Salut à tous,

Je suis désolée je suis super pressée, je n'ai pas eu le temps ni de me relire ni de laisser une petit message…

Je ferais ça dès que possible

Du coup voici le chapitre et bonne lecture !


Chapitre 10 : Méfiez-vous des profs d'Occlumencie

Il marchait dans les couloirs de Poudlard. Tous les élèves qui l'apercevaient s'enfuyaient un hurlant. En passant devant un miroir, un rapide coup d'œil sur son reflet le rassura. Peau blanche comme la craie, deux fentes en guise de narine et des yeux rouges de serpent il n'avait rien perdu de son apparence effrayante. Harry-Voldemort arriva devant le tableau de la Grosse Dame. Un sort suffit pour réduire le tableau en poussière. Devant lui se trouvait la Salle Commune de Gryffondor, et il le vit. Harry Potter, l'Élu, le Survivant, celui qui le tenait en échec malgré sa ridicule faiblesse : l'amour. La haine s'empara de Harry-Voldemort. Harry ne l'avait pas aperçut et discutait avec une jeune rousse traîtresse à son sang. Harry prit doucement la jeune fille dans ses bras et l'embrassa. Harry-Voldemort entra dans la salle. La partie « Harry » tenta de reprendre le dessus et cria pour prévenir le couple, en vain : la partie « Voldemort » était plus forte, plus puissante. Et il se rapprochait inexorablement d'Harry et de sa petite amie. Il se rapprochait, lentement et sûrement, et rien ne saurait l'arrêter.

Le couple était toujours enlacé, inconscient que dans quelques secondes leur bonheur se terminerai. Harry-Voldemort pointa sa baguette vers la fille. Une formule et elle était morte, gisant au sol pour avoir choisi la mauvaise personne…

Harry ressentit une violente douleur à la joue qui le réveilla en sursaut. Il devait être 5 heures du matin et tous les garçons du dortoir le regardaient. Devant lui se tenait Ron, la main levé. Il comprit que Ron l'avait giflé.

- Harry, je suis désolé de t'avoir frappé mais tu criais, et je n'arrivais pas te réveiller… Ça va ?

Ginny…

Harry fondit en larmes sous le regard paniqué du rouquin.

- Qu'est-ce qui se passe ? Harry ?

- C'é… C'était… juste un… un cauchemar… , répondit Harry d'une voix entrecoupée de sanglots.

Ginny…

Harry attrapa le tissu portant l'odeur de sa Ginny et le serra contre lui, enfouissant son nez dedans. Il continua de pleurer mais se sentit rassuré, apaisé par le parfum de sa Ginny.

- C'est quoi ce vieux machin ?, demanda Seamus en désignant le mouchoir

- C'est… rien… c'est juste… un truc auquel… auquel… je tiens…

- C'était quoi ton cauchemar ?, demanda Neville

Harry ne répondit pas mais l'image de Ginny morte refit surface dans son esprit, lui arrachant une nouvelle salve de sanglots

- Il faudrait qu'on retourne dormir car je sais pas vous mais moi j'ai la gueule de bois, proposa Dean

- Ouais t'as raison, acquiesca Seamus.

Tandis que tous rejoignaient leur lit, Harry se recoucha en serrant contre lui le tissu trempé de larmes. Il fut incapable de se rendormir, hanté par la fin de son cauchemar.

Harry avait passé une journée exécrable. En plus de la monstrueuse migraine qu'il avait écopé le lendemain en souvenir de la soirée de Dean, il réussit à oublier ses affaires en sortilège et son devoir en métamorphose et à se couper au doigt pendant le cours de botanique, troublé par la perte de Ginny dans son cauchemar. Pour ne rien arrangé, on était mardi.

C'est donc de mauvaise humeur et l'esprit perdu qu'il se dirigea vers les cachots pour son cours d'Occlumencie.

En bifurquant à l'angle d'un couloir, Harry manqua de rentrer dans quelqu'un. En reconnaissant sa Ginny, Harry ne put s'empêcher de sourire si quelqu'un pouvait lui faire oublier une mauvaise journée, c'était bien elle !

- Ah salut Harry ! Comment ça va ?

Ils parlèrent de tout et de rien, aussi bien des cours et du Quidditch que des problèmes occasionnés par les Mangemorts. Il se sentit se détendre au fur et à mesure de leur conversation. Cela surpris positivement Harry qui ne pensait pas pouvoir se réjouir lors d'une discussion sur les risques de se faire tuer par un mage noir mégalomane.

Harry regarda l'heure et se rendit compte qu'il était en retard.

- Je suis désolé Ginny, mais je suis à la bourre…

- Ah ok, t'inquiètes, c'est pas grave. Qu'est-ce que tu dois faire ?

- Cours particulier avec Rogue, grimaça Harry

- Relou… Bon bah bonne chance !, lança Ginny en embrassant doucement Harry sur la joue et en continuant son chemin.

Harry resta figé au milieu du couloir en arborant un sourire passablement niais.

Ginny…

Harry se dirigea vers les cachots sans vraiment y faire attention. Ses pensées étaient toutes tournées vers la sensation des lèvres de Ginny sur sa joue.

Ginny…

Il entra dans la pièce et s'assit sur une chaise sans entendre les remarques acerbes de Rogue sur son retard. Il avait l'impression de planer sur un petit nuage. Harry ferma les yeux et se laissa envahir par son amour, affichant toujours ce sourire idiot sur ses lèvres.

Ginny…

Il entrouvrit les yeux et s'aperçut que Rogue le regardait. Soudainement, il sentit l'esprit du professeur franchir ses barrières mentales.

Ginny… Ginny attrapant la main d'Harry pendant le match … Ginny embrassant Harry sur la joue… Malefoy affrontant Ginny… Ginny à moitié habillée dans sa chambre… Harry qui tombe sur elle…Ginny et Dean… Encore Ginny… Harry et Ginny s'embrassant passionnément… Harry sanglotant sur son lit, le cœur brisé…Ginny pensive dans le Poudlard Express…Ginny morte…

Harry hurlait de toute ses forces, tentant par tous les moyens de repousser l'occlumens.

Harry hurlait de toutes ses forces. Une part de lui était stupéfaite que ses seules pensées concernent Ginny mais le reste de son être ne s'en étonnait pas, convaincu que Ginny était ce qu'il avait, où plutôt n'avait pas, de plus précieux.

Harry hurlait de toutes ses forces. Il était tombé par terre et se roulait sur le sol, ses mains plaqués sur ses tempes.

Harry hurlait de toutes ses forces. Enfin, le professeur Rogue mit fin à sa torture.

Harry resta quelques instants roulé en boule sur le sol, se tenant le tête à deux mains, tout son corps agité de sanglots. Il se sentait sali, souillé que quelqu'un est pu avoir accès à ses secrets, à sa passion, à sa douleur.

- Relevez-vous, Potter ! Vous êtes pitoyable ! Le Seigneur des Ténèbres n'aura aucune difficulté à pénétrer votre esprit si vous ne contrôlez pas mieux vos sentiments.

Harry se releva maladroitement et une horrible pensée le cloua sur place.

Et si Rogue en parlait à quelqu'un…?

- Professeur, n'en parlez à personne ! Je vous en supplie !

- Parlez de quoi ?, demanda Rogue avec un sourire sans joie. Du fait qu'une de vos admiratrices vous ait dit non ? Pauvre Potter…

Harry encaissa difficilement les paroles du professeur mais ne répondit pas à la provocation. Il se laissa tomber à genoux et enfouit son visage dans ses mains.

- Pitié… , murmura l'adolescent désespéré.

Rogue le toisa de ses yeux noirs sans chaleur. Comprenant qu'il n'obtiendrait aucune promesse, Harry s'excusa et se précipita en dehors de la pièce. Il entra dans la première pièce vide qu'il trouva et laissa libre cours à sa détresse.

Il resta seul pendant une demi-heure puis regagna la Salle Commune la mort dans l'âme. Il ignora Hermione qui l'appelait et monta directement se coucher.

Harry n'aurait jamais cru qu'une journée puisse être pire que celle de la veille. Il s'était trompé. Il ne parla ni à Ron ni à Hermione de la journée. Il s'était renfermé sur lui même et n'avait pas assisté au petit-déjeuner et au repas de midi, trop anxieux à l'approche du cours de DCFM.

Dès le début du cours, Rogue l'avait interrogé sur un cours qu'ils avaient terminé une semaine auparavant. Harry avait été incapable de répondre. Résultat : 20 points de moins pour Gryffondor. Il n'avait pas répondu aux insultes donc le cours avait continué normalement et Harry s'était cru tiré d'affaires. Grave erreur.

- Je vois que Mr Potter n'a apparemment pas juger utile d'écouter ce cours.

Harry sortit de ses pensées et se rendit compte que toute la classe le regardait.

On toqua à la porte. Ginny entra et voulut donner au professeur Rogue un message de la part de Dumbledore. Mais Rogue l'ignora et continua :

- Quel est le moyen le plus efficace de repousser un Inferius Mr Potter ?

- …Je… Je ne sais pas.

- Je ne sais pas, Monsieur.

- Ce n'est pas la peine de m'appeler Monsieur.

Harry se mordit la lèvre. Les mots lui avait échappé, résultat de sa fatigue et de sa colère.

- Il semblerait que Potter soit malheureux en ce moment. Je me trompe. Il est sûrement douloureux pour l'égo de se prendre un rateau.

Harry releva vivement le tête et croisa le regard de Ginny qui l'observait, comme l'ensemble de la classe.

- Vous savez quelque chose monsieur !?, s'exclama Pansy Parkinson

- C'est possible en effet.

- Qui est-ce ?, demanda la Serpentarde à la recherche de nouveaux potins.

- Professeur, il faut vraiment…, commença Ginny, mal à l'aise

- J'ai constaté que Mr Potter avait un faible pour une des élèves présentes dans la classe.

- Taisez-vous !, s'exclama Harry en se levant.

- Elle…

- LA FERME !

Harry perdit le contrôle sur sa magie. Avant d'avoir pu finir sa phrase, Rogue fut violemment propulsé contre le mur du cachot et s'effondra inconscient. Harry croisa le regard paniqué d'Hermione, incrédule de Ron et narquois de Malefoy. Il regarda Ginny et sentit toute la douleur accumuler depuis le début de l'année refaire surface.

Il s'enfuit de la salle de classe.

Il traversa tout le château en courant, sans but précis, aveuglé par les larmes et se retrouva dans le parc. Il s'arrêta quelques instants. Il entendit alors les pas d'autres élèves et se rendit compte qu'il y avait une issue. La Cabane Hurlante. Il se précipita vers le Saule Cogneur et l'immobilisa avant de se laisser glisser dans le passage secret.

Quand Hermione, Ron, Neville et Ginny arrivèrent, l'arbre avait déjà combattu le sort, et ils perdirent la trace du jeune homme.


Harry frissonna. Il était incapable de dire depuis combien de temps il était là. Il avait perdu la notion du temps. Harry s'enroula dans sa cape d'invisibilité. Elle ne lui tenait pas vraiment chaud mais c'était mieux que rien. Il commençait à avoir soif mais plutôt que d'utiliser la magie ou de sortir de sa cachette, il préférait attendre. Attendre que sa douleur s'estompe, que sa tristesse devienne supportable, que ses larmes cessent de couler. Mais au fond de lui, Harry songea que cela n'était pas près d'arriver…


- Je ne le vois pas !, s'exclama Ginny après avoir parcouru une dizaine de fois la carte du Maraudeur.

- Réfléchissons… , commença Hermione

- Mais on a pas le temps de réfléchir Hermione !, paniqua Ginny. Ça fait deux jours qu'il a disparu, il n'a rien à boire, rien à manger ! Ce salaud de Rogue l'a tellement blessé… Tu es sûr que tu ne peux pas me dire qu'est-ce qui le trouble au point de préférer se laisser crever !?

- Non Ginny, je ne veux pas trahir sa confiance !, redit Hermione pour la troisième fois. Et TOI, aide-nous un peu !

Ron et Hermione se reparlaient depuis la fuite d'Harry mais la brune continuait de le haïr pour l'avoir trahie avec Lavande. Car c'est exactement comme ça qu'Hermione voyait cette histoire : une trahison.

- Je te signale que je suis en train de réfléchir comme tu nous l'a demandé. Il a peut-être quitté Poudlard…

- Impossible, la sécurité a été renforcée…

- Il y a d'autres pièces qui n'apparaissent pas sur cette fichu carte ?, demanda Ginny

- Euh, la Salle sur Demande et la Chambre des Secrets je crois, répondit Ron

- Mais il a disparu dans le parc !, s'exclama Hermione. Voyons, le parc… ce n'est pas un très bon nageur donc pas dans le lac… Il n'est pas passé devant chez Hagrid sinon Crockdur aurait aboyé, on peut donc éliminer la Forêt Interdite… Une cachette dans la parc…

- Le Saule Cogneur !, s'exclama Ron

- Mais oui bien sûr ! La Cabane Hurlante,lança Hermione, au fond d'elle-même impressionné par l'idée de son ex-ami.

- De quoi vous parlez !? Où est Harry !?, s'écria la rouquine

- Il y a un passage secret sous le Saule qui mène à la Cabane Hurlante !

- Il faut prévenir les profs !, lança Hermione

- Pas le temps, on va d'abord voir si il est là, ordonna Ginny avant de se lever et de se précipiter dans le parc, morte d'inquiétude pour le jeune homme dont elle avait croisé le regard désespéré.


A mardi prochain et JOYEUX NOEL !