Moi : Bonjour tout le monde !
Rukia : Qui sont tes victimes, aujourd'hui ?
Moi : En fait, je me suis rendu compte que plusieurs couples que j'aime bien, (trois, pour le dire de la façon la plus mathématique) n'ont pas encore eu de conte à eux, et se sont contentés d'un rôle secondaire dans "Les trois cheveux d'or du diable".
Rukia : Et donc, tu les fais rempiler.
Moi : Exactement ! C'est une injustice qu'ils ne puissent pas avoir leur histoire à eux ! Aussi, dès aujourd'hui, je commence mon entreprise de réparation par un conte intitulé "La fille du génie des flots", dont le personnage principal sera Shunsui !
Shunsui : C'est me faire beaucoup d'honneur que de me donner le rôle principal !
Nanao /lance des pétales/
Shunsui : En remerciement, je promets de ne pas oublier plus d'une séance de tournage sur trois. Bon, avec encore plus de certitude s'il y a un bar !
Nanao /bas/ Et moi je promets de le réveiller tous les matins de tournage, si nécessaire en feignant l'inattention.
Moi : Le génie des flots sera joué par Yamamoto !
Shunsui : Yamajii ! Comme je suis content de te voir ! Alors, ça te donne l'impression d'être jeune à nouveau, de jouer un rôle principal dans un conte pour enfants ?
Yamamoto : He he, si tu savais... J'ai de nombreux autres activités secrètes, qui pourraient nuire à mon image. /air mystérieux/
Moi : La fille du génie sera jouée par Nanao.
Shunsui : Nanao-chan ! Quelle joie ! Je n'en aurais pas voulu une autre que toi (sauf si elle était vraiment très sexy).
Nanao /air d'affliction blasée/
Shunsui /à l'auteur, approbateur/ Tu soignes le casting. Que des gens sympathiques !
Moi : Le méchant sera joué par Mayuri !
Shunsui : ... Tiens, pendant que tu y es, retire la dernière phrase que j'ai dite au montage.
Mayuri : Personne ne m'aime. Nyark. J'aime bien cette réputation. Si je voulais y remédier, j'arrêterais d'être désagréable avec tout le monde, de tuer mes sous-fifres, et de porter un masque laid, n'est-ce pas ? He he he...
Moi /affligée/ Certainement. He bien, comme il s'agit d'un conte court, au casting limité (et au budget effets spéciaux limité, pas vrai Nanao ?) nous pouvons commencer !
Moi : Il était une fois un homme qui avait hérité de ses parents une belle petite fortune.
Shunsui : Que vais-je donc en faire ? J'ai une idée : dépensons-là ! A moi l'alcool, les femmes, les banquets et les fêtes !
Moi : Mais en seulement quelques années, la fortune se révéla beaucoup plus épuisable qu'elle en avait l'air...
Shunsui : Oops...
Byakuya, Soi Fong /en créanciers/ Rembourse-nous ce que tu nous dois !
Shunsui /à l'auteur/ Cruelle, pourquoi tu as pris pour ces rôles les persos les plus froids et les moins faciles à persuader /fuit en courant/
Moi : Alors qu'il était sorti de la ville, pour des raisons de distance de sécurité, il aperçut une jeune fille ligotée à un arbre.
Shunsui : Que vois-je ? Il est temps d'aller se montrer chevaleresque et de porter secours aux charmantes demoiselles en détresse !
Moi : Malheureusement, en contournant l'arbre, il se rendit compte que la gorge ouverte de la jeune fille ne laissait plus beaucoup d'espoir.
Shunsui : Je retrouverai celui qui a fait ça ! Quel acte ignoble /bas/ Et en plus, cette blessure est esthétiquement horrible ! Pour une fois que j'avais l'occasion de voir Nanao-chan les cheveux lachés, sans lunettes, et en jolie robe, il faut qu'on me gache le spectacle !
Nanao /bas/ Pensez un peu plus à votre rôle, au lieu de faire des apartés !
Moi : Mais alors qu'il se lamentait pour des raisons plus ou moins avouables, il se rendit compte que ce qui coulait de l'horrible blessure n'était pas du sang, mais un rubis.
Shunsui /regarde aux alentours/ Jusqu'ici c'était horrible, mais là ça tournerait presque à la caméra cachée... /hausse la voix/ Y a quelqu'un /bas/ Bon, ben un rubis est toujours bon à prendre...
Moi : Il rentra chez lui, paya ses créanciers, et décidé d'organiser une grande fête pour célébrer sa nouvelle fortune.
Shunsui /ivre/ He he, on ne change pas une formule qui marche /réfléchit/ Encore que là, ça devrait plutôt être "on ne change pas une formule qui ne marche pas".
Moi : Mais vers quatre heures du matin, alors que la fête se calmait, il se prit à repenser à la jeune fille.
Shunsui : Quand même, la pauvre... peut-être que j'aurais dû rester et essayer de retrouver sa famille, ou autre chose...
Moi : Et sans avertir ses quelques invités restants de son départ, ni même tenter de dégriser, il se dirigea à bride abattue vers l'endroit où il l'avait laissée. Mais il y avait clair de lune...
Shunsui /fredonne le générique de la série télé/
Moi /pleure continument/ Shunsui, s'il te plait, tu es censé t'approcher discrètement /reprend/ ...et il distingua très clairement une forme blanche qui s'agitait à côté de la jeune fille. Il laissa son cheval, se planqua derrière un palmier.
Shunsui /fredonne/ Super-technique de camouflage des feuilles de palmier dessinées sur le manteau !
Moi /pleure/
Mayuri /à Nanao/ Si tu n'acceptes pas de m'épouser, je te tuerai ! Je te ferai mourir lentement dans d'atroces souffrances !
Nanao /regard de dégoût/ Je crois que c'est encore préférable à l'autre alternative.
Mayuri : J'ai absolument besoin de t'avoir à la maison pour étudier la transformation du sang en rubis ! Ou la liquéfaction des rubis et leur rôle dans un système organique, je sais pas encore et c'est bien ça le problème ! Donc tu viens avec moi /coup de fouet/
Nanao /serre les dents/
Mayuri /bas/ sans compter que quelques rubis, pour le financement des recherches, ça ne peut pas faire de mal...
Shunsui /surgit de derrière l'arbre/ Hela, ça ne se fait pas de frapper les jolies jeunes filles (les laides non plus, mais c'est hors-sujet)
Mayuri : Qui es-tu ? Tu connais notre secret... /s'avance avec son fouet/
Shunsui ! Hey, c'est quoi cette histoire ! Peace and love, mon frère /titube, et esquive à grand peine les coups de fouet/ He, il est pas mauvais, ce type.
Mayuri : Je vais te tuer, toi aussi !
Shunsui /démolit Mayuri d'un grand coup de poing/ En fait, non, pour les gens qui torturent les jeunes filles, pas peace and love. /le regarde s'effondrer à terre/ Hoy, hoy, estime-toi heureux que je n'aime pas tuer les gens. /entreprend de libérer la jeune fille/
Nanao /soupir de soulagement/bas/ Je sais pas ce que j'aurais fait si ça avait été encore un autre pervers.
Shunsui : Je m'appelle Shunsui ! Qui êtes-vous, adorable demoiselle ? Un peit bisou, pour me remercier de vous avoir sauvé, hein ?
Nanao /bas/ Ou plutôt, c'est la bonne espèce de pervers. /haut/ Je m'appelle Nanao, je suis la fille du génie des flots. Je vous suis extrêmement reconnaissante de m'avoir sauvée, mais ce n'est peut-être pas le bon moment pour demander plus...
Shunsui : Mais alors quel sera le bon moment, adorable princesse... géniette... je ne sais pas quel est le titre officiel... /fait des bruits de bisoux répugnants/
Nanao /esquive adroitement, alors que Shunsui ivre s'écrase contre le panier/ Le bon moment, c'est quand tu auras dessoulé !
Moi : Le lendemain, quand Shunsui se releva avec une gueule de bois carabinée, Nanao le veillait.
Nanao : Pas trop tôt...
Shunsui : Nanao-chan ! Tu est restée au lieu de te tailler fourbement ! Au fait, je n'en reviens toujours pas de à quel point cette coiffure te va merveilleusement bien ! J'ai le droit à mon bisou, maintenant ? J'ai, hum, dessoulé.
Nanao : Je dois d'abord te présenter à mon père.
Shunsui : Hein ?
Nanao /autoritaire/ Allez, sois prête dans trois minutes ; je vais chercher ton cheval et on y va !
Shunsui /encore dans les vapes/ Oui, oui...
Moi : Ils chevauchèrent jusqu'au bord de la mer.
Nanao : Attends-moi là, je reviens tout de suite.
Moi : Elle plongea dans la mer, après avoir bien rappelé à notre héros qu'il risquait la noyade s'il s'aventurait à la suivre, au bout d'un temps indéterminé, car les montres n'existaient pas à l'époque et la perception du temps de Shunsui était très floue en matinée par manque d'habitude, il commença à s'inquiéter.
Shunsui : Mon vieux, je crois vraiment que tu t'es fait planter là... /soupir/ Vraiment mignonne, pourtant.
Moi : Mais alors qu'il commençait à se poser sérieusement des questions au lieu de juste se lamenter pour le fun, une troupe de cavaliers montés sur des chevaux d'écume sortit de l'eau.
Le vice-capitaine de Yamamoto : laisse ici ton cheval, qui ne te sera d'aucune utilité sous l'eau, et prends un de ceux que nous t'offrons.
Shunsui : Merci, les mecs ! Euh, et au fait, pour les problèmes de noyade ?
Le vice-capitaine de Yamamoto : Ne t'inquiète pas, tout est réglé.
Shunsui /bas/ sans aucune explication ? Bon, on va faire confiance, hein ? Une si charmante jeune fille ne m'aurait pas attendu toute la nuit et n'aurait pas envoyé toute une troupe me chercher si c'était pour me laisser me noyer... Enfin, j'espère...
Moi : Après quelques heures de galop dans les flots qui étaient miraculeusement moins mouillés que Shunsui s'y était attendus, on le mena dans la salle du trône d'un immense château sous-marin.
Yamamoto : Je suis le père de celle que tu as sauvé ! Je suis immensément riche et puissant, et je voudrais savoir quelle récompense tu désires !
Moi : Pendant ce temps, Shunsui, au lieu de soutenir le regard de son interlocuteur de façon fière et respectueuse, lorgnait désespérément sur la fille qui se trouvait à côté du trône.
Shunsui /bas/ Celle robe classe lui va encore mieux que ses vêtements déchirés de tout à l'heure... enfin, pas de la même manière, bien sûr, mais...
Yamamoto : Alors, quel est ton choix ?
Shunsui : Euh pardon ? Vous disiez, le vieux ?
Yamamoto /soupir/ Que je t'accorderais tout ce que tu désirerais.
Shunsui /déconcentré/ Ah ouais ! Chouette /regarde encore Nanao, et soudain moins décontracté/ Et si je vous demandais la main de votre fille, ça serait possible ?
Yamamoto : Ah... c'est pas que je sois contre, mais ça c'est elle qui décide, pas moi !
Shunsui /se tournant vers Nanao/ Nanao-chan, s'il te plait /se retient de faire des bruits de bisoux répugnants/
Nanao /sourire/ Tu vois que tu es capable de le demander convenablement...
Moi : Il y eut au château des fêtes comme on ne saurait imaginer pour célébrer leurs noces, puis les cheveux d'écule les raccompagnèrent sur terre.
Yamamoto /bas, à Shunsui/ Tu ne veux pas un peu d'argent pour vous assister un peu ? j'ai entendu dire que vous n'êtes pas bien riche...
Shunsui /bas/ Que les choses soient claires : je ne suis pas un incapable, juste un flemmard fini ! Et pour ce que j'en ai vu, je crois que ta fille me fera bosser...
Yamamoto /hoche la tête/
Shunsui /pris de pitié/ Elle est pareille, avec toi ?
Yamamoto : Oh non, c'est naturel chez moi, l'amour du travail, hahaha !
Shunsui /regard choqué/
Moi : Ils rentrèrent dans la ville de Shunsui, et tout se passa comme il l'avait prévu.
Shunsui /grand sourire/ He bien, je suppose que pour une épouse aussi charmante, on peut bien faire quelques sacrifices !
Moi : A force de travail, il réussit à racheter la maison de son père, où lui et sa femme coulèrent des jours merveilleux pour tout le reste de leur vie !
FIN
