Bonjour =) Alors petite minute : je raconte ma vie. J'écris mieux pendant les vacances mais j'ai quelques chapitres d'avance alors ça devrait aller pour mon rythme de publication. Bonne lecture.

Craquinettedu31: Coucou. Moi je le trouve intéressant ton prénom, d'ailleurs je te réserve une surprise à propos de lui ! Moi c'est Chana, enchantée =) J'espère que ça va te plaire en relisant j'ai trouvé ce chapitre un peu tiré par les cheveux.

ENJOY


Chapitre 8

Je passais le dimanche après-midi seule dans mon dortoir, j'avais d'abord fait quelques croquis puis j'avais bouquiné comme à mon habitude et je prenais maintenant le bain le plus long de ma vie.

-Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ? murmurais-je.

-Si tu te mets à parler seule c'est que tu dois vraiment être désespérée ! persifla une voix.

Je me redressais d'un coup cherchant la personne qui venait de dire ça, mais il n'y avait que moi, rien que moi.

-Hé Miss Perspicace, regardes en bas !

Je baissais la tête. Une image se forma à la surface de l'eau. Mon image. Qui d'une certaine façon, ne me ressemblait pas beaucoup. La fille dans l'eau avait l'air hautain et sournois. Ses cheveux n'étaient pas mouillés, ils étaient parfaitement coiffés. Ses yeux étaient perçants et profonds.

-Voilà ! On peut enfin se parler toi et moi.

-Et...Tu es qui, toi ?

-Par Merlin, soupira t-elle. Je suis toi. Ou plutôt la partie la plus «Serpentarde» de toi, celle que tu refoules mais que tu apprécies secrètement. Je suis ton coté sang-pur, froid, manipulateur, impitoyable, souffla t-elle.

-Je ne suis pas comme ça ! me défendis-je.

Dieu je perd la boule, je parle toute seule.

-Non c'est vrai, tu n'es pas comme ça et c'est fort regrettable. Mais tu as beaucoup de potentiel, c'est pour ça que tu es ici, dans la maison d'un des plus vils sorciers de tous les temps. Et même si tu essayes de refouler ta nature profonde tu as toutes ces choses en toi !

-C'est faux !

-Si c'était faux je ne serais pas là à l'heure qu'il est. Je n'existerai même pas.

Je ne pouvais pas...Je n'avais rien à voir avec cette chose.

-Oh que si ! persifla t-elle. Pourquoi t'acharnes-tu à comprendre et aimer quand tu as envie de détruire et de posséder ?!

-Va mourir ! hurlais-je.

-Marie, c'est toi ? Avec qui tu parles ?

Brunie. Flûte.

-Euh...Personne ! Je réfléchissais à haute voix.

Mon reflet me fit un sourire ironique puis disparu.

-Tu es sûre ? Tu avais l'air énervée.

-Oui oui. T'en fais pas.

-Bon...J'ai cru comprendre que tu ne parlais plus à Severus depuis un moment, je voudrais...

-On en parlera plus tard si tu veux, la coupais-je un peu déboussolée.

-Bien. D'accord. N'oublie pas que Marla et moi partons demain pour les vacances !

-Pas de risques, murmurais-je en plongeant la tête dans l'eau pour me nettoyer les idées.

Ou pas...


Je resserrais mon manteau autour de moi, cet automne les vents étaient rudes. Il était presque 10h00 et Marla et Brunie allaient monter dans le train. Angélica avait préféré rester couchée au lieu de nous accompagner.

-Fais attention à toi, dit Marla en me serrant contre elle, m'embaumant de son parfum de vanille.

-Oui oui, répondis-je simplement.

-Elle a raison, dit Brunie en m'étreignant à son tour. Et tu as intérêt à nous écrire.

-Evidement, pour qui tu me prends. Aller, faites bon voyage.

-Merci !

J'allais retourner seule au château quand quelqu'un se jeta sur moi. Je faillis perdre pied mais cette personne nous redressa.

-Tu vas me manquer, murmura la voix de Lily.

Elle me lâcha et je pu voir son expression maussade.

-Ce ne sont que deux semaines. Et puis tu as encore genre 5 ans et demi à me supporter.

Elle rit et je m'aperçue que Severus était avec elle. Je me renfrognais.

-Alors à dans deux semaines, nous dit-elle avant de soupirer lourdement.

Elle monta dans le train et disparue. Je fixais la porte quelques secondes avant que le train ne démarre puis je rebroussais chemin en direction des calèches. Je trébuchais en posant le pied sur la marche et basculais en arrière mais deux mains souples me repoussèrent vers l'avant et je pus prendre place dans l'habitacle. Suivie par Severus qui s'assit devant moi sans me prêter attention.

J'appuyais ma tête contre la vitre en soupirant.

-Idiote !

Je relevais violemment la tête.

-Qu'est-ce que tu as dit !? explosais-je.

-Je n'ai absolument rien dit.

-Mais ...

«C'est vrai. Il n'a rien dit. Idiote !»

Je tournais mon regard vers la vitre, mon reflet semblait me narguer.

-Tu devrais peut être allé à l'infirmerie, tu es toute blanche.

-Non, murmurais-je. Non, ça ira, répétais-je en déglutissant.

«L'orgueil est tout Serpentard et en temps normal je l'encouragerai. Mais si tu laisses ce garçon se compromettre avec les mauvaises personnes les conséquences en seront cataclysmiques, et pas seulement pour nous.»

-Je croyais qu'un Serpentard n'avait besoin de personne, murmurais-je en mettant ma main devant ma bouche.

«Seul les imbéciles et les inconscients pensent ça. C'est celui qui a les alliés les plus loyales qui gagne la guerre»

-De quelle guerre es-tu entrain de parler ? dis-je en dissimulant mon visage dans mes cheveux.

-Là tu commences vraiment à m'inquiéter Marie !

«Chaque jour est une guerre, même si la situation n'en prend pas forcément la forme.»

-Comment peux-tu savoir des choses que moi-même j'ignore !

-Marie ! cria Severus en m'attrapant vivement par le bras.

J'en avais presque oublié sa présence.

-Je t'emmène voir l'infirmière dès qu'on arrive !

-C'est ridicule, dis-je en me dégageant.

-Oh non, au contraire c'est nécessaire. Et je t'emmènerai que tu le veuilles ou non.

-N'importe quoi, soupirais-je.


-Je ne vois vraiment rien, expliqua l'infirmière en passant une énième fois sa baguette sur mon front.

-Vous êtes sûre ? Elle n'a pas été ensorcelée ? Elle n'a pas fièvre ?

Je soupirais.

-Pas que je sache en tout cas.

-Bon et bah maintenant qu'il a été établit que je ne suis pas complètement gâteuse je vais vous laissez hein !

Je me levais et sortais en claquant la porte derrière moi.

-Qui que tu sois, murmurais-je. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi !


-Marie ! m'appela t-il.

Je ne ralentissais pas pour autant.

-Marie, je t'en prie attend.

Hors de question que je l'écoute.

-Marie j'ai besoin de toi !

Je fis encore quelques mètres puis je m'arrêtais. Est-ce que j'allais vraiment abandonner mon ami pour une question de susceptibilité mal placée ? Surtout que je lui avais promis d'être toujours là pour lui.

Mes parents ne m'avaient pas élevée comme ça. Et plus important encore : il me manquait trop.

-D'accord Severus. D'accord, répétais-je en me retournant.

Je ne lui avais pas parler depuis l'incident de l'infirmerie, 5 jours en tout. Il était plus pâle qu'à l'accoutumé et ses traits étaient tirés.

-Ecoute, je suis désolé...

-Ne t'excuse pas. Promet moi juste de rester loin de ces sangs-purs mégalomaniaques. S'il te plait.

-Je ferai tout mon possible.

-Merci, dis-je en le prenant dans mes bras.

-Marie...

-Après. Là j'en ai besoin.

Il me serra maladroitement contre lui et je me sentis mieux.

-Alors de quoi tu voulais me parler ? lui demandais-je une fois notre étreinte achevée.

-Je préfèrerais en parler ailleurs.

-Si je ne me trompe pas il n'y a personne dans ton dortoir.


Le seul garçon de notre année à être resté pour les vacances était Severus et les rares affaires qu'il possédait étaient impeccablement rangées.

-C'est lequel le lit de Rosier ? demandais-je.

-Euh, celui-là, me dit-il en désignant le lit le plus près de la porte.

Je prenais de l'élan et sautais à pieds joins sur le lit, un craquement se fit entendre et je fus sûre qu'au moins deux lattes étaient cassées.

-Ca, c'est fait !

-Et tu as pensé au faite qu'il pourrait croire que c'est moi qui ai cassé son lit ?

-Déjà il n'est pas vraiment «cassé», et ensuite oui j'y pensé. Si c'est le cas tu me l'envois, je saurais le recevoir.

Je m'assaillais en tailleur sur le lit de Severus.

-Alors, dis-moi tout.

Il tourna en rond quelques minutes et soupira plusieurs fois, je crus même discerner quelques sanglots. J'attendis patiemment une quinzaine de minutes avant qu'il ne s'assaille en face de moi.

-J'ai reçu une lettre ce matin, souffla t-il. C'est ma mère, elle, il déglutit. Elle est morte.

Je me figeais. Merlin...

-Mais enfin ! m'écriais-je. Mais enfin Severus, repris-je, comment as-tu pu me laisser dire toutes ces broutilles ! Si tu m'avais dit ça tout suite je t'aurai écouté !

-Je ne voulais pas de ta pitié.

-Je n'ai pas pitié, je...Je me sens vraiment mal. J'ai l'impression que je viens de me faire tabasser. Je...Oh Severus, soufflais-je en le voyant me dévisager de ses yeux perçants.

Il ne semblait pas comprendre mon sentiment.

-Je suis...J'étais loin d'être aussi proche de ma mère que toi de la tienne.

Il avait l'air tellement perdu malgré ce qu'il pouvait dire. Un sanglot me secoua et une larme coula.

-Marie...

-Pardon, je suis idiote. C'est toi qui perds ta mère et c'est moi qui pleure, c'est débile. Excuse moi.

Je m'essuyais prestement les yeux.

-Non, ce n'est pas grave, dit-il en me pressant le bras dans un geste de réconfort. En faite, je voulais savoir si tu pouvais m'accompagner à l'enterrement mais si tu ne supportes pas de...

-Biensur ! Je ne peux pas te laisser y aller seul. Peu importe ce que je ressens, dis-je en lui attrapant la main. Je dois t'accompagner.

Sa bouche trembla une nano seconde.

-C'est dans deux jours, je dois demander une permission exceptionnelle au directeur. Et...Et mon père sera là, évidement.

A la pensée du bleu qu'il arborait à la rentrée j'eus un haut-le-coeur. Hors de question de le laisser avec son père.

-Raison de plus pour que je vienne, dis-je en tentant de sourire.


Alors ?