Titre: Drabbles au clair de lune : X-Men edition
Auteure : Elizabeth Mary Holmes
Rating: M
Genre(s): Romance
Pairing : Charles Xavier/Erik Lenhsherr (AUs)
Notes : X-Men et ses personnages ne m'appartiennent pas!(heureusement sans doute)
Notes: Ce petit recueil de drabbles est le produit du douzième Atelier Drabbles du Collectif NoName. Bonne lecture :)
22/10/17
Jazz – Dryptéis
Le déhanché du saxophoniste. La lumière tamisée du club qui luit faiblement sur sa crinière qui prend des accents de vieil or. Charles fasciné par les doigts fins mais musclés de l'artiste. Il est en transe, proprement ébahit par les sons que l'homme arrive à faire sortir de son instrument.
Plus tard ce même soir , dans une loge au canapé de velours défraîchi , il prend tout à fait conscience du pouvoir des doigts du jazzman. Qu'ils agacent ses tétons ou qu'il le titille au plus intime, il ne reste pas indifférent. Erik Lehnsherr a vraiment des mains magiques.
Rose – Dryptéis
« Mignon allons voir si la rose …. » Charles ne lui aurait jamais susurrer les vers de Ronsard mais il avait compris que s'il ne s'y prenait pas maintenant il se retrouverait à râler sur Baudelaire : « Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »
La sinistre ritournelle résonne dans ses oreilles et s'installe dans sa tête comme une idée fixe. La solution est aussi simple que le problème. Il suffirait qu'il ne dise que trois mot,trois petits mots, et c'est comme si le temps s'était arrêter et pour eux , il oublierait (presque) de couler.
Piment – Dryptéis
Au départ, ce n'était rien. Au départ, c'était anodin. Au départ, il ne le remarquait même pas.
Au bout de quinze jours, il commença à le lui retourner.
Au bout d'un mois, une raison qu'il avait de se lever le matin.
Le sourire de son collègue.
Pas vraiment le piment de son existence. Au départ.
Un sourire. Un thé et des biscuits. Une invitation.
Un rendez-vous. Un baiser.
Beaucoup plus qu'un baiser.
Un lit partagé. Un bureau partagé. Un appartement partagé. Un bonheur partagé.
Et c'est ainsi que Erik Lehnsherr se retrouva à épouser une belle journée d'été Charles Xavier.
Cannelle – Dryptéis
Il ne pouvait pas dire que Charles sentait une délicieuse odeur de biscuits chauds, c'eut été mentir. Il n'avait pas un parfum de cannelle et de miel mais ce n'est pas pour autant que son odeur ne lui était pas rassurante.
Erik se blottissait contre son amant et inspirait à fond ce mélange d'après-rasage un peu passé, de vieux livres, de bergamote. S'y ajoutait parfois quelques notes de stupre si leurs activités avaient été quelques peu échauffées.
Mais il restait toujours ce parfum unique et un peu particulier, cette note musquée, qu'il identifierait toujours comme le parfum de son bien-aimé.
Muesli – Dryptéis
Les petits-déjeuners de Charles Xavier étaient irréguliers mais il était important qu'il ait sa tasse fumante d'Earl Grey agrémentée d'un sucre les matins particulièrement difficile. Toujours est-il qu'il appréciait une petite pâtisserie de bon matin.
Les matins d'Erik Lehnsherr commençaient tous avec une tasse de café bien chaude, un muesli ou même un porridge, il essayait de manger le plus sainement possible. Cela faisait bien sourire Charles qui mangeait sa part de sponge-cake.
Parfois , il arrivait que nos deux messieurs passent outre et qu'ils soient tout occupés à des dégustations d'un autre ordre dans le secret de leurs appartements.
Pardon – Dryptéis
Trois mots qu'il faut extirper de sa gorge. Trois mots qui ne suffiront pas à justifier tout le reste. Mais les trois mots les plus difficiles à dire. Trois mots qui ne suffiront pas à lui rendre tout ce qu'il a perdu.
Tout ce qu'ils ont perdu. Tout ce temps perdu . Sa petite sœur , ses jambes, son amant, tout lui semble perdu. Et pourtant , trois mots finissent par sortir, et c'est le premier pas qui coûte, un peu chancelant, comme celui du bébé qui apprend à marcher. Démarche sincère mais maladroite : « Je suis désolé ».
Vaporeux – Dryptéis
Cette chemise vaporeuse qui ne laisse aucune place à son imagination mais qui pourtant lui donne des envies folles de déshabiller Charles ici et maintenant.
Mieux encore, se faire baiser par Charles sans merci, lui faire garder cette foutue chemise en la laissant les pans largement ouverts.
Eviter d'arracher ce satané vêtement et d'envoyer des boutons nacrés aux quatre coins de la pièce. Réussir et être particulièrement fier de sa maîtrise de soi.
Accepter avec jubilation chaque coup de rein , de Charles qui le rapproche de son plaisir alors que sa main serre avec vigueur son envie glorieusement érigée.
