Coucou les chéries! !
Me revoilà ! Je sais que du coup je vous ai pas posté la suite durant quelques jours, mais avec mon association de danse, on a organisé un salon de la femme en faveur de la ligue contre le cancer du sein, du coup j'ai été très prise durant ma journée de Samedi. Et dimanche j'étais chez mes beaux parents donc j'ai pas eu accès à mon pc et on est rentrés super tard.
Quoi qu'il en soit, me revoilà pour la suite de cette histoire.
Chapitre 9
Cela faisait un moment que Bellamy était dans sa cabine et Octavia se demandait bien ce qu'il pouvait y faire. Alors prise de curiosité, elle y était allée, passant rapidement la tête de l'autre côté de la porte. Lorsqu'elle aperçut son frère allongé sur son lit et les yeux fermés, elle sourit. Pour une fois qu'il dormait, alors elle n'allait pas l'en empêchait. Le navire pourrait bien se passer de lui durant quelques heures. Elle prit soin de refermer la porte et retourna vers le pont supérieur, auprès de Clarke. Celle ci était accroupie par terre, et récurait le sol comme une vulgaire esclave. Elle avait écouté Bellamy sachant très bien qu'il n'apprécierait pas qu'elle lui désobéisse une fois de plus, mais maintenant qu'il n'était plus là, elle se dit que cela faisait assez de temps que la demoiselle frottait. Elle attrapa son chiffon qu'elle replaça dans son seau avant de l'aider à se relever, un sourire aux lèvres.
C'est bon, le sol est suffisamment propre pour ça.
Clarke la remercia avant de se tourner vers la mer et d'en admirer la vue. Elle n'avait jamais vraiment navigué sur les flots, mise à part durant son enfance lors d'un voyage pour aller rendre visite à de la famille. Mais elle devait admettre que c'était quelque chose de magnifique. L'eau s'étendait à perte de vue, et aucune terre ne faisait surface de n'importe quel côté où elle regardait. Elle ignorait où ils étaient, mais d'un côté, elle s'en fichait car ça lui rappellerait là d'où elle venait.
Dis Octavia... Pourquoi tu m'aides comme ça?
Et bien, comme tu peux le voir, je suis la seule femme ici... Et j'en ai marre.
Elle lui fit un grand sourire avant de s'assoir sur le rebord de bois qui constituait la limite du bateau. En un coup d'oeil, Clarke comprit qu'elle devait faire de même, mais elle avait bien trop peur de tomber en tentant de faire comme elle. Alors elle se rapprocha, et s'y appuya légèrement en croisant ses jambes devant elle. Ses mains étaient posées entre le rebord et son dos, car elle ne savait pas où les mettre pour ne pas montrer qu'elle pensait à des milliers de choses au fond d'elle.
Je me dis que peut-être, t'avoir ici, me donnerait le sentiment de vivre une vie... A peut près normale. Peut-être avoir une amie... Comme avant...
Avant? Raconte moi …
Octavia laissa ses yeux se porter aussi loin qu'elle le pouvait, car elle ne voulait pas que l'on puisse y voir de la tristesse ou tout autre sentiment. C'était pas souvent qu'elle se mettait à nue, mais avec Clarke, elle avait envie, elle lui faisait confiance.
Bellamy et moi n'avons pas toujours vécu sur un bateau. Nous avions une maison, et une famille. Enfin, si on peut dire ça. Nous n'avons pas de père, enfin techniquement si, mais nous ne le connaissons pas. Au début, tout allait bien, nous vivions normalement. J'étais une petite fille tout ce qu'il y a de plus banal, rêvant de jolies robes et de garçons. Bell lui, était un peu bagarreur, mais très protecteur avec moi. Il travaillait un peu en chassant ou en pêchant pour aider maman. Elle travaillait dans une taverne. Nous n'avions pas beaucoup d'argent, mais c'était suffisant.
Qu'est ce qui s'est passé?
Maman est morte. Elle était malade. Et Bellamy a promis de prendre soin de moi. Il avait à peine dix-huit ans alors que moi j'en avais douze. Je ne pouvais rien faire pour aider. Alors voyant qu'on mourrait de faim, un capitaine a proposé à Bell un travail sur son bateau. Bien sûr, il ne voulait pas partir sans moi. J'ai été affectée à la cuisine, et Bell est devenu matelot. Et c'est comme ça que nous sommes devenus des pirates.
Tu n'as pas trop souffert?
Du moment que nous étions ensemble, il ne me fallait rien d'autre.
Octavia soupira, et Clarke le remarqua. Elle savait que ça ne devait pas être simple de lui raconter tout ça, de s'ouvrir à elle alors qu'elles ne se connaissaient pas. Mais elle avait apprécié. Elle ne se sentait plus prisonnière lorsqu'elle était avec elle, elle se sentait vivante.
ça ne te manque jamais? Je veux dire, une maison, une famille?
J'en ai une ici. Certe pas comme celle que tu avais, mais c'est ma famille.
Clarke baissa les yeux. Oui elle avait une maison, elle avait une famille. Et désormais elle n'en avait plus. Octavia avait remarqué qu'elle n'avait pas utilisé les bons mots et elle s'en voulait énormément. Elle se rapprocha de la blonde afin de la prendre dans ses bras, et ne trouva aucune résistance.
Je suis désolée Clarke, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
C'est pourtant la vérité.
Car même si quelque part dans ce monde il lui restait de la famille, Clarke ne les connaissait pas, ou ne s'en souvenait plus. Désormais, elle était seule. Elle aurait aimé pouvoir dire qu'Octavia faisait partie de son monde, mais aussi gentille qu'elle ait pu être, elle lui rappellerait toujours celui à qui elle devait tout ce cauchemar.
Alors que les bras de la brune étaient devenue signe de réconfort, Clarke entendit des pas se rapprocher à vive allure et se détacha de sa comparse. Elle avait eu peur qu'il s'agisse de Bellamy, qui aurait été furieux de voir qu'elle ne travaillait pas comme il le lui avait ordonné. Mais à son plus grand soulagement, ce n'était pas lui, mais un des matelots à la peau brune et au crane rasé. Il se rapprocha d'Octavia, l'air haletant.
Qui a-t-il Lincoln?
Un navire, à quelques centaines de lieux.
On sait qui c'est?
Un navire de la fédération.
Très bien! Clarke, va t'enfermer dans ma cabine, et Lincoln, va réveiller Bellamy!
Clarke ne protesta pas et se précipita dans la cabine de la brune pour s'y réfugier. Si elle avait bien compris et qu'elle faisait appel à ses souvenirs, la fédération était l'armée de son pays, et ils n'étaient pas vraiment copains avec les pirates. Les pirates étaient des hors la loie, des pillards et des sauvages, qui ne respectaient aucune règles, et encore moins celles de la fédération. Si les deux navires venaient à se rencontrer, alors c'était la guerre assurée.
Elle entendit soudain la voix de Bellamy de l'autre côté de la porte, qui hurlait à son équipage de se préparer au combat. Ils avaient sorti les voiles, et se dirigeaient de leur plein gré vers l'autre navire. Clarke se demanda ce qu'il était passé par la tête de ce capitaine pour foncer comme ça vers une guerre, mais après tout, il était un pirate et un capitaine par dessus tout. C'était sa nature. Ce n'est que quelques minutes après qu'elle entendit quelques cris, provenant du bateau sur lequel elle se trouvait. Des cris de guerre, des cris censés effrayer l'ennemi. Son sang se glaça, et son corps refusa de faire un quelconque mouvement. Elle espérait que cela serait rapide, et qu'elle n'ait pas à entendre ce fracas de combat qui lui rappela la nuit où elle avait renoncé à sa vie.
