Epilogue épilogue épilogue ... POV Bella


Je fis un signe de la main à Renesmee et Rosalie l'emmena à l'étage pour la laver. Je n'enviais pas le temps qu'elle et Esme avaient avec ma fille ; elle était de leur famille aussi et j'avais vraiment besoin de téléphoner à Renée. J'allais jusqu'au téléphone mais juste quand j'allais taper le numéro, Edward parla derrière moi.

"Et le temps ?"

Sa voix était innocemment curieuse, mais la réalisation des prévisions nous frappa tous les deux moins d'une seconde plus tard.

"Il va neiger, pas vrai ?" Demandais-je, horrifiée.

"Et la neige restera," Confirma Edward en l'entendant dans l'esprit de quelqu'un.

"La météo dit d'ici une semaine." Nous dit Carlisle. "5 ou 6 jours."

"Non," soufflais-je.

Edward était derrière moi, ses bras autour de ma taille et je savais qu'il ne voulait pas que je vois son visage. Il ne voulait pas aggraver les choses. Je ressentais la même chose ; je ne voulais pas faire quoi que ce soit qui rendent les choses plus difficiles pour lui ou qu'il voit dans mes yeux que nous étions condamnés.

Carlisle s'avança vers nous, plaça une main sur ma joue et une sur l'épaule d'Edward. "Ca fait un mois, on s'en doutait."

J'acquiesçai, mais c'était évident que j'étais choquée.

"Nous sommes prêts, Bella." Dit Tanya. "Il n'y a pas grand-chose de plus que nous puissions faire."

"Il y a aussi une forte possibilité qu'ils s'arrêtent et écoutent." Me rappela Carmen.

"Et s'ils ne s'arrêtent pas." Commença Emmett mais Edward l'interrompit avec un fort grognement.

C'était dans ces moments là que j'aurai aimé que Jasper soit toujours ici alors que je luttais pour me ressaisir mais je ne pouvais le faire instantanément. Je me tournais vers Edward et calai mon visage dans son torse, respirant son odeur pour me calmer, pour me souvenir que 5 jours c'était sept mille deux cents minutes qui me restaient à passer avec ma famille. Ca ne serait jamais assez mais c'était toujours quelque chose.

Je gardais une minute de silence environ, dans les bras d'Edward, en prenant juste de profondes respirations dont je n'avais pas besoin et qui ne m'aidaient pas, et essayais de ne pas compter les secondes qui défilaient inexorablement. Je m'entrainais à contrôler mes émotions ou du moins à les retenir avant de pouvoir les laisser s'extérioriser, je pris donc une période relativement courte avant de regarder à nouveau le magnifique visage d'Edward pour le rassurer que tout allait bien, puis l'embrassais chastement.

"Je vais appeler Renée avant qu'il ne soit trop tard." Lui dis-je en essayant de ne pas penser à ma phrase en termes de jours.

Carmen, une femme gentille mais passionnée que j'avais appris à aimer, se leva en tenant la main d'Eleazar et donna à Tanya le signal de les joindre pour nous laisser seuls. Ils partirent par la porte derrière le mur de glace, profitant par la même occasion d'aller chasser. Emmett, sorti également de la pièce, sachant que je risquais de devenir émotive quand je raccrocherai et voulant l'éviter. Je me promettais de ne pas me laisser aller aussi loin.

Il n'y avait pas de téléphone dans le cottage autre que nos portables, sachant qu'il n'existait pas officiellement et qu'il était destiné à des escapades privées, donc je devais téléphoner d'ici. C'était dans un sens plus facile de prétendre que les choses étaient comme elles auraient du être si Renesmee n'avait pas exister ici. J'associais le cottage avec elle, avec notre petite famille. Je me déplaçais ou le téléphone sans fil était accroché au mur et composais le numéro si connu de ma mère à Jacksonville. C'était un monde à part à plus d'un titre.

"Allo ?" Répondit ma mère. Et seulement dans ce petit mot ce pouvais entendre deux choses : la première c'est qu'elle était absolument heureuse et la seconde c'est qu'elle s'attendait mon appel. Simplement dans ce mot, j'en avais assez pour me donner envie de craquer à nouveau.

"Salut maman," répliquai-je en essayant de contrôler ma voix et de la rendre humaine. "Joyeux Noël."

"Oh, Joyeux Noël, ma puce ! As-tu eu mon cadeau ?"

"Oui, c'est vraiment très gentil." Lui assurai-je en souriant à Edward. "As-tu eu le nôtre ?"

Merci à internet et aux livraisons en 24 heures. Nous lui avions envoyé un cadre photo numérique, je savais que Phil adorait ces gadgets et que Renée avait des tas de photo un peu partout.

"Oh mon dieu, chérie, c'est génial ! J'ai déjà demandé à Phil de mettre toutes les photo de ton mariage dedans ; je peux les voir partout."

"Je suis tellement contente que tu l'apprécies." Dis-je faute de mieux. "Avez-vous passé une bonne journée ?"

"Bien sur, plusieurs gars de l'équipe de baseball sont venus et j'ai fait le diner en entier et tout, et je jure que j'ai cuisiné la dinde comme il faut cette fois. Enfin, Phil le dit, mais tu sais comment il est, il me ment surement pour me rassurer."

"Je suis sûre que c'était très bien, maman." Dis-je doucement.

"Ma puce, tu ne l'as pas goutée la semaine dernière. C'était sec comme un os – je pense que j'avais mal calculé la cuisson, mais j'ai demandé à Mandy de mon cours de yoga de m'aider cette année."

"Oh, tu fais du yoga maintenant ?" Demandais-je. C'était un petit rappel d'à quel point j'étais devenue étrangère à ma mère ; je ne lui avais envoyé que quelques e-mails depuis notre mariage et aucun durant le mois dernier. Avant, j'avais l'habitude de lui envoyer des e-mails au moins chaque semaine.

"Oui, je ne peux pas laisser mon mari devenir plus en forme que moi, pas vrai ? C'est super, Bella, tellement relaxant. Tu devrais essayer."

"Peut être." Je souris. Une petite relaxation de trop en ce moment.

"Mais parlons de toi ! Ton premier Noël en tant que femme mariée, comment c'était ?"

Je levais les yeux au ciel. "Je ne pense pas qu'être mariée ait beaucoup à voir avec Noël. Et nous avons passé toute la journée chez Charlie de toute façon, donc ce n'était pas vraiment différent des autres années."

Je réalisais à quel point c'était un énorme mensonge dès que les mots sortirent de ma bouche, et je me tournais pour faire face au mur pour éviter le regard d'Edward. Le dernier Noël, j'étais humaine et j'étais un zombie. Je ne m'en souvenais même pas convenablement. Je l'avais occulté pendant que j'étais humaine et en tant que vampire j'avais tout sauf oublié.

"Avec toute la famille d'Edward ?" Persista Renée et j'étais contente que son esprit ne suive pas la même lignée que mes pensées.

"Non juste lui et moi." Dis-je. "Tout le monde l'a passé ici." C'était plus facile de rester proche de la vérité plutôt que de concocter une histoire que, je savais, je contredirais dans une minute ou deux. Cependant, je décidais de ne pas mentionner Alice et Jasper et espérais que Renée ne le ferait pas non plus.

"Oh d'accord." J'entendis la sonnette dans le fond et Renée posa la main sur le téléphone pour dire "Phil, tu peux y aller." J'entendis le chant d'une chorale à la porte et grimaçais face à l'horrible interprétation de 'Douce nuit'. Est-ce qu'ils ne voyaient pas l'ironie ?

"Oh, mon dieu, Bella, je vais devoir te laisser. Il y a ses chorales de chanteurs, ils sont si nombreux ! Je jure c'est juste dans notre lotissement, mais c'est comme les mouches, il y en a de plus en plus."

"D'accord, maman." Dis-je. Etait-ce ma dernière conversation avec elle ? Et est-ce que ça allait être coupé par des soi-disant chanteurs ?

"Ecoute, on se reparle pour le réveillon, d'accord bébé ? Mais laisse moi t'appeler, Dieu seul sait quand je me réveillerai !"

Sept jours. "Heu, on sera peut être occupés. Tu sais quoi, je t'appellerai mais dans la soirée, d'accord ?" Ne pense pas que tu ne seras pas là. N'y pense pas. N'y pense pas.

"D'accord, ma puce. Dis bonjour à Esme pour moi, tu veux ?"

"Je le ferai. Dis bonjour à Phil pour moi."

"Bien sur. On se parle bientôt, chérie. Je t'aime."

"Je t'aime aussi, maman."

J'entendis le click au bout de la ligne et la chorale s'arrêta abruptement. Le soudain silence sembla symbolique. Je poussais un léger souffle et replaçais le téléphone.

Durant la période qui suivie ou nous attendions que Renesmee finisse son bain, nous parlâmes très peu. Carlisle regardait les informations pour les mises à jour des bulletins météorologiques. Edward se joignit à lui pendant que je me recroquevillais presque contre mon mari et laissais mon esprit divaguer, sans jamais laisser une seule de mes pensées m'atteindre trop gravement.

Une des choses les plus agréables avec ma famille était le fait que nous puissions exister en silence sans que ça ne nous gêne. Ce n'était jamais inconfortable en aucune façon et même Emmett, qui était revenu à contrecœur regarder les nouvelles, pouvait rester silencieux sans en être gêné. Bien sur, ça ne veut pas dire que ça arrivait souvent pour Emmett, mais ce qui comptait c'était plus le fait que ça pouvait arriver.

Finalement, Esme et Rosalie descendirent l'escalier avec Renesmee endormie dans les bras de Rose. Elle avait l'air parfaitement angélique, innocente et heureuse, comme une magnifique humaine ordinaire sans le poids du monde sur ses épaules.

"Elle s'est endormie pendant que Rose s'occupait de ses cheveux." Expliqua Esme doucement.

"Je t'avais dis qu'elle ne resterait pas éveillée une heure et demi." Me taquina Edward gentiment.

"Je le savais," L'informais-je. "Ce qui était important c'était de la rendre heureuse."

"Je vois." Il sourit. "Est-ce qu'on peut l'emmené à la maison ?"

J'acquiesçai et nous nous levâmes en même temps, Edward la prit des bras de Rosalie sans déplacer un seul cheveu de la tête de notre fille.

"Bonne nuit." Dis-je à la pièce en général et tout le monde murmura en retour. C'était si humain. "Renée dit bonjour." Dis-je à Esme en passant devant elle.

Elle acquiesça et embrassa ma joue. Esme était vraiment ma seconde mère, la mère que Renée n'avait jamais été. Elle avait entendu notre conversation et je n'avais aucun doute qu'elle aurait souhaité me serrer dans ses bras dès que j'avais mentionné le mot « neige » et elle avait continué le change avec sa petite fille pendant que nous discutions de notre mort imminente.

Elles me manqueront tellement, Renée et Esme. Je priais pour qu'Esme soit épargnée.

Nous partîmes ensuite, en courant à travers le profond crépuscule vers le petit cottage qui était devenu une partie de ma définition de l'expression 'chez moi'. Edward couru au même rythme lent que moi pour ne pas déranger notre fille endormie, cependant je doutais qu'elle ne puisse s'éveiller si nous courions à vive allure. Nous entrâmes par la porte dans notre maison de conte de fée et allâmes directement dans la chambre de Renesmee pour la mettre au lit.

Edward l'allongea dans son lit miniature qu'elle dépassera bientôt et embrassa ses boucles tombantes, étalées sur son oreiller comme un halo de bronze. Je tirais sur elle sa couverture, rabattant autour de ses épaules et embrassai son front lisse et doux. Nous avions répété ces actions depuis trois mois et demi et elles n'avaient jamais cessées de me réconforter. Aujourd'hui, cependant, la vue de ma fille endormie semblait plus amère que douce.

Nous restâmes pendant un moment au pied de son lit, nous contentant de la regarder tout comme Edward avait l'habitude d'observer mes rêves. Les réguliers mouvements de respiration de sa poitrine qui avait l'habitude d'être reposant pour moi me semblaient désormais être un compte à rebours du temps qui nous restait. Cela me rappelait ma transformation durant le premier jour de vie de Renesmee, quand j'avais compté les respirations d'Edward pour marquer le temps passé. Je me souviens à quel point ces trois jours m'avaient semblés être une éternité.

L'éternité ne m'avait pas semblé être si longue.

Soudain les prévisions météorologiques me frappèrent à nouveau. Combien de temps nous restait-il ? Nous restait-il réellement que cinq jours à vivre ? Seulement cinq jours à passer avec ma fille. L'idée m'était insupportable. Elle s'associait difficilement avec mon cœur ; j'arrivais difficilement à assimiler que la fin allait finalement arriver, même avec mon nouvel esprit amélioré.

"Tu viens, mon amour ?" Dit doucement Edward tout en passant légèrement ses doigts le long de mon bras pour prendre ma main.

Automatiquement, mes doigts entrelacèrent les siens. En lisant mon visage et mes yeux comme dans un livre, il pouvait voir à quel point j'étais bouleversée, mais il su ne pas me demander. Premièrement, j'étais bien sur affolée que ma famille se prépare pour une bataille, et deuxièmement je savais qu'il avait compris que j'avais quelque chose à cacher, et il savait que j'arriverai à le cacher. Dans une autre vie, il aurait voulu savoir, pour me protéger, mais nous avions plus à protéger que l'un l'autre. Nous avions notre fille.

Je pressais avec douceur la main de mon mari, en faisant attention de ne pas le blesser. "Laisse moi un moment." Murmurai-je en me tournant pour plonger dans ses profonds yeux dorés.

Il me regarda juste une seconde, j'étais curieuse de savoir ce qu'il vit. Puis il se pencha pour m'embrasser doucement et me laissa ici avec Renesmee.

Je ne m'approchai pas plus près d'elle, ni m'assis sur le lit comme un humain l'aurait fait ; j'étais parfaitement à l'aise dans cette position et je ne voulais risquer de la déranger d'une manière ou d'une autre, même si je savais que ce ne serais pas le cas. A la place, je restais à la regarder, écouter ses battements de cœur aussi réguliers que les ailes d'un papillon et respirer son odeur céleste, me rappelant qu'elle était toujours là tout comme moi.

Je ne restais qu'une ou deux minutes dans la chambre de Renesmee ; elle n'était pas la seule personne que je quittais malgré moi. J'allai dans notre chambre blanche, l'écho de notre divine lune de miel, la période de conception de Renesmee. Edward m'attendait, il m'attira immédiatement à lui m'embrassa.

"Est-ce que ça va mieux ?" Me demanda-t-il tendrement.

J'acquiesçai. C'était un mensonge, mais quel bien ferait la vérité maintenant ?

"Bella." Il chuchota en voyant à travers moi comme toujours. "Faisons en sorte de voir le meilleur pour le moment. S'il te plait ?"

Pour mon plus grand malheur, je me mis à trembler avec d'invisibles sanglots. Je me serrais d'avantage contre lui et malgré que je lui faisais certainement mal, il me serra plus fort également.

"Bella ?"

Il voulait me demander ce qui n'allait pas, je le savais, mais il ne voulait pas que j'ai à admettre que je cachais quelque chose, parce que ça dirait à Aro qu'Edward à raison. Pour le moment, il pouvait très bien avoir tort, même si nous savions tous les deux que ce n'était pas le cas.

"C'est notre premier Noël." Dis-je dans un murmure cassé. "Le premier Noël de Renesmee."

Il ne me dit pas que ça n'allait pas être notre dernier car il savait que cela ne m'aiderait pas le moins du monde. A la place, il caressa mes cheveux de ma tête jusqu'à mon dos avec de longs et lents mouvements et il appuya ses lèvres sur les mèches qu'il caressait.

"Chh, chh." Dit-il mais quand il leva la tête, ses yeux s'assombrissaient et le même chagrin de mon visage s'inscrivit sur le sien. Je levais la main pour caresser sa joue et il pencha son visage dans ma main.

"Désolée." Murmurais-je.

"Ne t'excuse pas." Me dit-il presque avec force. "Tout le monde ressent la même chose. Je ressens la même chose que toi, tu le sais Bella."

Mais il ne savait pas que nous n'allions pas survivre. Il ne savait pas que dans cinq ou six jours nous allions mourir et que notre fille allait fuir à travers les continents avec notre ami, pas avec nous. Il ne savait pas qu'elle serait endeuillée par notre mort dans moins d'une semaine.

Pourtant, je me ressaisis. Il avait raison sur au moins un point. Nous devions nous réjouir de se que nous avions, tout ce que nous avions.

"Je t'aime." Lui dis-je.

"Tout comme je t'aime." Répliqua-t-il.

Je l'embrassai, convenablement, profondément, jusqu'à ce que je n'ai plus à penser.

Vers minuit, il me souhaita un joyeux Noël et je du avouer que c'était le meilleur Noël que je n'avais jamais passé, ne serait-ce que parce que c'était le seul avec Edward et Renesmee. C'était notre premier Noël ensemble, même si c'était notre dernier. Et au moins ce ne sera que le dernier pour Edward et moi. Au moins, ce ne sera pas le dernier Noël de Renesme.


Bah voila vous avez longtemps attendu mais j'ai enfin fini !!

Et j'ai même tellement bien travaillé que j'ai aussi traduit une histoire que j'aime beaucoup ... elle est un peu triste mais très réaliste comme dans chaque histoire de TSG ... Alors allez vite lire "Le cauchemar de Nessie"

(Si vous voulez lire "Renesmee's First Christmas" vous trouverez un lien pour TheSingingGirl sur mon profil)