Salut !
C'est encore et toujours moi ! Et je ne reviens pas les mains vides puisque devinez quoi, ben oui j'ai un nouveau chapitre avec moi ! Je me suis bien amusée à l'écrire celui là. Personnellement, je crois que c'est l'un de mes préféré !
Je vais donc vous laisser en profiter.
Bonne lecture !
Plus jamais seul
Chapitre 10 : Battements de cœur
Là je suis dans de beaux draps. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui a pu se passer. Toujours est-il que je suis rentré chez par je ne sais quel miracle et que je me retrouve dans mon lit. C'est pas encore ça qui est le plus gênant, sérieux comment je me suis retrouvé à poil moi ? J'ai vraiment pas la tête à ce genre de réflexion. J'ai l'impression qu'un marteau piqueur a élu domicile dans mon crane.
Et puis pourquoi il fait si sombre c'est la nuit ou quoi ? Bon sang, j'ai encore du m'évanouir et on m'a ramené chez moi, dans mon lit. Et on m'a déshabillé. J'espère que… Non c'est bon, pas de substance bizarre à signaler entre mes fesses. Ouf je suis sauf. Je me lève doucement à cause de ma tête qui me lance et me dirige, nu je précise, vers la fenêtre. Façon ça ne sert à rien que j'enfile quoique ce soit pour faire deux pas. Et puis c'est ma chambre. Personne n'entre avant de frapper. Ah ok les rideaux sont fermés. Voilà pourquoi il fait pénombre ici.
- Quelle heure il peut bien être ?
Dehors le jour décline lentement. On doit certainement être dans la soirée.
- On dirait que tu te sens mieux.
- Oui beaucoup m…
Minute… y'a une voix qui vient de parler, non ? Qui dit voix, dit cordes vocales. Et qui dit corde vocale dit cou et donc individu. S'il y a quelqu'un c'est qu'il y a aussi une paire d'yeux. Et qui dit yeux dit voir et voir quelque chose qui ne devrait pas être vu ! Bon sang t'es deux de tans' Naruto ! Vite quelque chose, quelque chose ! Tant bien que mal je cache mes parties avec la première chose qui me passe sous la main. Je ne suis pas sûr que le choix de ma lampe de chevet soit le plus indiqué mais c'est l'objet le plus gros qui se trouvait à portée de main. Et puis dans ce genre de situation aux oubliettes la réflexion et bonjour l'action.
- G… G…G…Gaara ! M… Mais qu'est-ce que tu fous dans ma chambre !
- J'attendais.
Et lui il répond calmement avec tout ça. Il n'est même pas un peu gêner par ma nudité. Qu'attendre de plus d'un gars dans son genre ? Mais quand même un peu de rouge aux joues ça serait trop demander ? Non seulement il n'est pas gêné mais il s'en fou carrément comme de sa première couche ! Là ça me choque. J'ai quand un corps pas mal foutu et lui il y reste insensible. Quel sans cœur ce mec. Si je ne suis pas beau ou que mon corps n'est pas désirable, dis le tout de suite ! En fait c'est clairement ce qu'il semble vouloir que je comprenne. Merde ! Si c'est comme ça, moi je me rhabille !
Seulement y'a comme un hic. Mes vêtements, ils sont dans mon armoire et je n'ai aucune envie de passer devant Gaara qui pourra en profiter pour me mater les fesses. Je dis ça, mais vu sa réaction y'a pas trop de risque que ça arrive. Bon sang, il ne rend chèvre ce mec ! Il pourrait pas réagir un peu ? Un sourcil qui se relève peut-être. C'est pas trop demander quand même ? J'ai bien envie d'enlever cette fichue lampe de chevet qui me cache tout juste les parties pour avoir le plaisir de le voir réagir. Peut-être qu'il rougirait qui sait ? Pour ce qu'il y a voir de toute manière… on peut pas dire que la nature m'ait beaucoup gâté de ce côté-là. Oh c'est respectable mais pas la panacée. De toute manière quand c'est petit, c'est mignon, n'est-ce pas ? Ouais bon je m'enfonce là…
Eh qu'est-ce qu'il fait ? Je sais que j'ai pensé que j'allais peut-être virer cette lampe mais c'est par pour ça que je vais le faire vraiment. Alors stop n'avance pas. Pas un pas de plus ! Bien sûr monsieur n'écoute rien. En même temps il est pas extralucide le Gaara et il peut pas lire dans les pensées. Si je parle pas, il peut pas m'entendre. C'est ça Naruto fait de l'humour dans un moment pareil, c'est pas ça qui te sauvera. Il fait trop flipper son regard à celui-là en ce moment. J'ai dit pas bouger ! Il va me faire reculer jusqu'où comme ça ? Ah ben jusqu'au mur pardi. Justement j'y suis et Gaara il continu son petit bonhomme de chemin. Toujours plus près. C'est pas que ça me dérange mais il commence à être trop près. Je sens presque la caresse de sa respiration sur ma peau.
Allez quoi, il pourrait pas réagir là. Me gueuler dessus, se foutre de moi ou je sais pas moi sourire tiens. Je suis sûr que ça lui irait bien. Mais non, encore et toujours un visage fermé comme si rien ne le touchait. Si c'était pas moi, je lui aurais foutu un gnon depuis belle lurette. Là je touche le fond. Je me sens triste en constatant que je ne faisais naitre aucun sentiment particulier chez ce gars.
Son visage se rapproche du mien et ses yeux se fixent dans les miens. Et voilà, t'es content maintenant je rougis. Pourquoi je réagis toujours autant à sa présence ? Alors que pour le moment, je sais pas si ça se voit mais je suis en colère contre toi mon pote.
- Tu ne m'intéresses pas, lâcha-t-il sans la moindre intonation.
Je sens mon cœur disparaitre. En clair j'ai l'impression qu'on vient de ma l'arracher avec force, l'extirpant facilement et le broyant sans aucune retenue. Il me fait tout ce manège pour me claquer ça en pleine figure alors que moi je suis tout frissonnant de gêne à poil devant lui ? Je sais pas pourquoi mais j'avais espéré autre chose quand il s'était penché vers moi tout à coup. Genre, ben je crois que c'est totalement impossible, qu'il m'embrasse. Idée complètement stupide.
Sans se presser, les mains dans les poches, voilà qu'il repart. Il est arrivé à la porte quand il se retourne et m'adresse une nouvelle fois la parole avant de disparaitre.
- Ce n'est pas moi qui t'ai déshabillé.
Choqué. Je n'arrive même pas à penser à autre chose qu'à ses paroles. Je ne l'intéresse pas. Je m'en doutais un peu n'empêche vu comment il me parle, pour ce qu'il dit tiens. Satané cœur qui cogne douloureusement dans ma poitrine. Depuis quand t'es revenu toi ? Tu t'étais pas fait la malle y'a dix secondes ? Et là tu reviens pour me faire souffrir, c'est vraiment pas réglo de ta part.
- Et merde, lâchais-je en me laissant glisser au sol.
Il en aura fallu du temps pour que je m'en rende compte. Et évidemment il a fallut que je tombe amoureux d'un garçon auquel je ne fais pas le moindre effet. Démoralisé, blessé et en colère contre Gaara et contre moi-même, je finis par me relever. Toutes les émotions que je ressens en ce moment ont raison de moi. Je veux me coucher et ne plus penser à rien. Après avoir enfilé au hasard un boxer et mon bas de pyjama, je me couche et m'endors une fois la tête posée sur l'oreiller.
L'ambiance n'est pas trop mauvaise. Du moins, c'est-ce que je me dis d'ordinaire. Mais là c'est carrément pesant. Je sais pas ce qu'il se passe mais tout le monde mon regarde dans la classe. J'ai pourtant rien fait de bien exceptionnel. Je commence à en avoir marre de ses regards en coin qui me dévisagent. Cette satanée comédie à commencée ce matin alors que je rendais en cours avec Gaara, ou plutôt que je lui courais derrière, pour être précis. Alors que l'on avançait, des murmures jonchaient notre passage. J'y avais pas fait attention au départ. Fallait bien que je fixe toute mon attention sur mon compagnon qui avançait à la vitesse de l'éclair. Il avait l'air particulièrement pressé d'ailleurs, allez savoir pourquoi. Enfin bref, arrivé en classe, là je me suis vraiment dit que quelque chose clochait. C'était beaucoup trop calme pour que ce soit normal. D'habitude y'a un bordel monstre et un bruit infernal, et c'était le cas jusqu'à ce qu'on entre Gaara et moi. Allez pas me dire que c'est pas bizarre là ! Gaara lui, il s'est juste assis tranquillement à sa place, alors que moi j'avais des tonnes de points d'interrogation qui flottaient autour de ma tête.
- Qu'est-ce qui se passe ? Finis-je par demander à la pose midi.
J'avais réussi à rattraper Kiba et les autres en sortant de la classe.
- Pourquoi tout le monde m'évite depuis ce matin ?
- T'as des visions mon pauvre. On t'évite pas voyons.
- Vas dire ça à ma grand-mère je suis sûr que ça l'intéresserait ! Sérieux Kiba, qu'est-ce qui se passe ?
- Ben… c'est qu'on voudrait pas déranger.
- Déranger ?
- Ben oui, maintenant que vous êtes ensembles.
- Pardon ? Ensembles ? Qui ?
- Fais pas l'idiot Naruto !
- Nous parlons de Gaara et toi, intervient Neji.
Mon cœur ratte un battement. Gaara ? Avec moi ? Où ils avaient été pêcher cette histoire encore ? C'est vrai que j'aurais bien aimé mais avec ce « tu ne m'intéresses pas », c'était pas trop possible dans l'immédiat. Donc je répète, c'est quoi cette histoire de malade ?
- Qu'est-ce qui a bien pu vous mettre cette idée dans la tête ? Attends, c'est pour ça que tout le monde m'évite ?
- Exact. Ça circule dans tout le bahut.
- Rah ! Si Gaara l'apprend ma vie et fichue. Bye bye monde réel, j'irai manger les pissenlits par la racine !
C'est sûr s'il l'entend je ne serais plus là pour voir le prochain levé du soleil. Stupide rumeur, tu vas foutre ma vie en l'air ! Ça aurait pu être drôle si mon prétendu partenaire avait été quelqu'un d'autre. Pour le moment j'ai plutôt envie de pleurer. D'où elle vient cette rumeur d'abord ?
- Dis Naruto, t'aurais pu prévenir tes fabuleux amis de tes penchants.
- Hein ? Ah ben c'est que j'y ai pas pensé. Mais bon maintenant que vous êtes au courant ça vous empêchera pas de venir fleurir ma tombe ? Parce qu'il va me tuer Gaara.
- Galère. C'est quoi encore cette histoire Naruto ? Souffla Shikamaru en repliant les bras derrière sa tête.
- C'est archi faux ! On est pas du tout ensembles.
Bon ça manquait un peu de conviction. C'est que ça fait pas du bien de dire que vous ne sortez pas avec la personne que vous aimez. Vous avez déjà essayé ? Ben moi je vous dis, faut être un sacré acteur pour que ça passe inaperçu que vous êtes super déçu, voir même complètement démoralisé. En plus, je vous rappelle que je ne suis pas le meilleur menteur de la planète.
- Pourtant quelqu'un vous a vu enlacés dans la rue.
Hein ? Si Gaara et moi ont s'étaient enlacés je m'en souviendrais très bien. Dans la rue en plus… Attends voir dans la rue ? Merde ! Ça veut dire que c'est lui qui m'a rattrapé quand j'ai perdu conscience. C'était ses bras et son torse ferme que j'ai sentit sous ma joue ? Ah non ça va pas, je rougis rien que d'y penser. Eh dire qu'il m'a serré dans ses bras et que moi j'ai pas pu en profiter. Bon sang Naruto tu crains là. C'était une chance inespérée et tu l'as complètement gâchée !
- Saleté d'allergie !
Mes amis me regardent comme un fou. Rah, j'ai du parler à voix haute. Bon je crois que j'ai pas trop le choix. Quitte à me taper la honte autant leur dire une bonne fois pour toute, mon léger problème.
- Ben rigolez pas mais je tombe dans les vapes dès que j'entends parler de… enfin vous avez bien vu se qui s'est passé hier en cours de sport ? J'ai lamentablement été embrasser le bitume. Et puis il s'est passé la même chose dans la soirée. C'est pour ça que Gaara me prenait dans ses bras.
- Tu veux dire que tu es allergique à un mot ? J'aurais tout entendu, dit Neji en levant les yeux au ciel.
- On est pas parfait hein, j'y peu rien moi ! Rien que le fait de prononcer le mot « piscine » je me sens pas bien. Alors je vous parle pas du reste !
- C'est vrai que t'es tout blanc d'un seul coup, rigola Kiba en se tenant le ventre. Nom d'un chien Naruto t'es un cas toi !
- Ça va, je sais que c'est la honte ! Te fous pas de moi, je me sens déjà assez désespéré comme ça. Pas besoin de me rabaisser encore !
Voilà il a réussi à me foutre en rogne celui-là. Comme si que j'avais choisi de faillir me noyer quand j'étais gamin ! On a tous peur de quelques chose et ben moi c'est de l'eau et puis c'est tout. L'eau et tout ce s'y rapporte. Mais bon grâce à ça, Gaara m'a prit dans ses bras. Je me sens tout frétillant rien que d'y penser. Je me demande bien comment il m'a ramené à la maison. Peut-être qu'il m'a porté dans ses bras comme une mariée ? Ouais bon c'est carrément impossible et puis plus personne ne fait ça de nos jours, et Gaara encore moins. Il m'a certainement porté sur son dos, c'est la solution la plus pratique. Quoique connaissant le zigoto il a du opter pour la formule sac à patates et il m'a balancé sur son épaule. Niveau discrétion tu repasseras mais c'est plus dans son style de faire ça.
Un changement s'opère dans l'attitude de mes amis qui jusqu'ici rigolaient de moi. Ils font maintenant des yeux ronds et une certaine nervosité transparait dans leur mouvement. Même Neji et Shikamaru qui sont pourtant des maitres du zen et du je-m'en-foutisme de première paraissent tendus.
Je les interroge du regard et ils pointent du doigt derrière moi. A peine je commence à me retourner que je les vois reculer du coin de l'œil. Étonné de leur comportement, je me retourne complètement et là je comprends ce qui les a effrayés. Une chevelure flamboyante, des yeux cerclés de noir une démarche de prédateur en chasse. Un Gaara dans toute sa splendeur. Seulement il a quelque chose de différent. Une espèce de micro sourire ourle ses lèvres. Ouch ça présage rien de bon ça. Je vais me faire atomiser ! Il est au courant de la rumeur c'est sûr.
- Eh Gaara ! C'est rare que tu sortes pendant la pause déjeuné.
Autant essayer de paraitre naturel. Bon ma voix est un peu tremblante mais je ne peux pas faire mieux. Avec ce qui m'attend…
Il s'approche de moi et moi je commence à trembler. Il va faire quoi, m'étrangler ? Me dépecer ? Me découper en morceaux ? Me rouer de coup ? Ou bien une solution plus expéditive ? Mon esprit trime à toute allure alors que lui il s'approche toujours plus près. Quand il arrive quelques centimètres de moi enfin il s'arrête et là je ferme les yeux. Je ne veux pas voir ce qu'il va se passer.
Je m'étais préparer à tout, je dis bien à tout, mais certainement pas à ça ! J'ouvre subitement les yeux quand je sens un frôlement chaud contre mes lèvres. Il… il m'a embrassé ! Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux. C'était un contact bref mais une douce caresse. Il a des lèvres vraiment douces et chaudes. Je me demande si je n'ai pas rêver. Gaara s'est déjà retourné et s'éloigne les mains dans les poches, d'une démarche nonchalante. La réaction de tous les autres dans la cours me prouve que ce n'était pas une illusion. On aurait dit qu'ils avaient tous vu un fantôme.
Rah, je sais plus où me mettre moi maintenant. Je me sens bouillir de l'intérieur et c'est pas le regard que tout le monde braque sur moi qui va m'aider à me sentir mieux. Pour le moment je me dirige aussi calmement que possible vers le bâtiment où je m'enferme dans les toilettes. Je ne sais pas si j'aurais la force de sortir avant la fin de la journée. Je ne suis même pas rouge mais cramoisi comme une écrevisse ayant prit un bon bain de vapeur. T'as décidé de me faire mourir aujourd'hui ou quoi Gaara ? Tu te rends compte que depuis hier tu malmènes mon pauvre petit cœur qui ne bat, malheureusement, plus que pour toi ?
Voili voilou !
A la prochaine !
