Titre : Le hasard fait bien les choses [Chapitre 10 : Baiser]
Disclaimer : Reborn! ne m'appartient pas, tout comme les charmants personnages présentés dans cette fanfiction. u.u
Pairing(s) : 6918 principalement, ainsi que du 1827, un peu de 10069 et de BF.
Baiser
Depuis plusieurs jours, Mukuro avait réussi à reprendre son rythme de vie habituel. Il n'avait pas revu Kyōya, mais si il restait présent dans son esprit, il essayait de ne pas s'en soucier. Apparemment, Byakuran avait eut raison sur certains points, et il semblait que l'asiatique l'évitait. Il ne l'avait pas croisé une seule fois en trois jours, mais plus que l'inquiétude, c'était l'orgueil qui pointait dans son cœur. Après tout, si il ne voulait pas le voir, c'était que ce baiser lui avait fait un certain effet, non ? C'était ce que pensait le serveur.
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Quand Mukuro sortit de chez lui, il faisait déjà nuit, et la température était loin d'être agréable. Le jeune homme fourra ses mains dans les poches de sa veste, et se dirigea vers l'arrêt de bus le plus proche – il n'attendit pas longtemps. Le véhicule le déposa là où il voulait, à quelques dizaines de mètres d'un bar où il savait d'avance qu'il trouverait quelqu'un à ramener à l'hôtel le plus proche.
En marchant vers l'établissement, l'homme aux yeux vairons aperçu deux jeunes femmes en train de s'embrasser, et reconnu Fran et l'autre danseuse qu'il avait rencontrées l'autre jour. Il les observa discrètement un moment, un petit sourire aux lèvres – la blonde avait plaquée l'autre contre le mur du bâtiment le plus proche et lui dévorait les lèvres, son genou remontant entre ses jambes, alors que celle-ci gémissait doucement pour montrer à Bel' que ce qu'elle faisait lui plaisait. Il intercepta le regard noir de la blonde qui l'avait remarqué, et soupira avant de continuer son chemin.
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Mukuro pénétra dans l'établissement. Le bar n'était pas particulièrement mal famé, mais nombre de salariés lambdas venaient y passer leurs fins de journées, animant ainsi les lieux. Le jeune homme s'accouda au bar et fit signe au barman, qui le connaissait pour être déjà venu des dizaines de fois. Il commanda un cocktail, et s'amusa un court instant avec la rondelle de citron posée décorativement sur le bord de son verre. Il n'eut pas le temps d'observer la salle à la recherche d'une future proie – une jeune femme arriva sur sa gauche, un sourire charmeur plaqué aux lèvres.
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Le jeune homme passa un bras autour de la taille de la jeune femme, l'attirant à lui, pressant sa poitrine volumineuse contre son torse. Ils s'observèrent un moment, puis, sans prévenir, il fondit sur ses lèvres, l'embrassant sans retenue. Il aurait eu honte de l'avouer, mais il était en manque. Cela faisait bientôt quatre jours qu'il était contraint d'utiliser sa main droite comme seule partenaire, et sa libido en souffrait. C'était en partie pour cela qu'il n'avait pas tenu jusqu'à l'hôtel, et embrassait présentement la jeune femme avec une férocité rare chez lui – à quelques pas à peine du bar dont ils venaient de sortir.
La fille qui l'avait aguiché était belle, avec des formes excessives mais non moins attirantes, une lueur malicieuse dans les yeux. Il n'avait pas réfléchit longtemps avant de céder à ses avances avec un sourire charmeur.
Il serra un peu plus la femme contre lui, intensifiant encore le baiser. Il était à deux doigts de se jeter sur elle, et seul l'endroit où ils se trouvaient l'en empêchait encore. Cela faisait longtemps que Mukuro n'avait pas été dans cet état. Il n'aimait pas cela, il avait l'impression de perdre le contrôle de la situation – ce qui ne semblait pas gêner la femme, apparemment ravie de diriger les choses. Le baiser aurait pu durer longtemps, si deux bras fermes – violents – ne lui avaient pas arraché l'objet de son désir.
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Kyōya ne parvenait pas à trouver le sommeil. Ses pensées tournaient en rond, revenant sans cesse sur l'ananas, puis sur son petit ami, avant de revenir sur ses récents fantasmes, pour repartir vers son pervers de voisin… Exténué, le brun s'était finalement levé, s'était habillé avant de sortir prendre un peu l'air. Il songea un moment à se rendre chez Tsunayoshi, hésita longuement à l'appeler à cette heure tardive – le jeune devait sans doute être en train de dormir – puis lui laissa finalement un message en l'informant qu'il était dehors, demandant si il pouvait venir chez lui – il obtint assez rapidement la réponse, qui se révéla positive.
Un mince sourire fleurit sur ses lèvres, et il fourra son portable dans la poche de son pantalon avant de commencer à marcher. Il parcourut les rues, toujours plongé dans ses pensées, sa respiration formant un nuage de buée blanche devant lui. Il releva la tête, et aperçu un couple en train de s'embrasser dans la rue. Il fallut un instant pour que Kyōya comprenne que c'était son Mukuro qui était en train d'embrasser à pleine bouche une inconnue. Un instant de plus pour qu'il les sépare.
Le jeune homme avait attrapé la fille par les épaules avant de l'éloigner brusquement de l'ananas. Il fixa l'inconnue un moment, se retenant de lui asséner un coup dont elle se souviendrait toute sa vie – il se rendit compte qu'il tremblait de colère et de rage contenue. La femme rouspéta, lui cracha quelques insultes au visage, puis tourna simplement les talons en quête d'une autre proie. Quand elle fut suffisamment loin, Kyōya se retourna vers Mukuro, plongeant son regard acier dans celui, vairon, du serveur. Il ne dit rien, mais toute sa colère et sa jalousie passaient dans son regard. Sans réfléchir, il passa ses bras autour de son cou, agrippant sa nuque pour le rapprocher de lui, et l'embrassa.
C'était un baiser passionné, à la fois sauvage et terriblement possessif. Mukuro sentit presque instantanément des papillons lui chatouiller le bas-ventre, et il répondit au baiser. Kyōya avait un goût unique, à la fois sucré et salé, doux et dur, avec un léger parfum de cappuccino. Il ne savait pas ce qui s'était passé dans la tête du brun, mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Ils restèrent ainsi pendant un long moment – le temps leur parut s'arrêter.
Puis, soudain, l'asiatique se détacha du jeune homme aux yeux vairons, le repoussant comme si il l'avait brûlé. Il planta son regard dans celui de l'ananas, et ce dernier y vit défiler culpabilité, crainte, indécision et peut être également du désir. Kyōya sembla hésiter un moment, tiraillé entre l'envie – le besoin – d'embrasser à nouveau le jeune homme, et son petit ami, qu'il ne voulait pas trahir plus encore. Finalement, choisissant la première option qui s'offrait à lui, il combla la distance qui les séparait.
Kyōya se sentait dériver. Il savait qu'il faisait une chose qu'il aurait auparavant jugée inimaginable – il était en train de tromper son petit ami. Actuellement, c'était pourtant le dernier de ses soucis. Seuls comptaient Mukuro, son corps contre le sien, et leurs langues qui avaient entamé une valse plus langoureuse, moins rapide – beaucoup plus addictive. Quand ils se séparèrent de nouveau, ils ignoraient combien de temps ils avaient passé ainsi, à jouer uniquement avec les lèvres de l'autre, à échanger des regards – mais pas un seul mot. Kyōya s'éclipsa avant même que l'autre ne l'ai remarqué.
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Mukuro sourit en se laissant tomber sur son lit, heureux de la tournure des évènements. Il l'avait embrassé. Longtemps. Sans s'échapper. Il ne pouvait en tirer que deux conclusions possibles. Soit Hibari Kyōya l'aimait, ou du moins le désirait. Soit il avait simplement trop bu – il n'avait pourtant pas senti le goût de l'alcool dans sa bouche. Satisfait, le serveur était rentré chez lui directement après que l'autre ait disparu, toute envie de coucher avec quelqu'un d'autre que son glaçon évanouie. Sans même prendre le temps de se déshabiller, il se mit au lit et s'endormit rapidement – ses rêves furent agréablement peuplés de son voisin, et de ses baisers au goût sucré/salé.
Note de fin : Comme promis au chapitre précédent, celui-ci est beaucoup plus intéressant… je crois. J'ai hésité un moment à faire coucher Mukuro et Kyōya ensemble, mais non. Désolée pour les déçues, je vous promet d'écrire au moins un lemon dans toute cette fanfiction ! C'est d'ailleurs étrange que je sois arrivée jusqu'au dixième chapitre sans une vraie scène de sexe. Je m'étonne moi-même, haha. u.u'
Sinon, j'ai dansé après avoir fini ce chapitre. Enfin, je ne l'ai pas fait (à presque une heure du matin, alors que je menaçais de m'endormir et que je n'étais absolument pas sensée être sur l'ordinateur, non, je ne l'ai pas fait). Mais j'y ai sérieusement pensé. C'est la première fois que j'écris une fanfiction aussi longue ! Et, même si elle ne dépassera pas les vingt chapitres (je pense, ce n'est pas encore tout à fait certain), c'est tout de même énorme ! Je suis fière de moi, trop contente ! :DD
Petit jeu : je recommence avec mes trucs idiots qui n'intéressent pas grand monde… Alors, à votre avis, qui est la fille qui a attisé la jalousie de Kyōya (et qui a permit aux choses d'avancer, soit dit en passant) ? :3
Pour tous ceux qui suivent cette fanfiction, je tiens à m'excuser du retard que j'ai pris. Avec Noël, le nouvel an, mes révisions pour le brevet blanc, mes devoirs, j'ai passé le peu de temps libre qu'il me restait à lire des doujin, d'autres fanfictions yaoi, des scans, à jouer... et j'ai totalement oublié de poster le chapitre, désolée ! TT_TT
