Chapitre 9

Lorsque David arriva chez Kerima, tous furent très chaleureux avec lui, en particulier Cyndie, qui habituellement était plutôt froide et distante. Ingrid la discrète réceptionniste était à la limite de le draguer. Ils furent tous ravis de voir que leur jeune patron semblait aller bien.

Le jeune homme entra dans son bureau, peu de temps après Mariella et Max rejoignirent leur ami.

" Comment ça va ? Questionna Max

-ça va bien, aucun organe vital de Lisa n'a été touché, et les médecins sont assez optimistes. Le bébé n'a pas survécu mais c'est peut être mieux ainsi car il risquait d'être lourdement handicapé.

Mariella et Max se regardèrent l'air dubitatif.

- David ! Tu es sûr que tout va bien ? S'inquiéta Mariella.

- Oui, pourquoi cette question ? Ma femme va s'en sortir et nous auront d'autres enfants.

- David !

- Maintenant remettons nous au travail. Ajouta le jeune homme.

- Je t'en prie ! Arrête de faire comme si tout allait bien !

- Mariella, je t'assure que tout va bien.

- N'essaye pas de nous faire croire n'importe quoi ! Nous savons parfaitement que c'est faux, nous ne sommes pas aveugles ! Il est évident que tu ne vas pas bien, alors cesse de faire semblant.

Il regarda alternativement ses deux amis.

- Vous avez raison, ça ne va pas du tout ! D'ailleurs comment ça pourrait aller sachant que la femme est dans une chambre d'hôpital et je ne sais pas si elle se réveillera un jour.

Mariella posa sa main sur l'épaule de David.

- Les médecins réussiront à la sauver, j'en suis sûre, et nous serons tous là pour toi.

- Merci, ça fait du bien de savoir que j'ai des amis sur qui je peux compter.


Cet après midi là, il y eut une cérémonie d'adieu pour le bébé qui n'avait vécu que quelques heures. Ces funérailles furent très tristes, la mort injuste de cet enfant, qu'ils avaient prénommé Frédéric, les avaient tous touchés. David était dévasté par le chagrin mais ne craqua pas, il savait qu'il pouvait compter sur le soutien de sa femme et de ses amis.


Le soir, dans le parking souterrain de l'immeuble de Kerima où étaient stationnées encore quelques voitures, un homme au crâne rasé et une jeune femme en tenue légère discutaient à bord d'un véhicule sombre.

- Notre plan pour éliminer les Seidel a fonctionné moins bien que prévu, ils sont sortis vivants de cette explosion. Commenta la femme.

- Dans un sens, c'est mieux ainsi, ça va nous permettre de les faire souffrir un peu plus, en particulier ce cher David. Ce soir nous passerons à la seconde phase de notre plan. Cette vengeance sera réussie.

- Je saurais m'occuper de David en me rapprochant de lui, je sais qu'il ne résiste pas aux jolies femmes.

- Je crois que tu es particulièrement douée pour ça. Ajouta l'homme en déshabillant sa partenaire.

- Je le sais, et qui pourrais me soupçonner, moi, une employée très efficace. Nul ne sait que je vis sous une fausse identité.

La jeune femme se défit de l'étreinte de son ami.

- ça ne te dirait pas de manger un morceau de pizza à la menthe avant de continuer ? Demanda t-elle.

- Quelle horreur ! Tu manges vraiment n'importe quoi.


Après avoir passé un long moment à se promener, David rentra à la maison, il était presque dix heures du soir. La maison était silencieuse, ses parents n'étaient pas encore rentrés, Gabrielle avait fini son service. Un instant, il espéra trouver Lisa, mais le jeune homme revint vite à la réalité, son épouse était à l'hôpital et n'avait toujours pas repris connaissance.

David sortit sur le balcon, le vent soufflait toujours très fort. Il ferma les yeux et se remémora les deux derniers jours, il y a peine quarante huit heures, tout était bien, Lisa était à ses côtés, ils allaient devenir parents dans quelques mois. En un instant, tout avait basculé, il avait suffit de quelques secondes pour que tout change, de la lumière on était passé aux ténèbres, et du bonheur au malheur.

- Pourquoi ce drame est il arrivé ? Pourquoi ? Vociféra t-il.

Il monta dans la chambre du bébé puis commença à s'en prendre au mobilier. Au même moment, une jeune femme vêtue d'un paréo rouge et transparent, et d'un haut de maillot de bain minimaliste et transparent entra dans la résidence. Elle entendit du bruit à l'étage, elle y monta. David s'apprêtait à briser le berceau.

- Non ne faites pas ça ! S'écria t-elle.

Le jeune homme se retourna et vit son assistante.

- Mademoiselle Seshmet ? Mais que faites vous ici?

- Je venais vous apporter le dossier que vous m'avez demandé hier matin.

- Vous deviez me remettre ce dossier hier après midi ! Hurla t-il.

Isis posa violemment le dossier sur la commande et s'en alla l'air en colère.


Quelques minutes plus tard, la jeune femme revint, elle aperçut David assis sur le sol, elle se dirigea vers lui, en marchant son paréo tomba, elle se retrouva ainsi en tanga. Elle alla s'asseoir près de son patron et vit qu'il pleurait.

- Je sais ce que vous traversez en ce moment dit elle.

- Je n'arriverai jamais à me pardonner ce qui est arrivé.

- Mais voyons, ce n'est pas votre faute ! Vous ne pouviez pas imaginer que ce bâtiment allait exploser.

- Elle a beaucoup souffert à cause de moi par le passé, et voilà qu'elle souffre à nouveau à cause de moi.

- Laissez le passé où il est ! Et cessez de penser que vous êtes responsable de ce qui est arrivé, c'est totalement faux !

- Comment ferai-je pour vivre si je la perds !

- Cessez de pensez de telles choses !

- Mais c'est si dur, d'imaginer que l'on va peut être perdre l'être que l'on aime plus que tout.

- Monsieur Seidel, vous devez être fort pour votre femme, elle aura besoin de vous pour faire face à la perte de votre bébé.

- Je ne sais pas si j'y arriverai, elle souffre tellement et moi aussi.

- C'est difficile pour tous vos proches et amis aussi, mais il faut surmonter notre peine pour donner à Lisa la force de survivre.

- Je le sais Isis.

- Et n'oubliez pas que vous pouvez comptez sur nous tous.

David posa sa main sur le bras d'Isis et ajouta

- Merci.


La jeune femme remarqua que David s'était blessé au bras.

- Mais vous êtes blessé ! S'exclama t-elle

- Ce n'est rien, j'ai été légèrement blessé pendant l'explosion.

- Oui, mais la plaie semble saigner abondamment, je vais remplacer le pansement.

- Je vais m'en occuper, ne vous inquiétez pas.

- Non, laissez-moi faire, ce n'est pas très facile de se faire sois même un tel pansement, maintenant veuillez en lever votre chemise s'il vous plaît.

Le jeune homme s'exécuta, et Isis refit le pansement, tout en observant son patron. Elle avait beau mesurer près de quarante centimètres de moins que lui, cela ne l'empêchait pas d'essayer de le regarder dans les yeux. De son côté, David ne pouvait s'empêcher de remarquer le contraste entre la peau très brune de la jeune femme et ses yeux violets, cette jeune égyptienne était attirante.

Isis prit David dans ses bras et ajouta :

- Courage, David, nous sommes tous avec vous. À demain au bureau.

- Merci Isis, merci pour tout, et à demain.


La jeune femme sortit de la chambre, elle était déjà dans la rue quand elle entendit quelqu'un courir derrière elle. Elle se retourna et vit David.

- Qu'est ce qu'il y a ? Demanda t-elle

- Vous avez oublié ceci.

Il lui donna le paréo.

- Ho! Je ne m'étais rendue compte de rien ! J'imagine la tête des gens si j'étais montée dans le bus ainsi vêtue. Merci monsieur Seidel.

Elle l'embrassa sur la joue.


Quelques heures plus tard, au cœur de la nuit, les couloirs de l'hôpital étaient calmes, sinistrement silencieux.

a href=" . 3"silence angoissant/a

Dans la chambre 215, Lisa ouvrit doucement les yeux.

- Où suis-je ? Et pourquoi suis-je ici ? Pensa t-elle.

Elle entendit des pas dans le couloir.

a href=" . " bruit de pas/a

La porte de sa chambre s'ouvrit.

a href=" 3"porte qui s'ouvre/a

Une personne vêtue d'une blouse blanche, d'un masque chirurgical, et d'un bonnet de chirurgien duquel s'échappaient de longs cheveux sombres entra, elle tenait une seringue à la main. La jeune femme ne pouvait distinguer le visage de cette personne à cause du masque, mais son regard la terrifiait. Elle comprit qu'il ne s'agissait pas d'une vraie infirmière. Lisa voulut crier, mais cette étrange personne lui mit la main sur la bouche

- Shhhhhhhhhhhhh ne crie surtout pas , tu verras, ça sera rapide et non douloureux.

Lisa était pétrifiée, cette voix lui était étrangement familière.

La pseudo infirmière injecta le contenu de sa seringue dans la perfusion de la jeune femme.

- Tu dois lutter, tu dois absolument essayer de résister , ne te laisse pas faire." Pensa Lisa

Elle eut bientôt sensation d'étouffer, elle essaya de lutter, mais bientôt, elle n'en eut plus la force, ses yeux se fermèrent, puis ce fut le trou noir.

a href=" 3"musique suspens/a

À suivre.