Salut les amis !
Je suis désolée pour le retard mais j'étais en période d'examens, je ne pouvais vraiment pas trouver le temps d'écrire. Mais j'ai fini maintenant (yay!) et j'espère pouvoir poster le plus possible pour me rattraper. Je sais que je suis censée publier chaque vendredi mais maintenant je posterais un peu en désordre ^^'
Alors le chapitre qui suit est un peu une sorte d'outsider, je voulais faire un mini break dans l'histoire. J'espère que cela vous plaira !
Aussi je voulais vous demander, y'en a-t-il qui jouent à Pottermore ici ? Une lectrice m'en avait parlé et j'ai fini par craquer et m'inscrire ^^
Aussi, simple question qui a rien à voir avec l'univers potterien, y'a-t-il des fans de Kpop parmi mes lectrices ? :)
Voilà, je vous souhaite une bonne lecture.
xoxo !
Chapitre 10 : Douce revanche
Halloween approchait à grand pas, pour tout vous dire on était la veille du fameux 31 octobre. Pendant les dix derniers jours, Harry Potter avait joué à cache-cache. Avec le professeur de potions le plus aim…euh je veux dire détester des trois quarts de la population estudiantine. Harry n'avait jamais été aussi fidèle à sa carte des maraudeurs pour éviter Snape. Ce dernier semblait vouloir absolument lui parler et Harry en fut encore plus heureux d'avoir décidé d'arrêter les potions. Il essayait de faire de son mieux pour éviter de penser au fait que Snape était son parrain et surtout qu'il avait un truc pour sa mère. Ce faisant, il omettait la partie de la lettre de sa mère dans laquelle elle évoquait la tension sexuelle entre Snape et Sirius. Mais que voulez-vous, les blonds n'ont pas le monopole de la bêtise.
De plus, Harry ne se sentait pas du tout aider par ses amis. William se fichait bien de sa gueule et Drago, lui, eh bien il le torturait de façon différente. De façon délicieusement différente.
Depuis son aveu masqué dans la salle sur demande, Drago semblait avoir oublié toutes inhibitions. Il se lâchait complètement. Oui, lâchait était le mot adéquat. Mais bien entendu il se lâchait de façon Malfoy, pas de débordement qui pourrait ternir son image, merci bien. Non c'était plus dans la discrétion. Un souffle dans le cou, un frôlement anodin des mains et une fois Harry aurait juré qu'il lui avait fait su pied. Et ça rendait Potter junior complètement dingue. Si le serpentard continuait comme ça, Harry ne donnait pas cher de ses jolies petites fesses. Il risquerait d'avoir du mal à s'assoir pour des mois. Mais Harry avait tenu dix jours. Il ne pensait pas pouvoir en faire plus.
Harry était en mission, une mission personnelle. Il suivait un certain blond dans les couloirs du château. Drago, parce que c'était lui, marchait sans but précis, un samedi après-midi. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, il n'avait pas encore remarqué la forme qui le suivait comme une ombre. Drago se dirigeait vers une partie de château qui était très peu fréquentée, voire même complètement abandonnée, mais que les elfes de maison gardaient tout de même en bon état. Mais Drago semblait savoir où il allait, n'hésitant pas lorsqu'il devait tourner dans les couloirs. Enfin, il s'arrêta devant un tableau qui semblait banal mais qui représentait des blaireaux. Drago murmura quelque chose et le portrait sembla trembler un instant avant de redevenir normal. Harry cru que rien ne s'était passé mais il retint un hoquet de surprise quand il vit Drago passer littéralement à travers le portrait. Il resta quelques instants interloqué avant de s'approcher à pas de loups. Il passa prudemment les doigts sur la surface du tableau mais ce dernier semblait tout ce qu'il y avait de plus normal. Bizarre. Harry hésita un moment à attendre le jeune blond devant le portrait, mais décida que ce ne serait pas très avisé. Il refit donc le chemin inverse, perdu dans ses pensées et en fut brusquement sortit lorsqu'un brun aux yeux carmins lui sauta dessus.
- Aie ! cria-t-il. William, tu as un petit ami désormais, alors évite de me sauter dessus à tout va. Je n'aimerais pas que Theo me refasse le portrait.
- La ferme Potter, le gronda ledit Theo, un léger sourire aux lèvres. Du moment qu'il ne va pas trop loin tu n'as pas à t'en faire pour ton joli minois.
- Tu ne devrais pas parler ainsi de la propriété de Malfoy, Theo. Sinon ce sera lui qui te refera le portrait.
- Mais tu seras là pour me protéger, minauda le jeune serpentard.
- Eh je suis toujours là ! Et William dégage de là, continua-t-il en repoussant son ami, tu es lourd. Qu'est-ce que tu me veux de toute façon ?
- Je te veux rien qu'à moi pour les trois prochains jours.
- Quoi ?
- Mais pas dans ce sens-là crétin, j'ai un petit ami je te signale !
- Gné ? fut tout ce que put dire le pauvre Harry, complètement paumé.
Theo le regarda en riant.
- Harry, ce que ce grand idiot essaie de te dire c'est qu'il a une surprise pour toi. Mais vous devrez être dans le monde moldu pour cela. Vu qu'Halloween tombe demain, on a un weekend prolongé et William a réussi à vous obtenir une permission pour sortir de Poudlard.
- Hm. Je vois. Et qu'est-ce qu'on va aller faire dans le monde moldu ?
- Rendre visite à ta charmante famille, répondit William avec un sourire immense aux lèvres. Harry lui ne vit que l'éclat de malice qui passa dans ses yeux. Un sourire prit place sur ses lèvres. Oh ça allait être les meilleurs trois jours qui soient !
- Bien tu te souviens de l'histoire ? lui demanda William pour la énième fois.
- Je suis l'héritier de la famille Potter. La famille derrière les célèbres chaines d'hôtels Hilton, Wyatt, Ritz et autres. On possède aussi de nombreux parcs d'attraction. Mes parents sont morts quand j'étais jeune et j'ai grandi avec ma tante. Mais depuis mes 11 ans je fréquente le pensionnat de Saint Georges, un pensionnat réservé aux personnes riches et intelligentes. Mes parents m'y avaient inscrit depuis ma naissance. Ils avaient aussi signé des papiers pour que je devienne émancipé dès mes 16 ans, que j'ai eu en juillet dernier.
- Bien, lui répondit William avec un sourire satisfait.
- Mais c'est quoi cette histoire de St Georges ? Et si quelqu'un décidait de vérifier ?
- Ne t'inquiète pas pour ça. L'institut St Georges existe bel et bien. C'est la couverture de Poudlard dans le monde moldu. De nombreux sorciers travaillent hors de la communauté sorcière et ils ont besoin de donner des preuves de leur éducation. Pour le commun des mortels, St Georges est une école d'élite.
- Et j'ai rendez-vous pour interview envers la chaine nationale parce que…
- Je me suis permis de faire de nombreuses actions de charité en ton nom. Cela a attiré pas mal l'attention et les gens aimeraient rencontrer leur bienfaiteur. Alors pendant les trois prochains jours, tu seras le parfait héritier. Les Dursley vont voir cela à la télé et auront du mal à l'expliquer, tout le monde sait qu'ils racontaient que tu allais à St Brutus. Ça ne va pas faire joli pour leur réputation. J'aurais bien aussi mis en évidence les maltraitances qu'ils te faisaient subir mais…
- Fais-le. Les Dursley adorent leur normalité. Voyons voir où le fait de maltraiter un enfant se situe sur l'échelle de la normalité.
- Tu en es sur ?
- La vengeance est un plat qui se mange froid, surgelé dans mon cas.
Un sourire identique, typiquement serpentard pris forme sur leurs lèvres. Le silence tomba dans la limousine qui les conduisait vers les studios de BBC News. Le destin des Dursley était scellé.
Trois heures plus tard, Harry en ressortait un sourire aux lèvres. Tout s'était passé comme sur des roulettes. La journaliste avait été affectée par l'histoire du pauvre orphelin qui ne savait rien de ses riches origines parce que son oncle et sa tante censés s'occuper de lui ont fait de sa vie un enfer. Rongés par l'envie et la jalousie. Il ne serait pas difficile d'obtenir des témoignages du voisinage à Privet Drive et des instituteurs à l'école qui témoigneront du fait qu'il était bien trop maigre, bien trop petit, que les vêtements qu'il portait était cinq fois plus grands que lui… Le tout passerait certainement aux informations du soir et dès demain matin, la réputation de Vernon et Pétunia Dursley sera faite. Mais le coup de grâce viendrait le lendemain. Vu que c'était Halloween, les Dursley seraient chez eux ainsi que la charmante tante Marge. Harry allait leur rendre une petite visite. Mais en attendant, une sortie dans les endroits branchés l'attendait.
Harry avait bien pris soin d'arriver à Little Whining à une heure où la plupart du voisinage serait chez lui. Il était dans une Porsche Cayenne bleue électrique avec au volant un William qui ne cachait pas sa joie. Ils arrivèrent devant le 4 Privet Drive peu avant midi. Comme Harry s'y attendait, sa voiture attira l'attention des personnes alentours et la nouvelle de sa présence fit très vite le tour. Il sortit de la voiture en prenant son temps. Il portait un costume Armani gris anthracite par-dessus une chemise blanche. Un trench Burburry complétait la tenue. William vint se placer près de lui, un attaché case sous le bras. Ils se dirigèrent vers la porte de la maison de son enfance. Arrivés en face, il cogna à la porte. Il attendit quelques instants avant que cette dernière ne s'ouvre sur Pétunia Dursley dans toute sa splendeur.
- Bonjour Pétunia, je ne dérange pas j'espère ? J'ai des affaires importantes à discuter avec vous et votre mari.
- Toi ! s'étrangla-t-elle. Comment oses-tu venir ici après toutes ces choses que tu as dites sur nous à la télévision ?
- Choses vraies précisons-le. Allez-vous me laisser entrer ?
- Non !
- Je serais vous je ferais attention Madame Dursley, les voisins vous regardent. Vous n'êtes pas très aimée dans l'Angleterre en ce moment, intervint William, un rictus aux lèvres.
Pétunia pâlit grandement et jeta des coups d'yeux nerveux dans le voisinage avant de se décider à les laisser entrer. Elle les dirigea vers le salon où se trouvaient Dudley, Dursley père et l'adorable tante Marge.
- Garçon ! s'écria Vernon en le voyant. Comment oses-tu te montrer ici après ce que tu nous as fait ?
- Ce que je vous ai fait ? Dites-moi donc Vernon, que vous ais-je fais ?
- Parles moi avec plus de respect sale morveux, rugit tonton.
- Le respect se gagne et se mérite. Mais je ne suis pas là pour vous donner des leçons sur l'éthique et la politesse. Je suis là pour affaires. Il y a 3 sujets dont j'aimerais parler avec vous.
- On a rien à y avoir avec des gens comme toi, siffla le gros tas.
- Au moins j'ai eu la politesse de vouloir vous prévenir mais ne vous plaindrez pas lorsque les huissiers viendront frapper chez vous à 16 heures tapantes.
Harry fit mine de tourner les talons et de s'en aller mais la voix de Dudley le retint.
- Les… les huissiers ! Mais pourquoi, que nous veulent-ils ?
- Nous sommes des gens responsables ! Nous n'avons aucun démêlé avec la justice !
- Des personnes responsables qui ont maltraité un enfant qui avait été laissé à leur charge, intervint la voix froide de William. Vous nous détester pour ce que nous sommes, mais chez nous un enfant est sacré. Jamais un nourrisson laissé en nos soins ne seraient passés par ce que vous avez fait subir à Harry. Vous êtes pires que de la bouse de cheval.
William avait bien pris soin de ne pas préciser ce qu'il entendait par « des gens comme nous » vu que tante Marge était là et qu'elle ne savait pas pour la magie.
- Ce gamin impétueux n'a eu que ce qu'il mérite…
- Je serais vous la fermerais très chère tante Marge, la coupa Harry. Mes parents que vous traitiez de vauriens, mon père que vous accusiez d'être alcoolique… ils avaient plus d'argent qu'il n'en faut et étaient des gens respectables qui travaillaient durs. De toute façon votre tour viendra bientôt ne vous inquiétez pas.
Il tourna son regard à nouveau sur son oncle.
- Comme je vous le disais il y a trois points que j'aimerais éclaircir avec vous. Je passerais aux cas de Dudley et de Marjorie plus tard. Vernon, j'ai racheté Grinnings, et j'ai décidé de faire un changement de personnel. Vous êtes viré.
- Quoi ?
- Vernon !
S'exclamèrent en même temps ledit Vernon et Pétunia Dursley.
- Deuxièmement, j'ai racheté cette maison et vous étés priés d'être partis pour 16 heures cet après-midi. Vous pourrez passer récupérer vos affaires plus tard mais vous devrez en notifier l'huissier en charge du dossier. Et pour finir, j'ai appris que vous receviez 1000 livres par mois pour vous occuper de moi. Vu la façon dont vous vous occupiez de moi, le juge a décidé que vous devrez me rembourser la totalité de la somme perçue. Là aussi des avocats viendront vous voir pour les modalités de remboursement.
- Comment oses-tu ! Après tout ce que nous avons fait pour toi ! s'écria Pétunia.
- Ce que vous avez fait pour moi ? Vous m'avez fait dormir dans le placard sous l'escalier pendant 10 ans, depuis que j'ai 4 ans je vous ais servi d'esclave, vous ne me nourrissiez pas, je portais les vêtements de votre obèse de fils alors que j'étais plus maigre qu'une tige, je portais les mêmes lunettes depuis des années, vous m'ordonniez de ne pas travailler à l'école pour ne pas que les gens se rendent compte d'à quel point votre fils est stupide. D'ailleurs pour en venir à toi Dudley, sache qu'une enquête est menée à ton sujet. Plusieurs enfants du quartier ont porté plainte contre toi pour raquette, et pour avoir vu le dossier monté, ça ne sent pas très bon pour toi.
- Non ! protesta Pétunia.
- Si, continua Harry. Vous devriez être contente Pétunia, vous qui teniez tellement à ce qu'il fasse un régime.
- Mon pauvre Dudlinouchet !
- A en vomir, murmura William.
- Enfin, chère Marge, je serais vous je rentrerais au plus vite chez vous. Il se pourrait qu'au détour d'une conversation avec le procureur, j'ai vaguement laissé échapper que vous possédiez un nombre impressionnant de chiens. Je crois que le nombre excède celui autorisé par la loi. Il se pourrait que vous receviez de la visite dans les jours à venir.
Cette dernière pâlit. Harry lança un dernier regard aux personnes présentes.
- Bien, je n'ai plus rien à faire ici. Au plaisir de ne jamais vous revoir.
- Comment as-tu pu ? gémit Pétunia.
- On récolte ce que l'on sème Pétunia Dursley.
Sur ces dernières paroles, il fit demi-tour et sorti pour toujours du 4 Privet Drive à Little Whining.
Harry était assis devant la fenêtre dans le mini salon de la suite qu'il partageait avec William au dernier étage du Ritz. Il regardait sans vraiment les lumières qui illuminaient Londres. Il se sentait apaisé. Il en avait enfin fini une bonne fois pour avec sa famille.
Il sentit plus qu'il n'entendit William s'approcher de lui. Ce dernier posa une main sur son épaule, la pressa et partit s'assoir en face d'Harry.
- Ça va ? demanda-t-il.
- Oui. Ca va même plus que bien. Je suis ravi de pour voir fermer ce livre de la bibliothèque de ma vie. Merci.
- J'aurais utilisé des méthodes bien plus radicales mais toi et ton coté gryffondor ! fit semblant de se plaindre William.
- Les Dursley ont perdu ce à quoi ils tenaient le plus. Leur réputation. Crois-moi, il n'y avait pas plus drastique pour eux. Mais changeons de sujets. Comment ça se passe avec Theo ?
- Ça se passe…
Harry haussa un sourcil.
- Et c'est tout ? pressa-t-il. Pas de grandes déclarations sur à quel point c'est l'homme de ta vie ?
- Pour qui est-ce que tu me prends ? Un poufsouffle ?
- Je ne me suis jamais rendu compte que tu lui portais de l'intérêt tu sais. Je croyais que vous étiez justes amis.
William ne le regarda pas et évita de croiser son regard. Ce fait piqua la curiosité du gryffondor.
- Qu'est-ce que je rate ? Qu'est-ce que tu ne me dis pas Edward ?
- Pourquoi en viens-tu à la conclusion que je te cache quelque chose ? se défendit William avec un rire nerveux.
- Parce que peu importe la situation tu n'évites jamais de regarder quelqu'un dans les yeux quand tu t'adresses à lui. En fait la seule et unique fois où tu l'as fait c'était à propos de …
Harry se stoppas là, ouvrant les yeux très grands.
- Est-ce que ça a à voir avec…
- Oui, le coupa William qui se leva et alla se planter devant la fenêtre, les bras croisés contre son torse.
- C'est plus qu'une amourette n'est-ce pas ? demanda doucement Harry.
- En effet.
- Depuis quand est-ce que tu le sais ?
- Depuis le jour où j'ai posé mes yeux sur lui.
- Est-ce qu'il sait ?
- Non.
- Tu vas devoir lui dire.
- Je sais.
- Tu ne peux pas attendre.
- Je ne peux pas non plus lui dire maintenant. C'est trop tôt. Cela fait à peine un mois.
- Mais il faudra bien que tu le lui dises.
- J'ai jusqu'à la fin de l'année.
- Bien.
Ils restèrent en silence pendant un moment.
- Harry ?
- Hm ?
- Et si ça se passait mal ?
- Ca ne se passera pas mal.
- Oui mais…
- Ca ne se passera pas mal.
-…Merci.
Harry l'entendit prendre une grande inspiration avant qu'il ne se retourne vers lui, un demi-sourire collé aux lèvres.
- Mais sinon, et toi et ton blondinet ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles, lui répondit Harry, faisant semblant de se plonger dans un magazine.
- La belle affaire. Ne me prends pas pour un con. Tu crois que je n'ai rien remarqué ? Que les autres ne voient rien c'est limite normal vu qu'ils n'ont pas ces yeux-là, dit-il en pointant ses doigts vers ses yeux, mais moi je vois tout. Vos petits gestes furtifs, les regards ambigus…
- Comment est-ce qu'une personne de plus de deux cents ans peut être aussi agaçante et commère ?
- C'est comme cela qu'on m'aime.
- Mais bien sûr, souffla Harry en roulant des yeux.
- Harryyyyyyyyy ! pleurnicha William, dis moiiiiiiii ! Je veux savoir !
- Merlin que tu es agaçant. Il n'y a rien à dire. Il n'y a pas de grandes évolutions.
- Mais alors pourquoi Malfoy semble différent ?
- Il se pourrait que je lui aie laissé entendre que j'aimais les blonds aux yeux gris.
- Et tu ne me l'as pas dit ?
- Ca m'est sorti de la tete.
- Comment est-ce qu'une chose aussi importante a pu te sortir de la tete ?
- Mon cerveau semble effectuer un tri sélectif des choses que je te dis. Désolé c'est automatique, dit-il avec un faux sourire d'excuse.
- Saleté de gamin, bouda William, on leur apprend tout ce qu'ils savent et c'est comme cela qu'ils vous remercient…
Mais déjà Harry ne l'écoutait plus. Il était plongé dans ses pensées, songeant à un certain soir dans la salle sur demande avec son blond. Mine de rien, il avait hâte de le revoir.
- Dégages Potter.
- Quoi mais pourquoi ? demanda Harry interloqué.
- Je t'aie dit de me fiche la paix !
- Pourquoi est-ce que tu es en colère contre moi ?
- Potter, tu es sourd ou stupide ?
- Je ne bougerais pas tant que tu ne me diras pas pourquoi tu m'en veux.
- Très bien, lui répondit son interlocuteur avant de se lever, de le bousculer et de s'en aller.
- Dray… souffla Harry. Et dire que j'étais pressé de rentrer…
Harry se pinça l'arête du nez et sortit de la bibliothèque. Ils étaient revenus de Londres le matin même, et en accompagnant William chez les serpents, Theo lui avait appris que Drago travaillait à la bibliothèque et qu'il avait été d'une humeur de chien les 3 derniers jours. Harry c'était précipité au royaume des bouquins pour se faire rembarrer. Il poussa un soupir et sortit du château. Cela faisait un moment qu'il était allé à la clairière. Il prit sa forme animagus et quelques minutes plus tard il y était. Il reprit sa forme humaine et glissa ses mains dans les poches de son pantalon avant de s'asseoir sur un tronc d'arbre qu'il avait métamorphosé quelques semaines plus tôt.
- Stupide Malfoy qui fait la gueule sans aucunes raisons valables, maugréa le jeune homme. Monsieur accueille les gens de façon froide et hautaine. Non mais pour qui il se prend ? Comment est-ce que j'ai pu m'enticher d'une personne aussi compliquée ? Dire que je pensais que les choses seraient plus simples en étant gay. Belle connerie. Stupide Malfoy…
- Bonjour jeune Harry, l'interrompit une voix douce.
Surpris, Harry se retourna et se figea en reconnaissant la personne face à lui.
- Echo…
