reprises. Mais je ne me bats pas souvent, je ne suis pas douée pour tout ce qui se rapporte aux techniques de combat offensives. Je préfère surveiller les arrières de mes coéquipiers. Que ce soit à l'aide de boucliers, de la Magie du Sang, de la Magie Héréditaire, des sorts de traçage ou de la Magie Spirituelle, dit-elle en entamant une grappe de raisin.
– La Magie Spirituelle ? s'enquit Regulus.
Il n'avait jamais entendu parler de cette branche de magie. Mais ce n'était pas si étonnant en vérité. Avant sa mort, les Arts Obscures étaient considérés exactement comme ça : obscures. Et comme pour la Magie de l'Esprit, il n'y avait pas beaucoup d'informations les concernant.
– Une petit explication serait la bienvenue, avoua le brun à la jeune femme qui mangeait en face de lui.
– La Magie Spirituelle fait presque partie de la branche des Magies Anciennes, mais pas entièrement même si on peut les lier facilement. Ce type de magie est utilisé exclusivement en Asie et dans quelques territoires européens. Au Japon, on nous enseigne que leur principale utilisation est d'amener l'Autre Côté sur notre plan de la réalité pour qu'il puisse aider ceux dans le besoin, expliqua-t-elle en plaçant sa main contre son menton.
– Tu parles de ramener quelqu'un à la vie ? l'interrogea-t-il en frissonnant d'horreur, l'image des inferis le traînant dans les eaux sombres de cette maudite grotte toujours ancrée au fond de sa mémoire.
– NON ! enfin ! Il faut être complètement fou pour faire quelque chose de… de pareil, dit-elle, sa voix baissant sur les derniers mots. C'est plus une technique pour emmener un fantôme d'un plan à l'autre. À Poudlard, il doit bien y en avoir, n'est-ce pas ? fit-elle en haussant un sourcil.
– Oui…, marmonna le jeune Black.
– C'est la même chose que la Magie Spirituelle sauf que vos fantômes sont transparents et inconsistants…, poursuivit-elle.
Elle marqua une pause, en tentant de trouver un moyen de l'expliquer correctement.
– Ah ! s'exclama-t-elle en claquant des doigts. Tu as déjà entendu parler du sortilège du Paladin ?
Enfin quelque chose qui ne lui était pas totalement inconnu ! songea Regulus avec soulagement.
– Bien sûr, je l'ai déjà utilisé à plusieurs reprises auparavant, dit-il, un brin de fierté perçant sa voix.
– Le sortilège du Paladin est une forme de Magie Spirituelle. Tout comme l'est le sortilège du Patronus, ils proviennent tous deux de l'âme de la personne qui le lance. On crée un Patronus à partir des souvenirs heureux pour se protéger de créatures comme les Détraqueurs alors que le sortilège du Paladin provient des tréfonds de l'âme et sert à se protéger contre toutes sortes de puissances, expliqua-t-elle.
– Mais quelle est la réelle différence entre les deux ? demanda-t-il, curieux d'en apprendre plus sur les deux sortilèges de protection.
C'est Amphitrite qui prit la parole cette fois-ci, le sourire aux lèvres.
– Le patronus prend la forme d'un protecteur. Traduit littéralement, cela veut dire 'appeler à l'aide'. Tu invoques ton souvenir le plus heureux afin de faire revivre le cœur de cette euphorie qui te submerge, pour ainsi dire. Jadis, les sorciers et sorcières appelaient à eux les mémoires de leur père pour que celles-ci les protègent comme ces derniers l'avaient fait avec eux. C'est pour cela que le 'Patre' dans la formule du patronus signifie 'Père', étant donné qu'il est normal pour un Lord de protéger sa famille quoi qu'il lui en coûte. Dans ce cas de figure, le patronus prenait la forme de celle de l'animal totem du père.
– Je n'aurais pas su mieux m'exprimer, grand-maman. Et si, par exemple, le patronus d'une femme quelconque prend la forme d'un cheval et qu'elle se marie à un homme dont l'animagus est celui d'un ours, son patronus changera pour correspondre à sa nouvelle famille, poursuivit-elle dans ses explications en souriant elle aussi. Maintenant, traduire ce qu'est un Paladin se résumerait plutôt au… 'Chevalier venant des tréfonds de l'âme', qu'en penses-tu, grand-maman ? demanda-t-elle à son aînée.
– C'est une façon de le voir en effet, lui répondit la non-voyante en tapotant sa serviette contre le bord de ses lèvres.
– Un chevalier ? demanda Regulus.
Son esprit tournait à pleine vitesse. Les mages noirs ne pouvaient pas produire de Patronus et encore moins faire apparaître un Paladin étant donné que c'était des sorts de magie blanche qui demandait des réminiscences et des pensées joyeuses et plaisantes. Lorsqu'il repensait à sa cousine Bellatrix, il ne pouvait qu'imaginer que ses pensées les plus heureuses ne pouvaient venir que des morts qu'elle laissait derrière elle lorsqu'on croisait le chemin de son Maître. Il ne pouvait oublier la dernière fois qu'elle avait essayé de produire un patronus ; ce moment inoubliable où celui-ci s'était littéralement retourné contre elle.
– Pour que le sortilège du Paladin fonctionne, faut-il que le sorcier ou la sorcière soit pure ? demanda-t-il.
Les traits de la jeune femme se crispèrent à ces mots.
– Non. Tout le monde peut en émettre un, mais certains risquent de souffrir des effets secondaires, dit-elle en reposant son dos contre la chaise tout en croisant ses doigts.
– Ce n'est pas une grande nouvelle, la Magie à souvent tendance à avoir des effets secondaires. Que peux-tu me dire d'autre ? continua-t-il, impassible.
– Le fait est que pratiquer ce sortilège si tu ne sais pas ce que tu fais peut être très dangereux. Quoique, quand j'y repense, ta famille est un peu particulière dans ce cas-ci, car le sortilège vous vient assez aisément et vous avez la particularité de pouvoir en produire plusieurs à la fois. Ça à un rapport avec votre histoire avec les constellations et les étoiles majeures, comme dans ton prénom, lui fit-elle remarquer, un air sérieux peignant son visage.
– Mon prénom ? Quel est le rapport entre mon prénom et mon Paladin ou encore mon 'chevalier venant des tréfonds de mon âme', l'interrogea-t-il.
– Ton prénom est Regulus, d'accord ? Lionheart et Little King, traduit-elle.
Il hocha la tête, curieux d'en savoir plus.
Un air malicieux accompagna son sourire. Les rayons du soleil couchant qui se reflétaient dans ses orbes violine leur faisaient prendre une couleur pourpre comme deux brillantes améthystes. Le cœur du brun s'emballa l'espace d'un instant, mais il décida de l'ignorer.
– Quelle est la forme de ton Paladin ? demanda-t-elle finalement.
– Un lion, répondit-il simplement.
– Lionheart. Le chevalier de ton âme représente un lion pour une bonne raison. Après tout, tu es nommé d'après la plus brillante étoile de la constellation du Lion, souligna-t-elle en souriant d'autant plus. Les noms ont des vertus très puissantes magiquement parlant. Le tien n'a pas été choisi au hasard, tu sais, et encore moins considérant la famille d'où tu viens.
– Où veux-tu en venir ? demanda-t-il en haussant un unique sourcil.
– Eh bien… Comme je l'ai dit, les noms sont très puissants et nommer ses membres d'après des astres est là l'un des nombreux secrets de la maison des Black. Cela vous permet d'avoir une connection avec le ciel et de pouvoir compter sur le pouvoir des étoiles. Ton Paladin ne se définit pas seulement au lion, tu pourrais sans problème lui faire prendre une autre forme avec Altair ou encore Sirius en tant qu'aigle ou grand chien respectivement.
Regulus déglutit devant ses paroles. Il faudrait vraiment qu'il prête plus attention à cette branche de la Magie lorsqu'il retournerait en Angleterre. Cette puissance pourrait certainement lui être utile.
– Et… À quel point cette forme de magie est-elle puissante ? demanda-t-il en retenant son souffle d'impatience.
– La Magie Spirituelle est reliée à plusieurs pratiques comme l'Arithmancie, l'Astronomie, la Divination, la Botanique ou encore la Gemmologie pour n'en nommer que quelques-unes. Mais cet art est aussi très tourné vers le pouvoir de la dénomination. Par exemple, ma petite-fille s'appelle Zoé. En grec, cela signifie 'la vie'. Son prénom est aussi rattaché au chiffre 'trois' étant donné qu'il contient trois lettres. Elle est née lors du septième jour du troisième mois de l'année 1971 et son Paladin est lié à mon propre prénom et à mon âge. Quant à son animal totem, c'est une colombe, dit-elle en insistant sur ses derniers mots.
Zoé s'empourpra l'espace d'un instant devant la fierté qu'elle devinait dans la voix de sa grand-mère.
– Néanmoins, comme ma maison est gardienne de la tienne, nous avons adopté sur notre blason le même animal totem que le votre : les corbeaux, continua-t-elle en s'emparant du grimoire.
– En d'autres mots, les Paladins sont l'une des formes les plus puissantes de la Magie, résuma Regulus en avalant difficilement l'information.
Zoé acquiesça.
– Plus ou moins, mais il ne faut pas oublier les effets secondaires qui viennent avec l'invocation d'un Paladin, dit-elle, ses traits se faisant plus fatigués, elle quitta la table
– Et quels sont-ils ? demanda-t-il en se levant à son tour.
Zoé l'observa, une lueur étrange transperçant son regard. Ses orbes violine paraissaient presque vides. La jeune femme décrocha son regard du sien et, les yeux baissés, elle avança à pas lent dans le couloir.
– La démence, c'est ce que cette branche de la Magie peut causer si tu ne sais pas ce que tu fais. Même un patronus peux t'y conduire. Après tout, c'est quand même une partie de ton âme que tu convoques hors de ton corps…, fit-elle en se mordant les lèvres, ses mots s'estompant au fur et à mesure de ses explications.
Le brun sentit le malaise le gagner une nouvelle fois. La démence ? La Magie ne lui donnera donc jamais de pause, n'est-ce pas ?
– Tu as dit avoir déjà invoqué ton Paladin auparavant, n'est-ce pas ? Rappela Amphitrite.
– Oui ? Répondit Regulus, légèrement incertain.
– Dans ce cas, tu dois avoir une bonne maîtrise du sortilège. Quelle était la situation nécessitant un tel sort la première fois ? demanda la vieille femme en plongeant ses yeux laiteux dans les siens.
Dans son esprit, les souvenirs de sa première invocation dansaient. Il ferma les yeux, se rappelant des détails de la Forêt Interdite autour de lui ; il n'était qu'en sixième année. Sirius et lui s'étaient engagés dans une dispute comme Poudlard n'en avait jamais vu auparavant et qui s'était terminé dans un corps à corps très… moldu. Il se souvenait encore de son besoin maladif de lui faire entendre raison afin qu'il cesse enfin de souiller le nom des Black. Bien entendu, cela s'était terminé par une mise en retenue pour tous les deux.
Sirius avait écopé du récurage de chaudrons jusqu'aux vacances d'hiver. Quant à lui, il devait se rendre avec Hagrid dans la Forêt Interdite afin de trouver des ingrédients pour Slughorn. Il n'avait absolument rien contre le demi-géant, mais il n'avait pu s'empêcher de se sentir excédé d'être laissé en plein milieu d'une forêt pleine d'acromentules, de centaures et d'autres diverses créatures qui n'auraient aucun scrupule à écourter sa vie.
Ce furent les acromentules qui le trouvèrent les premières alors qu'il cherchait une plante de sang-dragon. Il s'était enfui à toute vitesse, jetant quand il le pouvait des maléfices cuisants pour les empêcher de s'approcher plus. C'est à ce moment précis qu'il s'était rappelé de ce sortilège, qu'il pensait à l'époque être de la magie noire, et qu'il se souvenait être similaire au patronus. Il s'était arrêté brusquement et, faisant volte face, l'incantation avait glissé avec facilité sur sa langue : 'Surge, Paladinus animarum'.
Une vague de magie l'avait submergé et il y avait eu ce quelque chose à l'intérieur de lui qui l'avait traversé avant d'atteindre sa baguette avant d'en sortir soudainement. Les acromentules qui l'avaient pris en chasse n'eurent aucune chance. Il s'était senti protégé, désiré et aimé lorsque qu'il avait enfin croisé du regard le lion à la fourrure ébène, brillante comme une nuit étoilée. Ses rugissements avaient fait trembler le sol et les acromentules avaient soudainement reculé avant de fuir le plus loin possible de la créature qu'il venait d'invoquer.
Il se souvenait comme s'il venait de le vivre de l'imposante et majestueuse créature qui s'était blottie à ses côtés. Le choc avait peint ses traits devant la taille du félin : il devait être aussi grand qu'Hagrid lui-même. Au centre du buste de l'animal se trouvait une lumière représentant la constellation du Lion. Sa plus brillante étoile étincelait ; Regulus, Little King, Lionheart. Le lion avait marché à ses côtés jusqu'aux abords de la forêt, près de la cabane du demi-géant avant de disparaître. Il s'était évanoui dès que l'apparition se fut estompée.
– Une furieuse envie d'être protégé, je pense et aussi l'envie de trouver un échappatoire face aux acromentules, raconta-t-il en rouvrant les yeux.
Il faillit faire un pas en arrière lorsqu'il se trouva face à face avec deux améthystes.
– C'est exactement ce qu'est un Paladin, un protecteur et un défenseur. C'est ce qui en fait un sortilège unique, car, si le patronus ne s'attaque qu'aux créatures des ténèbres, un Paladin attaquera toutes menaces, peu importe si c'est un sorcier ou une sorcière, il les tuera s'il le doit, précisa-t-elle en s'éloignant.
Quelque chose titilla sa curiosité. Il se demandait si…
– Tu sais en invoquer un ? demanda-t-il.
Regulus et Zoé ne remarquèrent pas le sourire étincelant qui courba les lèvres d'Amphitrite.
Zoé lui lança un sourire moqueur avant de sortir une baguette opaline.
– Bien sûr, la Magie Spirituelle a toujours été ma matière de prédilection, lui confia-t-elle en maniant avec délicatesse le bout de bois.
– Surge, Paladinus animarum, prononça Zoé, l'air se chargeant de magie autour d'elle.
Un éclat de lumière se dégagea du bout de sa baguette et jusqu'à gagner la pièce sous la forme d'un imposant corbeau opalin sous tous les aspects. Les ailes de l'oiseau étaient déployées et battaient à intervalle régulier. Il émit un cri indéfinissable avant de s'évaporer rapidement dans l'air.
Le reste de la soirée fut calme. Zoé s'était rendue dans la bibliothèque familiale à la recherche d'un quelconque livre qui pourrait l'aider à traduire certains chapitres du Grimoire des Black. Regulus, de son côté, envisageait ses différents plans d'actions. Installé dans un coin de la véranda, à contempler les divers éléments de marbre blanc, il repensait à sa rencontre avec Zoé.
Amphitrite lui avait déjà indiqué que sa petite-fille serait une alliée de choix. Il avait supposé un moment, que les éloges de la vieille dame étaient celles d'une grand-mère attentionnée et à l'avis parfaitement biaisé. Pourtant, maintenant qu'il l'avait rencontrée, il ne pouvait qu'admettre qu'elle avait raison.
Zoé lui serait d'une aide indispensable. Elle avait les connaissances et le talent dont il avait besoin.
Durant les jours qui suivirent, Regulus s'entretint avec Amphitrite et Zoé et leur raconta tout de ses plans d'avenirs et de la mission qu'il s'était lui-même attribué afin de mettre fin au règne de Tom Riddle. Amphitrite avait été réticente au fur et à mesure de son récit. Elle avait vécu des époques difficiles au cours de sa longue vie avec la montée en puissance de Grindelwald simultanément à celle du fascisme. Les guerres des moldus n'avaient encore jamais atteints les sorciers jusqu'à celle-ci. Le dénommé Hilter avait choisi d'éliminer les races qu'il considérait comme inférieures, raflant sans se contenir jusqu'à impliquer des familles de sorciers.
A la fin de cette guerre idiote et avec la chute de Grindelwald, elle avait souhaité voir le monde des sorciers vivre en paix. Mais un fanatique en attirant un autre, un Sang-Mêlé, mégalomane et monomaniaque ayant une affinité particulière pour le domaine des impardonnables, avait finalement décidé de reprendre le flambeau.
Amphitrite aurait sans aucun doute souhaité voir sa petite-fille loin de ces histoires, afin qu'elle continue ses recherches pour la Brigade des Tireurs d'Élite plutôt que de se retrouver embarquée dans un combat comme celui-ci.
Et malgré sa totale confiance en Zoé, elle ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour elle.
Zoé, quant à elle, était étrangement détendue devant l'évidence qui se présentait à elle :
Elle était décidée à aider Regulus Black à faire tomber ce sorcier qui n'apportait que la mauvaise fortune sur les sorciers.
Ça ne semblait pas la perturber plus que cela. Pourtant, il ne s'agissait que d'apparences extérieures car il se jouait, dans son esprit, des dizaines de scénarios possibles en rapport à la mission qui l'attendait.
Son visage impassible se brisa en une grimace d'énervement, elle se redressa si brutalement que Regulus se releva à son tour dans son siège :
– Et qu'est-ce que votre Ministère est en train de foutre ? s'exclama-t-elle en dégageant de son front des mèches rebelles.
Le sang-pur tiqua légèrement devant cette manière si franche de parler : sans passer par le moindre détour ni s'embêter avec la moindre politesse. Il réalisa que la question était purement rhétorique puisqu'elle reprit avec véhémence :
– Ecoute, je suis au courant du conflit qui s'est déclenché au milieu des années 70 opposant les Nobles Familles aux Nés de Moldus et aux Sang-Mêlés. Des familles entières étaient assassinées et ça n'est pas passé inaperçu.
Elle plongea son regard dans les yeux gris de son interlocuteur. Déstabilisé, il détourna légèrement son attention vers les lunettes à monture rougeoyante qu'elle avait mises en fin de journée, par confort très certainement.
– Tu es au courant ? s'étonna-t-il.
– Tsss, bien sûr, moi comme l'ensemble des autres Ministères dispatchés à travers le monde. J'ai fouillé dans les rapports de la Brigade et étant donné qu'ils sont connectés un peu partout, il n'ont pas mis longtemps avant de repérer le carnage que causait ce Lord Voldemort en Grande-Bretagne.
Elle avait craché le titre avec une ironie certaine qui avait brisé ses lèvres fines d'un sourire moqueur.
– Cependant… si tu es là c'est pour une bonne raison, supposa-t-elle en se redressant.
Elle commença à traverser la pièce de long en large tout en réfléchissant.
– Les rapports disaient que vous aviez la situation sous contrôle. Mais, laisse-moi te dire quelque chose : si votre ministère continue de reléguer ce genre de problème sous le tapis, il y a de fortes chances que les ambassadeurs mondiaux commencent à s'en mêler et si cela arrive, la fierté de votre nation va tout bonnement s'effondrer. Et je ne te parle même pas de la surveillance des moindres gestes qui risque d'être effectuée envers chaque sorcier et sorcière, Nés de Moldus, Sang-Mêlés et même envers ceux appartenant aux vieilles familles. Franchement, je me demande parfois pourquoi vous agissez comme si on était encore au moyen-âge, il est temps de grandir ! s'insurgea-t-elle, la grimace aux lèvres.
Regulus regarda attentivement le sol. Il ne pouvait pas vraiment argumenter sur la situation présente, cependant, il savait que lorsque le Ministre Bagnold avaient tenté de rétablir la paix en s'attaquant à l'insurrection à la racine du problème, le Magenmagot lui avait tourné le dos, l'empêchant de contacter d'autres pays pour demander du soutien quant à la menace que représentait Tom Riddle. Fudge, quant à lui, n'était pas mieux, Bagnold au moins avait fait de son mieux pour endiguer la menace.
– Et il cherche la paix dans le monde, quelle blague…
Regulus fronça les sourcils lorsque son esprit lui rappela ce bon vieux Albus Dumbledore.
– Je n'aurais su mieux le dire, répliqua Regulus d'un calme parfaitement maîtrisé et d'une politesse exquise tandis qu'il se redressait sur son siège.
Zoé fronça les sourcils en cachant le bas de son visage derrière sa main.
– Il ne faut plus se demander pourquoi la Grande-Bretagne est au bord de l'implosion si vous n'avez jamais demandé d'aides extérieures…, grommela Zoé en s'affalant dans son siège..
Il prenait chaque attaque directe de la jeune fille avec autant d'impassibilité que lui permettait son éducation. Froid, distant, il était l'eau qui dort. Affrontant avec quiétude les accusations de la sorcière enflammée.
– Ne blâme pas tous les anglais, blâme seulement ceux qui sont au pouvoir ou qui le désire, je te prie, lui fit-il remarquer alors qu'elle soupirait, le dos courbé contre son siège.
Regulus ne la quitta pas des yeux tandis qu'elle marmonnait dans sa barbe inexistante à propos de l'ignorance des politiques et de la naïveté de la communauté sorcière britannique concernant le problème 'Lord Voldemort'.
– Sont-ils, au moins, au courant que Voldemort se sert d'une magie aussi abjecte ? Comme la formation d'Horcruxes, c'est bien de cela dont on parle, non ? Rien que d'y penser, ça m'écoeure, dit-elle en frissonnant de dégoût.
– Non, personne ne sait, spécifia le brun.
– Mais. Qu'est. Ce. Qui. Ne. VA. PAS. Avec. Votre. Fichu. Ministère ?! s'exclama Zoé hors d'elle, ponctuant ses mots en frappant du plat de la main sur l'accoudoir de son pauvre fauteuil.
Impulsive, pensa-t-il en contemplant la jeune fille qu'il avait devant lui. Impulsive mais impliquée. Cette animosité qui régnait chez elle serait importante pour plus tard. C'est pour cette raison qu'il ne s'emporta pas, restant parfaitement serein quand il lui expliqua :
– C'est le Magenmagot qui décide de la plupart des actions du Ministère en réalité. Et le tout est dirigé en grande partie par Albus Dumbledore. Comme je te l'ai dit, il est le directeur de Poudlard, mais aussi le leader d'une organisation secrète nommé l'Ordre du Phénix qui s'oppose à Riddle et ses mangemorts. À l'époque, nous avions un espion pour les surveiller, mais il était difficile de convaincre un grand nombre de personnes de se détourner de l'Ordre, expliqua-t-il, sa voix s'estompant au fur et à mesure que des ombres venaient assombrir le visage d'Amphitrite.
– Alors quoi ? Albus Dumbledore dirige un groupe de justiciers qui pensent pouvoir contrer un sorcier dont le plan est d'exterminer toute menace pouvant rencontrer sa route ? résuma la vieille dame, sceptique.
Le dernier Black fut surpris par le ton employé par la Lady Grey.
– Oh, oui, j'ai entendu parler de lui et de son combat contre Grindelwald, précisa-t-elle face à la surprise évidente du garçon. Votre gouvernement n'avait rien fait non plus à l'époque. Savais-tu que Dumbledore et Grindelwald étaient en réalité très proches ? À une époque, leur rêve était même d'imposer leur domination sur le monde des sorciers, pour 'Le Plus Grand Bien'. Hmph, rien que de penser que Dumbledore n'a qu'au final fait que retourner sa veste avant d'être trop profondément impliqué dans leur petit projet commun, j'en ris encore, railla-t-elle un sourire jaune sur les lèvres.
– Pour le plus grand bien ? Par la barbe de Merlin, nous ne sommes pas au moyen-âge, bon sang ! Vu où il en est, il ne lui reste plus qu'à croire qu'une prophétie annonçant l'arrivée d'un sauveur pour tomber encore plus bas…, reprit Zoé tandis que le sourire de Regulus se tordait en une grimace de mauvaise augure.
– Ah… à propos de ça…, commença-t-il, un rire nerveux au bord des lèvres.
– Je t'en pris… dis-moi qu'il ne croit pas aux prophéties ? s'enquit Zoé, désespérée, les yeux brillants d'un nouvel éclat marqué cette fois-ci par l'inquiétude.
– Il y a bien eu une prophétie déclarant que le sauveur du monde magique et Riddle s'affronteraient car aucun des deux ne peut vivre tant que l'autre survit. Seulement, aujourd'hui Harry Potter à seulement 15 ans et jusqu'ici, il s'en est sorti grâce à des coups du sort. Pour tout te dire, rien que l'année dernière, il a lui-même été forcé de participer au Tournoi des Trois Sorciers, expliqua-t-il en fixant le vide.
Zoé grogna avant de commencer à jurer en grec. La jeune femme était vraiment passionnée, il pouvait lui accorder ça.
– Un Tournoi des Trois Sorciers ? Sérieusement ? Et n'oublions la fameuse prophétie ! Même en Grèce nous savons qu'il faut faire très attention avec ce genre de prédiction ! Et maintenant tu dis qu'un gamin d'à peine quinze ans…, poursuivit-elle en devenant livide au fur et à mesure que son flot de paroles s'écoulait. Quinze ans… et il est censé être le foutu SAUVEUR du MONDE MAGIQUE ?!
Regulus dut admettre à son tour que la pensée même était parfaitement ridicule. Sauveur de la Grande-Bretagne ? Cela semblait déjà plus cohérent. Mais du monde entier ? C'était trop gros à avaler, même pour lui. Et plus il discutait avec Amphitrite et sa petite-fille, et plus il se rendait compte que l'Angleterre avait un sérieux train de retard sur le reste du monde.
Salazar, la seule fois où il s'était rendu en ville, il n'avait absolument pas pu discerner les sorciers et sorcières des moldus avant qu'il n'arrive dans le couloir de l'Olympe, l'actuel marché sorcier grec. Et même là-bas, la plupart des sorciers et sorcières auraient pu passer pour des moldus avec leurs tenues si semblables.
C'était effrayant d'observer que seule la communauté sorcière du Royaume-Uni avait tant de difficultés à s'intégrer au monde moldu comme le voulait le progrès. Comme si le ministère britannique n'avait pas été capable de se rendre compte que la technologie moldue était un véritable danger pour leur communauté. L'abandon de certaines traditions était nécessaire. Et pour l'instant, la Grande-Bretagne ne semblait pas prête contrairement au reste du monde.
Lui-même au début n'avait pas bien réussi à comprendre pourquoi il était nécessaire de supprimer des coutumes faisant partie de la culture sorcière depuis des dizaines de siècles, voire bien plus ! Devant son indignation, Amphitrite avait pris le temps de lui expliquer que les changements à opérer n'étaient que minimes : l'habillement par exemple.
Ici, les sorciers et sorcière qui allaient à l'encontre des nouvelles règles et ne maintenaient pas les apparences face aux moldus, devaient payer une amende d'un montant de 200 gallions. Une brigade d'Auror avait été mise en place afin de vérifier la bonne application de cette loi. En cas de soucis, ils prenaient les mesures nécessaires et lançaient rapidement un oubliette aux moldus concernés.
Et Regulus ne put s'empêcher de rire en imaginant Dumbledore qui ne s'embêtait jamais à se déguiser et se pavanait dans ses robes aux couleurs farfelues dans les rues de Londres sans le moindre scrupule. Jamais un tel comportement n'aurait été accepté dans un autre pays. Qui qu'il soit et quel que soit son nom, il n'aurait pu échapper à l'amende qui lui aurait pendu au bout du nez.
De toute sa vie, pas un instant il n'avait apprécié l'homme qu'était Albus Dumbledore. Ses yeux bleus pétillants d'une lueur faussement rassurante et innocente et sa façon de se comporter comme une figure paternelle était les signes majeurs de son côté manipulateur. Il remerciait d'ailleurs Merlin et Viviane d'avoir été réparti à Serpentard plutôt qu'à Gryffondor comme l'avait été son grand-frère lors de sa scolarité.
Se frottant les tempes, il s'affaissa dans son siège en tentant d'organiser ses pensées. Mais son esprit était embourbé d'un épais brouillard. La seule chose sur laquelle il arrivait à se concentrer, c'était ce besoin qu'il avait d'obtenir ce travail de professeur. Il lui serait nécessaire pour acquérir plus d'informations concernant Riddle. Pour trouver le moyen de le faire tomber de son trône.
– C'est pour ça que j'ai besoin de ton aide, expliqua Regulus en coupant Zoé dans son flot d'injures. Je ne pense pas que la magie provenant des archives de ma famille me mèneront aussi loin que je le souhaiterai, bien que certains des petits secrets familiaux pourraient se révéler utiles.
– Mon aide ? demanda-t-elle. Mon pauvre bougre, pour partir et obtenir un portoloin vers Londres, il me faudrait d'abord remplir une centaine de formulaires ! Et ne parlons même pas de nous rendre à Poudlard. Ton gouvernement risque de s'enflammer et demander des explications à tout-va s'ils se rendent compte qu'une chercheuse grecque de la Brigade des Tireurs d'Élite se trouve sur leur territoire. Tu veux vraiment que j'attente à ma vie par des moyens si ennuyants ? fit-elle, pince sans-rire.
– Je ne te le demanderais pas si je ne connaissais pas les enjeux. Tout ce que je te demande, c'est de contourner les règles, juste un peu, souligna-t-il en, un sourire en coin sur le bord des lèvres.
– Comment ? s'enquit-elle, intéressée.
Regulus sourit plus largement. Il l'avait bien cernée. À présent, son comportement était digne des Gryffondors et il venait de trouver un moyen de la charmer. Une bonne dose de mystère et un soupçon de défi et il était parvenu à captiver son attention.
Il avait un plan pour amener Zoé en Grande-Bretagne. Là où les gouvernements du monde entier avaient été incapables de réussir, lui y parviendrait.
– Tu es une chercheuse, je ne me trompe pas ? Quel autre travail es-tu capable d'effectuer ? l'interrogea-t-il.
Zoé le regarda, hagarde, avant de revenir sur ses activités professionnelles.
– En dehors du fait que je sois chercheuse et informatrice, je suis une piètre espionne. En revanche, ma forme animagus peut m'être très utile parfois. J'ai été sur le terrain à plusieurs reprises, mais surtout pour former des boucliers et assurer la défense de mes coéquipiers. Comprend par là que ma défense est meilleure que mes attaques. Dans mon équipe, je sers aussi de plan B au cas où les choses tourneraient mal. J'aide via mes connaissances sur différentes branches de la magie comme la magie du sang, la magie spirituelle et les puissants sorts de traçage. D'après les autres, je serais un très bon stratège. Disons que même dans les situations les plus délicates je suis capable d'envisager toutes les situations, pour avoir toujours une solution de repli.
Si tout ce qu'elle disait était vrai, alors Regulus était vraiment tombé sur la perle rare en dénichant cette fille.
– Très bien, dit-il en se redressant et en s'avançant en direction de Zoé. Tu as bien dit que les gouvernements et la Brigade n'avaient que peu d'informations concernant la Grande-Bretagne, c'est ça ? En ce moment-même, tout ce que je peux te dire, c'est que c'est une vraie pagaille là-bas. As-tu déjà entendu parler d'un homme du nom de Cornelius Fudge ? demanda-t-il.
– Fudge ? Ils ont mis au pouvoir cet abruti dénué de tout discernement ? s'indigna Amphitrite.
– Grand-maman ! s'exclama Zoé, choquée que sa grand-mère emploie un tel vocabulaire.
– Excuse-moi, la dernière fois que j'ai entendu parler de Fudge, c'est lorsqu'il a décidé de prendre part au scandale qui tournait autour du garçon-qui-a-survécu, lorsque celui-ci a donné signe de vie après dix années d'absence, raconta-t-elle gravement.
– Grand-maman… comment es-tu au courant de ça ? questionna Zoé, sceptique.
– Ah, je ne t'ai jamais dis que je m'étais abonnée à la Gazette du Sorcier, répondit la femme aveugle.
– Toute une histoire ces grands-parents…, dit Zoé en roulant les yeux tandis qu'elle retournait son attention vers le brun. Dis moi tout, qu'as-tu prévu ? Et qu'a à voir Fudge là-dedans ? l'interrogea-t-elle.
– Fudge est plus intéressé par sa place en tant que Ministre de la Magie qu'à quoi que ce soit d'autre. Si tu détenais des preuves démontrant qu'il a ralenti le processus dédié à faire tomber Riddle de son piédestal, que ce passerait-il ? demanda-t-il.
Zoé rit jaune l'espace d'un instant en démêlant ses cheveux blancs de ses doigts fins. Il se demanda sur le moment s'ils étaient aussi doux qu'ils le laissaient paraître.
– Bien, étant donné que la communauté sorcière entière fait face à la possibilité d'un génocide de masse, une chose est certaine : les six ministères les plus influents voudront sans aucun doute s'en mêler. Si ce Tom Riddle réussit à conquérir le Royaume-Uni, il risque de ne pas apprécier la suite des événements. Il devra à coup sûr faire face à une guerre contre le reste du monde, marqua Zoé. Pour l'instant, comme il n'a pas encore fait d'esclandre, il peut s'assurer sain et sauf. Mais s'il se risque à sortir de l'ombre, les Ministères prépondérants d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, d'Afrique, d'Asie, de Russie et d'Australie sèmeront sur son chemin leurs meilleurs combattants et ceux-là n'auront aucun mal à l'éliminer en l'espace d'un battement de cœur. Mais étant donné qu'on ne peut pas entrer sur le sol britannique à cause de normes imposées par votre ministère, y aller reviendrait passer dans la clandestinité.
Elle songea une poignée de secondes à ses mots avant de reprendre la parole.
– D'un autre côté, la Brigade des Tireurs d'Élite auquel j'appartiens n'est sous le joug d'aucune instance ministérielle. La plupart d'entre nous sommes des assassins, des mercenaires ou des tueurs à gages, bien que nous agissions tous au nom de la justice. Maintenant, si nous arrivons à récupérer des informations démontrant que votre ministre refuse de voir que Tom Riddle cause des ravages et qu'il ne fait rien pour l'en empêcher, la Brigade pourra sans mal en informer les six grands ministères et ils pourront enfin intervenir. Ils n'auront qu'à proclamer le ministère du Royaume-Uni incapable de remplir ses fonctions et ils démenteleront l'entièreté de l'organisation avant de construire un nouveau gouvernement, termina-t-elle sérieusement.
Regulus devint livide à cette mention. Il n'avait jamais réalisé qu'en dehors de la Grande-Bretagne, il y avait plusieurs ministères qui s'occupaient de la gestion des affaires internationales. D'un autre côté, l'idée de remplacer l'entièreté du réseau corrompu de politiciens ne pouvait qu'être bonne, non ?
– Très bien, que dis-tu de te battre à mes côtés pour arrêter Riddle et ainsi de pouvoir enfin fournir des preuves suffisante à ta Brigade afin qu'on puisse construire une meilleure société pour toute la communauté britannique ? proposa-t-il à Zoé.
Son but premier était évidemment de stopper le règne de terreur de Tom Riddle, mais s'il avait la possibilité de faire d'une pierre deux coups en façonnant un nouveau gouvernement, ça ne pouvait qu'être bénéfique et peut-être qu'enfin il y aurait moins d'injustices dans leur petite communauté. Il pourrait même tenter de réclamer sa place au Magenmagot si tout se passait bien.
Zoé tapota son menton d'un geste compulsif presque provocant tout en réfléchissant à la proposition.
Serdaigle, décidément, songea-t-il pour lui-même.
– C'est une excellente idée. Je vais m'occuper de la paperasse et inciter la Brigade à collecter le plus d'informations possibles. Mais tout d'abord, je voudrais savoir par quel moyen tu comptes m'introduire sur le territoire britannique sans faire d'esclandre ? demanda-t-elle.
Regulus sourit largement, ses orbes argentés pétillantes de malice.
– Oh, ne t'inquiète pas pour ça, j'ai bien quelques idées, la convainquit-il, un air charmeur plaqué sur son visage aristocratique.
Note d'une traductrice : Dans le prochain chapitre on retrouvera deux personnages bien connus de notre monde de sorcier, pas pour les mêmes raisons cependant :p
Question Time : De ce fait, je ne peux m'empêcher de vous tester ! À votre avis, qui seront les deux personnages que l'on retrouvera dans le prochain chapitre ? (je ne donne pas plus d'indices parce que la vie, voilà X) À vos claviers ;)
RARs :
Deponia : Enfin quelqu'un qui l'aime à sa juste valeur, enfin ! C'est vrai qu'elle peut paraître un peu trop parfaire de temps en temps, mais je la trouve attendrissante avec son côté presque bipolaire parfois, je pense qu'à Poudlard, elle aurait été Chapeauflou, qu'en dis-tu ? Bisous et à la prochaine :)
Angie-Corleone : Oh, c'est tellement gentil de ta part, je fais tout mon possible pour que ce le soit et je suis heureuse de voir que ma traduction s'est améliorée ^^ Je t'embrasse très fort et j'espère que tu as apprécié ce nouveau chapitre riche en informations ! Je t'embrasse fort :)
Karozthor the Necromagus : Merci beaucoup, ça me touche énormément et je suis tout à fait d'accord avec toi, on a pas finit de voir des rebondissements dans cette histoire, ça promet ! :) Je t'embrasse fort, en espérant que le chapitre t'ai plu.
Miss Homme Enceinte 2 : Que ferais-je donc sans ta review à chaque chapitre ! Je suis contente de faire ton bonheur, je dois t'avouer que c'est la première fois pour moi que je vois une albinos sur fanfiction, je trouve ça original et très intéressant ! L'histoire va énormément se centrer sur Zoé, alors tu n'as pas fini de la voir notre petite OC, je suis contente qu'elle te plaise car c'est mon cas aussi :) Concernant les pairing, je pense que les sorciers se marient déjà assez entre eux pour ne pas faire de l'inceste trop rapproché (cousin au minimum quoi XD) j'ai déjà lu du Regulus/Teddy et je les trouve trop mignon ensemble, mais je ne sais pas j'ai un blocage avec Severus. C'est certainement parce que j'ADORE le voir avec Sirius ! :D Mais comme tu dis, à chacun ses préférences ! J'espère en tout cas que le chapitre t'a plu, pleins de bisous et à la prochaine ;)
